samedi 27 février 2010

De droite, moi ? Connard !

Qui s'est retrouvé, en 1973, avant votre naissance ou quasi, devant l'ambassade du Chili ? Hein ? Vous peut-être ? Non, moi. Et qui donc, qui donc, mes frères, était de la même manière devant l'ambassade de la désormais défunte URSS pour soutenir une Pologne qui doit vous sembler trop catholique pour être honnête ? Encore moi, pas vous.

Et qui donc, qui donc se soucie de l'ouvrier français, depuis que le PCF s'en fout, ne se préoccupe plus que des clandestins, des pédés, des gouines, de ces folkloreux sans intérêt, pas dérangeants pour trois ronds ? Qui s'occupe encore, à part moi, de ce type, mégot aux lèvres, poils sous les bras, odeur de sueur, hmm ? Et c'est moi qui suis de droite ? Mes amis de gauche, vous êtes en train de vous perdre, je vous le dis tout franchement. Il y a des gens qui comptent encore sur vous – et vous êtes en train de tromper leurs espérances. Un de ces jours, ils vont vous exploser à la gueule, et il y aura du sang partout, et, comme d'habitude, vous direz que ce n'est pas votre faute...

28 commentaires:

  1. Euh... En 73, j'étais en classe de 4e et j'avais encore une conscience politique assez vague (quoique déjà un peu anarchiste), j'avais aussi des pensées un peu gaullistes du type Jobert ou Debré, mes héros du moment, quand je ne réfléchissais pas par moi-même et franchement, je ne savais pas qui j'étais alors. Je commençais à venir à la chose publique, mais alors de manière compliquée et je ne sais toujours pas quel est le meilleur chemin.

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  2. J'ai cru, cher Didier, que vous aviez répondu à ma chaîne :)

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  3. NPA, cher Didier Goux, NPA. Pas PCF. C'est votre clavier qui a fourché,sans doute.

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  4. Hé Ho,
    l'Ouvrier Français depuis quelques decennies, c'est qui : Mouloud, Boubakar, Pétrov, Antonio, Singh ?
    Fernand et Antoine sont au bistro à boire leur RSA.
    Et oui la réalité est amère mais c'est la vraie France, pas celle des livres .

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  5. Tiens en 73 j'étais à Milan... Et en 81 boulevard Raspail.. Ça c'était des manifs!!!

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  6. Ah ! Merde ! Didier Goux est de gauche.

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  7. "ne se préoccupe plus que des pédés, des gouines, de ces folkloreux sans intérêt, pas dérangeants pour trois ronds ?"

    Ouf !je suis heureuse de vous l'entendre "dire" Didier... Bientôt la Gay pride (voilà le printemps)... et c'est la seule manifestation de rue sans que les gens ne se tabassent, ou brûlent des voitures... Toutes et tous dans leur jolie robe rose bonbon.. talons aiguilles.
    :-))

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  8. Didier Goux à la Gay Pride ! D Goux à la Gay Pride !
    D Goux avec nous !

    bisous

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  9. Ah que j'aime ce billet! Merci Didier.
    Que le vrai peuple leur explose à la gueule le plus vite possible, avant 2012 surtout!

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  10. Mouarf ! Après la vraie gauche, voilà le vrai peuple. J'ai bien fait de me lancer dans le blogage politique, moi !

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  11. Noue irons un jour à Valparaiso, fera tu la route avec nous??
    merde alors tu y étais aussi ??

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  12. L'ouvrier français, l'ouvrier clandestin, l'ouvrier pédé ou gouine, l'ouvrier folkloreux, c'est toujours un ouvrier ! Il n'y a pas de quoi segmenter !
    :-))

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  13. Un ouvrier ne peut pas être pédé ? Ou gouine ?
    Ah bon..

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  14. C'est vous qui parlez, là, ou un personnage par vous inventé et dont vous vous faites le sournois narrateur?

    (En 73? vous étiez déjà un peu adulte? wouah! respect! plus conscient qu'aujourd'hui, un peu moins que demain, sans doute...)

    Tiens, pourquoi se proclamer de gauche en ce moment? de droite, c'est déjà t(r)op ringard?
    Il est vrai que c'est plus simple de se dire de gauche après les judasmoses bessonnienne et charassienne, à une époque où tant (trop) de gens considèrent (sans rire!) DSK comme un homme de gauche (oui, de gauche, vraiment très marrant, non?)... En ce moment, l'expression "de gauche", que recouvre-t-elle, entre ceux qui prouvent vraiment leur "gauche attitude" et ceux (usurpateurs, tricheurs, imposteurs) qui s'en prévalent pour se parer d'une belle âme à peu de frais?
    En fait, maintenant, n'importe qui peut se dire de gauche, plus personne ne peut croire que "gauche" ne signifie pas "bientôt à droite" ou "déjà de droite" ou encore "alibi de la droite"... Etre de gauche, quand on a le coeur et le verbe à droite, c'est en quelque sorte avoir pignon sur rue-de-la-générosité dans l'opinion générale, ça fait quand même mieux que vieux croûton qui regrette les temps céliniens en tentant de ridiculiser ceux qui sont restés à gauche (les célestes Céleste, par exemple? entre autres)...

    Car peu importe d'avoir été à gauche en 73; l'important serait de l'être réellement en 2010. J'ai bien écrit réellement...
    Mais là, en fait, vous nous jouer les Ubu au bout du rouleau, ou c'est pour de rire, non?

    Oui... sinon vous n'auriez pas dit "Mes amis de gauche, vous êtes en train de vous perdre", mais "compagnons" (tout court)...

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  15. Tiens, en 1973 à la manif contre Pinochet, j'y étais aussi. Comme à pas mal d'autres par la suite.

    C'est drôle d'ailleurs comme les "camarades", dès qu'il s'agissait de féminisme, oui bon mais tu comprends, les "travailleurs émigrés", ça passe avant. Il y avait toujours une cause sacrée qui passait avant celles des femmes.

    Plus tard, quand je me suis retrouvée en Italie à l'époque de Berlinguer, j'ai pas pris ma carte au "parti", pa'ce que j'avais remarqué que les femmes... bein elles se retrouvaient surtout volontaires désignées d'office dans les cuisines pour les festa de l'Unità. Pendant que les hommes s'occupaient de la politique. ça m'a refroidie.

    Tout ça, c'est un peu comme quand les Célestes vous disent qu'avec votre boulot précaire vous devez impérativement être solidaire des pauv'zimmigrés (pour lesquels vous n'êtes jamais qu'une vile mécréante occidentale), avant de se tirer se faire dorer le nombril sous le soleil des tropiques (pour un séjour "alternatif" qui coûte 3 mois de votre salaire de précaire) afin de vous raconter comment les touristes occidentaux sont des vilains pas beaux.

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  16. Pourtant Berlinguer aurait pu participer à une Gay Pride alors que Georges Marchais "Liliane, fais les valises"...!

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  17. Berlinguer avait plus de classe que Marchais, ça c'est vrai.

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  18. Floréal,
    c'est bien que tu puisses t'exprimer sur le blog, mais as-tu fini le repassage ?

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  19. "Repasse demain ta culotte sera prête" disait ma grand-mère, ce qui signifiait: "tu peux toujours courir..."

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  20. Arf! c'est un blog de comique, depuis qq jours?!

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  21. Hahaha,
    n'importe quoi !

    1 - si j'ai bien compris, vous reprochez aux gens de gauche de ne pas être immergés dans le "réel", de ne pas défendre l'ouvrier français ; alors, vous nous rappelez votre passé "d'ancien combattant", luttant tout pareillement pour des causes tout aussi lointaines... Les ouvriers français, ils en avaient pas rien à branler eux aussi du Chili ? Mouarf ! Et de Solidarnosc ?

    2 - Réveillez-vous, il n'y a quasiment plus d'ouvriers et il y en aura de moins en moins. Je ne vois donc pas comment on pourrait se soucier véritablement de son sort. Qui est scellé. Par contre, il y a de plus en plus de travailleurs précaires, dans le tertiaire notamment, les nouveaux ouvriers que voilà, avec casque de téléopérateur sur le crâne et rassurez-vous, on les défend encore, dans les partis, les assoc', les syndicats. Et les ouvriers qui restent encore aussi.

    Vous vivez le nez contre un écran de fumée.

    3 - Le PS n'en a jamais vraiment eu rien à foutre des gens, ça, c'est sans doute vrai, mais héhé, Dédé, c'est de la politique, faut pas faire la naïve comme ça !

    4 - Oh que oui, il est urgent de lutter avec les sans-papiers, vous aurez le droit d'en parler quand vous en connaîtrez ou quand vous saurez de quoi vous parlez, ce qui n'est absolument pas le cas. Voilà qui me fait marrer pour un mec qui a donc dans son passé lutté contre l'impérialisme. Celui-là qui aujourd'hui pense aujourd'hui que rien ne se paie et rien ne doit se payer.

    Vous avez été dans votre jeunesse exactement comme ceux sur qui vous crachez maintenant : un militant petit-bras qui aimât à défendre des causes qui ne pouvaient réellement le toucher, l'atteindre.

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  22. « Celui-là qui pense aujourd'hui que rien ne se paie et rien ne doit se payer. »

    Dorham, je ne comprends rien à ce que vous tentez de dire là.

    Pour votre dernier paragraphe, je suis d'accord : c'était de la pose et rien d'autre.

    Pour le reste, vous dites des sottises. Depuis quand faudrait-il connaître un clandestin, le connaître personnellement, pour pouvoir émettre un avis sur le phénomène dont ils ressortissent ? Lequel de ceux qui en parlent connaît personnellement Sarkozy ? Ou un Tibétain ? Ou un néo-conservateur américain ? Ou une femme battue ?

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  23. "Depuis quand faudrait-il connaître un clandestin, le connaître personnellement, pour pouvoir émettre un avis sur le phénomène dont ils ressortissent ?"

    Vous avez raison là-dessus, c'était un argument à la con dans l'emportement :)

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  24. "Depuis quand faudrait-il connaître un clandestin, le connaître personnellement, pour pouvoir émettre un avis sur le phénomène dont ils ressortissent ? "

    Tiens, c'est vrai, ça! et puis aussi: depuis quand faut-il que nous sachions que vous aviez été un manifestant (pour ou contre, au fait... non, laissez, je rigole) "devant l'ambassade du Chili" (euh, applaudissant devant l'ambassade du Chili, selon la police? non, laissez, c'est frivole) pour avoir un avis sur la tendance générale de votre couleur politique, hum? (d'après vos propres développements à longueur de blog, après tout!)

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