jeudi 21 février 2013

Le lapsus qui tue et le puits de la mémoire


« Tiens, ça mériterait bien un petit billet de blog… »

Ça se passe toujours de la même façon, au milieu de ce gué capiteux qu'on appelle un apéritif. L'idée jaillit au détour d'une phrase, elle couvre durant quelques secondes la sonate pour piano et clarinette de Brahms, on se dit qu'on devrait bien la noter mais on ne le fait pas puisqu'on est bien certain de s'en souvenir, tout à l'heure.

Évidemment, retour au clavier, on a tout oublié. Ou alors on mélange. Était-ce ce merveilleux lapsus qu'a commis Catherine, juste au moment où on extrayait le bac à glaçons de son compartiment réfrigéré ?

« Je prendrais bien un petit verre, ça te dit ?
– À la rigueur… À condition que tu sois aussi raisonnable qu'hier…
– Ah mais, c'est bien mon intention !
– Non parce que, si tu exagères, je jure sur la tombe de ta mère… »

Elle s'est arrêtée brutalement entre le “mè” et le “re” du dernier mot ; puis, on est parti tous les deux d'un même fou rire. Et, en effet, à ce moment-là, j'ai dit : « Tiens, ça mériterait bien une Frasque d'Irrempe… »

Mais, non, il y a eu autre chose, un peu plus tard ; un autre sujet ; plus nourrissant. Et c'est bien entendu celui-là que j'ai oublié, le temps de répondre à deux ou trois crétins blogosphériques que j'aurais bien pu ignorer ou, au moins, tenir en lisière un moment.

Et voilà comment on gaspille une excellente occasion de ne pas se taire.

3 commentaires:

  1. C'est lamentable. Se croire au dessus de tout. Moi, je sais très bien dans quelle tombe ira ma mère. A moins qu'elle change d'avis ou que ça ne coûte trop cher. Un peu de respect.

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  2. Comment ne pas trinquer avec vous, vêtu de pareil couvre-chef?
    A la vôtre cher Didier!

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  3. Dieu ! Que vous avez de grandes oreilles !

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