samedi 14 juin 2014

Le soldat du 12ème chasseur



La dame en rouge est ma mère ; l'homme au béret de même couleur son frère cadet, mon oncle Bernard, parachutiste de son état, dont je reparlerai sans doute ; et, à leur droite, ma tante Annie, dont la naissance prit place entre les deux autres. Tous trois étaient de ce monde en 1940 (Bernard de justesse…) ; et la Christiane dont il est question dans le billet est ma mère.

Le 12 juin 1940, le 12ème régiment de chasseurs à cheval – au sein duquel Joachim Murat servit comme maréchal des logis avant la Révolution – est engagé, à la sortie d'un village proche de Saint-Valéry-en-Caux, dans un combat désespéré, dit retardateur (il s'agit de donner aux débris de contingents britannique et français le temps de s'embarquer). L'affrontement n'est pas seulement meurtrier, il est perdu pour nous. Parmi les soldats qui refluent vers la côte sous la pression de la Wermacht, René Jadoulle, Ardennais de souche et militaire de carrière de 31 ans. Nul ne sait encore que, cinq jours plus tard, le cœur serré, le maréchal Pétain, plébiscité par la quasi totalité des députés de France, de gauche comme de droite, va mendier l'armistice. Pour l'instant, ce qui reste du 12ème chasseur se retrouve coincé dans cette nasse naturelle qu'est Saint-Valéry. À un moment, une bombe s'abat sur un groupe d'hommes, ils sont tous tués ; mais non René Jadoulle, qui s'était éloigné d'une ou deux dizaines de mètres, pour une raison que l'on ignorera toujours ; ce qui lui permettra, plus tard, d'ajouter trois enfants aux quatre qu'il a déjà engendrés entre 1933 et 1939. Les soldats allemands, bien entraînés et équipés, contrairement à leurs pauvres adversaires, ont tôt fait de faire prisonniers ce qui reste du 12ème chasseur, d'ailleurs dissous en ce même jour. 

René Jadoulle, comme les autres, part pour l'Allemagne ; il en reviendra dès août 1942, étant l'heureux géniteur de quatre enfants, nous l'avons dit (la prime à la fécondité, à cette époque, n'était pas un vain mot). Il les rejoint, ainsi que leur mère, en Vendée, où de nombreuses familles ardennaises ont été déplacées, suite à l'invasion étonnamment tranquille des armées du Reich. Il trouve à s'embaucher aux chemins de fer locaux et devient aimablement schizophrène, réparant officiellement le jour ce qu'il a contribué à détruire discrètement la nuit : il faut bien que jeunesse et Occupation se passent. Quand les choses se gâtent un peu, René doit plus ou moins renoncer à l'une de ses deux vacations ; il choisit de conserver son travail de nuit. C'est le temps où sa fille aîné, Christiane, 10 ou 11 ans alors, surprend des conciliabules de cuisine très tardifs entre sa mère et son père, qui fait de rapides passages furtifs à la maison d'emprunt. On lui fait promettre de ne rien dire de tout cela ; elle n'en dira jamais rien, gardant pour elle la fierté juvénile qu'elle en tire : il arrive que la vie des pères dépende du sérieux et du silence des filles.

Là-dessus, la vie et les décennies passent. René, qui ne lisait rien d'autre que des livres touchant à la Seconde Guerre mondiale, mais se serait sans doute fait couper en menus morceaux plutôt que de prendre la pose héroïque, René meurt en 1993. Une quinzaine d'années plus tard, Isabelle, qui vit déjà dans cette région de Saint-Valéry depuis quelques années, se met en tête qu'il lui faut absolument une maison à toit de chaume pour être pleinement heureuse (les filles ont ce genre de lubies, on le sait tous, et particulièrement ma sœur cadette). Elle en trouve une dans un village situé à une dizaine de kilomètres de chez elle, dont le nom ne lui dit rien : Ermenouville. Elle l'achète, y emménage, commence à y vivre et y vit encore. Elle découvre qu'il existe dans le village une rue du 12ème chasseur, ce qui lui dit quelque chose.

Je suppose qu'on a déjà compris l'histoire : Ermenouville est ce village où René Jadoulle, notre grand-père, a fait un dernier coup de feu contre les Allemands (je ne l'ai jamais entendu les appeler autrement que “les Boches”, mais il prononçait ce mot sans la moindre animosité : le temps avait dû, en lui, produire ses effets), avant d'aller visiter l'un de leurs stalags, puis racler la terre de l'une de leurs fermes dépeuplées d'hommes. À ce propos, on devrait se pencher un peu sur ce qu'ont pu endurer les populations allemandes, et notamment les femmes, qui ont subi cette invraisemblable saignée virile pendant six ou sept ans, et surtout durant les trois dernières années de ce suicide collectif de l'Europe que fut la Seconde Guerre mondiale. Vu sous cet angle, et d'aujourd'hui, personne n'a gagné cette guerre, absolument personne ; sauf peut-être Hitler lui-même.

Chaque année, le 12 juin, une petite cérémonie a lieu, à Ermenouville, à l'endroit précis où se déroulèrent les combats ; nous y étions cette fois-ci. J'en reparlerai peut-être demain.

48 commentaires:

  1. "personne n'a gagné cette guerre, absolument personne."

    Tout à fait d'accord avec vous sur ce point. Encore qu'il y ait une petite nuance à apporter. La seconde guerre mondiale aura été le point d'orgue et la fin de la guerre civile européenne qui avait débuté en 1870. En 1919, nos gouvernants ont créé, en humiliant l'Allemagne au delà du raisonnable, les conditions propices pour la naissance d'un nouveau conflit. Quand à la fin du second conflit mondial, on peut raisonnablement affirmer que l'Allemagne et le Japon auront largement gagné la paix.

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    1. Je ne suis pas d'accord avec votre conclusion (en dehors du fait que "gagner la paix" me semble une formule dangereusement journalistique) :L'Allemagne ni le Japon n'ont rien gagné, je pense, même si le Japon donne l'impression (vu d'ici) de résister mieux. Je crois vraiment que seul Hitler a gagné. Son but, finalement, était de détruire l'Europe, cet espace d'intelligence, de tolérance, d'ouverture (tous ces mots aujourd'hui ignoblement dévoyés pas tous ceux qui se courbent de respect devant nos ennemis) qu'il ne supportait pas. J'ai la fâcheuse impression que l'U.E. et cette primauté démente accordée à l'économie sont bien en train de parachever le travail. Son travail.

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    2. J'espère que non. Mais votre récit, cette histoire, c'est parfait

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    3. Ce n'est ni parfait, ni même imparfait, je crois : c'est simplement ce qui s'est passé.

      Quand je lis ad nauseam tous ces blogueurs qui en ont plein la bouche du fascisme, de la guerre, de la collaboration, de la résistance ; et qui, naturellement, tentent de faire passer l'idée subliminale que, nés 30 ou 40 ans plus tôt, ils auraient évidemment été "du bon côté", eh bien je pense à ce grand-père-là, dont je suis à peu près sûr qu'il aurait été parfaitement incapable de dire ce qu'était le fascisme, de définir la collaboration, de théoriser la résistance. Que des Allemands viennent, en armes, dicter aux Français les attitudes et les soumissions qu'ils devaient avoir lui a suffi. Je ne peux évidemment pas parler pour lui, ni me transporter dans sa tête, mais je ne pense pas qu'il y ait même beaucoup réfléchi. Il ne lui semblait pas possible d'accepter la situation actuelle, celle qui était faite, même pas à son pays, mais à lui-même.

      On aborde là des thèmes un peu trop compliqués et sensibles pour moi ce soir…

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    4. Une chose tout de même : il va (il devrait) aller de soi que je ne me réclame en rien de tout ce qu'a fait, ou pas fait, cet homme-là. Je rejette la culpabilité que l'on cherche à m'imposer, en tant que mâle blanc européen, et, de laz même façon, je ne me par nullement des plumes de ce glorieux coq…

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    5. Aux yeux du monde actuel votre grand-père n'est pas un héros, puisqu'il s'est battu contre l'occupant par patriotisme. Il aurait fallu qu'il cache des Juifs ou qu'il combatte le fascisme.

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  2. " personne n'a gagné cette guerre, absolument personne ; sauf peut-être Hitler lui-même.". j'aimerais bien que vous puissiez développer parce que je ne suis pas vraiment convaincu par " Son but, finalement, était de détruire l'Europe, cet espace d'intelligence, de tolérance, d'ouverture qu'il ne supportait pas." et comme a priori vous n écrivez rien pour rien c'est que vous en avez en réserve !

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    1. Si vous le voulez bien, on va remettre ça à demain. Là, j'ai la tête dans des histoires de famille, et en plus je commence à être sévèrement bourré…

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  3. Magnifique texte. Soyez-en remercié.

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  4. Sans attendre la suite, je me réjouis de ce que vous avez encore sous le clavier, et vous remercie d'avoir rédigé ce billet. Bravo, vraiment.

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    1. Le problème est que, ce matin, je ne me souviens plus très bien de quelle suite j'avais en tête hier soir… Mais ça va sûrement me revenir.

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    2. "Sous le clavier" était en écho à votre réponse à Corto, à 22h39, qui vous demandait en quoi Hitler aurait gagné la partie, en quoi il aurait réussi à détruire l'intelligence en (ou de l') Europe. (Malheureusement, c’est (encore) l'apéro !)

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    3. Non, non, jamais d'apéro le midi ! (Et le soir, pas plus d'une fois par semaine : la vieillesse est un naufrage…)

      Pour revenir à Hitler, il a gagné en ce sens qu'il obsède les consciences, envahit les mémoires et oblitère les intelligences. Il suffit de voir tous ces régiments de progressistes qui demeurent obnubilés par l'antifascisme et qui, du coup, ne voient rigoureusement rien des dangers nouveaux qui peuvent nous menacer et, à terme, nous détruire. Et tout cela fonctionne à merveille parce que Hitler nous a inoculé la culpabilité paralysante.

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    4. Mais arrêtez de stigmatiser les fascistes islamistes ou j'appelle Suzanne !

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    5. Mais je n'ai pas parlé d'islamistes !

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    6. Merci, Didier. Vu ainsi, c'est limpide en effet.

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    7. Robert Marchenoir15 juin 2014 à 19:02

      Oui, enfin Hitler est extrêmement actuel, pas seulement à cause de son antisémitisme et de son alliance avec les arabo-musulmans, mais aussi à cause de son antiaméricanisme et de ses conceptions économiques.

      Si le Front national rappelles tant les zeurléplusombres de notristouâr, ce n'est pas tant parce qu'il s'oppose à l'immigration de masse, qui n'existait pas dans l'Allemagne de Hitler, mais parce que son antiaméricanisme et la politique économique qu'il rêve d'appliquer rappellent extraordinairement la haine antiaméricaine de Hitler et la politique économique qu'il a effectivement appliquée.

      Je m'empresse de préciser qu'il en va de même pour le parti socialiste et pour l'extrême-gauche. Ecouter Montebourg parler de son économie idéale, et plus encore l'écouter parler aux chefs d'entreprise, c'est écouter Hitler expliquer l'économie du Reich.

      A lire absolument :

      http://www.amazon.fr/dp/0141003480

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    8. Hitler anti-américain ? L'inculture de Marchenoir est insondable !
      Hitler a déclaré la guerre aux Américains ? La politique orientale du troisième Reich : une lutte discrète contre l'Amérique ? L'opération Barbarossa : une façon détournée de nuire aux intérêts américains ? Le 11 septembre : un coup des nazis du Paraguay ?

      Montebourg = Hitler.
      Sic. Textuellement.
      Faut inventer un point Marchenoir, là ; c'est plus fort que Godwin.

      Plus la peine de réfuter le vieux Bob, le carcan mental de ce type clignote à donf dans chacune de ses interventions.

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    9. Marco, Bob n'a pas écrit Montebourg = Hitler mais il a écrit " Ecouter Montebourg parler de son économie idéale, et plus encore l'écouter parler aux chefs d'entreprise, c'est écouter Hitler expliquer l'économie du Reich."

      Nuance...

      Ce qui est parfaitement vrai. Le programme économique de Montebourg est totalement étatiste et parfaitement socialiste, comme celui du petit peintre viennois, comme celui de Melenchon et comme celui de MLP.

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    10. Robert Marchenoir16 juin 2014 à 11:12

      Maintenant, Polo, vous allez nous expliquer que Hitler était l'allié secret des Américains ? Il a attaqué l'URSS pour faire plaisir aux Etats-Unis, peut-être ? Il n'avait pas une haine méthodique, raisonnée et déclarée de tout ce qui était "anglo-saxon" ? Il n'a pas conçu sa stratégie toute entière pour s'opposer à la puissance des Etats-Unis qu'il assimilait au complot juif, et à celle de l'Angleterre dans une moindre mesure ?

      Et c'est un âne savant de ce calibre qui se permet d'accuser les autres d'inculture... Ce n'est même pas l'inculture qui vous caractérise, c'est l'ignorance crasse, la superstition, la mauvaise foi et la fierté de macérer dans votre douteux état.

      La politique économique que souhaite Montebourg est spectaculairement proche de celle de Hitler, en effet. Je me suis donné la peine de vous signaler une lecture qui vous permettrait de comprendre à quel point, mais bon, il ne faut pas vous demander de lire des livres avant de sortir la première connerie qui vous passe par la tête, hein ? Vous avez la carte tricolore de philosophe payé par l'Etat, par conséquent vous savez tout sans avoir jamais rien appris, et un commentaire péremptoire, ad hominem et vide d'arguments, assis sur votre ignorance complète de tout ce qui touche à l'économie, suffit à votre éthique intellectuelle, n'est-ce pas ?

      Et, comme d'habitude, vous mentez comme un arracheur de dents. Je n'ai pas écrit que Montebourg était égal à Hitler, et vous le savez très bien.

      "Professeur" de "philosophie"... Escroc intellectuel, oui !

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    11. Mon message n'est peut-être pas parvenu, aussi je le refais (avec risque de doublon).

      Hitler ne réfléchissait pas en termes de nations mais de races. S'il détestait les Juifs, tout en étant fasciné par eux (Les "carnets noirs" de Heidegger viennent de révéler que le philosophe nazi considérait les Juifs comme les inventeurs de l'idée raciale), Hitler méprisait surtout les Slaves, qu'il voyait comme les esclaves naturels des Allemands.

      De là sa politique de ruée vers l'Est.

      Vers l'Est.

      Les Anglais et les Américains n'étaient évidemment pas des cibles pour Hitler, qui d'ailleurs ne les détestait nullement puisqu'il les considérait comme racialement proches.

      Ainsi, quand Marchenoir parle de haine méthodique, raisonnée et déclarée de tout ce qui était "anglo-saxon", il ne fait qu'exposer une fois de plus son inconsistance et ses lacunes.

      Il aurait pu s'apercevoir que les Angles et les Saxons n'étaient pas précisément désignés comme des vilains pas beaux aux yeux d'Adolf.

      Je ne nie pas que Marchenoir ait une forme d'intelligence particulière, mais sans la culture cela ne fonctionne pas. Ajoutons à cela une propension à considérer le monde actuel comme l'exact équivalent de celui de la guerre froide, et nous avons l'explication des bêtises qu'il profère à longueur de logorrhée.

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    12. Skandal : dites ce que vous voulez pour essayer de sauver le soldat Bob Marchenoir, vous n'enlèverez pas de cette phrase...

      "Ecouter Montebourg parler de son économie idéale, et plus encore l'écouter parler aux chefs d'entreprise, c'est écouter Hitler expliquer l'économie du Reich."

      ...le fait que Marchie établit un rapport de stricte équivalence entre Montebourg et Hitler à propos de l'économie.

      Rapport que le signe " = " permet de résumer astucieusement, comme cela ne vous aura pas échappé.

      Ce qui est de toute façon débile, car rien ne nous interdit de penser que les solutions économiques d'Hitler étaient bonnes, de même que sa fameuse recette du strudle aux tomates confites.

      Marchenoir fait donc bien ici une "reductio ad hitlerum" de la plus belle eau, en croyant réfuter la recette du strudle par le simple fait qu'Hitler y était passé maître.

      "Montebourg est une ordure : la preuve, il a les mêmes recettes qu'Hitler".

      "De Gaulle est un nazi, la preuve : il vantait lui aussi les mérites de la guerre éclair et de l'action coordonnée cavalerie-aviation".

      etc.

      Dans le genre raccourci ignoble, je ne sais pas ce qu'il vous faut de mieux.

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  5. Sur la seconde photo, on voit clairement que tous ne chantent pas la Marseillaise... Une valse musette aurait été un meilleur choix.

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    1. Comment savez-vous qu'il s'agissait d'une Marseillaise ?

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  6. La SNCF, création du front popu, existait avant 1940..., cher Didier.

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    1. Je suis vite allé effacer ma bévue, le rouge au front…

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    2. Robert Marchenoir15 juin 2014 à 14:19

      Et elle existe toujours, hélas. Comme quoi, une fois que le communisme est incrusté dans le tissu national, aucune lessive n'en vient à bout.

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  7. J'ai aussi un grand-père dont je peux être fière. Mais le mien était allemand et même prussien. C'était un homme qui a eu le génie d'être à l'origine de la transformation d'une petite entreprise familiale helvétique en multinationale qui existe encore aujourd'hui.
    Il avait toujours refusé la nationalité suisse qu'on lui offrait sur un plateau car il était fier de ses origines. Mais au lendemain de la Première guerre mondiale où il a combattu du "mauvais côté", et témoin de cette boucherie, lui qui avait eu un fils en 1917, a enfin accepté de devenir Suisse.
    Il lui aura été épargné de voir la Seconde guerre mondiale : il est mort d'un accident de voiture en 1919.

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    1. Comme quoi devenir suisse peut s'avérer mortel.

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  8. Vous chier : en tant que blogueur reac, vous auriez dû avoir un grand père collabo.

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    1. Je sais bien, je sais bien ! René est ma honte et ma croix…

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    2. Et le mien n'était pas résistant mais a quand même réussi à s'évader.
      À l'autre connard que je ne nommerai pas : sur la seconde photo, celui qui ne chante pas était anglais (vous connaissez le God save the queen par cœur, vous ?) et la femme en rouge pleure ! De plus entre deux paroles on referme un peu la bouche !

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    3. "en tant que blogueur reac, vous auriez dû avoir un grand père collabo. "

      Absolument pas. Les premiers collabos furent les socialistes Français et les premiers résistants les "réacs" de l'époque.

      Je ne parlerai même pas des communistes...

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  9. Très bel écrit!

    Je ne pense pas que le soldat allemand était mieux préparé que son homologue français, il était surtout mieux commandé et surtout il ne subissait pas les incuries de politiciens qui ont retardé le réarmement de l'armée française sans parler des généraux qui avaient des concepts datant de le première guerre mondiale que cela soit pour l'armée de l'air et celle de terre.

    Ici, ce serait bien trop long pour expliquer tous ces retards et erreurs techniques de certains matériels militaires.

    Juste pour mémoire, la chasse française envoyé au tapis plus de 1000 avions allemands, ces derniers manquèrent à la Luftwaffe lors du blitz sur l'Angleterre.

    Seconde mise au point, Mussolini envahit les Alpes,son armée fut défaite par l'armée des Alpes, le plus exemple fut la destruction du fort du Chaberton par l'artillerie lourde française, seule victoire dans la défaite.

    On peu lire cet ouvrage: " L'impardonnable défaite"

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  10. En clair, il aurait fallu que Hitler gagne vraiment pour qu'on n'ait pas de "culpabilité paralysante".

    C'est un peu ce que disait Laval au fond.

    Louise

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    1. Si certains avaient du mal à saisir ce que M. Goux entendait par la paralysie des intelligences dont Hitler est toujours la cause, votre commentaire l'explicite magnifiquement. Bêtement partisan et en totale contradiction avec l'esprit du billet tout en prétendant le traduire "en clair"...

      Ferrante

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    2. Je ne suis pas sûr qu'il valait la peine de répondre à Dame Louise…

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    3. Didier, votre galanterie vous perdra.

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    4. Quand on se prénomme Louise (le plus beau prénom français, selon moi), on n'a pas le droit d'être aussi bête.

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  11. Ne pas répondre est une "paralysie coupable"

    Louise

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  12. Très beau texte. Et qui, de surcroît, en dit plus sur la mémoire que beaucoup de discours prononcés par les politiciens.

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    1. Essayer de faire un peu mieux qu'un discours de politicien est ma constante ambition…

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  13. Goux, votre texte est bref, fort et carré comme de l'Histoire incarnée. C'est beau comme ces photos en noir et blanc, avec les bords découpés, qu'on sort parfois de l'album, où l'on voit un bout de la vie des anciens devenue si étrange aux yeux neufs.
    Détail confirmatoire : mon grand-père ne parlait, lui aussi, que de boches.

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    1. Oui, boche est typiquement un mot de grands-pères. enfin, de grands-pères à l'ancienne mode évidemment.

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    2. Mon grand-père dauphinois parlait ainsi également.

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  14. Bouh...je ne voulais pas un toit de chaumes à tout prix mais les murs MOUS de la salle de bain me faisaient flipper et le rideau de pluie dans la cuisine, pendant les orages, m’énervait un peu !

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