jeudi 5 juin 2014

Un peu de patience, Monsieur François…

Promesse de Gascon, bien que faite par un Normand adoptif – mais, après tout, pourquoi ne pas réunir la Normandie et la Gascogne, dans l'une de ces futures belles entités administratives promises par les satrapes actuels ? –, et qui, donc, comme son origine le dit, n'a pas été tenue. J'avais assuré M. Taillandier, hier et ici même, que sa Croix et le Croissant aurait droit à toute mon attention dès aujourd'hui ; mais voilà que le facteur m'a apporté en milieu de matinée le livre dont la couverture me sert d'illustration, et qui représente la Vallée-aux-Loups, où vécut Chateaubriand et où mourut Léautaud, sans s'être jamais croisés dans les couloirs, pour des raisons que chacun comprendra. Parvenu à mi-volume, je suis aussi enchanté de sa lecture que je l'avais été des quatre précédents volumes, consacrés à la France des provinces (mille pardons : des régions) ; je me demande même si Renaud Camus ne s'y montre pas supérieur – moins attendu, plus “divers” – à ce qu'il était dans le précédent paru, La France du Sud-Est. Peut-être le hasard joue-t-il aussi son rôle dans cette mienne dilection : il se trouve que les artistes passés en revue dans cette première moitié du livre – Chateaubriand, donc, Dumas, Ravel, Tourgueniev… – m'intéressent tous beaucoup, ce qui n'était pas forcément le cas avec les Sudistes. Et l'envie m'est venue d'une petite excursion d'une journée qui nous mènerait à Châtenay-Malabris, en passant par Marly-le-Roi. L'aventure à deux pas de chez nous, en somme.

7 commentaires:

  1. Passant par ici, un peu d'humeur taquine, j'ai cru un moment que vos doigts sur le clavier avaient pu fourcher par rapidité, à la lecture du terme "dilection" (je pensais à un délectation loupé) ... mais comme je suis du genre à vérifier, même quand je veux "taquiner" ; et bien, je me dois de vous remercier pour ce mot que vous m'aurez appris !

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    1. Non monsieur, les doigts de Goux, pas plus que sa langue, ne fourchent jamais !
      Il n'y a que ses pieds qui, à en croire certains, seraient fourchus !

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  2. Il est des masures, je dirais pas des taudis, des bicoques ou des vieilles fermes, dans lesquelles l'esprit s'y découvre et parvient à survivre. Cet élitisme de vouloir faire croire que seuls les châteaux y seraient propices n'est que la marque d'une vaine propagande droitière.

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    1. Mon cher, vous parlez sans savoir : il y a, dans les livres de cette collection, beaucoup de maisons – et certaines fort modestes – que de châteaux. Quant à la droite et la gauche, elles n'ont franchement rien à faire ici ; vous non plus, apparemment.

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    2. Vous vous énervez, monsieur Goux, et en oubliez un "plus". M. Duret ne souhaitait peut-être que saluer en passant, et faire un petit trait sarcastique.

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    3. Évidemment, comme il y a un château sur la couverture, il est évident pour M. Duret que l'ouvrage ne traite que de châteaux ; on ne va tout de même pas lui demander de faire l'effort d'ouvrir les volumes des "Demeures de l'esprit" car il s'apercevrait qu'ils sont pleins de bicoques, de vieilles fermes ou d'appartements dépouillés, et cette traumatisante découverte risquerait de déranger le bel édifice de préjugés et de clichés idéologiques ressassés qui sont la substance de ses commentaires.

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    4. Ouvrir les volumes ? Vous êtes malade, ou quoi ? Et pourquoi pas se pencher sur les amusants petits vermicelles noirs qui en parsèment les pages, pendant que vous y êtes ? Non mais je vous jure…

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