lundi 9 avril 2018

Adieu couilles aimées…


Le titre de ce billet pourra sembler vulgaire aux esprits non avertis, alors qu'en fait il ne l'est nullement puisqu'il s'agit d'un demi-alexandrin venu sous la plume de Jean Genet : quand c'est de la powésie, c'est pas tromper.

Sinon, en effet, Charlus a quitté la clinique vétérinaire (dite également : hosto-à-pioupiou) de Saint-Aquilin peu après quatre heures, délesté de ces petits attributs qui font souvent la fierté des jeunes mâles – on se demande bien pourquoi. Et j'entends déjà certains de vous hurler au sadisme naziforme, y compris parmi ceux qui trouvent parfaitement normal de castrer les matous. En quoi ce qui est acceptable pour un chat ne le serait pas pour un chien ?

Et puis, qui est vraiment le sadique ? Celui qui tarit en amont la source d'un désir que l'animal n'a encore jamais ressenti et ne ressentira donc jamais ? Cela reviendrait à plaindre Louis XIV parce qu'il n'a jamais eu le téléphone à Versailles. Ou bien cet autre, qui laissera son animal être affolé par toutes les femelles chaleureuses passant à moins d'un kilomètre de sa maison, mais en prenant soin de solidement l'y calfeutrer pour être sûr qu'il n'aille pas les rejoindre ? Je vous laisse méditer là-dessus.

La seule chose dont je me sente un peu coupable, c'est de lui imposer durant dix jours cette fucking collerette, sans pouvoir lui expliquer que c'est pour son bien et que je reste, malgré elle, le plus gentil des papas ch'ponks.

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