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dimanche 16 septembre 2012

Retour au néant de celle dont on ne prononce pas le nom

Entre 1940 et 1944 (point Godwin ! And the godwinner is…), les antisémites dénonçaient des juifs : on peut critiquer d'un point de vue moral, mais il faut reconnaître qu'il y avait là une certaine cohérence. Et puis, ça s'expliquait tout seul puisqu'il est bien connu qu'il s'agissait de méchantes raclures d'extrême-droite qui vendaient du beurre aux Allemands, même sans tickets de rationnement. 

De nos jours,  les délateurs antisémites sont progressistes, arabolâtres, adorateurs du pseudo-peuple palestinien, parfois blondes, et appellent à la fatwa contre les islamophobes, comme ils disent, ou plus simplement contre les racistes, notion qui a l'avantage d'être si vague et englobante que plus personne ne prend la peine d'expliquer ce qu'il entend par là. Cela ne leur pose pas plus de problèmes moraux qu'à leurs grands-parents de cœur des années sus-mentionnées ; au contraire, ces rejetons dégénérés éprouvent même une certaine fierté de leur “acte citoyen”.

On s'est bien amusé, ici, durant quelque temps, avec celle dont on ne prononcera plus le nom. Elle cesse d'exister à cette minute même et sera punie de sa crapulerie par où elle est le plus sensible : sa vanité de blogueuse, l'œil frétillant rivé à ses douze compteurs de visites.

Messieurs, vous pouvez rabattre la pierre tombale sur cette charogne et ses noirs bataillons de larves.

samedi 15 mai 2010

Chérie ! Tu te rappelles où on a rangé les vrais problèmes ?

Et voilà : il y en a un qui a réussi à attraper la queue du mickey et, du coup, le manège repart pour quelques tours supplémentaires. En fait d'un, ce serait plutôt une. Et avec Roman Polanski dans le rôle du mickey. Une dénommée Charlotte je-ne-sais-plus-quoi – et ne comptez pas sur moi pour chercher – vient brusquement et à point nommé de se souvenir qu'il y a vingt-cinq ans le méchant Polanski lui aurait plus ou moins explosé la rondelle, sous le fallacieux prétexte de lui donner un petit rôle dans son film, Pirates. C'est pas beau. C'est même très vilain.

Aussitôt, ce qui reste de la blogosphère en cet interminable week-end de faignasses s'enflamme. Les mauvais esprits font leur boulot de mauvais esprits et ricanent de la starlette sur le retour qui, après un quart de siècle de rumination silencieuse, vient tout soudain nous servir sa sodomie à l'avant-scène, au moment précis où Polanski a déjà un genou en terre et une jolie casserole accrochée aux basques.

Les ânes gauchistes poussent leur cri d'ânes gauchistes et vont brayant que tout ça c'est rien que de la poudre qui pique les yeux, semée à tout vent pour nous empêcher de voir les vrais problèmes. Ah ! comme j'aime à les voir rappliquer leur groin au moins deux fois par jour, ici ou là, ces fameux, ces illustres vrais problèmes ! Et je sais bien que ça ravit Suzanne aussi. Plus quelques autres, sans doute : on va finir par fonder le CAVP, le club des amateurs de vrais problèmes.

Longtemps, je me suis demandé pourquoi Equus asinus sinister les invoquait sans cesse. Pour trouver la réponse, c'est comme toujours du côté de la vanité qu'il fallait chercher. Car si notre ami Equus a. s. s'indigne si fort que l'on détourne l'attention des gens des vrais problèmes, c'est à seule fin de nous dire que, lui, il n'est pas aussi con que “les gens”, oh la non ! Lui, il garde les yeux braqués dessus et pour les lui en faire détourner, il faudrait venir avec toute une bande de potes musclés, un cric, un démonte-pneu, que sais-je encore. Et, vu son haut degré de conscientisation politique et d'intelligence citoyenne, c'est pas en lui agitant sous le nez des cinéastes sodomites et des actrices douillettes qu'on va réussir à le distraire de ses sacro-saints vrais problèmes. Pour lesquels il n'a pas encore trouvé de vraies solutions, mais on peut supposer que la chose est imminente : il reste tellement concentré, l'ami Equus...

vendredi 30 octobre 2009

Ambiance de merde (et Didier Goux bien puni)

En un sens, c'est bien fait pour ma tronche. Il y a peu, juste avant les coups de deux heures, je me dirigeais d'un pas viril vers la boulangerie pour y faire l'emplette d'un sandwich thon-crudités, Giorgio Bassani sous le bras, quand l'envie m'a poigné d'un risotto aux champignons et d'un pichet de sauvignon. Je ne suis pas censé, à midi, me livrer à des dépenses aussi somptuaires mais, mesquinement, je me suis dit qu'après le bouquet de roses d'hier, l'Irremplaçable n'oserait pas trop gueuler aux petits pois. J'ai donc parcouru trois mètres cinquante de plus et ai poussé la porte de L'Ambiance d'à côté.

Le difficile, dans ce restaurant très mal insonorisé, est de bien choisir sa place, surtout si l'on prétend lire en déjeunant, ce qui se trouvait être mon cas. D'un coup d'œil expert, je remarque que la salle de gauche (l'ancienne salle "fumeurs"...) est relativement désencombrée. Et que les deux filles installées au fond en sont déjà au café. C'est donc très logiquement que je décide de bivouaquer dans leurs parages immédiats. Mal m'en a pris.

D'abord parce que, au moment où je suis ressorti de l'établissement, elles y étaient encore, ces deux malfaisantes. Et surtout, parce que l'une d'elles, non contente d'être laide, la trentaine mais vieille par anticipation, aigre de le savoir, n'a pas arrêté de jacter, d'une voix forte et ferrugineuse, de choses parfaitement inintéressantes, "professionnelles", et dans une langue répugnante (« En fait, à partireu d'là, c'qu'est important, tu vois, c'est l'bouche-à-oreille... »). Au point que j'avais le plus grand mal à m'imaginer dans les ruelles de Ferrare et à y suivre M. Bassani.

Vers la fin du repas, j'en suis arrivé à me dire que ce devait être l'esprit malin de l'Irremplaçable qui m'avait envoyé ces deux sorcières sonores pour me punir d'ainsi gaspiller l'argent du ménage : la parano n'était pas loin...

Pourtant, je ne regrette rien. Hier après-midi, fumant une cigarette en bas, je me suis soudain demandé ce que devenait Jean-Pierre Lacoste, pas vu depuis des mois. Ce Lacoste-là est directeur artistique du magazine Onze. Je le connais depuis 25 ans, l'époque où je travaillais (et lui aussi) rue de Berri et où nous allions régulièrement déjeuner ensemble, avec deux ou trois autres journaleux, dont Jean-Michel Larqué (celui-là, je le cite uniquement pour faire baver les footeux âgés...) Et, tout à l'heure, quittant L'Ambiance, qui vois-je entrer dans la boulangerie jouxtative ? Mon Lacoste. On a parlé une dizaine de minutes au milieu de ce que j'hésite à qualifier de "rue", et on s'est séparé très satisfaits l'un de l'autre.

De plus, le risotto était acceptable.