jeudi 27 février 2014

Remettre le compteur à zéro


C'est que nous espérons avoir fait, au matin du premier janvier. Mais rien n'est assuré…

9 commentaires:

  1. Votre journal de janvier est arrivé comme une surprise : je ne l’attendais pas. Probablement parce que février, c’est sa nature, se termine en queue de poisson. Quand Michel parle de longueur, c’est peut-être l’éditeur qui s’exprime… Je n’ai personnellement pas, sauf en cas de profus exposé littéraire, cette impression.

    La famille et la mort, inextricablement mêlées, constituent l’essentiel de cette livraison comme vos circonstances permettaient qu’on s’y attendît. Et ce sont ces notations personnelles, qu’on suppose sincères et fidèles autant qu’il se peut, qui, couplées à l’élégance du style, font à mes yeux l’intérêt de ce journal. Il entre dans cet intérêt une part de voyeurisme comme un brin de remords qui rapidement s’estompent : j’ai l’impression d’entrer indument dans l’intimité d’autrui mais je m’en console bien vite en me disant qu’indiscrétion pas plus qu’effraction il n’y a.

    Lire votre journal, c’est confronter une expérience à la mienne, l’occasion de voir à quel point elles peuvent différer tant par leur contenu, le ressenti qu’on en a que par les leçons qu’on en tire. En cela c’est enrichissant. Je vous invite donc à poursuivre malgré vos réticences exprimées.

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    1. Tenez, mon cher, puisqu'on en est à ce dire des choses personnelles : j'ai noté, il y a trois ou quatre jours (ce sera lisible le mois prochain, donc…), que j'allais cesser de tenir ce journal, ou en tout cas de le publier. Il est d'ailleurs très possible que je le fasse. Et c'est à vous que j'ai alors pensé. Parce que, presque chaque moi, vous trouvez comment dire l'intérêt que vous y prenez. Et encore ce mois-ci.

      Soyons raisonnable : ce que vous en dites n'augmente en rien la valeur de ce que je puis écrire, ni encore moins ce que je puis en penser moins même. Mais, quand je décide, quand je note que ce journal va s'arrêter (et ça arrive assez souvent, mais je le gomme avant publication), je me dis que vous allez, vous, m'engueuler. Et peut-être devrais-je ne plus rien publier, mais vous l'envoyer juste à vous. Je deviendrais alors le seul diariste n'ayant qu'un seul lecteur (non, deux, avec Catherine…).

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    2. Très beau commentaire. Oui poursuivez...

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  2. Superbe 29 janvier....
    Rien à voir avec le 29 janvier, mais moi aussi antimilitariste, quel pied!. C'est con un pied, non ?

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  3. "...mon journal n'est nullement trop long, il est “trop vide”, si je puis dire. En langage clair, il n'a aucun intérêt".

    Il m'arrive souvent, lisant votre journal, de me dire "mais t'as pas autre chose à foutre à ton âge? qu'est-ce que tu fous là, à lire le rendu quotidien de cet homme que tu ne croiseras jamais et dont tu ne liras probablement rien d'autre que son blog et son journal?"
    Et, de manière assez incompréhensible, pour l'heure, j'y reviens immanquablement.
    Et puis, je tombe sur ce que vous écrivez le mercredi 29 janvier. Et bang! une grosse tarte dans ma gueule...

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    1. Voyez Anton, on est d'accord....pourtant je suis naze et je ne sais plus quoi d'autre ; )

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  4. Je partage tout à fait le sentiment de Jacques Etienne à propos de la lecture de votre journal.

    Lorsqu'il apparait j'ai tendance à suspendre tout activité en cours, parfois de façon déraisonnable (les clients attendront leur devis une demi-heure de plus !), comme si sa lecture la plus urgente s'imposait.

    Je suppose que ce qui induit cet intérêt compulsif est cette confrontation des sentiments que vous exprimez avec ceux que l'on peut ressentir lors de notre propre aventure personnelle et que Jacques Etienne évoque parfaitement dans son commentaire.

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  5. Le plaisir que l’on a à lire un journal, consiste à vérifier que l’on n’est pas le seul à patauger dans la mare aux canards, que, peu ou prou, nous avons les mêmes difficultés, les mêmes inquiétudes, les mêmes états d’âme, du moins à peu de choses près, à des époques différentes. N’ayant pas le moindre talent, je suis bien content que d’autres se chargent de cette besogne. Votre journal, comme d’autres, est donc d’utilité publique ! Vous maux de genoux sont les miens… La Pléiade, La Pléiade !

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