lundi 19 janvier 2015

Le socialisme qui radote


[20 novembre 1983.] « À la Closerie, on parle de la situation. Sollers me fait remarquer que la cote de Mitterrand remonte en proportion des morts qui s'accumulent – les soldats tués au Liban, puis les Chiites bombardés il y a deux ou trois jours. Le socialisme du 3e type est de plus en plus nécromaniaque. »

Philippe Muray, Ultima necat, Les Belles Lettres, p. 360.

31 commentaires:

  1. Finalement, au rythme où vont les choses, la prédiction de Houellebecq dans "Soumission" (la réélection de Hollande en 2017) n'est peut-être pas aussi improbable que cela...

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Et oui. Admettons que E. Teisseire ait pu "prédire" des choses, pourquoi houellebecq n'y arriverait-t-il pas?

      Supprimer
  2. "Qui radote" et qui racole !

    André

    RépondreSupprimer
  3. Non seulement lire Muray est un plaisir, mais en plus, cela fournit des billets tout faits!

    RépondreSupprimer
  4. Notre président voit sa cote grimper à proportion du nombre de morts.
    Et pourtant, ce n'est pas lui qui a tiré!

    RépondreSupprimer
  5. Vaste sujet. On parle beaucoup de Mitterrand et de sa popularité apres la libération du Koweït. J'ai trouvé un sondage qui "montre" que ce n'est pas vrai (voir mon billet) et un texte qui montre que Chirac a bénéficié de plus de coups de bol que tous les autres comme la victoire de la France en foot en 98.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Sur les sondages, il y a ce site qui les détaille au jour le jour, précédant et pendant la guerre.

      L'opinion des Français y apparaît, sans doute à comparer avec les chiffre de l'ipsos en janvier 91.

      hélène

      Supprimer
    2. zut j'ai oublié le lien

      http://guerredugolfe.free.fr/sondages.htm

      hélène

      Supprimer
    3. Ah mais je ne doute pas. Néanmoins je fais plus confiance au site de TNS SOFRES.

      Supprimer
    4. Cela étant, il ne s'agit pas pour moi de nier une évidence : la situation sert évidemment pépere.

      Supprimer
    5. sans chance aucune victoire n'est possible que ce soit dans le sport ou ailleurs Hollande a lui aussi bénéficié d'une énorme chatte en 2012 (un président sortant détesté par la quasi totalité de l'opposition voire par une majorité de français, un DSK qui s'effondre près du but, les électeurs du FN qui s'abstiennent massivement au second tour dégoutés par les promesses non tenues de sarko) comme d'ailleurs Sarkozy en 2007 (qui a eu la chance que la gauche soit si divisée : les attaques des éléphants et de nombreux médias contre Royal-attaques qui ont largement contribué a faire gonfler la baudruche Bayrou-; et que les héritiers favoris de Chirac : Gaymard, Juppé, Villepin, aient tous été mouillés dans des affaires louches)

      Supprimer
  6. Sa réélection n'est pas improbable du tout, et il y croit.
    En attendant, pour y voir plus clair, il y a les départementales dans deux mois et le congrès du PS en suivant.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. le plus mauvais président de l'histoire, réelu ? La droite se mordrait les doigts d'avoir perdu une éléction en théorie imperdable

      Supprimer
    2. "La droite se mordrait les doigts d'avoir perdu une éléction en théorie imperdable "

      En même temps, quand on ne fait rien il n'y a rien à regretter... Et si c'est pour se re-taper 5 ans de Sarkozy, c'est pas la peine....

      Supprimer
  7. .... le constat était clair et même visionnaire :

    "Le chef de l'Etat et le Premier ministre sont donc très clairement crédités de leur gestion de cette crise, relève M. Dabi. « C'est un phénomène rarissime dans l'histoire des baromètres d'opinion », a ajouté l'expert.

    « Le seul cas analogue est François Mitterrand gagnant 19 points de satisfaction au moment de la guerre du Golfe entre janvier et mars 1991 ».

    http://www.ouest-france.fr/sondage-de-popularite-bond-historique-pour-hollande-3126799

    hélène

    RépondreSupprimer
  8. Réponses
    1. De quelles certitudes parlez-vous ? Qu'avez-vous lu de Muray ? Développez.

      Supprimer
    2. Je ne prenais pas de grands risques…

      Supprimer
    3. Oui, bon, on a eu chaud tout de même ! Ce n'est pas parce que renepaulhenry n'a pas lu X ou Y, ni même Z, qu'il ne peut pas parler de X ou de Y, et encore moins de Z.

      Supprimer
    4. Georges de la Fuly -> Je ne parle pas de vous alors que je ne vous connais pas : vous devriez être content....

      Supprimer
  9. Le socialisme a raison d'être nécromaniaque puisque les morts lui profitent. Plus il y a de morts et mieux il se porte !

    RépondreSupprimer
  10. C'est sa grande idée à Muray la nécromanie des socialistes, leur goût des nécropoles : le Panthéon n'est-il pas socialiste à 95% ? Mitterrand y fit son tout premier déplacement de chef d'Etat nouvellement élu. Et cette passion de vouloir dialoguer avec les morts : tous furent plus ou moins spirites.
    Donc, qu'Hollande remonte grâce à des morts est tout à fait logique : c'est de pure tradition socialiste.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. C'est normal de vouloir dialoguer avec les morts quand son idéologie est mortifère.

      Supprimer
    2. « Idéologie mortifère ». Encore un nouveau syntagme figé qu'il faut se taper cinquante fois par jour…

      Supprimer
  11. "la parole du Christ face au Club Méditerranée comme monde". Septembre 78.

    Dans ce premier volume, Festivus est déjà là car il l'a déjà en lui. Festivus est ce que Muray refuse d'être (à coup de tabac anti-hygiénique). Le "19ème" est à peine fécondé.

    Bon tout ça n'est qu'une théorie hein ?

    RépondreSupprimer
  12. Pourquoi ce titre, " le socialisme" ? N'importe quel gouvernement aurait bénéficié du même regain de popularité dans les circonstances actuelles .

    RépondreSupprimer
  13. Bah non. Il me semble que Sarkozy n'avait pas tiré profit de l'affaire Merah, en 2012. Pourtant, il y avait eu des morts et, quand on songe à ces enfants tués dans la cour d'une école juive, des raisons de s'émouvoir. Comme quoi.

    RépondreSupprimer

Les commentaires anonymes seront systématiquement supprimés, quel que puisse être leur contenu, voire leur intérêt.