Depuis deux jours, je me dis qu'il faudrait bien écrire quelques lignes à propos de ce qui est en train d'arriver à ce clown grotesque et boursouflé de l'ego. Non que sa personne me soucie le moins du monde, mais il y avait moyen de suspendre quelques jolis costards à cette patère-là. Et puis, il y a dix minutes, je suis tombé sur un long commentaire de mon ami XP, avec lequel je me sens en accord quasi parfait. Donc, pourquoi me fatiguer ? Voici ce texte :Ça ne me gêne pas du tout que les gens soient antisémites, ou contre les pédés, les Arabes, les muz, les chrétiens, les blancs. Mieux, je considère que c’est leur droit de le dire.
Dans un monde normal, la question qu’on se poserait est la suivante : les sorties de Galliano font-elles courir le moindre risque à un seul Juif?
La réponse est bien évidemment non. La notion d’«incitation à la haine raciale» est une connerie sans nom.
Et puis, Hitler étant le tabou absolu, il est bien normal que des provocateurs et des excentriques s’amusent à franchir le pas, en état d’alcoolémie avancée. En général, ça passe avec l’acné. À 50 balais, c’est plus inquiétant pour l’auteur de la provoc, mais ça, c’est le problème de Galliano, pas celui des juifs.
Moi, ça ne me dérange pas que les Indigènes de la République soient des racistes anti-blancs, ou que Mélenchon soit un nostalgique des camps socialistes… C’est leur droit. Ce qui est gênant, c’est l’absence de liberté d’expression qui interdit de leur répondre ou de ne pas débattre avec eux en expliquant pourquoi. Ils ne bénéficient pas de la liberté d’expression, mais au contraire de l’absence de liberté d’expression. S'il y avait un premier amendement en France, Mélenchon et Besancenot feraient 0,2%, parce qu’ils ne pourraient pas ouvrir la bouche sans qu’on leur réponde « goulag ». Ils feraient le score du parti communiste américain.
Raison supplémentaire de détester les gens qui adhèrent à ce genre de mouvements ; ils savent plus ou moins inconsciemment que leur liberté d’expression implique que la nôtre soit réduite.
Je ne crois une seconde à la sincérité d’un juif qui se prétendrait blessé par une simple phrase balancée à la terrasse d’un café quand, dix kilomètres plus loin, le port de la Kippa est tout simplement interdit dans des quartiers entiers, voire des villes entières.
Qu’est-ce que ça peut faire à un juif qu’un type regrette qu’Hitler n’ait pas fini le boulot ? Lui foutre les boules cinq minutes, lui faire de la peine… C’est moins grave qu’une jambe cassée… De même, qui ça empêche de dormir ici que la fille des Indigènes de la République nous déteste ? Ils voudraient être aimés par elle, qu’on la force à nous faire des bisous, qu’on la rééduque pour qu’elle ait envie de nous faire des bisous ? Non, ce qui est embêtant, c’est qu’on ne puisse pas répondre à un soldat du camp du bien bon teint qui dit la même chose de façon moins cash.