mercredi 20 janvier 2010

Bounty toi-même, connard !

Quoi qu'il se passe, arrive, advienne, l'affaire est entendue : nous avons tort. Je le savais. Je savais qu'on allait me balancer ça à travers la tronche. Quoi ? Un truc comme le commentaire de ma trollette, Passante, à lire ici. Passante est très bien, indispensable même : quand elle s'est exprimée, on sait ce qu'on DOIT penser.

Par exemple, là, elle est furax. Qu'un Africain, un véritable Africain, dise des choses qui lui défrise le poil des jambes (et je reste correct), ça, elle ne supporte pas. Ce serait juste moi, tout irait bien : je serais simplement un gros con raciste, idiot, nauséabond, aussi nauséabond que les heures nauséabondes de notre histoire la plus nauséabonde-qui-ne-la-concerne-pas. Du coup, la Passante du perpétuel Sans-Souci resterait assez zen, je la conforterais dans l'image amusante qu'elle a de moi, d'elle, du monde qui l'a enfantée.

Malheureusement, ces immondices que j'ai reproduits ici même, c'est un Africain qui les a écrits. Et un ambassadeur en plus ! et un intellectuel, en plus plus. Merde ! C'est qui, ce gros con qui ose prétendre que toute la faute n'incombe pas toujours, peut-être, à ce fameux homme blanc si pratique ? Sans déconner, qui est ce trublion très foncé qui, se foutant visiblement des trémulations génitales de Passante, Céleste, OH ! et d'autres, ose s'adresser à ses frères africains (si tant est qu'il les considère comme ses frères, ce qui est rien moins que prouvé) en les secouant comme des pruniers indolents, en leur jetant à la face des choses désagréables – et qui doivent être aussi désagréables pour lui-même ?

Mais qui est-il, ce sale con de nègre ? Comment peut-il oser contredire nos vaillantes passantes, qui savent de tout temps la vérité du monde ? De quel droit, ce salopard, stigmatise-t-il ces pauvres noirs que, nous autres, parce que nous continuons à les mépriser comme nos arrière-grands-pères à casque colonial, exonérons systématiquement de tout ce qui peut leur arriver ? Est-ce qu'il ne voit pas, le gars André, que, du petit négrillon toujours enfantin de Tintin au Congo, jusqu'à la figure pseudo-christique de l'Africain d'aujourd'hui, il n'y a finalement aucune solution de continuité ? Eh, si, justement, il le voit très bien ; et il le dit. Et c'est bien ce que personne ne lui pardonne. Il est trop con, ce nègre : il ne tape pas sur l'homme blanc ! il essaie de réfléchir, de voir un peu plus loin ! Si on le connaissait personnellement (et on serait assez pour), on se dirait qu'il n'existe que pour renvoyer aux poubelles de l'histoire nos Passante, Céleste, OH !...

Mais il y a peu, très peu de chance que notre ambassadeur ait connaissance de l'existence de ces trois petits crétins. C'est logique : il a autre chose à faire dans sa vie que de dorloter ces trois connards. Il a notamment à faire ceci : écrire un texte par lequel il appelle ses "frères africains" à se lever, il lance un appel à la fierté ; pas mal, non ?

Eh bien, si, c'est très mal. Passante trouve que c'est très mal. Passante n'aime pas du tout qu'un Africain dise du mal de l'Afrique. Passante aime que les Africains s'expriment à condition qu'ils disent ce qu'elle attend d'eux : que tout est de la faute de l'homme blanc.

De l'homme blanc, mais pas de la femme blanche, attention ! Si le monde avait été bidouillé par cette crétine de Passante, il va de soi qu'il n'y aurait jamais eu la moindre guerre !

Et alors, Passante, cette conne malheureuse, a le mot : Bounty. C'est très pratique, "bounty" : c'est un homme (ou une femme) noir à l'extérieur et blanc à l'intérieur, si j'ai bien compris. Soit, un noir qui, parce qu'il dit une certaine vérité, devient un allié des blancs. Ça permet, cette notion absurde, aux petits crétins blancs, de se faire croire à eux-mêmes qu'il peut en effet y avoir des hommes noirs à l'extérieur et blancs à l'intérieur ; idée stupide, idée de crétin d'hommes de gauche. C'est très utile pour les connards du genre Passante, ou Céleste, ou n'importe qui d'autre. Ça permet de renvoyer tout le monde, noir ou blanc, dans les poubelles de l'histoire, d'une histoire que ces cons ne veulent même pas voir.

89 commentaires:

  1. Est-ce que vous avez aussi quelque chose contre l'insulte "radis" par hasard ?

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  2. Tiens dans le même style, une chinoise m'a dit l'autre jour que les japonais étaient des "bananas", jaune à l'extérieur mais blancs à l'intérieur !

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  3. Révolté du Bounty?
    Ca serait pas un vieux film...?

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  4. Et on pourra ajouter les concombres ou écolos de droite à la YAB et Hulot.

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  5. Je ne suis pas d'accord avec vous Didier. Le mot 'Nègre' ne peut être employer sous un sens ou un style vulgaire. 'Nègre' c'est beau. Noir, black et compagnie, c'est moche. Puéril. Mais 'Nègre', pensez à Baudelaire, la négritude... Ne tombez pas dans la vulgarité sous cause de colère... N'empêche que cette salop... !!!
    Mouais... j'ai l'impression que vous vous battez contre un mur. Allemand ou palestinien. Ou si vous préférez, Russes ou Israélien. Passante vous a peut être baisé en vous mettant en colère ? Sûr que ses propos ou idées ou même encore son socialo-cours répété sont très festivement idiots, mais j'ai passé la soirée avec une femme, l'autre soir, qui est soignante pour les manchots (les pingouins) dans un zoo. Bon, rien à voir avec Passante, quoique. Elle prétendait pouvoir démontrer l'intelligence de ces bestioles quand ils viennent manger du poissons dans ses mains. Elle leur parlait. Les complimentait. Elle croyait en eux ! (et tout le temps...)
    Mais alors, croient-ils en Dieu, lui demandais-je ? Elle me regarda comme un africain à qui on disait :" travaille. Et le ciel t'aidera..." (bon, c'est un peu con l'image, mais j'imagine la tête du (dé)coloré...)
    Il vous faut l'imaginer : jeune. piercing sur la langue. dreadlocks près des oreilles. non syndicaliste. Elle m'a demandé de ne plus jamais la revoir. Mais elle s'est ravisé, mon beau-frère sort avec. Et elle l'aime. Et c'est pas un pingouin !


    Chanson punk des années 80 : "les pingouins, couin, couin, couin ! Putain, qu'est-ce qu'on ferait chier si on était des pingouins !"

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  6. Mais où allez-vous chercher tout ça? vous êtes amusant, tout de même ("quand elle s'est exprimée, on sait ce qu'on DOIT penser"): non, chacun est libre de penser, de s'exprimer, vous comme moi, moi comme vous, et c'est vous qui vous mettez en colère quand je vous dis ce que je pense... Contradictoire, vous l'êtes, mais c'est tout votre charme.
    Qui parle de nauséabond? c'est l'interprétation que vous faites de ma réponse, mais elle est fausse. D'ailleurs, sans doute faudrait-il vous laisser écrire votre billet, puis écrire les commentaires un à un pour éviter d'en recevoir qui vous mettent dans cet état (ce qui n'a pas lieu d'être, quel émotif vous faites!) et qui émette un avis non pas contraire mais différent du vôtre. Vous voulez donc que l'on soit d'accord avec toutes vos assertions, et bâillonnons-nous, nous qui ne sommes pas en accord avec vos lignes droites gousiennes!
    Bon, si le débat n'existe pas ici, tant pis.

    Par ailleurs, Bounty n'est pas l'équivalent de "sale con de nègre", même si vous vous pourléchez les babines de ces expressions en feignant de croire qu'elles sont identiques. Quant à moi, je ne prononce pas ce genre d'insanités (même sur les Blancs, et pourtant, c'est plus facile de pratiquer l'autodérision, donc je pourrais le faire en effet).

    Tout d'un seul côté, hein, Goux?
    Ben non: le mot "connard", je pourrais volontiers l'utiliser pour désigner des Wade (père et fils, versions sénégalaises des Sarkons père et fils, avec les mêmes ambitions népotistes et archidroitières), des Seck (et consorts: la version villepin vs skon) et autres Africains sans âme qui détruisent les efforts de ceux qui avaient montré la voie de la réussite dans le modernisme. La corruption n'épargne personne, surtout pas les plus pauvres, et les connards africains sont légion, tout autant que les connards européens (entre autres).

    Vous vous surestimez vraiment, monsieur Goux, et la perte de la raison ne vous mène pas à faire de bons billets, c'est dommage.
    Vous qui aimez une certaine littérature surtout européenne, semble-t-il, mais sûrement pas seulement, pourquoi n'allez-vous pas lire ce Cheikh Anta Diop évoqué dans ma réponse à votre autre billet? Vous en seriez moins sot.

    Passante

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  7. Passante : arrêtons les conneries, tout le problème vient de ce début de commentaire :
    "Un Bounty naufrageur belgo-congolais a encore frappé!"

    Le problème n'est pas Bounty, mais _naufrageur_.
    Le mec qui a écrit ça n'avait aucune volonté de sabordage, mais bien de progrès.

    D'autre part, son diagnostic (l'outil d'Etat moderne inventé et conceptualisé par des blancs et appliqué à une Afrique dont les moeurs ne collent pas avec ce modèle) n'a rien de bien réjouissant pour un blanc : c'est notre volonté de vouloir pacifier les "relations internationales" qui nous (les blancs, au lendemain de la WW2, dans l'ensemble)a poussé à vouloir des Etats (et non des nations) pour pouvoir discuter.

    Hors, un Etat dans la plupart de l'Afrique, ça ne veut rien dire. Et leur imposer ce modèle à été une connerie de plus à notre passif : je ne vois pas pourquoi il serait vertueux pour un blanc de vouloir à tout prix citer ce mec. Néanmoins, il a globalement raison de poser le problème sous cet angle : l'arrivée à l'Etat moderne est un processus, pas quelque chose qu'on décrète.

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  8. En tous cas, ce Nègre Noir blanchi sous le harnois de la diplomatie est clair dans ses propos. Et puis Didier, à quoi bon vous énerver encore pour ce genre de bidules : vous devriez être bronzé, à votre âge, avec votre expérience et à l'heure qu'il est.

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  9. Vous allez arrêter de m'énerver le vieux, oui !

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  10. Le problème du texte que vous avez reproduit ici Didier, c'est qu'il est tellement plein de conneries qu'il faudrait une demi-journée pour les lister.

    Effleurons-les de l'index.

    Premièrement, l'Afrique n'est pas qu'un continent noir, rappelons-le ! Deuxièmement, les caraïbes ne sont pas l'Afrique. La propension de l'auteur à évoquer Haïti pour parler tout de suite de l'Afrique (vaste continent ramené à l'échelle d'un pays, croit-on lire, le Congo) sonne comme un aveu d'ignorance, tout du moins de confusion revendiquée.

    Les cultures caribéennes et africaines sont d'ailleurs notablement différentes. Demandez donc aux guadeloupéens s'ils se sentent africains...

    Passé ce constat, on lit des énormités, y compris sur le pays d'origine de l'auteur. On a la surprise de découvrir que Mobutu et Kabila sont des êtres susceptibles. Curieux euphémisme, n'est-ce pas pour décrire des assassins. Dans ce raccourci étourdissant de l'Histoire post-Congo belge, rappelons à l'auteur la gouvernance originelle de Lumumba et sa disparition (qui soit dit en passant, n'a rien à voir avec les influences occidentales, comme chacun sait).

    Nous apprenons aussi, stupéfait que le dirigeant africain post-colonial ne considérait pas avoir de compte à rendre à ses anciens maîtres. C'est tout à fait faux bien entendu, la plupart des (vrais) indépendantistes de la première heure ayant été supplanté par des hommes de paille (comme Mobutu Sese Seko justement), les comptes à rendre et à rendre "bons" entre "amis" étaient aussi nombreux que fournis.

    Oublier cette collusion atavique (voire incesteuses) est une erreur "maximo" ! (ou un oubli volontaire)

    Par ailleurs, il existe en Afrique et même plus largement dans ce que l'on appelle le Tiers-Monde des pays "bien gérés". Cela n'empêche aucunement la misère d'y fleurir. L'Inde est un pays émergent et cependant... Le Brésil est un pays émergent et pourtant... Le Mali est un pays démocratique et relativement peu corrompu mais... Le Costa-Rica en Amérique Centrale est une enclave de quiétude dans un océan de guerilla, l'alphabétisme y est plus fort qu'en France...mais la misère y est terrible. L'Amérique Latine sans être noire est toujours écrasée par son sort funeste. L'Argentine, le Chili sont aujourd'hui encore des pays sans stabilité. Est-ce par contamination tiers-mondiste ? Devient-on noir à force d'être pauvre ? Et on pourrait en faire un chapelet...

    Un seul constat s'impose, depuis tout petit, on nous apprend qu'un quart de la population mondiale dispose de la grande majorité des richesses. Le capitalisme n'a qu'un seul but : maintenir cet "équilibre" tordu.

    Donc, non, ce texte n'a rien de clairvoyant ou de lucide, bien au contraire, il est aussi suspect que bourré d'approximations. Et vous êtes donc mal venu de voir de l'aveuglement dans les interventions de cette chère Passante.

    Enfin, depuis quand être ambassadeur, intellectuel et être né quelque part ou je ne sais quoi d'autre est un gage de légitimité ? Depuis quand être noir, ambassadeur et intellectuel empêche-t-il de se tromper, ou d'être malhonnête ? D'autant plus qu'être juge et partie...enfin...

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  11. Et in fine, je me demande si à force de vouloir "défendre votre civilisation" (qui est aussi la mienne d'ailleurs), vous ne finissez pas par être tout à fait naïf !

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  12. Ben dites donc, ça biguine ou ça rumba dans les brancards ici.
    Dorham, belle analyse, je pencherai in finé
    je me demande si à force d'être tout à fait naïf vous ne finissez pas par vouloir "défendre votre civilisation" (qui est aussi la mienne d'ailleurs).

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  13. bonjour Didier,

    En effet, si un Noir accorde ses points de vue avec des Blancs, ce sera nécessairement un Bounty...en gros un traître à sa culture...
    mais si une blanche prend le point de vue de certains Africains ou se met à la danse africaine...c'est de l'ouverture d'esprit...il faudra m'expliquer...comment nomme-t-on un blanc qui se sent noir à l'intérieur?
    Enfin on a retrouvé notre Didier, je croyais ce genre de billet plutôt réservé au Journal, non?

    Quant à Cheik anta Diop, c'est sûrement un type brillant mais dont les théories ne veulent que démontrer son idée fixe, qui est l'afrocentrisme, et de mettre l'Afrique au centre de tout...c'est un type dont s'inspire Kemi Seba...Il y avait des historiens marxistes, il y en a des afrocentristes, chacun son truc...

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  14. Je viens de recevoir un SMS de Tonnégrande. Il me demande si à la place d'un Bounty, il ne pourrait pas avoir une Côtes-du-rhône.

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  15. A titre personnel, cela fait longtemps que j'ai passé les barrières de la bêtise humaine. Quand un type est con, il est con, point. Peu importe la couleur de sa peau et le degré de plissement de ses paupières. s'il est à mes côtés et qu'il m'incommode, je le lui dis. S'il faut le foutre à la porte de chez moi, je le fais. Je l'ai d'ailleurs déjà fait.
    Hier j'ai mis un lien direct sur Ruminances concernant le papier "Si tu écris ça et que tu es blanc, t'es mort !". Pourquoi ? Parce que c'est bien !

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  16. Cherea,

    Ce n'est pas nécessairement un point de vue de blancs. Juste un mauvais texte.

    Les leaders politiques noirs sont bien souvent les plus critiques vis à vis d'eux-mêmes et de leur identité. Et de leur peuple. L'autocritique a une valeur, savez-vous, une valeur essentielle, je crois.

    D'ailleurs, je m'empresse de noter qu'ici, vous considèrez que l'autocritique chez les africains est une marque d'honnêteté intellectuelle (si tant est que cela n'entre pas en désaccord avec vous). Chez les occidentaux, vous considérez toutefois qu'elle est haine de soi...

    Bref, vous êtes pétris de paradoxes.

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  17. Eh bien voilà, Didier, entre Passante et Dorham, des commentaires qui ont le mérite d'être posés, calmes, équilibrés, pourquoi cette colère soudaine, qui vous dessert, elle vous fait passer pour un quasi raciste, ce que vous n'êtes pas ou ne voulez pas être.

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  18. Je balance un coup de gueule et, en retour, je gagne tout un tas de commentaires intéressants et argumenté : je trouve que je gagne au change !

    Bon, je vous laisse, j'ai école...

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  19. Vous "balancez" un coup de gueule ?
    Bizarre comme expression...

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  20. Bonjour Dohram,

    ce n'est pas une question de Noirs et de Blancs, le texte mauvais ou pas, je m'en tape...c'est plutôt sur la réflexion en général...et le deux poids deux mesures et quand je parle de points de vue de Blancs, il serait plus juste de dire d'Occidentaux...ce texte rappelle avec une tonalité plus agressive le discours de Dakar de Sarko...

    Je dis juste qu'un Noir qui a un point de vue critique sur les Noirs et l'Afrique sera considéré comme un traître...un bounty

    Bonne journée

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  21. Cherea,

    J'avais compris, je me suis empressé de démontrer en quoi vous (un vous collectif) pratioquiez également sur la balance deux poids et deux mesures.

    Vous appelez autocritique chez l'homme noir ce que vous appelez "repentance" chez l'homme blanc. Lucidité chez l'homme noir ce que vous appelez honte de soi chez l'homme blanc. C'est un fait.

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  22. Ah et bonne journée à vous aussi.

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  23. @Didier
    Vous avez une façon flamboyante de ne pas répondre à Passante ;)

    @Dorham:
    "Demandez donc aux guadeloupéens s'ils se sentent africains..."
    Oh que oui, alors!
    Les intellectuels antillais, tout au moins la majorité ethnique d'origine africaine, ceux qui prétendent forger l'opinion, se réclament sans arrêt de l'héritage de l'Afrique et de la traite des Noirs, de l'affreuse exploitation de leurs ancêtres par les méchants blancs, dont les fameux békés sont les descendants, etc, etc...
    C'est ignorer la réalité antillaise que de le nier.
    Heureusement pour la population antillaise, ils ne sont pas suivis dans les urnes. La population veut rester liée à la France et c'est évidemment son intérêt.

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  24. @dorham "J'avais compris, je me suis empressé de démontrer en quoi vous (un vous collectif) pratiquiez également sur la balance deux poids et deux mesures."

    Ben encore heureux. C'est PRECISEMENT ce qu'on vous reproche de ne pas faire, ou, pire encore de faire à l'envers!

    La différence entre "eux" et "nous", vous ne n'avez jamais entendu parler ?

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  25. erratum "vous n'en avez..."

    je suis emporté par l'indignation...

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  26. @Dorham. Et puis après tout, vous avez peut-être raison... Il n'y a sans doute plus rien à sauver.

    Si même les royalistes sont capables de cette daube...

    http://www.dailymotion.com/video/x251l7_le-retour-du-roy_news

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  27. J'aurais aimé ne pas m'emporter et exposer les arguments à la Dorham, au lieu d'un certain laisser=aller au coup de sang intempestif à la Goux: que voulez-vous, côtoyer la bêtise par blog interposé, ça doit laisser des traces.
    Il n'y a en revanche, NV, aucun 2poids2mesures de mon côté, seule votre mauvaise foi vous aveugle sur le fait que je me permets la critique des exagérations de tous bords, qu'elles viennent d'Europe ou d'Afrique (ou d'ailleurs).

    "La honte de soi" ne ressort pas de l'autocritique raisonnée mais du mal-être. Mes réponses n'en relevaient pas. La honte de soi, les Congolais compatriotes du "diplomate" vénéré par Goux la connaissent, eux qui sont champions en risques pris pour se blanchir la peau afin de se laver de la honte d'être noirs insidieusement créée par le mépris longtemps subi sous le joug des colons (blanco-belges) et que l'imaginaire international semble conserver encore aujourd'hui. La honte d'être soi, c'est la bountysation effrénée et sans réflexion de celui qui critique à mauvais escient ses concitoyens noirs pour être accepté comme humain (donc blanc, à ses yeux) dans le haut du panier blanc.
    La honte de soi pourrait bien aussi concerner un certain billettiste s'il était capable d'autocritique et d'honnêteté intellectuelle. (Au lieu de cela, il tente d'intimider ou d'en imposer en faisant semblant de découvrir qu'on le lit en... haut lieu et que, donc, forcément, autant d'adeptes signifie qu'il a raison - quand bien même il se serait fourvoyé tant de fois...)

    Mais je ne voudrais pas alimenter à l'envi la pose "je balance mon coup de gueule", car la belle phrase de Boileau s'est déjà ici trop transformée en adage de Boilevin: "Qui nous empêche de dire la "vérité" en insultant?"

    Passante

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  28. Marine,

    Oh que non, et je persiste et signe. Par ailleurs, vous êtes mal barrée avec moi parce que je connais justement très bien les antilles, les caraïbes en général, sa culture, son histoire, et même ses hommes et femmes.

    Depuis quand les intellectuels sont représentatifs de quoi que ce soit ? Moi, je vous parle de l'homme du peuple. L'homme du peuple antillais revendique son identité créole, en aucun cas une identité africaine. Il aurait même tendance à la renier (et sachez qu'on observe la même tendance aux Etats-Unis où l'expression "noir d'Afrique" est l'une des pires insultes ; et ce, malgré la lutte pour les droits civiques et la médiatisation de certains courants afrocentristes pronant le retour à la terre natale (cf : Garvey)).

    C'est triste mais c'est ainsi. Faites travailler un antillais et un africain ensemble, vous verrez le résultat assez vite. Les propos racistes ne tarderont pas à fuser de l'antillais en direction de l'africain.

    Un peu de psychologie de bazar vous aiderait à comprendre le pourquoi du comment.

    Bref, vous distinguez le pif mais pas le blaze, Marine.

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  29. NV,

    Ne tordez pas les arguments comme cela, je comprends le concept de distinction et n'ai pas de problème à en faire.

    Quand les tenants sont similaires, je considère les mêmes aboutissants. Cela n'a rien à voir avec la capacité de distinction. C'est simplement de l'honnêteté. Vous ne pouvez pas vous draper sans cesse de vertus et soupçonner sans cesse le vice chez autrui. Cela frise le procès d'intention pur et simple.

    Vous avez le droit de considérer que l'homme est d'abord définissable par ce qu'il a de faible, d'atavique et vous avez le droit de vous faire céder devant la puissance (fallacieuse) de cette idée. Tout le monde n'est pas forcé de comprendre l'existence de la même façon.

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  30. @Dorham, je ne me suis paré d'aucune vertu, en tout cas consciemment. Au contraire, je croyais avoir défendu l'idée selon laquelle il n'était pas nécessaire de se sentir plus vertueux pour défendre sa peau.

    Par ailleurs, les tenants ne sont JAMAIS les mêmes ! "Ils" ne sont pas "nous"! Et cela suffit... (mais je vous avouerai qu'à vous lire je ne sais plus trop qui est "nous"...)

    En outre, il n'était pas de mon propos de "définir l'homme". On peut parfaitement se passer d'une telle définition pour conduire une politique. Tant que nous ne sommes pas attaqués par les martiens.

    Pour finir, je vous accorde que je n'ai pas une trop bonne opinion des hommes en particulier et encore moins de l'"homme" en général. Mais je ne vois pas trop ce que cette idée a de puissant, ni de fallacieux, ni de puissamment fallacieux, ni de fallacieusement puissant.

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  31. Moi, dès que je vous lis, je suis d'accord avec moi-même. Enfin, il y a des discussions quand même, en fait ! :-)))

    [J'ai lâchement renoncé aux commentaires ci-dessus].

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  32. Moi y'en a rien demandé ,
    mais moi y'en a content quand missié patwon blanc parle à moi,
    y'en a beaucoup beaucoup content.

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  33. Putain ! Tu prononces les "r" maintenant ?

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  34. "Par ailleurs, les tenants ne sont JAMAIS les mêmes !"

    C'est vous qui le dites, c'est en réalité tout le contraire. Et avec un peu de temps (et d'envie) je n'aurais aucun mal à le démontrer... (débrouillez-vous après tout !)

    "Pour finir, je vous accorde que je n'ai pas une trop bonne opinion des hommes en particulier et encore moins de l'"homme" en général. Mais je ne vois pas trop ce que cette idée a de puissant, ni de fallacieux, ni de puissamment fallacieux, ni de fallacieusement puissant."

    Un instant, vous vous êtes pensé drolatique, je suppose. Puissant parce que séduisant, fallacieux parce que facile et surtout mensonger. Bref, ce que vous pensez être une pensée n'est guère qu'une carence, ce que vous pensez être une position n'est qu'une reddition, ce que vous pensez accouché d'une déduction (ou pire de cette connerie qu'est l'expérience) n'est qu'une négation, un manque, un défaut, un néant.

    Mais après tout, vous êtes libre de maltraiter votre couenne...

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  35. Didier,

    On avait perdu de vue Dorham pendant quelques semaines mais on le retrouve en pleine forme. Il devrait intégrer votre fan club !

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  36. Nicolas,
    Dorham, il a fait ethnologue avant ?

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  37. Tonnégrande,

    C'est toi qui a fâché Passante, elle est parti bouder. Didier va nous engueuler. Par ta faute. Tu es sa caution nègre.

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  38. Nicolas,
    J'ai rien fait,
    tu aimes trop t'acharner contre les noirs.
    Raciste !

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  39. Je le demande si " nègre " n'est pas un concept légèrement caduc sur les bords ? Exemple: Obama, est il un nègre? ( vous avez 7 h pour disserter sur le sujet, nan je rigole)

    Par ailleurs , joli billet, on retrouve quelques traces de Céline par ci par là, avec une touche d'Alexandre Dumas.. ;-)) Geargies

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  40. Nicolas, au fait, sur son blog Fiso recommence avec ses cochonneries sexuelles

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  41. Tonnégrande,

    Tu peux répondre à Geargies poliment. C'est un habitué de ce blog de fachistes invertébrés qui n'aiment pas les pewsonnes de couleuw.

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  42. Tonnégrande,

    Ne fais pas de la pub pour le blog de Fiso dans le blog de Didier. Il va se sentir obligé d'aller voir et de faire un billet ensuite. Je vais passer des heures à convaincre Didier, ensuite, que Fiso est bonne, et à convaincre Fiso que Didier n'est pas vraiment con mais juste un peu quand même.

    Ils sont où les autres ivrognes ? Ta soirée s'est bien passée ? A la Comète, c'était peinard, le patron était de bonne humeur.

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  43. Nicolas,
    Pour Geargies, c'est normal qu'il soit de mauvaise humeur, il a une petite bite.
    A part ça oui, soirée à consommation modérée, avec des gens de qualité, un patron de bistro courtois, un pochetron de quartier disert comme Didier Goux quand il est plein, un couple de dames toutes deux charnues, un seul individu de couleur (moi) et aucun délinquant ni casse-couille.

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  44. Je proteste énergiquement,
    je n'ai par exemple jamais dégueulé dans la voiture de la belle-mère de quelqu'un, moi ! Ce qui prouve bien que je ne suis pas un ivrogne.

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  45. Ce ne prouve rien du tout. A part une certaine délicatesse.

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  46. Oui ou un certain sens du savoir vivre...

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  47. Une bonne résistance stomacale, tout au plus…
    :-))

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  48. Mr Poireau,

    pas forcément, j'attends de descendre de la voiture, c'est tout...

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  49. Le mieux, c'est d'avoir un chapeau à vomis !
    :-))

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  50. @Dorham "ce que vous pensez être une pensée n'est guère qu'une carence, ce que vous pensez être une position n'est qu'une reddition, ce que vous pensez accouché d'une déduction (ou pire de cette connerie qu'est l'expérience) n'est qu'une négation, un manque, un défaut, un néant."

    Ne me faîtes pas tant d'honneur. Si ce que vous dîtes était vrai, je serais le plus grand écrivain/philosophe du XXIème siècle. Après Renaud Camus naturellement.

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  51. Un jour, Balmeyer a essayé de l'ouvrir...en vain...

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  52. Dorham, je connais aussi la réalité antillaise, de près ;)
    Nous ne devons pas connaître les mêmes personnes ni les mêmes réalités alors.
    Les intellectuels ne représentent pas l'opinion du peuple, comme je l'ai souligné. Ils sont contrecarrés par le vote. Mais ils sont pro-Afrique. A pleins tubes.

    Allez donc voir le blog d'Imaniyé, une artiste et intellectuelle martiniquaise.

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  53. NV,

    "Ne me faîtes pas tant d'honneur. Si ce que vous dîtes était vrai, je serais le plus grand écrivain/philosophe du XXIème siècle. Après Renaud Camus naturellement."

    Vu la pertinence de cette réflexion, cela fait surtout de vous une espèce de vieux cabotin ridicule...

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  54. Marine,

    Pas besoin, les propos des intellectuels ne m'intéressent pas. Ils ne réprésentent absolument rien d'autre qu'eux-mêmes comme je l'ai déjà dit. Pourquoi prendre le temps de les lire ?

    Nous leur donnons bien trop d'importance comme à tout ce qui est écrit du reste.

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  55. L'ultime stratagème

    « Si l’on s’aperçoit que son adversaire est supérieur et qu’on va perdre la partie, que l’on prenne un ton personnel, offensant, grossier. Devenir personnel, cela consiste à passer de l’objet du débat (puisqu’on a perdu la partie) au contradicteur lui-même et à s’en prendre à sa personne, d’une manière ou de l’autre (…) on laisse complètement de côté l’objet et concentre son attaque sur la personne de l’adversaire; on devient donc désobligeant, hargneux, offensant, grossier (...)La seule parade infaillible est donc celle déjà recommandée par Aristote au dernier chapitre des Topiques : ne pas s'engager dans une controverse avec le premier venu, mais seulement avec ceux que l'on connaît et dont on sait qu'ils on assez de raison pour ne pas étaler au jour des absurdités et se rendre ainsi ridicules. »

    « L’art d’avoir toujours raison » Schopenhauer.

    And the rest is silence.

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  56. Dorham,

    Tu vas nous fâcher le vieux cabotin inutile qui nous cite Schopenhauer quand il ne sait plus quoi dire.

    On peut pas recommencer à parler de vomissures plutôt. Ah ? On y est...

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  57. Et pendant ce temps, moi, j'ai la gueule de bois sans avoir picolé ! A cause de l'anesthésie du dentiste...

    Je vous laisse à vos chamailleries...

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  58. "j'ai la gueule de bois sans avoir picolé !" D'où l'intérêt de toujours picoler.

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  59. Effectivement, je ne sais plus quoi dire. Je le reconnais volontiers. Il a dit "ridicule", pas "inutile".

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  60. J'ai dit inutile : quand on ne sait pas quoi dire, on ne dit rien...

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  61. (pffff)

    M'enfin, NV...

    Je veux bien discuter et débattre, jusqu'à plus d'heures même, avec vousd ou quiconque, mais si vous considérez que le néant a une valeur, alors ma foi, je n'ai rien à vous répondre et ne souhaite rien vous répondre parce que je n'ai rien à dire du rien. Prendre du rien pour quelque chose de substantiel, c'est de la folie. De la même façon, je n'ai rien à dire de ceux qui se félicitent de n'être rien comme de ne penser rien. Le nihilisme adolescent et boutonneux tel que vous l'exposez ne m'intéresse pas (ce qui fait de vous un être à l'âge incertain, vieux et pas encore pubère à la fois).

    En pratiquant ce genre d'interventions tape à l'oeil et absurde, totalement hors de sens, vous vous laissez aller à la plus éclatante mauvaise foi.

    Je n'ai aucunement peur de perdre quelque joute que ce soit puisque vous écrivez n'importe quoi. Ce qui prouve in fine que c'est bien vous qui cherchez le dernier mot, comme vous l'avouez bêtement en fermant le vasistas de vos neurones :

    "The rest is silence".

    Si vous voulez pratiquez l'absurde, faites-le en déconnant qu'on se marre un coup !

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  62. Vous êtes vraiment un gros bourrin. Comme si dire qu'on ne sait pas quoi dire, ce n'était pas dire quelque chose...

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  63. Le post précédent était bien sûr adressé à Nicolas.

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  64. Et en plus, vous vous avez perdre le sujet !

    Je vais faire une sortie à la DG !

    Bon, allez, j'ai piscine, je file !

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  65. Je trouvais qu'un maigre bourrin, c'était injurieux. Je voulais rester poli . Mais mes efforts ne sont pas récompensés.

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  66. @Dorham

    "Je veux bien discuter et débattre, jusqu'à plus d'heures même, avec vous ou quiconque…"

    C’est gentil

    "Mais si vous considérez que le néant a une valeur…"

    Valeur ? késaco valeur ?

    "alors ma foi, je n'ai rien à vous répondre et ne souhaite rien vous répondre…"

    c’est votre droit bien sûr…

    "parce que je n'ai rien à dire du rien."

    Dommage, c’est un sujet intéressant.

    "Prendre du rien pour quelque chose de substantiel, c'est de la folie."

    Non, c’est de la littérature, de la philosophie... que sais-je...

    "De la même façon, je n'ai rien à dire de ceux qui se félicitent de n'être rien comme de ne penser rien."

    Je ne me félicite pas. Au contraire, je regrettais de ne pas parvenir à ce résultat. Et puis penser au rien et penser rien, ce n'est pas vraiment la même chose.

    "Le nihilisme adolescent et boutonneux tel que vous l'exposez ne m'intéresse pas."

    Mon nihilisme est descriptif. Ce n’est pas parce qu’on joue avec des mots qu’on décrit le réel. Mais pratiquement, j’ai des objectifs. Et je préconise la mise en place de moyens pour parvenir à ces objectifs. Comme tout le monde.

    "(ce qui fait de vous un être à l'âge incertain, vieux et pas encore pubère à la fois)."

    C’est pas un peu au-dessous de la ceinture, ça ?

    "En pratiquant ce genre d'interventions tape à l'oeil et absurde, totalement hors de sens, vous vous laissez aller à la plus éclatante mauvaise foi."

    La on tourne en rond.

    "Je n'ai aucunement peur de perdre quelque joute que ce soit puisque vous écrivez n'importe quoi."

    Je demande (humblement) aux lecteurs qui ont 20 secondes à perdre de retourner cette phrase 3 fois dans leur tête …

    "Ce qui prouve in fine que c'est bien vous qui cherchez le dernier mot,"


    Quoi prouve quoi ?

    "comme vous l'avouez bêtement en fermant le vasistas de vos neurones :"

    ?????

    ""The rest is silence".

    Si vous voulez pratiquez l'absurde, faites-le en déconnant qu'on se marre un coup !"

    Ce n’est pas du tout mon intention. Et je n’ai pas vraiment envie de « déconner » avec vous.


    Il sait nager Dorham?

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  67. Kwâ ? Petite b*? Je vais être obligé d'ler vous la montrer qu'on mesure. Non mais sans blague!!! Geargies.

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  68. NV,

    Dorham sait nager, Dorham est un concentré de Spitz et de Weissmüller (sans pagne) !

    ""Prendre du rien pour quelque chose de substantiel, c'est de la folie."

    Non, c’est de la littérature, de la philosophie... que sais-je...""

    Que sais-je ? hein ? Et bien je trouve cette phrase là fabuleuse, elle dit tout en fait, absolument tout. Tout ce qui nous sépare en réalité.

    Si je pensais qu'il existe des courants philosophiques, j'affirmerais que nous appartenons à des courants divergents. Mais je ne le pense pas. Il n'y a pas de courants philosophiques, tout comme il n'existe pas différentes manières de penser. Je pense en revanche que vous êtes à des années lumières de tout embryon de philosophie*.

    Vous illustrez merveilleusement cette phrase de Kant (extrait de "Qu'est-ce que les Lumières ?") : "La Passion n'a aucun remède" (en creux, il y a la réfutation parfaite de ce vous croyez pouvoir concevoir du rien)...

    * La littérature, c'est autre chose. J'aime beaucoup cela (bien moins que la musique cela va de soi qui est - à mon sens - un art nettement supérieur) mais c'est autre chose.

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  69. Je suis certainement à des années –lumières de ce que vous appelez philosophie. Mais dans le cadre limité, bien que confortable, de ces pages, je ne vois pas quoi faire d’autre que de poursuivre le name-dropping… Vous allez me balancer Spinoza et Kant, je vais répliquer par Nietzsche et Wittgenstein. Etc… Et personne ne sera bien avancé. Ce qui est extraordinaire avec les gens qui pensent qu’un esprit rationnel permet l’accès au vrai et au bien, c’est qu’ils ont du mal à imaginer que d’autres puissent penser autrement. Toute autre approche devient automatiquement de la non-pensée. Car franchement « il n'existe pas différentes manières de penser », comme dirait hoplite, c’est du lourd…

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  70. Je suis certainement à des années –lumières de ce que vous appelez philosophie. Mais dans le cadre limité, bien que confortable, de ces pages, je ne vois pas quoi faire d’autre que de poursuivre le name-dropping… Vous allez me balancer Spinoza et Kant, je vais répliquer par Nietzsche et Wittgenstein. Etc… Et personne ne sera bien avancé. Ce qui est extraordinaire avec les gens qui pensent qu’un esprit rationnel permet l’accès au vrai et au bien, c’est qu’ils ont du mal à imaginer que d’autres puissent penser autrement. Toute autre approche devient automatiquement de la non-pensée. Car franchement « il n'existe pas différentes manières de penser », comme dirait hoplite, c’est du lourd…

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  71. désolé... bis repetita non placent...

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  72. NV,

    Oui, c'est lourd, pesant, difficile, particulièrement austère, voire quasi totalitaire. Et pourtant, il n'y a aucun autre chemin qui puisse mener vers la liberté.

    Sincèrement c'est ce que je pense être la philosophie. Oui, je pense également que la vérité est extérieure à l'être humain et qu'il convient pour chacun d'entrer en quête.

    Non, je n'opposerai pas les philosophes, il n'y a rien que je déteste plus que cela, car en réalité, ils finissent - les vrais philosophes, non ceux qui se revendiquent comme tel - toujours par se rejoindre, même si les apparences nous induisent en erreur... C'est un travail de longue haleine que de rapprocher les antagonismes apparents.

    Mais là, je crois que l'on atteint malheureusement les limites de l'échange internetique.

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  73. Dorham

    Je le crois également et je ne voudrais pas rentrer dans un débat sur le fond. Mais je pense qu’il y a une différence entre vous et moi qui reste pertinente dans le cadre de ce débat.

    Personnellement je ne crois pas qu’il existe quelque chose qui s’appelle « la liberté » vers laquelle pourrait mener quelque chose qu’on pourrait appeler un « chemin ». Je ne pense pas qu’il y ait une « vérité extérieure à l’être humain » et un impératif au nom duquel il « convient » d’entrer en quête de cette « vérité».

    Je ne pense pas qu’il y ait un lieu où les « vrais » philosophes finissent par se rejoindre, et votre distinction éculée (c’est pas un gros mot) entre « apparence » et « réalité » m’est incompréhensible.

    Les raisons de ces divergences sont infinies, elles tiennent à l’usage des mots, à nos lectures et à nos vies.

    Ce qui me choque (enfin bon… façon de parler) n’est pas que nos pensées soient violemment incompatibles (car il y a effectivement une certaine violence dans cette incompatibilité et d’une certaine manière, tant mieux, puisque vos idées me soulèvent le cœur autant qu’elles me torturent les neurones- oui je sais, il n’y a pas de remède à la passion…) mais le fait que vous qualifiez de non-pensée ce qui vous est à tort ou à raison totalement étranger, ou totalement contraire.

    Le débat d’idées amène nécessairement un minimum de condescendance. Je ne vois pas pourquoi je vous contredirais si j’estimais que vous êtes plus intelligent et plus cultivé que moi. Et vice-versa. Mais enfin, il y a des limites…

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  74. bon enfin entre NV et Dorham, c'est quand même NV qu'à l'air le moins fin, j'allais dire le plus con, un effet de style je suppose; de style de Dorham bien sûr... ;-))

    Geargies

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  75. "Je le crois également et je ne voudrais pas rentrer dans un débat sur le fond."

    Et moi si. Je ne vois aucunement l'intérêt d'effleurer éternellement un sujet de la sorte. De bavarder sans cesse pour ainsi dire...

    "Ce qui me choque (...) [c'est] le fait que vous qualifi[i]ez de non-pensée ce qui vous est à tort ou à raison totalement étranger, ou totalement contraire."

    C'est précisément à cet endroit que vous faites erreur. Vous ne comprenez pas ce qui est pourtant clairement explicité dans mon discours.

    Puisque je dis que la vérité est extérieure à l'homme, puisque je dis que je me sens missionné (par ma condition d'homme) de me mettre en quête de celle-ci, c'est nécessairement que je considère la vérité comme tout à fait étrangère à ma condition. Cela me semblait parfaitement logique. On ne peut se mettre en quête que de ce que l'on ne possède pas.

    Vous, vous avez envie que je dise (comme la majorité des gens d'ailleurs qui n'ont pas la capacité d'assumer ce qu'ils pensent (parce qu'ils ne pensent pas, ils remuglent)) que chacun pense comme bon lui semble et que chacun a sa part de vérité.

    Excusez-moi d'être un peu offensif : c'est de la foutaise que cette idée là, de la merde en branches. Une chose ne peut pas être à la fois vraie et fausse (entre autres choses).

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  76. Et je ne vous méprise pas quant à moi, NV.

    Une autre grande différence entre vous et moi. Je considère que la pensée est une activité qui ne recquiert aucune intelligence particulière, aucune culture particulière. Il n'y a pas de degrés dans la pensée, de niveaux. On ne pense pas mieux ou moins bien, ou plus, ou davantage que le voisin. On pense ou on ne pense pas. Voilà tout.

    Même un trisomique est doté de la capacité de concevoir, de la capacité inné de penser. Et même un trisomique pourrait nous éclairer. Mieux que n'importe lequel de vos littérateurs prétendument lumineux.

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  77. "ce blog de fascistes invertébrés qui n'aiment pas les pewsonnes de couleuw" (antiphrase nicolazienne)...
    c'est la preuve par la vaccination, sans doute: un peu de couleur ou de virus pour lutter contre beaucoup de couleur ou de virus.

    (c'était histoire de sourire, je vous lâche les baskets maintenant, ça devient ennuyeux, vos réponses et les miennes, finalement)

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  78. Dorham

    Vous n’êtes missionné par aucune condition, mon pauvre bonhomme, vous crèverez comme un chien de votre chimiothérapie ou de votre gâtisme, comme moi, et tout le monde ici, et votre mission grotesque tombera dans les poubelles de l’histoire.

    Je ne constatais pas que vous étiez étranger à la vérité (ce dont je me fiche totalement, puisque je pense qu’il n’existe rien de tout cela), mais que vous étiez étranger à tout ce qui était votre pensée rationaliste minable. L’argument selon lequel je n’aurais pas compris que vous cherchiez la vérité ailleurs que dans vous-même tombe donc totalement à côté de la plaque.

    Ne mettez pas des idées idiotes sous ma plume. Je ne souhaite pas que « chacun pense comme bon lui semble » ou que chacun ait « sa part de vérité ». J’aimerais au contraire que les crétins comme vous arrêtent de croire qu’ils pensent, et que les autres arrêtent de croire qu’il y a une « vérité » dont il faut attraper une « part ».

    Quant au coup du trisomique pour faire pleurer dans les chaumières, c’est parfaitement répugnant. Votre conception d’une pensée qui serait quelque chose indépendamment des conditions dans lesquelles elle s’exerce est délirante. Il ne s’agit pas de prétendre qu’il y a des « degrés » ou des "niveaux" de pensée (vous vous fabriquez des adversaires « ad hoc » qui n’existent que dans vous fantasmes, uniquement pour pouvoir les réfuter) mais d’empêcher de nuire les naïfs comme vous qui mettent sous le même mot (pensée, être, liberté, vérité et toutes ces sottises…) tant de situations différentes…

    Mais bien sûr que si que vous me méprisez. Toute votre prose en témoigne. Ce qui m’autorise à en faire autant. Vermisseau.

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  79. NV,

    Calmez-vous donc ! la colère ne vous va pas bien au teint !

    "Vous n’êtes missionné par aucune condition, mon pauvre bonhomme, vous crèverez comme un chien de votre chimiothérapie ou de votre gâtisme, comme moi, et tout le monde ici, et votre mission grotesque tombera dans les poubelles de l’histoire. "

    Je ne vois pas le rapport. La mort existe, la maladie aussi, vieillir est une fatalité. Nous sommes des choses banales, appelées à disparaître (et à morfler au passage) et à être oubliées... Bingo ! Vous avez d'autres portes à enfoncer ? Cela n'empêche absolument rien. Cela n'a strictement AUCUN RAPPORT !

    "Je ne constatais pas que vous étiez étranger à la vérité (ce dont je me fiche totalement, puisque je pense qu’il n’existe rien de tout cela), mais que vous étiez étranger à tout ce qui était votre pensée rationaliste minable. L’argument selon lequel je n’aurais pas compris que vous cherchiez la vérité ailleurs que dans vous-même tombe donc totalement à côté de la plaque."

    Arrêtez de dire n'importe quoi, de mentir en déformant vos propres propos et relisez-vous donc. Se renier, c'est pas la classe ! Vous avez écrit que je réfutais le statut de pensée à toute pensée (vous vouliez dire opinion) contraire. Vous avez voulu discuter, débattre : assumez le sens de ce que vous écrivez !

    "Ne mettez pas des idées idiotes sous ma plume. Je ne souhaite pas que « chacun pense comme bon lui semble » ou que chacun ait « sa part de vérité ». J’aimerais au contraire que les crétins comme vous arrêtent de croire qu’ils pensent, et que les autres arrêtent de croire qu’il y a une « vérité » dont il faut attraper une « part »."

    NV, vous n'êtes même pas à l'orée de ce que je pense puisque comme je vous l'ai dit, je ne pense pas que l'exposition des idées soit possible sur internet. La preuve, ce débat (qui devient consternant) que nous menons tous les deux...

    "Quant au coup du trisomique pour faire pleurer dans les chaumières, c’est parfaitement répugnant. Votre conception d’une pensée qui serait quelque chose indépendamment des conditions dans lesquelles elle s’exerce est délirante. Il ne s’agit pas de prétendre qu’il y a des « degrés » ou des "niveaux" de pensée (vous vous fabriquez des adversaires « ad hoc » qui n’existent que dans vous fantasmes, uniquement pour pouvoir les réfuter) mais d’empêcher de nuire les naïfs comme vous qui mettent sous le même mot (pensée, être, liberté, vérité et toutes ces sottises…) tant de situations différentes…"

    Le but n'était pas de faire pleurer mais de distinguer l'idée de la réflexion si vous voulez, la pensée de la culture ou de l'éducation. Ensuite, je ne met aucunement sous le même mot pensée, liberté, être mais je les relie, ce qui n'est à l'évidence pas du tout la même chose. Par ailleurs, puisque vous vous essayez à la sémantique, ces concepts ne sont pas des "situations". Cela ne veut rien dire...

    "Mais bien sûr que si que vous me méprisez. Toute votre prose en témoigne. Ce qui m’autorise à en faire autant. Vermisseau."

    On méprise que ce que l'on identifie, or je ne vous identifie pas, avec votre philosophie du rien c'est déjà quelque chose.

    La preuve, je vous ai copieusement ignoré jusqu'à ce jour, où vous vous êtes entiché de ma personne. Trop bon, je réponds...

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  80. D'ailleurs ma bonté a une limite et cette limite vient précisément d'être outrepassée. A la revoyure !

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  81. sa bonté...j'hallucine...sa connerie oui...

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  82. Ah NV vient de trouver sa vérité !
    :-))

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  83. Nicolas et Mr Poireau,
    Arretez de tenter d'abaisser le niveau du débat.
    Par contre, je trouve que Didier Goux a des comportements de pédé : il fout le bordel sur son blog et après, l'air de rien, il va se pieuter prétextant une maladie imaginaire.
    Ca refuse un duel à l'ancienne et ça ose se la jouer Chevalier Du Roi De France !

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