lundi 29 novembre 2010

Publication des bans


Ça se passait le 23 octobre. La preuve : c'est dans le journal...

25 commentaires:

  1. A lire les premiers jours de votre journal d'octobre, je vois que le complexe de panoplie peut s'étendre à la culture.

    Curieuse obsession que celle qui vous ramène sans cessse au concept de culture relative et qui semble vous faire souffrir: pas enraciné dans le bon terreau (là, ça fait M. jourdain maudissant ses patrents ), toujours frustré de tendre de trop loin vers l'inaccessible étoile (culture absolue qui n'existe pas).

    Ça doit pas être facile tous les jours!

    Et si vous vous contentiez de faire avec ce que vous avez?

    Suggestion stupide, vu que vous semblez n'avoir pu et ne jamais pouvoir fonctionner que dans une logique de manque impliquant la nécessité impérieuse d'une traque culturellle forcément vaine. Curieux moteur...

    Tout ça me paraît bien adolescent.

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  2. Il y a des moments où la bêtise contente d'elle-même devient trop difficile à supporter.

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  3. "Il y a des moments où la bêtise contente d'elle-même devient trop difficile à supporter."

    Votre suicide ne résoudrait rien, Jérôme!

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  4. Je m'appelle Georges, Jacques Etienne, ne vous en déplaise. Je ne cherche pas à savoir si Jacques Etienne est votre véritable prénom, ni quel est votre patronyme, j'utilise celui que vous mettez à notre disposition pour vous nommer, et je vous demande d'en faire autant.

    Je vous demande cela d'autant plus que je ne me suis jamais caché derrière mon pseudo, contrairement à beaucoup.

    Pour en revenir au fond, vous donnez vous-même le fin mot de l'histoire : « Et si vous vous contentiez de faire avec ce que vous avez? » C'est précisément cela, qu'un homme cultivé ne fera jamais, car un homme cultivé est celui qui est EN TRAIN de se cultiver, celui qui par définition ne se contentera jamais de ce qu'il sait, de ce qu'il est, de ce qu'il a.

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  5. Contradictoire, cette idée qu'il y a des êtres supérieurs à vous, ces artistes que vous vénérez, à raison, d'un côté, et cette attitude qui vous pousse à refuser l'humble compliment d'une sous-merde de 30 ans de basse extraction sociale qui ne connaît rien de la vie et qui vous juge, à raison, supérieur à elle...(par exemple...)

    Un compliment...ça ne fait pas mal, ce n'est pas un piège que je vous tends...

    Fausse modestie ?

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  6. L'accusation d'élitisme n'est pas un vain mot, un fantasme de vieux ronchon réactionnaire et aigri. J'ai eu personnellement à en subir les effets quand j'étais encore professeur au conservatoire, et je vous jure qu'on ne vous laissait pas tranquille alors tant que vous n'aviez pas rédigé (au moins verbalement) votre lettre d'autocritique. Je me suis laissé intimider une ou deux fois, je le confesse, avant de redresser la tête, mais le fait même de redresser la tête s'est concrétisé quelques années plus tard par un départ, donc une défaite. (Je vous parle d'un moment qui remonte maintenant à une vingtaine d'années. Les choses sont beaucoup plus faciles aujourd'hui, quand on tient à revendiquer cet "élitisme".)

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  7. @Georges
    Jacques est mon véritable prénom, Etienne mon véritable patronyme. Je n'aime pas beaucoup les pseudo qui me semblent relever de je ne sais quelle prudence qu'aucun danger ne vient justifier.

    J'ai moi-même dénoncé l'absurdité de ma phrase « Et si vous vous contentiez de faire avec ce que vous avez? » pour ce qui concerne le "problème" de Didier dans le paragraphe qui suivait.

    Entendons-nous bien: je suis entièrement d'accord avec vous quand vous dites que la culture est un cheminement sans fin, un processus d'acquisition et non un capital sur lequel on vit.
    Seulement je ressens dans ce que dit Didier dans son dernier billet comme dans les premiers jours de son journal d'octobre ( la relecture desquels a peut-être poussé notre héros à revenir sur ce sujet) la déploration d'un manque initial impossible à combler.
    Il se peut que je me trompe, mais à une saine curiosité qui pousse à découvrir, donc à se cultiver, me semble se mêler une sorte de complexe d'infériorité transformant le plaisir d'apprendre en impérieuse nécessité.
    Se contenter de ce qu'on a, c'est dépasser le complexe de panoplie (culturelle) pour jouir pleinement des découvertes nouvelles.

    Si je ne suis pas clair, tant pis!

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  8. Non mais vous vous foutez du monde ?

    « Suggestion stupide, vu que vous semblez n'avoir pu et ne jamais pouvoir fonctionner que dans une logique de manque impliquant la nécessité impérieuse d'une traque culturellle forcément vaine. Curieux moteur...»

    C'est cela que vous appelez "dénoncer l'absurdité de [votre] phrase" ? Curieux boteur en bouche…

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  9. Le balancement indécidable (pour moi) entre savoir tout sur un petit (ou plus ou moins restreint) secteur et savoir peu sur beaucoup est moteur (pour parler comme Jaques Etienne) de beaucoup de choses, en effet. J'ai toujours eu ce fantasme, d'être incollable (non, pas incollable, érudit, profondément et sérieusement érudit) sur disons par exemple la musique des contrapuntistes flamands du XVIe siècle, ou, plus humblement, sur la musique et la vie de Schumann, mais, comment résister à la tentation du plaisir, car évidemment, il est à peu près partout ailleurs (aussi), et d'autre part, comme vous le dites, comment ne pas voir que connaître Bach permet de comprendre Mozart, et que telle petite pièce tout sauf géniale de Gabriel Pierné permet de mieux cerner Debussy, etc. ? D'un autre côté, quand on est au milieu du gué, on est réduit à l'insatisfaction permanente, on est toujours plus ou moins honteux de ses manques qui semblent tellement cruels, et qui grèvent l'ensemble d'un habit dépenaillé et vulgaire. Les journées n'ont que vingt-quatre heures, et l'on ne vit que très peu, et l'on n'est pas un prodige non plus, et l'on n'a plus vingt ans, il faut donc faire avec, c'est très dur.

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  10. @ Georges:

    Je ne me fous pas du monde. Désolé de n'avoir pas été clair.

    D'un autre côté, le post qui suit illustre très bien votre conception de la culture. Je ne la partage pas, mais, puisqu'à vos yeux la vôtre est la seule qui tienne, pourquoi troubler votre science avec mes niaiseries?

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  11. « puisqu'à vos yeux la vôtre est la seule qui tienne »

    Et voilà, on en revient inlassablement là, à ce point aveugle, autiste, désespérant : t'as ta culture, j'ai la mienne, cool.

    À la fin des fins, toujours un problème de vocabulaire, toujours un problème de langue. Ce « puisqu'à vos yeux la vôtre est la seule qui tienne » est bien le signe patent d'un dialogue de sourds, ou, plutôt, de muets.


    Philippe Sollers a raison : c'est bien d'une guerre qu'il s'agit.

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  12. Didier, je vous signale aimablement que vous avez un guide autrement fameux que moi, pour ce qui concerne au moins la forme sonate, qui est Leonard Bernstein en personne, dont je vous ai envoyé il n'y a pas si longtemps la conférence filmée sur cette forme… Pas de meilleur professeur !

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  13. CC, je ne comprends pas à quoi vous semblez faire allusion. Il est vrai que je suis occupé à trois choses en même temps...

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  14. Didier: dans Krakmo, R.Camus écrit que des rayons de ses bibliothèques neuves sont vides, et se demande quel beaux livres, ou enfin assez beaux, il va acheter au mètre pour les meubler.
    Je pense à Dumézil qui s'amusait à apprendre une langue étrangère avec trois romans et un dictionnaire, à sa maison pleine de livres en triple épaisseur contre les murs, en stalagmites un peu partout.
    Que dirait Umberto Eco de cette discussion?

    "Tous les enfants sont poètes, sauf Minou Drouet" (Cocteau)
    Tous les hommes sont cultivés, sauf Georges. (moi)

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  15. Toutes les femmes sont tentantes, sauf Suzanne. (Georges)

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  16. Vous êtes réellement modeste, sans doute. Je vous avais expliqué, une fois que je vous trouvais cultivé...Et je pensais que vous faisiez allusion à ce compliment dans votre journal...

    Mais je suis trop minuscule pour accrocher votre attention, ne serait-ce qu'une seconde...Pourtant, vous savez, au contact de vos écrits, je m'enrichis, je m'améliore...du moins, j'essaye...

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  17. CC : non, je parlais en général. Et vous pouvez cesser votre auto-flagellation : j'ai horreur de la vue du sang...

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  18. Et ne comptez pas sur moi pour passer la serpillère...

    http://www.maxi-gif.com/gif-anime/horreur/horreur-sang-00010.gif

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  19. Cette discussion suivant la photo est navrante.. Il n'y a aucun doute que la semaine du 23 octobre était la semaine de la célébration de l'Amour.. puisse t 'il nous accompagner longtemps!

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  20. Vous vous foutez du monde. J’ai vu changer ce quartier, ces vingt dernières années. Un de mes plus vieux amis habitaient là, il y a une vingtaine d’années. Lorsque j’y allait, alors, ce quartier était du genre : deux tiers français pauvres et un tiers arabe. Aujourd’hui, il n’y a plus de Français pauvres (ou alors ils rasent les murs). La dernière fois où j’y suis allé, dans ce quartier désormais purement africain, c’était justement invité chez Balmeyer. Ne me dites pas pas que ce quartier est « divers ». C’est une pure enclave africaine, qui, précisément, n’a plus rien de « divers ». Il y a trente ans, j’ai emmené ma grand-mère (peu de temps avant sa mort) dans ce quartier où elle avait vécu vers 1910-1914. C’était déjà très différent de ce qu’elle avait connu, forcément.
    Aujourd’hui, ce quartier, anciennement populaire, est devenu un «quartier nègre», comme l’on disait au temps des colonies. Et vous savez quoi ? Tous ces nègres vont se faire fourrer, mais alors profond, par plus enculés qu’eux : leurs petits camarades musulmans, arabes, qui les méprisent du fond du cœur. Je vous souhaite bien du plaisir.

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    Heu on se calme ici okey?? car moi je suis arabe et pour autant j'insultes pas les français ou autres? Franchement vous et les personnes dans votre genre vous me faites bien rire vous croyez en dieu etc etc mais franchement est ce que Dieu n'a pas dit "aides et aimes ton prochaine"? franchement vous êtes pathétiques et c'est vous qui aller vous faire v*** :x

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  21. Anonyme,

    Calmez-vous et rassurez-vous : il n'y a pas que des apprentis croisés qui trainent par ici.

    Quand bien même on en trouve, ils ont des armures en plastique.

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  22. Dorham: la Croisette des Croisés ?

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  23. Vu qu' au départ Dieu, c'est le Verbe, je pense qu'il a dit: Aime et Aide ton prochain.. S'il y en a un qui ne doit pas beaucoup faire de fautes dans les langues de Babel, c'est bien lui....

    Bon allez encore un effort pour faire encore plus navrant que le taulier ferme les comms...

    Geargies

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  24. il n'y a pas beaucoup de sourires dans ces commentaires

    @unouveaucompte

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  25. Merci pour votre journal cher Didier ! Quant à la vue du sang, je peux vous désensibiliser si vous le souhaitez... (smiley smiley) .

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