jeudi 9 décembre 2010

Le réchauffement climatique bat son plein


L'impression un peu perturbante, ce matin, de vivre à l'intérieur d'un dessin animé de Walt Disney – et la question immédiatement corollaire : comment faire pour se sortir de ce piège à rats, tout en sucre et en guimauve durcie ? Eh bien, on ne peut pas. On ne va même pas essayer. On va rester tout tranquillement devant son ordinateur, on n'ira pas à Lagardère et c'est Lagardère qui viendra t'à nous, si besoin est. Déjà, partant de Levallois à trois heures et quart hier, Ludovic et moi avons eu beaucoup de chance de rallier le Plessis en une heure et demie : les malheureux qui ont tenté leur chance après nous étaient encore dans leurs voitures à neuf heures du soir, en tout cas dans certains coins de l'Île-de-France ; la vie, présidée par le tout-puissant et irrésistible réchauffement climatique commence à prendre les allures d'une nouvelle de Julio Cortàzar.

Disney d'un côté, Cortàzar de l'autre : l'écartèlement spirituel est à son comble.

22 commentaires:

  1. "les malheureux qui ont tenté leur chance après nous étaient encore dans leurs voitures à neuf heures du soir"

    Depuis quand vous vous intéressez aux gens ?

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  2. Depuis qu'ils me fournissent une excellente raison pour ne pas bouger de chez moi aujourd'hui...

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  3. Plaignez-vous ! ça vous donne une occasion d'écrire, d'avouer que le réchauffement climatique vous tracasse. Et même de nous sortir Cortàzar...

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  4. Ah, ben tiens, je vais vous dédicacer un billet photo, photo toute fraîche de ce matin...

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  5. Cortázar, c'est-y pas lui qui nous a écrit ce récit de voyage sur l'autoroute de Paris-Marseille, trajet qui dura un mois? Pour le coup, c'était judicieux de nous le sortir, et pis je l'aime bien moi, ce doux communiste.

    Pivar

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  6. Herbe de Provence : oui, je suppose, en effet. On attendra vos classiques inondations et autres crues, pour rigoler à notre tour...

    Le Plouc : est-ce que j'ai l'air de me plaindre ?

    Suzanne : j'attends...

    Pivar : oui, c'est même pour cela que je l'ai “sorti”, comme vous dites. Si ma mémoire est bonne, la nouvelle doit s'appeler Autoroute du Sud.

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  7. flânant dans une librairie hier, j'ai failli acheter Rayuela (Marelle) de Cortázar, en version originale, est-ce que ça vaut le coup?

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  8. J'ai beaucoup aimé Marelle quand je l'ai découvert, vers 19 ou 20 ans. Mais je crains que ce gros roman n'ait un peu vieilli. Les nouvelles me semblent préférables (et de préférence celles des années soixante, avant l'engagement politique absurde de l'auteur...). Sauf, bien entendu, si vous avez déjà lu les nouvelles, auquel cas achetez le roman sans hésiter.

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  9. On a dû le lire au même moment (Marelle).

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  10. Ah, c'est pour ça que je ne le trouvais jamais quand je voulais le lire !

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  11. Je suis inculte: j'ignorais l'existence de "L'Autoroute du Sud". Je pensais aux "Autonautes de la Cosmoroute", où en bon hippie, Julio part en Combi Volkswagen avec Carole Dunlop à Marseille en s'arrêtant à chaque aire d'autoroute pour l'explorer de façon très scientifique. Un mois sur l'autoroute. Très bon livre en tout cas!

    Et je dirais que "Marelle" vaut le coup. Et que l'engagement communiste de Julio n'est pas du tout absurde, et colle bien avec ses rêves d'enfant. (Présence d'un système maternel bannissant le risque, règles omniprésentes et rassurantes, etc. Sans vouloir faire de psychanalyse hein...)

    Pivar

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  12. La nouvelle en question est dans le recueil de 1966, intitulé Tous les feux le feu. Il s'agit de gens pris dans un bouchon, en rase campagne, lequel dure des heures, puis des jours, et finalement plusieurs saisons...

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  13. Ce n'est pas Lagardère, c'est Val d'Isère, qui vient à vous... :)

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  14. ralala ... normal tout ça : le réchauffement fait fondre les glaciers d'eau douce dans l'eau de mer, perturbant ainsi le gulf stream ... et le réchauffement amène ainsi le refroidissement ! à vos skis les amis ! (j'adore tes références littéraires :))

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  15. "Vu du Sud, c'est plutôt amusant..."
    Etrange, comme réaction.
    Les incendies de garrigues et de pinèdes ne me font pas rigoler. Ni les crues (comme le note Didier), ni les ruptures des digues en Camargue, ni la Méditerranée dépotoir. Ni les grèves des éboueurs à Marseille.
    Tout ça, ça fait mal à notre pays, non?
    A moins que ce pays ne soit déjà plus à nous.

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  16. CC : encore pire ! Les joies de la glisse, quelle monstruosité hargneuse, comme disait Rimbaud à propos de tout autre chose.

    Mirabelle : oh mais j'ai bien compris que le réchauffement avait toujours le dernier mot, ne vous inquiétez pas !

    Le Gerbille : désolé, mais un paysage de neige me rappelle toujours les dessins animés de ma petite enfance. avec le pauvre tailleur transi de froid dans sa cahute de merde, qui n'a plus qu'un méchant quignon de pain pour passer Noël, etc.

    Carine : je suppose qu'il était assorti d'un smiley, ce "vu du sud"...

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  17. C'est plutôt réussi comme paysage de neige, ça rend même l'autoroute décorative. Mais ne ricanez pas trop sur le réchauffement: en dépit d'une glaciation intermédiaire possible, on voit nettement que la glissière de sécurité, au centre, a été déformée par la chaleur.

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  18. Didier:
    c'est à cause qu'ici, on ne met pas de smiley.
    Alors on ne comprend rien quand c'est pas sérieux.

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  19. Ah mon coucou, t'es en forme aujourd'hui !

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  20. On ne comprendra pas le destin politique de la France si on ne médite pas ceci : chaque année, ces cons de français sont SURPRIS par l'hiver... et comme chaque années c'est la faute au gouvernement si ça glisse sans pneu neige.

    Vu du Canada c'est un mystère.

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