vendredi 17 décembre 2010

Dans mes poubelles de cinéma : Fellini

Alors, lui, j'ai essayé vingt fois ou plus, durant les trente années qui viennent de s'écouler – et encore hier soir. Ginger et Fred, pour Mastroianni, j'ai ressayé, je le jure. Impossible. Je n'ai même pas tenu jusqu'au moment où Marcello arrive dans le film, c'est assez dire.

Je déteste Fellini. Non, même pas : il m'emmerde. Profondément. Il m'a toujours emmerdé, et les vingt minutes que je lui ai encore accordées ont pesé leur poids de plomb, de fausse gaudriole, de délire pachydermique. Les acteurs pèsent des tonnes chez Fellini, les trognes sont trop choisies, les chorégraphies pesamment improvisées, le faux ravissement dans les regards, de se retrouver sous la caméra d'un tel génie, tout cela m'endort et m'énerve à la fois. Je ne connais pas de plus faux génie que Fellini, de plus lourde légèreté appliquée, de cinéma plus dénué de grâce que le sien. Rien que de parler de Fellini me donne envie de distribuer des gifles à tout ce qui s'agite devant une caméra.

Il n'est pas le seul, notez. Des Woody Allen, des Tarantino, des Almodòvar (et je dois bien en oublier deux ou trois) sont aussi surestimés aujourd'hui qu'il le fut naguère. Mais Fellini est l'archétype de l'imposteur, le membre fondateur de ce club des nuls encensés.

Il est parfaitement inutile de venir emplir la boîte à commentaires de plaidoyers en défense de cet Italien boursouflé : je ne vous répondrai pas, et vous dégringoleriez des trois barreaux que vous aviez su par ailleurs grimper sur l'échelle de mon estime.

D'autant qu'il se peut que je me trompe du tout au tout, et que votre Fellini soit en effet un génie. Eh bien, je vais vous dire : ma détestation est telle que, si c'était le cas, je préférerais passer pour un con dans les siècles des siècles que de laisser varier d'un pouce mes présupposés le concernant.

56 commentaires:

  1. Fellini ? Ca résonne comme une nouvelle marque de pâtes.

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  2. Je souscris absolument et sans réserve à ce que vous dites là Didier !
    Les deux ou trois que vous avez oubliés : Pasolini (dont chaque plan tire le spectateur par la manche du genre « Alors t'as vu comme c'est beau hein ! »), Godard (plus c'est imbitable plus les intellos se pâment de n'y rien comprendre en faisant semblant d'y voir cinquante choses) et Wenders (plus c'est chiant plus ils en raffolent).
    « L'archétype de l'imposteur, le membre fondateur de ce club des nuls encensés. » On ne saurait mieux dire. Le club des intouchables. Quand on les critique devant un auto-déclaré "cinéphile", on sait d'avance que l'on est dicrédité, ce faisant, pour la vie.

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  3. Je vous trouve tous, et Monsieur Goux le premier, d'une rare agressivité au regard du talent - prétendu ou non - des autres. Que vous n'aimiez pas le style de l'un ou la boursouflure de l'autre, voilà qui se conçoit fort bien. Mais de là à vouer aux gémonies une pleine palette de gens qui firent, les uns comme les autres, au moins une fois preuve d'un réel talent filmique... alors là...
    C'est un peu comme si je vous disais, de but en blanc, que Flaubert me fait suer, que Balzac est un faiseur, Hugo un égocentré et les Dumas une paire de cons génétiquement modifiés.
    Avouez que ce serait... un brin sot ?

    Mais j'aime tellement vous lire, cher Didier Goux, que tout est déjà pardonné et que de surcroît, je me moque bien d'avoir dégringolé l'échelle !

    Kalle

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  4. Ah ! L'agressivité maintenant !
    Toujours cette question du goût qui est, littéralement, inabordable.
    Ressentir de l'agressivité là où il est question d'opinion, de simple opinion, et même pas, tiens !- de sensation. Cette affreuse impression de fossé que l'on remarque entre la notoriété indéboulonnable faite par quelques sophistes et la qualité que l'on peut y trouver, individuellement, à cette icône !
    Qu'y a-t-il d'agressif à être exaspéré par ce que l'on considère, à titre strictementpersonnel, comme une imposture ?
    Au moins, quand on dit cela, on assume le fait que cela n'engage que soi. Alors qu'il est si simple de gémir avec les loups que Fellini, par exemple, est un génie.

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  5. Au risque de me facher avec vous et M. Labeuche, personnellement, du temps où je m'intéressais au cinéma (aujourd'hui j'ai un mal fou à "rentrer" dans un film et, cet exploit accompli à le regarder jusqu'à la fin), en ces temps bénis, donc, j'avais tendance à considérer M. Fellini comme un fabricant d'images originales. Je n'emploierai pas le mot "génie", car plus j'avance moins ce mot me semble recouvrir un concept quelconque, mais un grand cinéaste, contrastant avec la platitude ambiante...

    Maintenant, je peux me tromper. J'en ai l'habitude et ma bassesse morale va jusqu'à n'en avoir aucune honte.

    Pour Pasolini et Godard je suis d'accord avec M. Labeuche. Peut-être partagerais-je son avis sur Wenders s'il m'était arrivé de voir ses films.

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  6. Pour Fellini, nous sommes parfaitement d'accord encore que comme ON le dit, tous les gouts sont dans la nature.
    Par contre Tarentino, non pas d'accord, Pulp Fiction est sans conteste un des meilleurs films de ces dernières 20 annnées.
    L'avez-vous vu ?

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  7. Nicolas : il est assez pâteux, en effet.

    Beuche :entièrement d'accord à propos de Wenders, mais pas tout à fait en ce qui concerne Pasolini.

    Kalle : Oui, bon, j'ai bien le droit de faire un peu de provocation de temps en temps, moi aussi...

    Jacques Étienne : En fait, je conçois fort bien que l'on aime Fellini, et je vois bien, même, ce qui peut séduire chez lui : c'est tout ce que, moi, je déteste...

    Corto : je ne sais plus si je l'ai vu, celui-là. Je trouve Tarantino bavard et agité.

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  8. « Godard (plus c'est imbitable plus les intellos se pâment de n'y rien comprendre en faisant semblant d'y voir cinquante choses) »

    Beuche, mon baromètre infaillible : Godard, mon amour.

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  9. Une grande partie du cinéma américain (actuel) est aussi comme cela, maniéré, bavard, surjoué, artificiel, limite grimaçant.
    Je suis d'accord avec vous concernant particulièrement Woody Allen. Il suffit qu'il sorte un film pour qu'il soit encensé de manière quasiment pavlovienne (cf France Inter, Le Monde ou Télérama).
    Ce côté démonstratif est presque une façon de prendre les spectateurs pour des c... du genre "je suis obligé d'en faire des tonnes au cas où vous ne comprendriez pas".

    Quand à l'échelle, je sais qu'ici je ne peux descendre plus bas, alors...

    Duga

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  10. « Pulp Fiction est sans conteste un des meilleurs films de ces dernières 20 annnées. »
    C'est incroyable, ce discours, d'autant plus incroyable que c'est sans doute une des opinions la plus partagée.
    Comment peut-on aimer le cinéma et goûter Pulp Fiction ? C'est le degré zéro de la mise en scène, aucun plan n'est pensé, c'est Festivus porté sur les écrans, de la frénésie pour ne rien montrer, de l'ironie incessante érigée en fond de commerce, du tape-à-l'oeil racoleur.
    Ce n'est rien, Pulp Fiction, rien du tout (comme cette merde de Kill Bill par exemple).
    Le problème, c'est que sous les airs apparents d'oeuvre cool, fashion, kitsch et sympa, c'est très prétentieux, Tarantino.

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  11. Jacques, je ne me fache pas pour des questions de goût, je me fâche pour des questions de jugement.
    C'est que je ne prétends pas avoir des goûts supérieurs à ceux des autres, pas du tout ! Ce que je déteste, c'est les affirmations péremptoires du genre : "Tel cinéaste est un génie" pour faire fermer sa gueule sans souci d'argumentation à quelqu'un qui s'emmerde devant ses films.

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  12. Il arrive même que l'on se retrouve devant une oeuvre dont on voit bien qu'elle est importante et de grande qualité mais qui se refuse totalement à nous.
    Me concernant, il en va ainsi avec Lynch. J'ai bien l'impression que je suis devant quelque chose de singulier, de fort, de beau, même, alllons-y, de grand, si on veut, mais alors, qu'est-ce que ça m'ennuie ! Je n'y vois rien, dans un film de Lynch. Alors que j'ai bien conscience qu'il y a des choses à y voir. Alors que pour Tarantino, le fait qu'il n'y a rien à voir saute aux yeux.
    C'est peut-être ça qui plait, je ne sais pas.

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  13. « Eh bien, je vais vous dire : ma détestation est telle que, si c'était le cas, je préférerais passer pour un con dans les siècles des siècles que de laisser varier d'un pouce mes présupposés le concernant. »
    N'est-ce pas Renaud Camus, dans Esthétique de la Solitude (entre autres), qui didait qu'aimer quelque chose, c'était avant tout s'aimer l'aimer, s'aimer l'aimant, cette chose ?
    Il en va ainsi, aussi, des exécrations, il me semble : s'aimer ne pas aimer quelque chose, savoir qu'on se détesterait, ou qu'on s'aimerait moins, si on se mettait à aimer telle chose.

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  14. Vos échanges me font penser à cet anecdote que je cite de mémoire, n'étant d'ailleurs pas certain de l'identité des intervenants (mais je crois en garder l'esprit).
    A une dame qui lui disait ne pas aimer Brahms (?), Fauré(?) aurait répondu : Ne vous en faites pas, il s'en remettra...

    Bien que n'aimant pas particulièrement Fellini, je le considère néanmoins comme un grand cinéaste (idem pour Visconti par ex) et pour le moins le créateur d'un genre (Roma est un grand film, il faudrait bien entendu développer). De même qu'il est absolument ridicule de nier que Godard représente un moment important de l'histoire du cinéma. C'est un peu comme si on disait qu'Ulysse de Joyce c'est nul, illisible etc.. Bon ben d'accord, mais comme disait l'autre : ils s'en remettront.

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  15. « Ne vous en faites pas, il s'en remettra... »
    Ce à quoi on pourrait ajouter : « Et on s'en tape, qu'il s'en remette ou pas. »

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  16. Bug ?
    Apparemment mon commentaire n'est pas passé.
    Donc je disais :
    @ Didier et tous les commentateurs :
    D'accord sur tout sauf en ce qui concerne "Les Ailes du Désir" de Wenders que j'ai beaucoup aimé !
    Geneviève

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  17. Beuche,
    Il est certain que tout, au bout du compte, se ramène à des questions de goûts (de Pascal à Kant, nombreux sont les auteurs qui ont travaillé sur ce thème, la question posée ( ici encore il faut revenir à Kant...ouais je sais Kant c'est chiant) est celle de la possibilité d'une discussion, d'un échange d'arguments.
    Au fond, contrairement à l'idée reçue, les seuls discussions possibles sont celles qui portent sur justement sur les goûts et les couleurs.

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  18. Sauf quand on est incapable d'admettre que son goût est justement son goût et seulement son goût ! Parce que ça exacerbe les susceptibilités, ces affaires de goût !

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  19. Il faut être capable de tuer, pour des histoires de goût, sinon il vaut mieux se taire.

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  20. "Il faut être capable de tuer, pour des histoires de goût, sinon il vaut mieux se taire."

    C'est bien timide, tout ça! Tuer? Simplement, comme ça?

    Qui est persuadé de la valeur de ses goûts, devrait, avant de mettre un contradicteur à mort, lui infliger la question de manière à ce qu'au point de disparaître ce dernier ait abjuré ses erreurs et puisse comparaître devant le tribunal suprême lavé de ses fautes.

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  21. Il fallait bien qu'un crétin aux abois se précipite, à peine l'os sorti de son sachet.

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  22. "Il fallait bien qu'un crétin aux abois se précipite, à peine l'os sorti de son sachet."

    Vous avez un grand mérite, M'sieur Georges: celui de me faire rire. Alors, que ce soit volontairement ou non, qu'importe!

    Votre métaphore filée du crétin aux abois se précipitant sur l'os est un peu bancale: en vénerie, c'est l'animal chassé qui est aux abois, pas le chien. Mais... Chacun son métier, pas vrai, M'sieur Georges?

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  23. C'est assez reposant d'oublier de s'abonner aux coms, ici.

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  24. Kalle ??? Sofie ??? Geargies

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  25. Parlons maintenant des films de votre panthéon !
    Tiens mais Woody A. a fait jouer la jolie Scarlett deux fois, non ?
    Quand j'étais jeune j'aimais les films de Bergman, pour les paysages nordiques et pour Liv Ullman.

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  26. Aimer Bergman pour les paysages nordiques...
    Et John Ford parce qu'on aime les chevaux, aussi, non ?

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  27. "Il faut être capable de tuer, pour des histoires de goût, sinon il vaut mieux se taire."

    J'aurais voulu le dire!

    "Au fond, contrairement à l'idée reçue, les seuls discussions possibles sont celles qui portent sur justement sur les goûts et les couleurs."

    Et ouais!

    Nietzsche, "Généalogie de la Morale", puis "Par-delà le Bien et le Mal"

    En dehors de ça, pas de philosophie...: rien que des miroirs qu'on se lance à la tête!

    Laurent l'Anonyme

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  28. « Votre métaphore filée du crétin aux abois se précipitant sur l'os est un peu bancale: en vénerie, c'est l'animal chassé qui est aux abois, pas le chien. »

    Ah parce qu'en plus vous êtes bête ? Ça alors !

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  29. Didier:
    Même la Strada, vous détestez? Moi j'aime beaucoup. Je ris, je pleure en le voyant. Bizarre que vous n'aimiez pas.
    Pareil pour Zorba le Grec, de Cacoyannis. Je suis très bon public pour ces deux films qui ne sont en rien comparables. Sauf le noir et blanc. Et l'émotion.
    Ce film (la Strada) me fait penser aux premières oeuvres de Picasso, très belles toiles, on voyait l'artiste. Puis il s'est mis à donner à ses afficionados ce qu'ils voulaient voir, des conneries dans l'air du temps. Pareil pour Fellini.
    Je ne m'attends pas à ce que vous répondiez et ne crains pas de tomber de deux échelons dans votre estime. Vu que...
    (ya un bon tatamis, je peux tomber de très haut sans me faire mal ^^. Tout de suite ! Vous aviez pensé quoi?)

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  30. Nicolas:
    "C'est assez reposant d'oublier de s'abonner aux coms, ici."
    Ah enfin vous y êtes venu. Bravo.

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  31. Ah non ! Du coup, je me suis réinscrit. Après je suis en vacances, je ne pourrais plus avoir accès à vos bêtises en permanence...

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  32. Ah mais fallait pas vous réinscrire, Nicolas !
    Personne ne vous y obligeait. Si?
    Vous ne voulez pas louper un seul de mes commentaires, ça doit être ça ^^.

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  33. tatami ?
    j'aurais plutôt écrit salami dans le contexte.
    Et Cassavetes, Faces ?

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  34. Et on tue même pour des histoires de santé ! Ah les maladroits!

    "Aimer Bergman pour les paysages nordiques...
    Et John Ford parce qu'on aime les chevaux, aussi, non ?"
    @Beuche : on aime John Ford pour l'Arizona et pour les trous de balles (plombées).

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  35. Et dire que je passe aux yeux de D. Goux pour un handicapé mental parce que je ne trouve à Houellebecq que le talent d'être gris et vaseux. Et voilà qu'il envoie un direct dans les gencives à Fellini, après avoir détruit Nougaro au napalm...

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  36. C'est vrai qu'il n'y va pas avec le dos de la cuillère.

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  37. Moi je trouve plutôt qu'il a un bon coup de fourchette.

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  38. Certes, il a bien le droit de trouver Fellini surfait, mais pourquoi cette colère inopinée ? Il vient seulement de se rendre compte que Fellini lui tombait sur les nerfs ?

    Les goûts des uns, les dégoûts des autres... Moi, un cinéaste me sidère : Atom Egoyan (ses premiers films à tout le moins). Sa façon de filmer, l'ambiance des films, les acteurs (et surtout l'actrice Arsinée Khanjian, sa femme). Je considère « The Adjuster » comme un film grandiose. Je ne peux pas feindre que ce n'est rien, et je ne peux pas non plus traiter de débiles ceux qui verraient ce film sans broncher ou en bâillant. Idem pour « The baby of Mâcon » de Greenaway qui m'a décoiffé sévère, alors que l'on m'a assuré autoritairement que c'était du caca sur pellicule. Dois-je revoir mon jugement (celui d'un handicapé mental qui n'y connaît que dalle, malgré des centaines et des centaines de films regardés) ou l'affirmer ? Pourquoi ? Séduire qui ?

    J'ai au moins un avis péremptoire pour tout le cinéma étranger : tout film doublé est une merde. Les Mikhalkov, les Kiarostami et autres « basanés », faut voir ça en V.O. ou s'abstenir.

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  39. @Yanka
    le Zorba de Cacoyannis fait partie des nanars du siècle sur je ne sais plus quel inventaire bobo.
    Je m'en fiche.

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  40. Je crois qu'on peut parler de cinéma avec à peu près n'importe qui… SAUF BEUCHE !

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  41. Qui le sait, je rêverai peut-être de Georges cette nuit … (honni etc).

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  42. Georges et Emma sur l'île de Farö, face à la mer. Arrive un jeune garcon blod qui rampe et mord Georges à l'orteil, et ne le lâche pas. Georges se saisit d'une pierre et lui éclate le crâne avec. Emma s'allonge, Georges s'approche et, avec le suave accent suédois qu'est le sien lui murmure ; « Tu es morte ?» Pas de reponse. Il commence à lui caresser le bras, lorsque tout à coup, une lumière aveuglante les saisit : les châtelains de l'île ont vu toute la scène et sont écroulés d'un rire sardonique en montrant Georges du doigt, déconfit, apeuré.
    Emma se réveille.

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  43. Je suis sûr que Didier est en train de tout relire Renaud Camus pour voir si des fois ce ne serait pas surfait. Ah ! quand le doute vous saisit...

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  44. Je crois que Didier ne doutera jamais de Renaud Camus.
    Comme Beuche ne doutera jamais de Cioran.

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  45. "Ah parce qu'en plus vous êtes bête ? Ça alors !"

    La vie est profondément juste: si ce bon Jérôme est sorti premier de l'école du rire de Romorantin (section involontaire), ça ne doit rien au hasard.

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  46. Il est bon de douter, c'est-à-dire d'examiner de près, au sens du mot grec qui a donné « scepticisme ».

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  47. Il est bon de douter, oui, jusqu'à un certain point : avant que tout ne s'effondre. On ne peut pas vivre sur des ruines.

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  48. Non. On vit DANS des ruines ou bien ... on EST une ruine. .. ou bien l'intérieur ( du sujet) EST un champ de ruines...

    Perso, moi, ça va plutôt bien ce matin...

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  49. Ben... "La Strada", "Amarcord" et "Roma", moi je trouve que chacun dans son genre, ce sont de grands films. Le premier pour l'histoire et la mise en scène, les deux autres pour les images.

    La fin de "La Strada" me bouleverse. La scène de la fresque qui se délite dans "Roma" aussi. Et les images du paon dans la neige, de l'aliéné au somme tde son arbre ou du paquebot nocturne de "Amarcord" me restent en mémoire comme y restent de grands tableaux de maîtres.

    Que demander de plus à un cinéaste ?

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  50. "La fin de "La Strada" me bouleverse"
    Tout le film me bouleverse.

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  51. //"La fin de "La Strada" me bouleverse"
    Tout le film me bouleverse.//

    Pas mieux.

    Les autres, pas vu donc pas d'opinion.

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  52. Cher M. Goux, je suis bien d'accord avec vous. Que de complaisance chez Fellini. Les films de réalisateurs italiens comme Valerio Zurlini, Alberto Lattuada, Vittorio De Sica et Roberto Rossellini sont bien meilleurs, bien plus émouvants. En musique classique, la même chose était vraie du chef Herbert von Karajan, musicien ennuyeux au style englué. Des chefs comme George Szell, Fritz Reiner, Otto Klemperer, Karel Ancerl, Ernest Ansermet lui étaient bien supérieurs. La puissance de la mise en marché, le confort des idées reçues... (marcandredoran@gmail.com)

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