vendredi 13 décembre 2013

Les deux pédés qui s'ébattent au verger


Hier, une paire de merles a fait sa réapparition (ou refait son apparition, c'est selon) dans le verger des voisins. Je dis une paire plutôt qu'un couple car Catherine, dont l'acuité visuelle est supérieure à la mienne, au moins pour ce qui concerne les merles, prétend qu'il s'agit de deux mâles. « Encore une conséquence du mariage pour tous… », l'ai-je même entendu grommeler dans son absence de moustache. Il n'empêche qu'ils sont bien là, à picorer mécaniquement le sol herbu et à se goinfrer de pommes tombées. S'il s'était agi de corbeaux, j'aurais pu faire mon intéressant et vous trousser un couplet powétique dans lequel il aurait été question de funèbres oiseaux noirs, de crieurs du devoir et autres chers corbeaux délicieux, assemblés en une armée étrange aux cris sévères. Mais enfin, il ne s'agit bien que de merles, et cette andouille de Rimbaud n'a jamais jugé bon de versifier sur leur dos. D'ailleurs, je me demande ce que Verlaine et lui auraient pensé du mariage pour tous.

24 commentaires:

  1. Votre Irremplaçable m'en bouche un coin, si j'ose dire: comment reconnait-on, de loin, qu un merle est mâle ?

    RépondreSupprimer
  2. Réponses
    1. Et les mâles ont un bec orange vif.

      Supprimer
    2. La merlette est plutôt brunâtre.

      Supprimer
    3. Dans un blog réac, c'est normal.

      Supprimer
    4. En héraldique, la merlette est un petit oiseau sans pied ni bec

      Supprimer
  3. Complainte sans merles mais avec moineaux, et le mot "mort" dedans:

    Les moineaux des vieux toits pépient à ma fenêtre.
    Ils me regardent dîner, sans faim, à la carte ;
    Des âmes d'amis morts les habitent peut-être ?
    Je leur jette du pain : comme blessés, ils partent !
    Ah ! Jusqu'à ce que la nature soit bien bonne,
    Moi je veux vivre monotone.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. D'après Monsieur Google que je viens de consulter, il s'agirait de Jules Laforgue.
      Geneviève

      Supprimer
    2. http://www.laforgue.org/comp10.htm

      Comment on reconnait des merles homos ?

      log

      Supprimer
    3. "Comment on reconnait des merles homos ?"

      Vous avez déjà vu des merles hétéros s'enculer ?

      Supprimer
    4. Dans le billet, il n'est nulle part témoignage d'enculage de visu.

      log

      Supprimer
    5. Dans le même ton, avez vous déjà vu des merles hétéros s'enculer ?

      Non, plus... Les oiseaux n'ont souvent pas de bite, ou alors riquiqui.

      Supprimer
    6. De toutes façons, il n'y a que du gender de nos jours et démerdez vous avec.

      log

      Supprimer
  4. Oh le plumage des merles, les merles jeunes ne sont pas comme les merles adultes, il me semble que les merlette sont brune, sans bec orange, et les merlots ou merluchons (?) bruns avec un bec jaunes. Les merles vivent en band chez nous l'hiver et en couple l'été. Je n'aime pas trop les merles qui font fuir tous les autres oiseaux aux mangeoires, mais mon chouchou rouge gorge est un immonde personnage lui aussi, parfois il campe devant la bouffe pour chasser tout ce qui s'en approche.

    En observant la cruauté des oiseaux on se met à trouver la méchanceté des hommes naturelle.

    RépondreSupprimer
  5. S'il suffit d'aller bouffer avec un copain pour être homo...

    RépondreSupprimer
  6. Il y'a des merles qui préfèreraient se faire sodomiser plutôt que de se faire traiter d'homo…

    RépondreSupprimer
  7. Ces oiseaux n'ont aucune pudeur, ils devraient se vêtir, caleçon pour les gars et petite culotte pour les filles voire string si la merlette est gironde.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Ca c'est sexiste, je transmet à Najat qui va s'occuper de votre cas. Non mais !

      log

      Supprimer
    2. Avec plaisir, je la prends même sans culotte, yes!

      Supprimer
  8. Dites-donc Didier, c’est le perroquet de votre jardin qui vous a dit que ce vieil ivrogne de Verlaine avait baisé avec cette jeune racaille de Rimbaud ? Auriez-vous un jour partouzé avec ces deux vauriens ?
    Dans l’affirmative, je vous conseille de plumer ce volatile bavard et indiscret et de lui offrir une tombe en fricassée juteuse (on dit que les perroquets ont une chair très savoureuse).
    Cela étant, faute de merle, il vaut mieux bouffer des grives surgelées, normandes ou picardes plutôt que ces a-Freux (et intelligents) corbeaux qui sont aussi immangeables et in-bittables que la première andouille de poète ardennais venu — qui de plus, de la queue, sentirait la merde.

    Votre père rêve encore, je vous le dis… (mais je vous l’ai déjà écrit)
    Bien à vous.

    RépondreSupprimer
  9. En complément poétique, un peu de merle chez moi:

    http://fattorius.over-blog.com/2013/12/dimanche-po%C3%A9tique-153-th%C3%A9ophile-gautier.html

    Bon dimanche!

    RépondreSupprimer

Les commentaires anonymes seront systématiquement supprimés, quel que puisse être leur contenu, voire leur intérêt.