samedi 19 janvier 2008

L'Histoire repasse les plats

Il y a trois jours, à l'occasion d'un billet dont j'aurais mieux fait de me dispenser, j'ai fait allusion à une soirée camusienne chez Jean-Paul Marcheschi, ayant eu lieu le 31 mars dernier. Ce faisant, je vous menaçais de vous imposer la relecture de la pochade écrite dès le lendemain de cette rencontre. Comme je ne suis pas du genre à menacer en l'air, voici :


Dimanche 1er avril 2007


Les Douceurs du Pied de cochon



Nous étions douze, comme les Apôtres (également comme les salopards et les travaux d'Hercule, ou les oeufs dans le panier). Douze blogueurs conviés cher Jean-Paul Marcheschi - hôte parfait - par Renaud Camus et Madame de Véhesse, afin d'y découvrir le fameux Journal de Travers, en ses deux volumes de 850 pages d'écriture serrée (on n'est pas au bout, je vous le dis...).

La première difficulté, avec cette nouvelle-ancienne oeuvre, c'est de la nommer. Normalement, un titre d'oeuvre réclame l'italique, on est d'accord ? Seulement, ici, le mot (le nom) Travers est déjà en en italique. Que faire, mon Dieu, que faire ? Mettre Journal de en italique et laisser Travers en romain ? Ou bien l'inverse ?

Pff ! je crois que je vais retourner me coucher, moi...

Bon, ça va, je me suis repris. Donc nous voilà, L'Irremplaçable et moi, franchissant comme des braves le pont de Neuilly. Braves mais pas téméraires : ayant, dans un passé récent, subi cette pure démence qu'est devenue la circulation parisienne, nous laissons la voiture sur la contre-allée de l'avenue Charles-de-Gaulle et sautons à pieds joints, sous une pluie battante, dans la bouche du métro Sablons. Treize minutes plus tard, résurgence à Louvre, sottement rebaptisée Louvre-Rivoli.

Comme nous sommes bien entendu en avance, petit tour de quartier - il a cessé de pleuvoir. Enfin, direction la rue Berger. Soudain, surprise : qui est donc cet homme, là, sur le trottoir, à quelques mètres de nous, occupé à nous photographier, en prenant des poses outrées de reporter en pleine action ?

C'est Renaud Camus, flanqué de Pierre, tout sourire et d'une jeunesse qui a parfois tendance à m'énerver un peu (mais je sais qu'il ne le fait pas exprès, donc je ne dis rien).

Au même moment, sur notre flanc droit surgit Guillaume Cingal, donnant l'impression de jaillir de terre, en dépit de son air quelque peu lunaire.

Je compose le code, on s'entasse dans l'ascenseur jusqu'au quatrième et dernier étage de ce petit immeuble moderne, offrant une vue superbe sur la Bourse du Commerce, l'église Saint-Eustache et Le Pied de cochon, sur lequel nous reviendrons, pas d'impatience.

La porte s'ouvre sur une Valérie Scigala souriante, qui semble un peu surprise de nous voir débarquer en groupe, façon charter de touristes. Jean-Paul Marcheschi est sous la douche, on ne saura pas avec qui, ni même si.

Les autres arrivent ensuite, en rangs assez serrés, et la valse des présentations commence. Elles sont compliquées par l'innocente manie de la plupart des blogueurs, consistant à toujours écrire sous pseudonyme. Il est donc nécessaire que chacun (à part moi) donne son nom, puis le titre de son blog, pour qu'on parvienne à s'y retrouver un peu.

Renaud Camus est l'un des premiers à s'asseoir, en s'en excusant : il souffre d'une attaque de goutte. Je suis un peu étonné qu'il ait encore ce genre de problème, puisque, lors de notre dîner au Bastard, je lui avait indiqué le remède souverain : le Zyloric (200 ou 300, selon votre taux d'acide urique - la consultation est offerte). Au lieu de ça, il persiste à se soigner à l'aide de je ne sais quel extrait de gazon belge, totalement inopérant, il va de soi. La prochaine fois, je vais prendre M. Pierre à part et lui en toucher deux mots, je le sens.

Rapidement, on fait cercle autour de Valérie Scigala, qui nous présente brièvement le Journal pour lequel nous sommes réunis. Claire, sobre, rapide. Puis vient le jeu des questions-réponses avec l'auteur, qu'il est toujours très agréable d'écouter parler (et je ne dis pas ça pour fayoter).

On rit plusieurs fois. Lorsque l'un de nous lui demande ce qui l'a poussé à publier ce Journal écrit depuis trente ans, Renaud Camus commence par répondre, d'une voix un peu lointaine : " J'ai pensé que Fayard pourrait m'en donner un bon prix..."

Les questions s'espaçant, Valérie Scigala pose alors la plus importante de toutes : " Bon... on boit ? " La réponse est oui.

En tant que "valet cornichonnesque et servile " de ladite dame, je propose mon aide et bondit à sa suite en direction de la cuisine, suivie par l'Irremplaçable. Là, nous tombons sur Jean-Paul Marcheschi, avec qui j'engage la conversation, à propos de ses oeuvres exposées à Plieux. Ce qui fait que les deux femmes se tapent tout le boulot (apporter les bouteilles, les petits fours, enfin tout ça...).

Ensuite ? Oh ben, ensuite, c'est une soirée normale, n'est-ce pas : les verres se vident, les langues se délient, l'Irremplaçable macule son chemisier avec un mini-baba au rhum qui explose en plein vol. Heureusement pour elle, Renaud Camus fait la même chose avec un mini-fraisier, l'honneur est sauf.

L'Irremplaçable et moi auront une agréable et intéressante conversation avec Jean-Paul Marcheschi, qui est décidément un homme hautement fréquentable. Il nous parle entre autres de ses angoisses à propos de la station de métro de Toulouse qu'il a été chargé de concevoir, caar lui-même ne découvrira son oeuvre - réalisée par morceaux, parce que monumentale - que lorsqu'elle sera mise en place, c'est-à-dire quand il n'y pourra plus rien changer, même si elle ne lui convient pas.

Moi, je dis : il aurait fait préposé au gaz, comme métier, il aurait pas eu ce genre de souci - qu'il vienne pas se plaindre.

Ce qui m'a beaucoup plu, dans cette petite réunion, c'est que j'ai pu réaliser l'un de mes plus vieux rêves : devenir une minorité sexuelle. Après un rapide comptage, il m'est apparu nettement que les hétéros étaient pour le moins clairsemés, en cette noble et chaleureuse assemblée : ça m'a fait un bien fou.

J'ai pu aussi constater que les homosexuels avaient une bien meilleure acuité visuelle que nous autres. Chacun à son tour, M. Pierre et Marcheschi ont en effet tenté de me persuader que, certains soirs, ils pouvaient voir les serveurs du Pied de cochon (voyez, je vous avais dit qu'on y reviendrait...) se manuéliser réciproquement, à l'étage de la maison qui leur est réservé. Or, moi, c'est à peine si je distinguais les fenêtres en question, d'où l'on était.

Voilà des gens qui se soignent la goutte au gazon belge, mais qui ont des ophtalmos de première bourre.

J'ai quand même regardé attentivement plusieurs fois, par acquit de conscience : nada. On a dû tomber un soir où les branleurs faisaient relâche.

À la fin de la dernière bouteille, certains d'entre nous étaient assez gentiment entamés, mais ne comptez pas sur moi pour donner les noms - à part le mien, qui va sans dire. Ce qui ne nous a nullement empêchés de faire honneur au flacon de rouge que le maître des lieux a sorti de sa réserve perso.

L'Irremplaçable et moi sommes partis dans les derniers, pas longtemps après le brillant exposé sur la généalogie lacanienne, dispensé par la jolie Julie. Catherine a promis à je ne sais plus qui (peut-être Madame de Véhesse) de prendre le volant, mais, après le retour en métro, constatant que j'étais parfaitement nickel, elle me l'a laissé, en me faisant promettre de ne pas le dire ici - serment que je m'empresse de trahir, comme on voit.

Nous étions, bien sûr, lestés des deux forts volumes du Journal, le premier tome agrémenté d'une très aimable dédicace de l'auteur, dont on souffrira que je la garde pour moi.

Enfin, pour répondre à la question qui vous brûle les lèvres, et sa folle vanité dût-elle en souffrir, je me dois de vous dire que, du nain, il fut très peu parlé.

16 commentaires:

  1. Du réchauffé certes mais mes yeux de correcteur certes ophtalmologiquement hétérosexuel se permettent de venir appuyer les vôtres non mois tragiquement hétérosexuels de rewriter:

    "L'Irremplaçable et moi aurons une agréable et intéressante conversation avec Jean-Paul Marcheschi, qui est décidément un homme hautement fréquentable. Il nous parle entre autres de ses angoisses à propos de la station de métro de Toulouse qu'il a été chargé de concevoir, car lui-même ne découvrira son oeuvre - réalisée par morceaux, parce que monumentale - que lorsqu'elle sera mise en place, c'est-à-dire quand il n'y pourra plus rien changer, même si elle ne lui convient pas.

    Moi, je dis : il aurait fait préposé au gaz, comme métier, il n'aurait pas eu ce genre de souci - qu'il ne vienne pas se plaindre."

    Bon pour les deux négations incomplètes je ne dis pas qu'il s'agit à proprement parler d'une faute. Néanmoins j'ai toujours eu ce tic de langage et je m'efforce depuis que j'enseigne d'y mettre un terme, notamment à l'écrit (même si j'affectionne le style familier, très parlé).

    Et je dois dire qu'entendre "le nain" éreinter perpétuellement la néagtion française n'a pas peu contribué à mon jeune purisme dans ce domaine. Je ne puis que vous engager à délaisser ces finalement très disgracieuses négations incomplète que désormais je pardonne tout juste à mon adolescente passion d'un chanteur pseudo énervant...

    ;)

    PS: A n'y rien comprendre vos relations avec la VS selon qui l'on écoute!

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  2. "ces finalement très disgracieuses négations incomplèteS" of bien entendu!

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  3. Cher Tangleding,

    Plutôt que de pointer le « incomplète » de votre dernière phrase, qui, pour singulier qu'il fût, n'était de toute évidence que le fruit (un peu trop vert) d'un défaut d'attention, j'émets quant à moi les plus grandes réserves sur votre « pseudo énervant », moins du fait qu'il y manque un indispensable trait d'union que pour cette autre raison qu'on ne peut décemment, me semble-t-il, accoler le préfixe pseudo- à autre chose qu'un nom.

    L'emmerdant, quand on s'avise de corriger les fautes des autres, c'est qu'on n'est jamais tout à fait sûr de ne pas subir soi-même ce petit désagrément. Ainsi, moi-même qui me livre en ce moment à cet execice sur votre texte, ne suis-je pas sûr qu'on ne viendra pas me signaler l'absence, dans le meilleur des cas, d'un tréma ou d'une virgule.

    Sinon, pour ce qui est de Sarkozy, j'ai longtemps cru qu'il nous parlait comme à des débiles par pure démagogie, en vertu du sacro-saint principe selon lequel le bon peuple aimerait qu'on lui cause « comme parlent les (vraies) gens ». Je crains cependant de plus en plus qu'il ait réellement de sérieuses lacunes en français... De ce point de vue, je regrette nettement tous ceux qui l'ont précédé sur le trône, Chirac y compris.

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  4. Digne Chieuvrou,
    Didier connait mes manies qu rejoignent les siennes parfois (le rewriter ou le correcteur, même race...)
    Je ne doute pas qu'il prendra avec distance mes "pointages" qui n'ont d'autre fonction que d'être une relecture tierce. Comme j'ai pu le dire à l'occasion d'un débat sur le sujet chez moi, corriger l'orthographe de son interlocuteur est définitivement selon moi une marque de respect pour sa parole et lui-même.

    Par aileurs vous me suggérez un tiret pour le pseudo-énervant selon une règle que j'ignorais certes (du moins explicitement)

    Et cependant il ne me semble pas anodin de noter que ce "chanteur" fut rajouté in extremis pour le cas où la la formule substantivée consacrée par "l'énervant" ne serait pas assez explicite (tout le monde ne s'est pas bercé à la puberté des chansonnettes d'un chanteur vaguement engagé)

    Quand je dis que ce n'est pas anodin je songe au génie de la langue, autonome... Non à ma prétendue maîtrise d'icelle...

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  5. @ Tang : il en va comme de la salade verte : lorsque vous savez qu'il ne faut pas la couper avec son couteau, vous pouvez la couper avec votre couteau. Idem pour la négation incomplète.

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  6. Vu comme ça évidemment Didier... Vous avez quelques années d'avance pas de doute... Et sans doute moins de certitudes!

    Effectivement je poursuis davantage ce qui était auparavant un tic incontrôlé de ma part. Et il est vrai que parfois je me sens contraint d'écorcher la négation à des fins "stylistiques" pour ne pas saborder un texte... Etrange.

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  7. Cher Tangleding,

    Est-ce parce que je me refuse, au nom de ma lutte de tous les instants contre ma puérilité naturelle, à employer les habituels point virgule-parenthèse « clic-clic clin d'œil » ou deux points-parenthèse « coucou hi hi hi » que ma petite remarque de la nuit dernière a pu vous paraître l'ébauche d'un reproche ?

    Toujours est-il qu'il n'en était rien, et sachez, du reste, que je partage entièrement votre conception quant à la bienveillance qu'il y a à signaler à autrui les fautes qu'il peut commettre (à condition, naturellement, de ne pas avoir affaire à une personne dyslexique ou quasi-illettrée, auquel cas les remarques qui pourront lui être adressées, outre qu'elles ne lui seront d'aucune utilité, ne feront le plus souvent que l'humilier inutilement).

    Aussi me permettrez-vous, au nom de ces grands principes qui nous honorent tous deux (si, si, ne protestez pas), de vous informer que votre texte de cette nuit appelle de ma part les trois observations suivantes :

    – « connaît » s'écrit avec un accent circonflexe ;
    – votre « définitivement » m'a tout l'air d'être la traduction erronée du definitely anglais. Les journalistes français emploient certes cet adverbe à tour de bras depuis quelques années avec le sens qu'il a dans la langue de Tony Blair et de Benny Hill mais definitely n'en est pas moins ce que nos professeurs d'anglais appelaient un faux ami ;
    – je ne vous suggérais nullement un tiret mais bien plutôt un trait d'union après le préfixe « pseudo ».

    De votre côté, n'hésitez pas à me signaler les irrégularités que comporte inévitablement ma pauvre prose bancale lorsque je me laisse aller à gratifier M'sieur Goux du résultat de mes pensées les plus profondes sur la rillette (au singulier, si, si, j'insiste) ou sur la supériorité naturelle du chat sur le chien.

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  8. Ce commentaire a été supprimé par son auteur.

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  9. Auguste Chieuvrou, (zenprie cher ami)
    Je ne peux qu'abonder en votre sens: les chats sont bien supérieurs à la gent canidée! (mais restent inférieurs à la rillette!)

    Et vous remercie de vos corrections supplémentaires (connaît c'est souvent de la flemme accentuesque il me semble que je l'écris en général avé l'assent, du reste en réalité la reforme orthographique de 90 nous dispense de ce circonflexe, mais je préfère jouer les puristes...)

    Pour définitivement cela me parait acceptable avec le selon moi qui indique qu'il s'agit bien d'une opinion (définitive en l'occurrence). J'aurais pu écrire "je pense définitivement" par exemple...

    Mais c'est bien un trait d'union qu'il fallait mettre. Mea culpa.

    Quant aux smileys comme me le disait un ami malicieux sur MSN un jour que je lu signalais que je n'avais point de smiley personnalisés:

    "Tu dois vraiment pas être drôle comme type."

    Je pense que le refus du smiley est un signe de haine de soi manifeste. Désolé mais l'expression haine de soi m'obsède suite à un long billet moquant le stalker, terminé à l'instant...

    PS: vous pouvez m'appeler Tang (Tangleding est un pseudo de jeunesse qui me sert lorsque Tang est déjà pris ce qui arrive souvent à cause de ces satanés chinois!)

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  10. Tout cela est tout à fait passionnant et alors comme cela vous aussi vous tenez votre Journal ? Et on pourra le lire dans quel futur lointain ou immédiat ? Chez quel éditeur ?unsoweiter ...

    So angenehm, ma chère ! Vous aussi vous en étiez ?

    Extrait du dernier salon où l'on cause, Mémoires de l'ultime Casanova du siècle.

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  11. Cher Tang (ça va, comme ça ?),

    Je crains de n'être ni digne ni auguste car, tout sympathique que vous m'êtes a priori, je suis au regret de vous dire que vous ne m'avez guère convaincu avec cette histoire de « définitivement ».

    Mais bon, comme dirait Ducon : « Quelle importance, tout ça ? »

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  12. Bon alors à défaut je dirai "vénérable Chieuvrou"

    Je ne comprends pas que ma limpide explication sur l'influence du 5ème décan de "selon que" sur le signe du "définitivement" ne vous ait pas convaincu.

    Il faudra que vous relisiez l'astrologue de Vialatte pour vos convaincre de la justesse de mon analyse.

    La clarté de mes explications est légendaire dans les rangs de mes anciens élèves. (ce n'est pas tout à fait à cela que je dois ma célébrité il est vrai...)

    Mais Ducon a raison, quelle importance au fond. L'orthographe n'en a aucune, j'ai fait un sondage auprès de mes élèves ils en sont tous tombés d'accord.

    Ils avaient le choix - non pas dans la date - entre:

    *"Le respect de l'orthographe est d'une importance capitale pour le peuple français et les générations à venir"

    ou bien:

    *"l'ortograf on san fou ca ser à ri1!"

    PS: vous m'êtes très antipathique depuis votre dernière réponse très peu digne et guère plus auguste. :o

    Tang

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  13. Maître Tang,

    Pfff ! Encore un duel en perspective...

    Oui, car nous en sommes encore au stade des amabilités mais je sais bien comment, une fois de plus, tout cela va se terminer : au sabre (ou au coupe-choux, pour peu que vous habitiez quelque contrée un peu reculée), dans les brumes du petit matin, entre deux alignements de saules même pas pleureurs.

    J'ai autre chose en tête pour ce soir mais, n'ayez crainte, je vous répondrai au plus vite sur votre « définitivement », dont je maintiens qu'il constitue ni plus ni moins, dans l'emploi que vous en avez fait, qu'un impardonnable anglicisme (dans le sens non d'un simple emprunt à la langue anglaise mais bien plutôt d'une traduction simpliste et par là même erronée, du style « en charge » [in charge] pour « chargé », ou « technologie » [technology] pour « technique »).

    Autrement dit, dès que je retrouve mon bouquin sur les faux amis de l'anglais, je vous torche une réponse vite fait bien fait et vous pourrez m'envoyer vos témoins.

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  14. « "definitely" ne signifie pas "définitivement" mais : "sans aucun doute", "certainement", "assurément", "catégoriquement", "vraiment", "tout à fait".

    FAUX : "Tom ! ton fils refuse définitivement de venir manger."
    CORRECT : "Tom ! ton fils refuse catégoriquement de venir manger."

    En français, "définitivement" affirme le caractère définitif d'une action, tandis que l'anglais "definitely" souligne son caractère bien défini. Le simple bon sens devrait mettre en garde les traducteurs même les plus expéditifs. Ainsi, dans l'exemple ci-dessus, on peut douter que le garnement refuse définitivement de s'alimenter ! »


    Frédéric ALLINNE, Les faux amis de l'anglais, Belin 1999.

    Ha, ha ! Je savais bien que je le retrouverais tôt ou tard, ce bouquin.

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  15. Ravi que vous ayez retrouvé mon livre ! Et surtout que vous ayez eu envie de le chercher !
    Bien cordialement,

    Frédéric ALLINNE
    free.allinne@free.fr

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  16. Frédéric Allinne : il m'a fallu tout de même un certain temps pour comprendre de quoi vous parliez ! Mais, ça va, tous les neurones sont en place, todo va bien !

    (Et bienvenu...)

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La boutique est rouverte… mais les anonymes continueront d'en être impitoyablement expulsés, sans sommation ni motif.