mardi 13 avril 2021

La femme syndicale


 « On n'est jamais traité de misogyne par celles à qui on plaît, comme c'est curieux. Ce sont toujours les autres, celles qu'on ne désire pas, qui parlent au nom de celles qu'on désire. Technique syndicale, elles se sont elles-mêmes nommées déléguées, elles revendiquent la place des employées. En se plaignant au nom de celles-ci, elles se donnent l'illusion d'être celles que vous désirez ; mais elles savent bien que ce n'est pas vrai, elles vous injurient donc avec une énergie redoublée. »

Philippe Muray, Ultima necat III, Les Belles Lettres, p. 306.

 

Quelques pages plus loin, ce très bref dialogue, qui n'a rien à voir avec ce qui précède, mais bon je fais ce que je veux :

« – Quand je n'aurai plus que quatre ou cinq ans à vivre, j'écrirai une biographie de Balzac, ce sera mon dernier livre.

– Comment sauras-tu que tu n'as plus que quatre ou cinq ans à vivre ?

– Je le saurai. »

 

Ben non…


P.S. : Si ce billet-de-feignasse est en outre dénué d'illustration, c'est que Blogger, assez mystérieusement, me refuse la possibilité d'en “importer” la moindre.

16 commentaires:

  1. Sans doute que blogger n'aime pas ce billet ! Mais moi je l'aime bien. Il ne m'a pas fait perdre beaucoup de temps. C'est sympa !

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  2. "à qui on plaît" ne sont pas forcément "celles qu'on désire", mais si ça peut vous faire plaisir.

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  3. Ben si... On peut se donner 4 à 5 ans maximum pour écrire une biographie de Balzac,en ayant pris la décision de se suicider quand le livre serait terminé ( comme Jan Potocki pour Le Manuscrit trouvé à Saragosse, je crois).

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    1. Mais ça ne marche pas dans le cas de Muray, tué en quelques mois par un cancer qu'il n'avait nullement "vu venir".

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    2. Ben non... Si tu veux faire rire Dieu, parle-lui de tes projets comme dit le proverbe hispanique (Si quieres hacer reír a Dios, cuéntale tus planes.)

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  4. « Ce sont toujours les autres, celles qu'on ne désire pas, qui parlent au nom de celles qu'on désire. Technique syndicale,« 

    Qui sont ces « on » au nom de qui il parle ? Technique syndicale 😉

    Hélène

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  5. Nous devons donc comprendre que dans ce bref dialogue, c'est Muray qui s'exprime.
    Comment savez vous qu'il n'a rien vu venir ?
    Je pensais à haute voix...

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    1. Peu importe comment : je le sais…

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    2. Enfin,mettons qu'avec tout ce qu 'il fumait, il n'a pas fait grand-chose pour l'empêcher de venir...

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    1. Je conseillerais deux livres complémentaires :

      1) Le Balzac de Stefan Zweig, qui est une excellente biographie,

      2) Le Balzac et son monde de Félicien Marceau, beaucoup plus centré sur l'œuvre que sur l'auteur.

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    1. S'intéresser à Balzac sans avoir lu ses romans me semblerait pour le moins curieux…

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La boutique est rouverte… mais les anonymes continueront d'en être impitoyablement expulsés, sans sommation ni motif.