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mardi 10 septembre 2024

Entre les dents, la soutane, Monsieur l'abbé !


 Je trouve tout à fait réjouissante la récente et brusque mutation de l'abbé Pierre, passant du statut de saint auréolé, ou quasi, à celui de pustuleux monstre ; d'un coup, sans passer par la case purgatoire. De ce fait, par ce “saut qualitatif”, il se retrouve tout à fait digne d'occuper une place d'honneur dans un roman de Sade — et donc d'entrer dans la Pléiade, ce qui n'est pas donné à tout le monde. 

J'imagine par ailleurs la frustration rageuse des Justine modernes, nos metooffettes à l'infortunée vertu, leur victime ayant eu la diabolique habileté de mourir avant qu'elles ne puissent sortir les griffes. Évidemment, il y aurait toujours la ressource de déterrer le cadavre délictueux et de lui arracher publiquement ce qu'il peut lui rester de gonades, lors d'une grande cérémonie expiatoire, éco-responsable et inclusive, avant de le faire passer par les onze mille verges. 

Malheureusement, ce pourrait être mal perçu par quelques dizaines de millions d'attardés moraux, ces réfractaires de la pureté, ces handicapés de l'avenir radieux, pas encore tout à fait prêts pour applaudir aux ravages du Bien absolu.

jeudi 11 mai 2023

Treme : une série doublement encensée…


 C'est plus ou moins sur mes conseils, en tout cas je me flatte de le croire, que le Père B. a récemment regardé la série Treme, dont j'ai dit ici tout le plaisir que j'y avais pris. Hier, bref message de notre père – qui, Dieu merci, n'est pas encore aux Cieux –, pour me dire qu'il n'en pensait lui-même que du bien. Et il ajoutait qu'il avait trouvé à la série, dans l'ensemble de ses quatre saisons, quelque chose de “catholique” – les guillemets étaient de lui. Comme je lui avouais que cet aspect de l'affaire m'avait assez grandement échappé, il s'est fendu, aujourd'hui, d'une explication nettement plus circonstanciée, dont je me suis dit qu'elle pourrait intéresser ceux de mes douze apôtres lecteurs qui ont également vu et apprécié Treme. Je n'avais plus qu'à attendre le nihil obstat de mon autorité religieuse ; l'ayant obtenu de fort bonne grâce, voici donc ce que m'a répondu le Père B. :


« Treme, une série catholique ?

« Un avertissement au lecteur superficiel ou bigot : cette série d’origine américaine n’est pas destinée à convertir les âmes ou à servir de support à l’évangélisation. Elle sera réservée aux adultes, avec un avertissement supplémentaire : si vous n’aimez pas la musique, du blues profond au rap, en passant par tous les styles que l’Amérique a produit depuis 200 ans, fuyez, fuyez !

« Pour une raison que j'ignore, depuis longtemps, je note toujours le rapport qu’entretiennent les personnages des séries, ces nouveaux phénomènes culturels modernes, avec la nourriture et la boisson. Dans la plupart des cas, pour ne pas dire la majorité écrasante de ces produits d’exportation yankee, ils sont addictifs ou inexistants. Les personnages se “défoncent” en permanence avec n’importe quelle substance disponible ou avalent à la va-vite, et en grandes quantités, des cochonneries locales, quand ils ne semblent pas vivre seulement comme des êtres désincarnés.

« Or, dans la série de David Simon, il en va tout autrement. L’un des personnages principaux est une “Chef” (en français dans le texte), et son activité considérée comme un art. La plupart des personnages parlent de nourriture en permanence, et on les voit à table à toute heure du jour et de la nuit. À partir de là, vous pouvez repérer toute la trame “catholique” du récit : amour de la vie, enracinement dans une tradition considérée comme essentielle (musicale, culturelle…), insouciance matérielle, etc. Et je n’ose parler de certaines activités pratiquées à l’horizontale, largement hors des liens sacrés du mariage, mais sans cette frénésie transgressive qui les transforment en propagande idéologique dans les séries habituelles. Ici, tout est assez naturel, sans chichi ou obsession, concession à la faiblesse humaine, sans prêchi-prêcha moralisateur.

« Les femmes y sont de vraies femmes, fortes, séductrices, comme il se doit, mais jamais hystériques à la mode puritaine ; les hommes sont eux-mêmes, hâbleurs, infidèles et noceurs, tout ce que vous voudrez, mais jamais vraiment méchants. Même les carpetbaggers sont peu à peu dissous dans la joie de vivre de la Nouvelle-Orléans, Big Easy qui renait de ses cendres après l’ouragan Katrina, par la musique, la fête et la cuisine. Leur idolâtrie de l’argent finit par prendre une coloration latine moins détestable. L’amitié, l’admiration des anciens, la tradition, même les réseaux de solidarité, face positive de comportements plus ou moins mafieux, passent avant le “pognon-roi”, maitre de l’Amérique. La mort y est (presque) joyeuse, on pleure et on rit tout à la fois.

« Même les péchés capitaux, pratiqués largement, ne sont pas des malédictions écrasantes dissimulées hypocritement, et ne sont pas étalés avec complaisance par une sorte de retour du refoulé, comme dans la culture puritaine. La rédemption est toujours possible, non dans la bigoterie ou l’automutilation, mais dans un dépassement souriant et indulgent, qui rend sympathiques les vertus.

« Autre détail, tous les personnages les plus sympathiques ont des noms français, emploient des mots français, évoquent, une culture “enracinée” dans ce qui fut l’Amérique française, métisse au bon sens du terme, indienne, cajun, noire et blanche, sur fond de syncrétisme religieux dont seule l’Église catholique eut le secret (cf. baroque sud-américain), continent hélas englouti par la barbarie fondamentaliste puritaine.

« Bref, il y aurait certainement des tas d’autres choses à dire, mais Treme tranche sur le commun des séries. C’est un plat fortement épicé et réjouissant, comme un cumbo ou un po-boy servi dans Bourbon Street, un hymne à la gloire de l’héritage créole français du Vieux Sud, donc catholique. »

 

Je n'ai, je le confesse, rien à ajouter à cela.

jeudi 26 novembre 2015

La discorde et le glaive


Le père Hervé Benoît s'est mis lui-même au cœur d'une tourmente dont il risque fort, je le crains, de ne pas sortir indemne, vu l'ambiance d'hystérie pleurnichardo-guerrière dans laquelle nous barbotons actuellement. Son crime ? Avoir esquissé un parallèle entre les tueurs du Bataclan et les jeunes gens qui s'y trouvaient massés pour y subir les flots de décibels d'une musique de merde. Bien entendu, de tous ceux qui, depuis hier ou avant-hier, réclament, exigent sa tête, aucun ne prend la peine d'examiner, au besoin pour le réfuter, ce qui est dit dans cette tribune, et qui méritait pourtant qu'on s'y arrête ne serait-ce qu'un moment. Non, bien sûr. Il est tellement plus facile et plus agréable d'anathémiser, de défourailler les armes absolues de langage (fasciste, etc.) ! Le père Benoît compare les assassins et leurs victimes ? Aussitôt, chez les neuneus de service, les Gauche de Combat bembellysés, on hurle que le même père Benoît justifie les massacres de l'autre nuit ; il ne fait évidemment rien de tel. La seule chose, sans doute, qui est en trop dans son article, certes violent (mais le Christ lui-même n'a-t-il pas dit qu'il était venu nous apporter la discorde et le glaive ?), c'est la phrase consacrée aux avortements, mis en regards de la tuerie ; elle est de trop parce qu'elle constitue un irrésistible appeau à progressistes déments; et parce qu'elle n'apporte finalement pas grand-chose. Pour le reste, qu'on l'approuve totalement ou seulement en partie, la charge sonnée par le père Benoît me paraît salutaire. Et on peut l'admirer de n'avoir pas eu la lâche prudence d'attendre quelques mois pour la donner à lire, quand tout le monde aura à peu près oublié ce sinistre vendredi.

dimanche 24 novembre 2013

Les socialistes, ces catholiques sans Dieu


Le Concile de Trente, qui, ouvert en 1545, ne durera pas moins de dix-huit ans (mais avec des pauses…), est la réponse de l'Église catholique à la Réforme de Luther et Calvin. Il s'agit d'un durcissement de ses positions et d'une contre-offensive, que l'on appellera d'ailleurs la Contre-Réforme. Il est intéressant de voir les lignes de forces qui s'en dégagent, à savoir essentiellement les tabous contre le profit, la prohibition, voire la diabolisation, de l'usure, le refus de la nouveauté et de la modernité, la prétention au monopole de la vérité ainsi qu'une grande défiance envers la liberté individuelle – c'est-à-dire à peu près tout ce qui caractérise aujourd'hui les socialistes et leurs sympathisants. On m'objectera sans doute que l'assimilation ne vaut pas pour ce qui concerne le refus de la nouveauté et de la modernité, puisque, justement, les gens de gauche se proclament les champions de ces deux increvables mamelles. Tout dépend de quoi on parle. Dès qu'il s'agit de petits hochets sociétaux, de bibelots d'inanité législative ayant pour effet de couper un peu plus l'homme de lui-même, de l'arracher à l'épaisseur des siècles, alors oui, en effet, les progressistes sont enragés de nouveauté, possédés de modernité. Mais ce sont les mêmes qui, dans un champ plus général, s'accrochent comme des désespérés à ces notions de droite et de gauche, quand ce n'est pas à l'intangible lutte des classes, ces vieilles lunes fourbues nées au milieu du XIXe siècle et prenant déjà la poussière à la fin de la Seconde Guerre mondiale, qui a jeté tout cela à bas sans qu'ils s'en avisent.

Du Concile de Trente, ils ont aussi conservé un évangile, appelé Déclaration des droits de l'homme et du citoyen, auquel chacun est tenu de faire acte d'allégeance préalable, sous peine de se trouver disqualifié, anathémisé, avant même d'avoir ouvert la bouche. D'après certains – mais ils doivent pécher par excès de pessimisme –, il serait déjà question de réactiver la Sainte Inquisition et d'envisager de nouveaux barbecues de sorcières, qui ne furent jamais plus en vogue qu'à l'époque de notre concile. Pendant ce temps, luthériens et calvinistes du septentrion continuent de prospérer à notre barbe, en ricanant discrètement.

(Ce billet m'a été plus ou moins inspiré par la lecture de La Société de confiance, d'Alain Peyrefitte, publié par Odile Jacob, et que je me permets de recommander à Vos Honorables Sagacités.)

mercredi 13 février 2013

Proposition de nom pour un futur pape asiatique

Jean-Paul Laurens – 1870
D'après les papologues certifiés, en surchauffe depuis trois jours, il n'est pas impossible que s'asseye prochainement sur le trône de Pierre un Souverain pontife venu de l'Orient compliqué. Soit. Il lui faudra ensuite se trouver un nom, je me propose de l'y aider. La difficulté est bien entendu que ce pape asiatique devra tout à la fois marquer sa différence, comme on jargonne de nos jours, et s'inscrire néanmoins dans une continuité. C'est faisable.

De 891 à 896 a régné à Rome un pape du nom de Formose. C'est évidemment à cette antique motrice que le futur devra accrocher son wagon. Pour cela, il aura même le choix entre deux appellations différentes mais revenant au même : soit Formose II, s'il veut privilégier la continuité, soit Taïwan 1er si c'est la modernité qui l'emporte dans son esprit.

Quoi qu'il en soit, qu'il se méfie tout de même : en 897, le successeur de notre Formose, Étienne VI, qui le haïssait, n'hésita pas à le faire exhumer, à revêtir son cadavre de ses ornements sacerdotaux et à le faire comparaître devant ses accusateurs : c'est ce qu'on a appelé le Concile cadavérique (notre illustration), à l'issu duquel le corps de Formose fut dépouillé de ses insignes pontificaux, se vit arracher les deux doigts de la main droite qui lui avaient servi à bénir, avant d'être livré à la foule, mutilé et, finalement, jeté dans le Tibre.

Réflexion faite, asiatique ou pas, Jean-Paul III ou Benoît XVII, voire Paul VII ou Jean XXIV (mais pas Pie XIII : ça porte malheur) seraient peut-être préférables, surtout s'il tient à sa tranquillité post mortem.

dimanche 13 janvier 2013

Ne gravons pas nos noms au bas d'un parchemin


C'est donc aujourd'hui, dans quelques heures. Paris va être submergée par une marée homophobe, réactionnaire, au sein de laquelle tout le monde va nauséabonder dans le même sens. N'eût été mon horreur de la foule, des slogans et des ballons multicolores, j'y serais très probablement allé ; je resterai donc chez moi tout en étant, de cœur et d'esprit, avec les manifestants – ce qui leur fera une belle jambe. Si je savais qui prier, je le ferais, afin que ces foules dépassent le million de têtes (trois mille cinq cents selon la police…), car, dans ce cas, le stupide projet de loi aurait soudain du mou dans la corde à nœuds, si je puis dire. En attendant, espérons qu'il ne pleuvra pas.

vendredi 11 janvier 2013

La Foule

Il y a des années que je trouve une faille béante, dans cette chanson de Piaf, La Foule, par ailleurs admirable : il m'a toujours semblé impossible que les deux amants fugitifs de la chanson se rejoignent réellement, n'en déplaisent à la mémoire de l'auteur, Michel Rivgauche. Le texte dit ceci, à la fin du premier couplet :

Quand soudain je me retourne il se recule
Et la foule vient me jeter entre ses bras.

(Que Nicolas et les autres s'abstiennent du commentaire que la première rime leur a fait monter au bout des doigts – merci…)

Cela, depuis deux ou trois décennies, me semble impossible. Qui est de face ? Qui se retourne ? Qui se recule ? Où sont les bras ? À chaque fois que j'écoute cette chanson, depuis environ quarante ans, la question ne manque jamais de resurgir. Enfin, non, pas à chaque fois tout de même, mais de temps à autre. De plus, cela dépend de quelle version j'écoute, aussi étonnant que cela vous semble.

La Foule version studio (1958) me laisse à peu près de marbre ; La Foule version Olympia (1958) me crucifie chaque fois. Mais, évidemment, ma vie entre en lice : chez mes parents, depuis peu après ma naissance, il y avait un disque “noir”, 25 cm, qui s'intitulait quelque chose comme Édith Piaf à l'Olympia – 1958. Huit chansons, sur cette petite galette, et en deux faces, s'il vous plaît !

– Comme moi
– Salle d'attente
– Les Prisons du roy
– La Foule
– Les Grognards
– Mon manège à moi
– Bravo pour le clown
– Hymne à l'amour

Voilà. Ce 25 cm de ma jeunesse est disponible en CD, je viens de l'acheter, ses éditeurs ont même eu la délicatesse de reproduire la pochette de l'original, rendez-vous compte. Et je vous dis ceci : en huit chansons, Piaf, là, est au sommet d'elle-même. Mais enfin, vous ferez ce que vous voudrez.

Cela étant, nous parlions d'autre chose : de ces deux vers de Rivgauche cités plus haut. J'en étais, seul à la maison, à bidouiller un  petit billet amusant destiné à démontrer que les auteurs de chansons écrivent parfois n'importe quoi. Là-dessus arrive Catherine. Je prends mon air fat pour lui dire que je tiens un petit sujet de billet. Je lui dis lequel. Elle réfléchit trois secondes et me dit (en gros) :

« Ben… non… Regarde… Mets-toi debout… (J'ai refusé, évidemment : j'avais un verre à la main…) L'homme est debout, les bras ouverts ; la femme lui tourne le dos ; ils ne se sont donc pas vus… Elle se retourne… Il se recule (on se demande pourquoi il se recule, mais la chanson s'appelle La Foule, donc il doit se reculer sans le faire exprès) ; et, en effet, ces deux imbéciles se retrouvent dans les bras l'un de l'autre. 

Il s'est passé ceci : durant quarante ans je n'ai rien compris à cette chanson. Et Catherine, qui se fout de Piaf, mais peut-être justement pour cette raison, a tout d'un coup… tout d'un coup quoi ? Rien, ta gueule…


vendredi 16 décembre 2011

Les singes intégristes et les singes blasphémateurs


La conversation, sous mon billet d'hier matin, a quelque peu dévié, en partie du fait de Dorham (Dorham est un formidable dévieur de conversation, ce qui n'est pas sa moindre qualité : il a dû être aiguillage ferroviaire dans une vie antérieure…). Je n'y ai pas participé pour la raison simple qu'elle ne me concerne pas. Étant, à ce jour, incroyant, je vois mal ce que je pourrais avoir à dire sur le Christ, sa nature divine ou non, sur le fait de savoir qui est catholique et qui ne l'est pas, etc.

Néanmoins, je sais ce que je pense du blasphème et des blasphémateurs. Au mieux, des sales gosses. Au pire, si l'on se mêle de croire à Satan, de pauvres diables gesticulants et assez ridicules, pris dans la main de leur Maître. Le blasphème ressortit à la foi, bien évidemment, mais à une foi dégradée, dévoyée, hystérique, dostoïevskienne, écumante et impuissante, girardienne. Pour comprendre le blasphémateur, il faut lire et relire le Paradis perdu de Milton : le blasphémateur incarne la chute, mais dans sa version “théâtre de boulevard” ; les blasphémateurs sont toujours ridicules, au moins à notre époque où ils ne risquent rien. Il me semble impossible de blasphémer sans déchoir et s'abîmer, après Sade. Il reste que tout blasphémateur est un croyant qui ne se supporte plus. Un athée parfait, un incroyant tranquille ne blasphème pas : il passe outre. Mais y en a-t-il ? Qui parvient à écarter l'inquiétude ? Rejeter Dieu, c'est encore l'admettre, non ? Je pense à ces pantins gesticulateurs qui – disent-ils – se font “débaptiser”, ce qui est très tendance. Mais se faire débaptiser (si la chose était possible), c'est clamer avec force que l'on croit à la puissance du baptême. De même que se faire démobiliser est reconnaître l'existence de l'armée.

Bien sûr, il y a aussi le blasphémateur de circonstance, celui qui a compris, pour parler aussi vulgairement que lui, qu'il y avait “du pognon à s'faire” ; et c'est très précisément ce que tentent, un peu chaque jour, les minables théâtreux dont on parle ces temps derniers.

Mais pourquoi en parle-t-on ? Parce qu'il existe des gens regroupés sous le nom de Civitas. Qui sont assez stupides pour se laisser entraîner sur le terrain des blasphémateurs subventionnés ; qui organisent des processions, qui gémissent en chœur, se flagellent en rond – et font de quelques cadavres progressistes des martyrs de la culture, des christs-en-croix de la laïcité, des saint Sébastien de la liberté d'expression. C'est la bêtise à front de taureau contre une autre qui lui ressemble trait pour trait. Le singe affronte le singe, et chacun se prend pour l'homme. Alors que, pendant ce temps où ils font les guignols, ils devraient plutôt voir les blasphémateurs pour ce qu'ils sont réellement – du rien qui fait du bruit – et prier pour eux ; en silence.