lundi 21 décembre 2015
Fluctuat neeeeec mergitur
mercredi 13 novembre 2013
Blogueur de gauche traquant le fascisme, le racisme, la scarlatine, etc.
dimanche 12 mai 2013
À poil devant le polyprisu !
mercredi 5 décembre 2012
Some like it hotte
mardi 13 septembre 2011
Confit en dévotion
vendredi 22 juillet 2011
La télévision selon Modernœud : le docu-fiction
Aux deux Dames de la citéTout cela est terminé. Un beau jour (ou peut-être uuuune nuit…), les responsables des diverses chaînes proposées à notre convoitise se sont avisés qu'il s'adressaient à des cons festifs (que l'on orthografiera désormais : confestifs – création libre de droits, comme toujours) et qu'il convenait de descendre de trois ou quatre marches si on ne voulait pas les perdre. Car perdre Confestif, quand on est une chaîne de télévision, est ce qui peut arriver de plus terrifiant. Ils ont donc inventé cet hybride, glaçant ou burlesque selon votre humeur du moment : le docu-fiction. Je ne vais pas perdre de temps à vous expliquer ce qu'est un docu-fiction : vous en avez tous vu, par malheur, au moins une fois dans votre existence de téléspectateur passif. Pour faire bref, il s'agit d'un documentaire “à l'ancienne” où l'on a remplacé le discours d'un professeur d'université par le commentaire dramatisé d'un intermitttent du spectacle, sur le fond d'une musique envahissante et excessivement violoneuse dont la surenchère expressive ferait dégueuler un rat baroque – le tout emballé avec des images d'autres intermittents costumés en tailleurs de pierre ou en archers du roi (douze au maximum et en plans serrés : il faut tenir les budgets), filmés d'une truelle tellement plâtreuse qu'elle ferait passer Josée Dayan pour John Ford.
Il n'est désormais plus possible de prétendre être instruit par la télévision sur un sujet ou un autre sans devoir passer par ces monstruosités. Bien entendu, si on ne croisait ces bouses que sur TF1, France 2 et quelques autres chaînes du même acabit, elles ne vaudraient même pas qu'on leur consacre un billet de blog. Seulement, il faut se résigner à n'y échapper pas non plus sur Arte (dont le statut admis de chaîne culturelle dit assez l'effondrement de notre monde et la prise de pouvoir absolue d'une bande de professeurs incultes sur ce qui fut, naguère, une civilisation), et pas davantage sur les différentes chaînes officiellement vouées à l'histoire qu'il peut m'arriver de regarder.
Et c'est là que les points d'interrogation surgissent. Car si le docu-fiction n'était que l'ultime étron moulé par les modernœuds de l'audiovisuel pour grapiller quelques sous avec des sujets peu populaires, on comprendrait. On n'admettrait pas forcément, mais on comprendrait. Or, ce qu'il me semble, c'est que le docu-fiction joue à qui perd perd. Il devient évident – si j'en juge par mes propres réactions et la bave qui me monte chaque fois aux lèvres – que ce type de… comment dire ? De produit ? Oui, disons cela : de produit. Donc il me semble évident que ce genre de produit ne peut qu'indisposer et chasser au loin les gens qui, au départ, étaient fort bien disposés envers les combats de Louis XI contre Charles le Téméraire ou l'érection de Notre-Dame de Chartres (ça marche également avec la culture du riz en étages dans la Moyenne Thaïlande du XVIe siècle, ou le déchiffrage de l'écriture sumérienne, ou un aperçu rapide sur la vie de Léonard de Vinci). Mais cela ne gagnera pas non plus les bas-du-front incurieux, qui se foutent de toutes ces choses, ne savent même pas où se trouvent les chaînes en question sur leur zapette, et ont de toute façon prévu de regarder sur TF1 le quatrième épisode de La Revanche des oliviers de l'amour, avec Cristiana Reali dans le rôle de l'amour-qui-pleure-mais-qui-va-gagner-à-la-fin et Gérard Depardieu dans celui de l'olivier-millénaire-si-solide-malgré-son-apparence-fragile.
Demeure donc la question, finalement assez angoissante tellement on ne lui trouve aucune réponse satisfaisante : à qui sont destinés ces putains vérolées de docu-fictions de merde fumante et molle, si je puis me permettre cette explosion de haine fécale et misogyne ?
J'attends vos avis…
mercredi 13 juillet 2011
Il faut entrer plus vite dans l'avenir, mes frères – et l'entonnoir sur l'oreille
Ce qui est assez décevant, dans notre modernité modernœuse, c'est que rien ne va jamais assez loin ni assez vite. On se félicite des extraordinaires avancées qui s'opèrent presque chaque jour, mais on se rend bien compte que tout cela n'est que demi-mesures timorées, le plus souvent.Ainsi, c'est une grande et belle chose que les fous qui se prennent pour des femmes ne relèvent plus de la psychiatrie lourde, mais soient devenus des femmes à part entière, emprisonnées par inadvertance du Créateur dans des corps d'hommes, et que chacun ait à cœur d'accompagner et de soutenir leur juste combat pour une reconnaissance énamourée. Mais soudain tout s'arrête, le bel élan modernœud retombe bientôt, alors qu'il reste tant à accomplir.
C'est donc pour apporter ma pierre au saut dans l'avenir que je propose à mes frères et sœurs un nouvel axe de mobilisation citoyenne. Faisons en sorte, tous ensemble, qu'à partir de demain matin huit heures vingt-cinq les fous se prenant pour Napoléon ne soient plus stigmatisés par cette appellation bassement discriminante mais deviennent enfin ce qu'ils méritent d'être : d'authentiques empereurs post-révolutionnaires malencontreusement ficelés dans des corps d'employés de banque du XXIe siècle. Les femmes leur feront la révérence et les hommes leur offriront, en gage de soumission respectueuse, des volées de ballons multicolores en les appelant Votre Majesté.
Et bientôt les antiques et sombres z'asiles seront vides, puisque nous serons tous dans la rue.
jeudi 7 juillet 2011
Gloire à Annecy ! Le communiqué que j'aurais aimé écrire

« Le parti de l'In-nocence exprime ses vives félicitations aux habitants d'Annecy, à tous les amis du sport, à tous les adversaires de l'affairisme mondialiste, de la tricherie institutionnalisée et du Spectacle global, à toutes les associations comme aux individus qui ont lutté avec courage et dignité pour que les Jeux olympiques d'hiver de 2018 soient épargnés à la Savoie, et qui sont aujourd'hui récompensés de leurs efforts par la désignation de l'infortunée Pyeongchang. Après le succès de Paris qui pareillement était parvenue à échapper au détriment de Londres aux Jeux olympiques d'été de 2012, il semble que voilà enfin un domaine où la France soit habile à tirer son épingle du jeu. C'est une grande joie de la voir soustraite, et ce qui reste de ses paysages, à l'humiliation de servir de théâtre à ce triste spectacle. »
J'en profite pour présenter mes plus sincères condoléances au peuple coréen – lequel a déjà les yeux bridés et n'avait donc pas besoin de cette tuile supplémentaire.
mercredi 15 juin 2011
Modernœud des villes, modernœud des champs

Rien de ce qui fait l'aliénation urbaine ne sera épargné aux culs-terreux que nous sommes.
lundi 30 mai 2011
La halte-garderie de la Bastille (fait aussi maison de retraite)

Voici les deux derniers paragraphes d'un reportage sur place, qui est à lire ici :
« On verra si la poignée de journalistes qui avaient renoncé à leur repos dominical pour couvrir « l’événement » auront été séduits par ce lyrisme de bazar. C’est qu’en fait d’événement, on a pu observer un attroupement de jeunes fumant un joint une bière à la main et chantant un refrain à la gloire de Che Guevara, un atelier « dessine-moi ton monde » où des gamins, indifférents à la gesticulation carnavalesque, peignaient arbres et fleurs, sans oublier les irrésistibles cahiers de doléances, dont les initiateurs se voyaient déferler dans les rues de Paris, en héroïques héritiers des sans-culottes de 1789 et des Communards.
« On ne pouvait s’empêcher de penser à la remarque de Marx sur l’Histoire qui, après la tragédie, revient sous forme de farce. Alors que les morts égyptiens, tunisiens, yéménites et syriens jonchent les sentiers de la liberté arabe, les indignés de la Bastille rejouaient hier le remake burlesque de leur sacrifice. Ces candides de la révolution post-adolescente donnent envie de voter à droite. Ça leur fera les pieds. »
mercredi 13 avril 2011
Une insupportable atteinte aux doigts de l'homme
Chez l'ami Plouc, je tombe sur ceci :« Le parlement français examine en ce moment le texte visant à adapter nos lois aux directives européennes relatives au commerce des armes. Ces directives stipulent notamment que les pays vendeurs doivent s’assurer que le matériel militaire ne risque pas de nuire aux Droits de l’Homme. »
Je suis comme vous : mon premier réflexe a été d'éclater de rire (à la relative surprise de mes compagnons de chaîne levalloisiens). Mais en y réfléchissant, je trouve que tout cela part d'une excellente intention et devrait être étendu à d'autres ustensiles, voire généralisé. Les quincailliers notamment, mais aussi les mercières (elles vendent des ciseaux), les marchands de bonbons – on peut étouffer quelqu'un avec le sac en plastique –, les vendeurs d'encyclopédies très lourdes et bien d'autres encore vont désormais avoir intérêt à se pencher sérieusement sur l'attachement de leur pratique aux droits de l'homme. Sinon, leur licence, on la leur taillera en pointe et…
On peut même aller plus loin et, dès l'âge de raison, faire signer à tous les enfants de la terre un document solennel, que l'ONU nous concoctera, par lequel il s'engageront à ne jamais étrangler ni même gifler qui que ce soit au moyen des deux dangereuses armes préhensibles qu'ils portent aux poignets. Ceux qui refusent, tant pis, on leur coupera les mains (mais sans souffrance et proprement) : les droits de l'homme avant tout.
mercredi 23 mars 2011
Le Conseil d'État donne un p'tit coup d'pouce à Marine Le Pen

Ce que je ne comprends pas c'est pourquoi on devrait limiter cette mesure aux seuls clandestins. Il est d'une timidité, ce Conseil ! Et discriminant avec ça ! Ç'aurait pourtant de la gueule d'entendre un juge déclarer en plein tribunal : « Monsieur Machin, vous êtes condamné à vingt-huit ans de prison pour le viol, le meurtre et le dépeçage suivant les pointillés de Ginette Lacaze, votre voisine de palier. Par conséquent vous disposerez, à compter de ce jour, de trois semaines pour vous présenter à la centrale de Saint-Modernœud-le-Haut, dans le but de vous y faire incarcérer. N'hésitez pas à sonner plusieurs fois, le gardien est un peu dur d'oreille. »
mardi 1 mars 2011
La musique qu'on mérite

Sinon, le XXIe siècle peut vous proposer la troupe des Enfoirés exécutant des numéros en costumes au profit des gargotes coronariennes : c'est bien aussi.
lundi 17 janvier 2011
Hier soir, j'ai entendu Muray se marrer

Et, enfin, LE sujet du jour, appartenant à cette catégorie dans laquelle la télévision adore barboter sans fin : l'émotion pure, tournant à vide, se contemplant elle-même. C'était bien sûr à l'occasion du retour des corps des deux jeunes hommes tués au Mali il y a quelques jours. Avec l'obscénité compassée qui est la sienne en ces circonstances, la télévision nous a montré à satiété et sous les angles les plus avantageux la douleur “de toute une ville” (mensonge ! je suis bien certain que, dans ce bled dont le nom m'échappe en ce moment, il se trouve de mauvais esprits dans mon genre pour n'en avoir strictement rien à battre de la mort de deux types qu'ils ne connaissaient ni d'Ève ni d'Adam).
Mais bref. À la toute fin de ce torrent de guimauve mortuaire, on nous a appris que, en guise d'hommage aux disparus, les familles avaient souhaité que la traditionnelle et digne minute de silence soit remplacée par une minute de bruit.
C'est à ce moment que le fantôme de Philippe Muray a passé dans les cintres de notre petit théâtre d'éploration, et que je l'ai très nettement entendu ricaner.
dimanche 16 janvier 2011
PENSEZ BIBI ! (Comme dirait l'autre nase.)

Merci à Carine, pour ce joyau.
vendredi 31 décembre 2010
On s'en paie une tranche grâce à Dame Tartine

Les gens qui verraient sans déplaisir le PS se ridiculiser doivent représenter environ 70 % de l'électorat, de l'extrême-droite à l'extrême-gauche, en passant par les Verts qui ne sont nulle part et entendent y demeurer. C'est à tous ceux-là que je lance à nouveau un appel solennel et tonitruant : nous devons, tous, absolument participer à ce vote-pour-rire, en prenant soin de faire porter notre choix sur le plus saugrenu, le plus échevelé, bref, pour dire les choses sans affèterie : le plus dément parmi ceux qui brigueront nos suffrages – et, bien entendu, en écartant impitoyablement les “ténors” autoproclamés. Pas une voix ne doit manquer à Guignol. Ensuite, il n'y aura plus qu'à attendre le dépouillement, que l'on suivra avec gourmandise.
De plus, pour le même prix modique, nous aurons eu, en remplissant notre déclaration de sympathie pour les idées socialistes (ah ! la splendide aporie que voilà !), le plaisir suprêmement raffiné et rare de nous faire du même coup félons et parjures : ça ne se refuse pas.
vendredi 12 novembre 2010
Le onzième commandement de Modernœud
Et n'oublie pas de passer au Super U en rentrant du boulot.
dimanche 5 septembre 2010
50 000 modernœuds selon les organisateurs ; 4 zombis d'après la police.

Ils z'ont, les zombis, manifesté, donc. Hier, toute la journée et partout en France. Contre la xénophobie, cette plaie purulente de notre pays qui continue d'attirer sur nos rives les étrangers par bateaux entiers. Pas n'importe quels étrangers, attention. Jamais ceux qui envisagent de redresser chez eux une situation catastrophique et qui, pour cela, se sortent un peu les doigts du cul, comme on dit dans cet élégant français post-moderne qui est désormais notre seule langue. Non, non : les autres. Ceux qui viennent nous faire profiter d'une culture tellement forte, tellement pregnante, tellement... Enfin bref.
Mais les zombis ont défilé. Tellement clairsemés et peu assurés sur leurs guiboles que nul n'en a entendu parler. Faites l'expérience, si vous avez envie de rire un peu. Parcourez les billets écrits par nos blogrolleurs de gauche jeudi et vendredi : ça trompettait à tous les carrefours pour vous appeler dans la rue. Il s'agissait de sauver la liberté, la république, les droits de l'homme, la main de ma sœur et d'autres choses encore, au moins aussi précieuses. Il s'agissait d'abattre la xé-no-pho-bie, ce mal sans cesse renaissant – tel le sida chez les enculés de profession. Allez lire les mêmes aujourd'hui : rien. Pas un mot, de billet point. Pas un compte rendu, pas une allusion, que dalle. Il ne s'est rien passé, circulez.
Et c'est vrai qu'il ne s'est rien passé. Nulle part. Ces clowns se sont vu administrer la preuve que le pays était contre eux. Même pas : sans eux. Qu'ils pouvaient brailler tant qu'ils le voulaient, aucune oreille ne tressaillait dans les contrées fertiles. Ils piaillent encore, nos célestes volatiles, mais ils sont probablement déjà morts – ils ne tiennent plus que la télé, c'est dire.
Donc, pas de grand élan d'indignation populaire, pas de manifestation, pas de soulèvement contre notre racisme intrinsèque et constitutif. Tout juste quelques lâchers de ballons multicolores pour se faire croire qu'on existe et pour faire patienter les gosses qui s'emmerdent et qui commencent à avoir faim.
Pauvres cons.
lundi 3 mai 2010
Et in Ikéarcadia Lego
J'avais décidé de me taire. Oh ! ne vous réjouissez pas trop vite : seulement pour ce soir. Mais enfin, au moins jusqu'à demain, je voulais vraiment laisser M. Finkielkraut seul maître à bord de ce taudis qui me sert d'espace détente. Or voilà que, soudain, sur un blog par ailleurs considérablement dénué d'intérêt – en tout cas pour moi – où je m'étais comme égaré, je tombe sur ce titre :Ce que ne nous dit pas le titre, mais qu'on découvre dans l'article dont je vous ai épargné l'éprouvante lecture, c'est que nos chineurs thomistes occupent le Pôle-Emploi. Lequel se trouve donc installé dans l'immeuble Domino. Le Pôle-emploi de l'immeuble Domino... Plus une petite armée d'inoccupés qui cessent brusquement de ne rien faire. Comme ça, sans préavis. Qui prennent l'immeuble Domino en otage. C'est Jules Grévy au pays des Schtroumpfs. Avec Dame Tartine repeinturée en Dolorès Ibarruri.
Et in Ikéarcadia Lego.
Devise du monde.



