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mardi 13 juillet 2021

Tout pass, tout cass, tout lass…


Ce matin, les imbéciles – majoritaires bêlants – et les malfaisants – minoritaires agissants – sont au moins d'accord sur un point essentiel : en français, on ne doit plus désormais parler d'un “passe”, mais d'un “pass”, évidemment beaucoup plus chic. Souhaitons donc, dans la foulée, la bienvenue aux pass-montagne, aux pass-partout et autres pass-lacets. 

Quant aux pass-droits, faisons-leur la plus entière et aveugle confiance : ils sauront toujours, par quelque tour de pass-pass, se sortir à temps de l'impass.

dimanche 27 décembre 2015

Hosties sanglantes à Sainte-Marie


Enfin, ça y est, depuis le temps qu'on l'attendait : le vivre-ensemble est là, concret, généreux, réjouissant, indubitable. Le 24 décembre au soir, comprenant à quel point les catholiques risquaient d'être menacés dans ce pays de France qui leur est naturellement hostile depuis des siècles, de braves et bons musulmans ont décidé de protéger les messes de minuit ; qui, sans eux, auraient peut-être pu se finir à la kalach au moment de l'élévation. Hosties sanglantes à Sainte-Marie : bon titre.

Mais protéger contre qui ? Des bouddhistes enfouraillés ? Des brahmanes au kriss entre les dents (Gloire ! Noël ! Kriss nous est né !) Des animistes fanatiques ? Des athées bourrés ? Des adventistes sous acide ? On ne le dira pas, les membres du gouvernement étaient ailleurs, les plumitifs réveillonnaient. Nos gentils musulmans nous gardaient (grâce leur soit rendue) d'on ne savait qui. L'information intéressante était que, enfin, dans ce climat de peur provoqué par on ne sait qui, venu on ne sait d'où, les musulmans avaient décidé de prendre en main la sécurité du petit Jésus, du bœuf, de l'âne et de la clique. Il y avait de quoi sangloter d'émotion.

C'est ce qu'a fait aussitôt un certain Cazeneuve, que l'on prétend ministre de la République laïque, socialiste de surcroît. Ce folklorique épouvantail a signifié officiellement son respect aux courageux enturbannés qui ont pris sur leur temps de ripailles pour venir défendre nefs, chœurs, transepts, cryptes, travées, fidèles, officiants et triforiums des hordes d'adorateurs du Dieu Soleil qui les menaçaient.

À quelque temps de là, une couple d'heures, le même fantomatique maroquiné s'indignait hautement de ce que plusieurs centaines de Corses aient pu réagir de manière virile au piège tendu à leurs pompiers locaux, sans doute par des fidèles de la Terre Mère, ou des sectateurs du Grand Laboureur Cosmique, au cri fédérateur de : « Sales Corses dehors, vous n'êtes pas chez vous ici ! »

Monsieur le ministre de l'Intérieur, des Cultes, du Sourcil froncé et de la Fraternité bien comprise ne semble pas s'être avisé qu'il s'inclinait avec componction devant ce qu'il condamnait d'autre part, à savoir des sortes de milices privées, ayant décidé de suppléer à l'incurie de ses propres services pour protéger eux-mêmes des gens menacés par… par on ne sait et ne saura qui.

Il est vrai que M. Cazeneuve ne peut pas être partout, ni penser à deux choses simultanément ; même si elles se ressemblent.

mardi 3 novembre 2015

Jusqu'où descendrons-nous ?


Le film, fantastico-thrilleresque, s'intitule Fin ; ce qui, en espagnol, signifie “Fin” : on voit que les distributeurs français se trouvaient devant un épineux problème à résoudre. Il y a peu de chose à dire de l'œuvre elle-même, sinon qu'elle est plutôt moins bonne que si les Américains s'en étaient chargés et nettement meilleure que si le scénario était tombé entre les griffes d'un gâcheur de pellicule hexagonal. Mais revenons à notre titre. Comment faire, se sont demandé les professionnels de la profession, pour attirer le public français ? Quel titre donner au film, qui sera capable de faire saliver des gens tout imprégnés du génie particulier de la France ? À force de se triturer les lobes, la goutte de génie a fini par tomber sur la feuille blanche : en France, le film s'est appelé The end.

On peut rire, bien sûr ; ce billet est fait pour ça, en un sens. En un autre sens, il pourrait aussi nous plonger dans un désespoir si agissant que l'envie nous viendrait spontanément d'aller défoncer quelques crânes de distributeurs de chez nous au moyen de koalas préalablement congelés (l'Amiral Woland ne faisant plus de billets, je lui ai racheté à prix cassés son stock de bestioles). Mais on aurait tort : ces cuistres malfaisants ne sont que le reflet d'un mal qui les dépasse largement : le renoncement à être soi-même qui infecte désormais toutes les catégories plus ou moins “pensantes” de notre pays – et de l'Europe, plus généralement –, le désir abject et délicieux de se vautrer dans sa soue, devant l'œil mi-goguenard, mi-navré de nos anciens serviteurs qui, notre bonne volonté leur semblant sans limites, ne devraient plus tarder à prendre le contrôle des abattoirs. Bien alignés, nous irons en grognant d'impatience et de ravissement, à condition toutefois que l'on préserve nos petits nerfs en ne prononçant jamais le mot Fin.

jeudi 13 août 2015

Dos à dos, mais sous le parasol


J'éprouve une horreur quasi sacrée, et un accablement qui l'est à peine moins, dès que j'entends cette expression : renvoyer dos à dos. Renvoyer Pierre et Paul dos à dos, lorsqu'ils s'opposent sur un point ou un autre, c'est se laver les mains, avouer son incompréhension, son aveuglement ou sa frousse ; en se donnant, en outre, des allures d'esprit large, supérieur, surplombant. Par exemple, on peut ainsi renvoyer dos à dos le catholicisme et l'islam, ce qui est une manière dégagée de dire qu'on ne veut pas d'ennui et que, par conséquent, on se gardera bien de voir ce que l'on voit et d'écouter ce que l'on entend.

Néanmoins, et pour une fois, je vais moi aussi renvoyer dos à dos. Paris Plage est une monstruosité dont Philippe Muray a dit tout ce qu'il convenait de penser, si l'on est un esprit à peu près sain. Partant, le fait que la sottise s'invite soudain au cœur de la stupidité béate, et que cet enfer ludique devienne pour une journée Tel Aviv sur Seine, ne pouvait en aucun cas me tirer de ma léthargie estivale. Que les habituels antisémites d'extrême gauche grimpassent aussitôt au sommet des parasols pour s'époumoner et crier au monde leurs indignations soigneusement repeintes en tenue de camouflage n'a pas pu davantage me faire soulever une paupière, tant les pavloveries antijuives des palestinolâtres sont prévisibles et toujours au rendez-vous. Choisir entre les clowns blancs de la mairie de Paris et les augustes des officines judéophobes m'était décidément impossible ; et d'autant plus que, pour les départager, il m'aurait fallu descendre dans leur arène, c'est-à-dire dans ce cloaque festif que sont, en ce moment même, les quais de la Seine.

Je les ai donc renvoyés dos à dos. En espérant que, si jamais l'un ou l'autre vient à se retourner, nos braves CRS condamnés à surveiller ce jardin d'enfants cauchemardesque ne molliront pas de la matraque ni des friandises lacrymogènes.

jeudi 15 janvier 2015

Les Charlie liputiens attendaient leur pitance


Finalement, la grosse différence entre la France à encéphalogramme plat d'aujourd'hui et l'Union soviétique d'antan, c'est que jamais les Russes, à ma connaissance, n'ont fait la queue sur les trottoirs pour acheter la Pravda. J'espère au moins que Sa Gracieuse Majesté Virus de Rhinite s'en est donné à cœur joie : après les petits yeux qui pleurent, les gros nez qui coulent.

mercredi 29 mai 2013

La seule croissance obtenue par les socialistes (à ce jour) : celle de la fameuse “homophobie”


Dans son article du jour, l'excellent Christian Combaz explique pourquoi, grâce aux socialistes et à leur supplétifs, qui ont eu cette lumineuse idée du mariage guignol, la fameuse “homophobie” par quoi nous sommes censés être ravagés jusques aux moelles risque fort de repartir à la hausse, si ce n'est déjà fait : c'est ce qu'on appelle un effet pervers. Et ce n'est certainement pas le cirque montpelliérain d'aujourd'hui qui a la moindre chance d'arranger les choses. Comme le souligne Combaz, les gens d'ici et de là, en France, s'habituaient gentiment, depuis quelques décennies, à ce que tel ou tel de leurs voisins ou de de leurs co-occupants de comptoir ne soit pas resté célibataire uniquement par goût de la solitude – et ils n'avaient plus grand mal à résister à l'ancestral besoin de lui jeter des pierres, contrairement à ce qu'écrit un commentateur décérébré sous je ne sais plus quel billet de Nicolas – je manque de courage et de temps pour y aller voir.

Chemin faisant, Combaz se demande aussi pourquoi, depuis des mois que dure cette guéguerre, les journalistes ont aussi soigneusement et systématiquement évité, lors de leurs fameux “micro-trottoirs”, de recueillir les opinions des franges les plus allogènes et les plus colorées de notre pays. En réalité, il se le demande de manière toute rhétorique, car je crois bien qu'il connaissait la réponse avant de poser la question. Mais c'est un homme d'assez mauvais esprit, qui doit bien avoir, ici ou là, dans les recoins de ses tréfonds, quelques restes de phobies mal récurrés.

lundi 22 avril 2013

La gauche qui comprend la droite qui aime la gauche qui admet la droite – et ces juifs suicidaires agenouillés devant leurs bourreaux

Comment commencer ce billet ? Par les juifs qui placent eux-mêmes leur tête sur le billot, ou par ces timides jeunes gens qui osent enfin se prétendre de droite mais ne rêvent au fond que d'obtenir des blanc-seings de leurs “mâles dominants” de gauche ? C'est difficile. Je sens bien que les deux sont liés, mais tout de même : dans un cas (les blogueurs de droite propres sur eux, terrifiés à l'idée de déplaire à leurs amis progressistes), on ne risque à peu près rien. On se croit de droite comme d'autres se pensent de gauche, on espère être aimé par tout le monde, c'est-à-dire qu'on courbe la tête devant toute idée se présentant, portée par le vent de la modernité la plus modernitudoïne. C'est pour cela que le blogueur ******, qui se pense de droite, a des tas d'amis "à gauche" : ce qu'il veut, c'est être aimé, et si possible par ceux qui, normalement, devraient le détester. Donc, il passe son temps à expliquer à ses amis de gauche qu'il est "comme eux", aussi progressiste, aussi moderne, aussi… aussi ce qu'ils veulent : il sera toujours d'accord avec eux – toujours.

Maintenant, les juifs. Les juifs de gauche. Ces juifs qui passent leur temps et leur énergie à démontrer que les musulmans ne rêvent que de s'accorder avec eux. Appelons-les : les juifs schizophrènes. Ces juifs qui ont tellement bien assimilé l'Occident qu'ils en deviennent aussi cons que nous. (Quand je dis : nous, je pense évidemment à ces traîtres à eux-mêmes que l'on égorgera un  jour ou l'autre (je plaisante, mais à peine).) 

Donc, les juifs de gauche. Par exemple Guy Birenbaum. Ou Claude Askolovitch (avec qui j'ai bu des coups répétés, à l'époque où on était jeunes tous les deux, mais bon…). Ou d'autres, plus vieux ou plus récents. Qui ne savent rien faire d'autre que de défendre les gens qui vont (et admettent parfaitement leur volonté de le faire) les détruire. Les éliminer. Les éradiquer. Les musulmans veulent détruire les juifs. Ils le disent. ils sont francs (et souvent très cons, grâce au Ciel). Néanmoins, les Birenbaum et les Askolovitch pensent que leurs ennemis sont les blondes-à-poussettes. Ils sont persuadés que les Arabes qui s'installent massivement dans ce pays s'inclineront très bas devant eux, parce qu'ils leur auront tracé le chemin,  qu'ils se seront prosternés devant eux, qu'ils auront proclamé leur supériorité, etc.

Les Birenbaum et les Askolovitch sont des juifs oublieux. Oublieux de ce qui est arrivé à leurs pères, grands-pères, etc.  Personnellement, si j'étais un grand-père ou un arrière-grand-oncle de Claude ou de Guy, je leur cracherais à la gueule. Et je leur demanderais ce qu'ils trouvent de si séduisant chez ces musulmans qui ne songent qu'à les détruire – et qui le disent.

Mais ni Claude ni Guy ne peuvent penser cela. Parce qu'ils sont (ou croient être) de gauche, ils deviennent incapables de concevoir qu'ils ont des ennemis. Ils pensent que le fait de dire qu'ils n'ont pas d'ennemi suffit à supprimer toute notion d'ennemi. Ils tendent la main aux musulmans, ils leur sourient, et donc tout va s'arranger.

Ces juifs-là sont des cons. Ils mourront les premiers, prouvant par là qu'il n'est pas si facile de tirer les leçons de l'histoire. Mais ils mourront sans doute le sourire aux lèvres, ravis de leur progressisme, puisque leurs égorgeurs ne porteront pas l'uniforme ni la casquette que l'on voit dans les films.

Je ne crois pas avoir d'amis juifs. Mais si j'en avais, le leur conseillerais de s'éloigner d'un Birenbaum (ou d'autres du même genre), qui gagne sa vie à leur mettre la tête sur le billot, en toute plaisanterie, n'est-ce pas  ?

lundi 25 mars 2013

C'est un joli nom, camarade…


Un lycéen a été poignardé, à Blaye, au sein de son établissement scolaire, le 19 mars. Il en est mort, il s'appelait Sylvain, apprend-on dans les différents journaux en ligne qui, manifestement, se recopient les uns les autres à la virgule près. Quand on est mort assassiné, on a droit à un prénom, en France. Peut-être même s'agit-il de son véritable prénom.

Ces mêmes journaux en ligne – qui portent si bien leur nom, eux – nous indiquent, avec le même impeccable ensemble, que Sylvain a été poignardé par un camarade. Un camarade. Ce que les mots veulent dire.

Quand on tranche plus ou moins la carotide à un camarade, on n'a pas droit à un prénom ; même pas à un faux. On est juste l'agresseur présumé. Ou encore le mis en cause. Pourquoi une telle pudeur ? On nous dira sans doute qu'il s'agit de protéger l'assassin présumé. D'abord, il ne doit pas l'être tellement, présumé, puisque son acte de camaraderie s'est produit au cours d'un atelier de plomberie, c'est-à-dire au vu et au su des autres élèves ; et que, par conséquent, la moitié au moins de la ville de Blaye doit savoir de qui il s'agit. D'autre part, en quoi le fait de donner son prénom le mettrait-il en danger ? En principe, à l'heure qu'il est, il doit être plutôt en détention qu'à traîner à la terrasse chauffée des bistrots de la ville, je suppose ; donc, hors de portée d'une éventuelle vengeance d'un ami ou parent de Sylvain qui, à son tour, se sentirait une poussée de camaraderie à son endroit. Pourtant, il n'a pas de prénom. Il est le mis en cause. Ce que les mots veulent dire, et ce qu'ils taisent.

On peut bien entendu imaginer encore deux ou trois autres raisons plus plausibles à cet anonymat unanime. Mais à quoi bon ? Les gens que la mort de Sylvain Tout-Court a atteints de plein fouet savent déjà à quoi et à qui s'en tenir, quant au mis en cause Sans-Prénom. Et ils vont avoir du temps pour méditer sur la notion de camaraderie.

mercredi 20 février 2013

Le proverbe d'Al West


Parabole au balcon, diversité au salon.

vendredi 24 août 2012

Modernœud en ses langes


L'effondrement d'une culture, d'une société, d'un pays, d'un monde, ne se mesure pas au fracas qu'il entraîne. Pour la raison que, généralement, il ne provoque aucun fracas : nous crevons à bas bruit. Qui veut ne rien voir ni entendre le peut fort bien ; mais qui s'inquiète trouve partout des motifs de tristesse. Ainsi, dans le plus récent bulletin paroissial de Pacy-sur-Eure, je tombe sur le carnet des baptêmes, pour la période allant d'avril à juin. Ils sont au nombre de 36. J'y relève les prénoms suivants :

– Charline
– Elyne
– Maelys
– Ambre
– Hayden
– Océane
– Jao
– Kloé
– Noa
– Théro
– Dusan
– Maëlis
– Noah
– Ambre
– Léna
– Louka
– Jade
– Louka
– Alyssa

Je comprends mieux, après ce déferlement de monstruosités modernœuses et télévisuelles, tous ces parents hâtivement grimés en Français qui persistent à nommer leurs enfants Mohammed ou Jamila : au moins, eux, savent-ils ce qu'ils font et qui ils sont. Quant à mes amis réactionnaires et catholiques qui pensent qu'il suffirait, pour tout arranger, de rétablir le christianisme dans sa splendeur et ses droits, ils se fourrent, je le crains, gravement le doigt dans l'œil.

mardi 14 août 2012

Un de ces jours, nous irons pisser sur vos droits de l'homme


Quant aux habituels refourgueurs de couches-culottes, 
le goudron et les plumes sont déjà prêts dans nos souillardes.

mardi 1 novembre 2011

C'est un peu fort de keffieh !

L'Unesco, cette officine de l'ONU phagocytée par les musulmans activistes (de l'ONU elle-même désormais aux mains des pays les plus rétrogrades et des régimes les plus sanguinaires de la planète) vient de reconnaître la Palestine comme “membre à part entière” d'elle-même – c'est-à-dire de rien. Que la Palestine soit membre à part entière de rien ne devrait surprendre personne, puisque la Palestine n'est à la vérité pas beaucoup plus que rien – mais un rien mis sous tutelle par une bande de chameliers ivres appelée le Hamas. Que la France – mon pays, la France – se soit abaissée à cette mascarade, ait présenté son cul d'aussi gente manière, me fait dire qu'en effet nous devons être mûrs pour être gouvernés par un François Hollande. Peut-être même que Ségolène Royal nous eût mieux convenu.

Heureusement, l'Amérique, même plombée par le calamiteux Obama, vient de frapper du poing sur la table, semblant se souvenir qu'elle existait toujours, contrairement à nous. Étrangler l'Unesco, et l'ONU avec elle, au moyen des cordons de sa propre bourse me paraît être une heureuse initiative. Que nous nous serions honorés de soutenir et d'appuyer. Mais on ne se débarrasse pas aussi facilement d'un long passé de fiotes pro-arabes. Or, c'est malheureusement le nôtre.

mercredi 31 août 2011

La Shoah n'existe plus ! une bonne chose de faite…


Voilà une nouvelle qui devrait faire bien plaisir à certains gauchistes égrotants que je connais, ainsi qu'à tous les imams prêcheurs de notre beau pays de France : un bulletin officiel de l'Éduc' nat' prescrit que le mot Shoah soit désormais banni du vocabulaire, tout au moins au sein de la pétaudière en question. Pour l'instant, certes, cette forfaiture n'est encore qu'en projet. Mais, comme le souligne Claude Lanzmann dans un vigoureux article, que je vous invite instamment à lire, les manuels scolaires d'histoire pour élèves de première de cette rentrée 2011 ont tous anticipé l'avilissement en vue et ont en effet rayé le mot de leurs opuscules. L'un d'eux (celui d'Hachette) a même poussé plus loin la complaisance. Pensant, on suppose, que supprimer un mot lui donnait le droit d'en introduire un autre, c'est ce qu'il a fait. Et il a choisi celui de Nakhba, qui sert aux pseudo-Palestiniens à désigner leur propre “catastrophe”, à savoir la création de l'État d'Israël. Quant à cette infortunée Shoah, elle est désormais remplacée par “l'anéantissement des juifs et des tziganes” : mélangeons tout dans le grand chaudron de Modernœud, touillons énergiquement et, pour finir, noyons le poisson dans le bouillon obtenu. Une fois que l'on se sera bien déshabitué du mot, on pourra songer tranquillement à ne plus du tout parler de la chose. Ça laissera plus de temps pour le Monomotapa, c'est pas plus mal.

samedi 13 août 2011

Ç'a quand même du bon, le ramadan !


Ce matin, en entrant au Carrefour d'Évreux, l'Irremplaçable a cru pendant un instant qu'elle venait de franchir une porte dis-trans, ou encore de s'engouffrer dans une déchirure du fameux continuum spatio-temporel : non seulement le hangarabouffe était quasiment désert, mais de plus, dans les allées, aux caisses, partout, on ne pouvait croiser autre chose que des Français de souche (parmi lesquels se glissaient peut-être quelques Espagnols ou Italiens : on sait comme ces gens-là sont sournois) ! Sa stupéfaction fut à son comble lorsqu'elle put constater que même les vigiles étaient blancs.

Voilà un métier comme on les aime, vigile blanc : tu travailles pendant le mois du ramadan – et encore, pas trop, puisque les cailleras digèrent et roupillent pendant les heures d'ouverture –, et après tu fais assisté social le reste de l'année durant. Et, pour l'embauche, même pas besoin d'avoir lu La Princesse de Clèves, dis donc.

mercredi 13 juillet 2011

Il faut entrer plus vite dans l'avenir, mes frères – et l'entonnoir sur l'oreille

Ce qui est assez décevant, dans notre modernité modernœuse, c'est que rien ne va jamais assez loin ni assez vite. On se félicite des extraordinaires avancées qui s'opèrent presque chaque jour, mais on se rend bien compte que tout cela n'est que demi-mesures timorées, le plus souvent.

Ainsi, c'est une grande et belle chose que les fous qui se prennent pour des femmes ne relèvent plus de la psychiatrie lourde, mais soient devenus des femmes à part entière, emprisonnées par inadvertance du Créateur dans des corps d'hommes, et que chacun ait à cœur d'accompagner et de soutenir leur juste combat pour une reconnaissance énamourée. Mais soudain tout s'arrête, le bel élan modernœud retombe bientôt, alors qu'il reste tant à accomplir.

C'est donc pour apporter ma pierre au saut dans l'avenir que je propose à mes frères et sœurs un nouvel axe de mobilisation citoyenne. Faisons en sorte, tous ensemble, qu'à partir de demain matin huit heures vingt-cinq les fous se prenant pour Napoléon ne soient plus stigmatisés par cette appellation bassement discriminante mais deviennent enfin ce qu'ils méritent d'être : d'authentiques empereurs post-révolutionnaires malencontreusement ficelés dans des corps d'employés de banque du XXIe siècle. Les femmes leur feront la révérence et les hommes leur offriront, en gage de soumission respectueuse, des volées de ballons multicolores en les appelant Votre Majesté.

Et bientôt les antiques et sombres z'asiles seront vides, puisque nous serons tous dans la rue.

dimanche 19 juin 2011

Les Caennais ont bien fait de prendre Duron : la joie dans la douleur


Elle a de l'allure, la façade de l'Hôtel de Ville de Caen, non ? Mais, évidemment, son classicisme la rendait tout de même un peu austère, un peu fade, pas très festive. Alors le maire PS (évidemment PS…) de la ville, un certain Philippe Duron, a eu l'idée de profiter de la gouine parade fiote footing lesbien & gay pride d'hier pour affirmer hautement sa solidarité avec… avec qui d'ailleurs ? Avec quoi ? Avec les victimes de l'homophobie, bien sûr ! Et comme la solidarité de ce Duron ne semblait pas suffisante à ses propres yeux de Modernœud rose, il a décidé que tous les Caennais seraient solidaires derrière lui, qu'ils le veuillent ou non. Donc, pour bien signifier qu'il se foutait de leur avis comme de sa première élection, il a eu la mirobolante idée d'accrocher au fronton de la mairie un drapeau gay friendly – si quelqu'un peut m'expliquer comment un drapeau peut être gay friendly, je suis preneur.

Cela dit, il reste tout de même assez modéré dans sa démence idéologique, le Duron, pas enfermable immédiatement : il a placé son chiffon à côté du drapeau français, alors qu'il aurait très bien pu le mettre à la place. C'est sans doute pour ne pas heurter de front les derniers Caennais réactionnaires, frileux, moisis, sales, abjects, visqueux, fêlés, qui s'accrocheraient encore à leurs pestilences anciennes ; ceux qui, on l'espère, aux prochaines élections municipales, refuseront de reprendre Duron.

jeudi 17 mars 2011

Les gamineries d'Asnières-Gennevilliers

Comment faire lorsqu'il se passe quelque chose quelque part et que vous ne voulez surtout pas que l'on comprenne quoi ? La meilleure recette consiste à vous la faire expliquer par un sociologue, puis à faire enrober ses considérations par un spécialiste du non-dit, ou plus précisément du dit-autre-chose, et à servir frais dans un de ces journaux où règne Modernœud, par exemple Politis. Le résultat obtenu est stupéfiant, je vous invite à le vérifier, à propos des émeutes et autres batailles au couteau ayant eu lieu récemment entre divers d'Asnières et divers de Gennevilliers. D'abord, notre sociologue, que nous appellerons Marwan Mohammed tout en nous demandant bien pourquoi on est allé chercher précisément celui-là. Voilà ce qu'il bavoche, notre Marwan :

« Le problème est que dans certaines villes, il n’y a pas de diplomatie informelle. Il manque des acteurs intermédiaires suffisamment légitimes pour agir rapidement en période de crise. On envoie la police comme un aveu d’impuissance qui en dit long sur la régulation sociale dans certains quartiers. Ce n’est pas le cas dans toutes les villes, mais il y a trop souvent un vide, les acteurs locaux ont du mal à se maintenir… à se financer. Ils ont besoin d’être reconnus par le pouvoir comme des partenaires, mais pas instrumentalisés comme c’est souvent le cas dans des villes qui sont dans une logique de contrôle. Les acteurs de terrain ont besoin d’autonomie et de liberté pour être légitimes dans la rue. Dans le même temps, on fragilise l’action sociale en déversant tous les moyens dans la gestion des "risques", la "prévention situationnelle", en déployant par exemple de la vidéosurveillance. »
Relisez ce jargon calmement et vous comprendrez ce qui est exigé pour nos jungles urbaines : dehors la police, filez-nous du pognon et laissez les grands frères – rebaptisés éducateurs ou médiateurs, ou je ne sais quoi d'encore plus fleuri – prendre le quartier en main. Et, surtout, que le fric coule à flot continu et qu'on ne nous en demande jamais compte, sinon j'réponds plus de rien, bouffon.

Ensuite, quand Marwan a parlé, vous chargez un quelconque Manac'h de barbouiller tous les orifices de vaseline anesthésiante, pour faire passer. Et Manac'h va vous parler comme il se doit de jeunes et d'adolescents. Comme ça semble ne plus suffire et que la terminologie commence à faire marrer tout le monde, le gars Manac'h va franchir une étape de plus et faire de ces bandes de sauvages d'authentiques enfants. Pas encore des bébés, mais on est sur le bon chemin. Ce qui justifie qu'il parle alors d'une Guerre des boutons. Ensuite, bien entendu, il lui est facile de sourire de pitié envers ces pauvres autorités qui perdent décidément leurs nerfs pour un rien et décrètent des couvre-feu pour deux ou trois malheureux poignardés lors d'une simple guerre des boutons – laquelle avait d'ailleurs commencé, en début d'article, par être une guerre de clochers (mais les Manac'h en mission commando ne sont pas tenus à une quelconque cohérence), ce qui fleurait bon le terroir, la France villageoise d'avant. Et puis, c'est quand même plus attrayant que carnage tribal ou sulfatage ethnique.

De toute façon, tout cela n'est pas bien grave puisqu'il ne s'agit après tout que du Nième épisode d'un “vieux contentieux entre les deux villes”, toujours selon l'insubmersible Marwan Mohammed. Lequel, étrangement, est le seul protagoniste de cette histoire à avoir un nom. Et un nom qui ne fleure pas tellement la querelle de clochers ni la guerre des boutons. À la fin la question demeure : pourquoi donc est-on allé chercher précisément celui-là pour nous parler d'une simple escarmouche entre garnements de deux villages voisins de la France des culottes courtes ?

vendredi 11 mars 2011

Jacqueline Fihey, Ébroïcienne de garde et contorsionniste à ses heures

J'ignorais tout de Jacqueline Fihey jusqu'à ce matin et m'en portais fort bien – comme vous, je suppose. Jacqueline Fihey a installé ses pénates à la section d'Évreux de la Ligue des droits de l'homme, ce cloaque idéologique. Elle y est chargée, apparemment, de la promotion du musulman de base et de son installation en tête de gondole. Elle le fait en une langue merveilleuse, ce qui lui vaut les honneurs de ce blog. Par exemple, Jacqueline peut écrire sans éclater de rire :

La laïcité est aussi la construction d'un espace commun qui dépasse les différences tout en assumant la diversité.

Il est vrai que, quelques lignes plus haut, elle avait évoqué avec le même sérieux un ressenti d'inopportunité du prêt de la salle : ça vous blinde un caractère et vous fortifie une syntaxe.

Ensuite, Jacqueline pleurniche, comme il est de son rôle de le faire, tout en ânonnant les mantras habituels. C'est ici.

Je crois que je fais très bien, en allant à Évreux le moins souvent possible.

samedi 5 mars 2011

France 2 ou les charmes désuets de la télévision soviétique

Il y avait longtemps déjà que je ne m'infligeais plus le supplice de regarder et surtout d'écouter aucun journal télévisé. Allez donc savoir pourquoi j'ai renoué avec celui de France 2, depuis quelques jours ? Quoi qu'il en soit j'ai pu constater hier que le mal avait encore fait des progrès, mais que la virtuosité progressait en même temps que lui.

Le mal est cette interdiction absolue que se fait la télé à elle-même de ne jamais dire les choses telles qu'elles sont. La virtuosité, elle, est double. Il y a d'abord celle du journaliste qui, juxtaposant deux informations apparemment sans rapport l'une avec l'autre, permet l'émergence d'une troisième, qui est celle qui compte, celle qui éclaire mais que l'on n'a justement pas le droit de dire. L'autre virtuosité, c'est celle du brave téléspectateur qui, chaque jour davantage, réussit à entrevoir des lambeaux de vérité dans ces méandres – à se faire gymnaste, chaque soir plus souplement acrobate.

Ainsi, hier soir, la pitoyable Marie Drucker lançait un reportage en mode dramatique (on ne sourit plus) : à Pierrefitte-sur-Seine, en Seine-Saint-Denis, on commençait à manquer dramatiquement de médecins, parce que, par dizaines, tous quittaient la commune dès que l'occasion leur en était donnée, las qu'ils étaient de subir de régulières agressions et de devoir transformer leurs cabinets en annexes de Fort Knox. Qui les agressait ? Pourquoi les agressait-on ? Quand ce phénomène avait-il commencé ? Que faisait la police ? Les questions ne furent jamais posées par le reporter, elles ne furent pas non plus abordées par les médecins interrogés, si bien qu'il planait sur tout cela un étrange climat de fatalité tragique, voire de malédiction divine.

Mais, dans les dernières secondes du reportage, le journaliste en voix off attirait notre attention sur le fait suivant : il était particulièrement dramatique que Pierrefitte en vienne à manquer de médecins, et notamment de pédiatres et de gynécologues dans la mesure où elle est la ville de France où le taux de fécondité est le plus élevé.

Et, là, comme par miracle, le téléspectateur soviétisé pouvait remettre dans le bon ordre toutes les informations qu'on venait de lui donner, aussi celles qu'on ne lui avait pas données, les faire se mirer les unes dans les autres – et s'apercevoir, ébloui de lui-même, qu'il comprenait parfaitement ce qui se jouait à Pierrefitte-sur-Seine.

À la fin, il lui restait toutefois une question en suspens : le journaliste ayant cru bon de parler de ce taux de fécondité miraculeusement élevé, alors que rien ne l'y obligeait, l'avait-il fait par bêtise modernodale ou au contraire dans un certain esprit de résistance ?

mercredi 19 janvier 2011

REPENTEZ-VOUS ! clamait Philippulus, le prophète dément

On devrait désormais obliger tous les collabos à se munir de gongs portatifs et à les faire résonner, tel le Philippulus d'Hergé, dès qu'ils ouvrent la bouche : cela ferait un peu de bruit, mais au moins le bon peuple les repérerait plus facilement. Par exemple, ceux-ci :

« Le parti de l'In-nocence admire qu'avec le projet présenté par un certain nombre d'historiens, parmi lesquels Esther Benbassa, Pap Ndyae ou Benjamin Stora, et suggérant l'installation d'un musée de l'esclavage dans l'un des palais de Gabriel sur la place de la Concorde, en l'occurrence l'ancien ministère de la Marine, l'énormité du symptôme névrotique affectant notre malheureux pays s'étale avec une aussi éclatante évidence. Jamais la haine de soi des uns, à merveille combinée avec la haine de l'autre des autres, n'a trouvé à s'exprimer avec tant de concision, à la fois, et tant de sûreté : il ne s'agirait de rien de moins en effet, cette fois, que d'ériger l'un des plus prestigieux monuments du patrimoine français, le plus centralement situé au cœur de la capitale de la Nation, en sanctuaire de la Honte, en temple du crime français, de l'indignité française, du déshonneur français et de la moderne passion française pour implorer le dégoût du monde entier, et d'abord des néo-français. La même conception pourrait amener à faire du palais du Luxembourg un musée de la Saint-Barthélémy, du Grand Palais un dôme de la Terreur et des Invalides un mémorial de la Collaboration, les quatre institutions étant alors confiées à la Réunion des Heures les plus Sombres de notre Histoire (RHSH), siégeant aux Tuileries reconstruites... »

(Intégralité du communiqué.)

J'espère (mais non : je suis sûr !) qu'on aura l'idée d'y faire venir en troupeau les enfants des écoles, afin d'accomplir cette double bonne action : donner aux petits Français le profond et indélébile sentiment de leur indignité d'une part ; et d'autre part, fournir aux jeunes divers un prétexte argumenté et palpable pour haïr un peu plus leurs camarades souchiens.

Par ailleurs, que l'idée d'un tel musée ait germé dans la cervelle de gens n'ayant que le vivre-ensemble à la bouche me donnerait plutôt envie de me taper le cul par terre. Car j'en ai assez de m'attrister à cause de ces méprisables connards.


Addendum n'ayant rien à voir (encore que…) : François Taillandier rend un bel hommage à Jean Dutourd, dont tout le monde semble se foutre, ce qui n'est pas pour me surprendre.