dimanche 18 novembre 2012

Halte aux chantages des marieurs fous !


Comme Dorham hier et Nicolas aujourd'hui ont jugé bon de parler du tristement fameux “mariage pour tous”, selon la calamiteuse appellation que l'on a cru bon de retenir pour lui, je vous invite à lire également celui de Roland Hureaux, publié sur le site Atlantico. En voici le début :

« Trop souvent le débat sur le « mariage » des personnes du même sexe est vicié  par le recours de ses partisans à des arguments en forme de chantage. Le meilleur moyen d’y résister est de les démasquer.

La fausse modernité

Le plus trivial  est le chantage à la modernité : « il faut être de son temps », dit-on. « Il s’agit d’une évolution irréversible. » En termes plus élaborés, on dira que ce projet va dans le sens de l’Histoire. Le sens de l’Histoire est, depuis Hegel, la source racine des pires errements ; si la morale n’est plus un absolu, mais relative à une époque, si elle est tributaire de l’ « évolution de la société », au nom de quoi empêchera-t-on toutes les dérives ? D’ailleurs, cet argument est en lui-même terroriste puisqu’il forclos d’emblée tout débat de fond, notamment sur les droits des enfants.  Et puis, de quel sens de l’Histoire parle-t-on ? Quand Charles de Gaulle parlait de la Russie, il était traité de retardataire par ceux qui considéraient l’Union soviétique comme irréversible. On a vu ce qu’il en a été. On disait dans la Basse Antiquité que deux augures ne pouvaient pas se regarder sans rire. Maintenant que Leningrad s’appelle à nouveau Saint-Pétersbourg, qui peut invoquer encore sans rire le sens de l’Histoire ? »


25 commentaires:

  1. J'aime bien la sculpture…
    Qu'est-ce?

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Je dirais qu'il s'agit, a priori, d'un bas relief érotique d'Angkor Vat.Sans aucune certitude toutefois.

      Supprimer
    2. Khajuraho, fameux temple situé au centre de l'Inde, haut lieu de l'érotisme indien, nos brillants lointains ancêtres. Pour le reste, vous connaissez la manip'.



      Supprimer
    3. Non, ça n'est Khmer… enfin je ne crois pas… trop de mouvements…

      Supprimer
    4. Personnellement, je n'en sais rien du tout : la photo, trouvée sur Goux gueule n'était pas légendée.

      Supprimer
    5. Ce serait plutôt Hindous, à l'exception du personnage de droite sans tête qui est un dur…

      Supprimer
    6. Khajuraho
      Ca donne des envies de voyage.

      Supprimer
    7. J'voudrais pas frustrer les esthètes qui rôdent par ici, à trembloter d'une main dans leur poche de pantalon.
      D'autant qu'il pourrait y avoir des mécènes pour Fanny dans le tas.

      Supprimer
    8. Pour les hommes de goût qui flânent, jasent, s'étripent ici, et pour fredi m. en particulier, à qui je confirme, le voyage vaut le détour.

      " Khajuraho est l'endroit le plus beau de l'Inde, peut-être même le seul endroit que l'on puisse dire vraiment beau, au sens "occidental" de ce mot. Un immense pré-jardin de goût anglais, vert, d'une confondante douceur,avec des bougainvillées répandues en épais buissons arrondis : devant chaque massif, nos regards se seraient alanguis pour jouir, des heures durant, de leur rouge paradisiaque. Des files de junes filles, vêtues de sari, couvertes d'aneaux, entretenaient le pré, et un peu plus loin encore de jeunes garçons qui transportaient, accrochés à l'extrémité d'une perche, des seaux d'eau; le tout dans une paix de printemps infini. Et dispersés dans ce pré, les petits temples qui sont tout ce qu'on peut voir de plus sublime en Inde. "

      Pier Paolo Pasolini, L'odeur de l'Inde. folio n° 3591. p. 51.
      Tiré de son errance en Inde (1961) en compagnie d'Alberto Moravia et d'Elsa Morante.

      Il faut croire Pasolini, quelquefois.

      Supprimer
    9. des files de jeunes filles

      Supprimer
  2. Quand Charles de Gaulle parlait de la Russie, il était traité de retardataire par ceux qui considéraient l’Union soviétique comme irréversible.

    Il y en a même qui à Alger se sont cru irreversiblement chez eux.

    RépondreSupprimer

  3. Ces revendications sont les signes d'une marginalité mal assumée et de beaucoup d'égoïsme. (oubli de l'enfant).

    RépondreSupprimer
  4. Pour ce qui est des arguments, les goudous qui contre-manifestaient hier, au carrefour Montparnasse, étaient on ne peut plus claires : "On ne veut pas de votre avis, on veut vos droits".

    RépondreSupprimer
  5. Intéressant éclairage... Celui de Nicolas ne l'est pas moins. Il faudrait un débat !

    RépondreSupprimer
  6. Un ami à qui je confiais mon désaccord sur ce projet de loi me répondit ceci:
    -tu vas à contre-sens de l'histoire, n'oublie jamais que jusqu'à la fin des années 70, l'homosexualité et la sodomie étaient passibles des tribunaux.
    J'aurais pu lui rétorquer que dans ces années là d'aucuns prétendaient faire l'éducation sexuelle des petits garçons mais j'avoue être resté coi.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. "jusqu'à la fin des années 70, l'homosexualité et la sodomie étaient passibles des tribunaux."

      > Y parait même que Michou s'habillait en noir à l'époque pour passer inaperçu.......Nan mais les conneries qu'il faut pas entendre.....

      En plus la seule "discrimination" (que j'aime ce mot, rhhhho vient là que papa te fasse un calin) concernait la majorité sexuelle, donc en gros à partir de 18 ans c'était open bar...

      Supprimer
  7. Jean Clair de l'Académie française, citant Ernest Renan, critiquant le Code civil issu de la Révolution :

    "Un code de lois qui semble avoir été fait pour un citoyen idéal, naissant enfant trouvé et mourant célibataire; un code qui rend tout viager, où les enfants sont un inconvénient pour le père, où toute oeuvre collective et perpétuelle est interdite, où les unités morales, qui sont les vraies, sont dissoutes à chaque décès, où l'homme avisé est égoïste qui s'arrange pour avoir le moins de devoirs possible, où l'homme et la femme sont jetés dans l'arène de la vie aux mêmes conditions..., un tel code, dis-je ne peut engendrer que faiblesse et petitesse."

    Et Jean Clair continue :

    "Ce citoyen "idéal", "enfant trouvé et mourant célibataire"... cet enfant né de la rencontre fortuite d'un ovule et d'un spermatozoïde au fond d'une éprouvette... grandi qu'il sera dans un ventre de location... c'est le citoyen que l'on fabriquera...
    Cet être né sans personne, à peine lui-même une personne, sera alors cet objet, choisi et acheté comme on achète un produit de l'industrie, un objet, et non plus le sujet issu d'une union entre deux êtres..."

    Tout l'article est à lire sur la page "Débats & Opinions" du Figaro du samedi 17 - dimanche 18 novembre.
    Je ne pense pas que Roland Hureaux le contredirait !

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Excellent auteur, Jean Clair ! Son Journal d'un atrabilaire est passionnant.

      Supprimer
  8. Difficile de débattre en effet sans se faire insulter quand on est contre "le mariage pour tous" : en effet, quelle appellation absurde... Rien que pour ça, il faudrait voter contre...

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. En fait, je m'aperçois que, de moi-même, je n'ai pas une opinion très tranchée sur le sujet. Si je suis contre, c'est essentiellement pour ne pas être confondu avec ceux qui sont pour, ce qui est un motif assez stupide, j'en conviens aisément : ça revient à être (presque) aussi stupide et borné que ces athées névrotiques qui affirment que deux et deux font cinq simplement parce qu'ils ont entendu le pape dire que cela faisait quatre.

      Supprimer
    2. Mais pour des raisons qui vous regardent vous n'avez pas eu d'enfants. Et vous avez assumé.
      Ce n'est pas tant le mariage qui dérange, après tout il y a le pacs pour l'équivalence des droits. C'est l'homoparentalité qui ne passe pas et ne peut pas passer.

      Supprimer
    3. Dorham : avec les récurrents "enculés", "tarlouzes", "tapettes" et "goudous" qui fleurissent dans les commentaires des blogs dès qu'il est question de ce sujet, vous avouerez que ce n'est pas franchement mieux de l'autre côté...

      Supprimer
  9. Enfant de nulle part.
    C'est, finalement, à peu près le même débat.

    RépondreSupprimer
  10. On appelle cela du terrorisme ... franchement sans rire ?
    Quand on utilise comme argument modernité ou terrorisme, on montre juste le ridicule de la situation.

    RépondreSupprimer
  11. vendredi j'ai essayé de me faire une opinion , qui a donné ça :
    http://lapinmalade.blogspot.fr/2012/11/mon-avis-moi.html
    si ça vous tente

    RépondreSupprimer

Les commentaires anonymes seront systématiquement supprimés, quel que puisse être leur contenu, voire leur intérêt.