mardi 11 mars 2014

Je ne suis pas venu vous apporter la paix, et cetera

Eugène Delacroix : saint Michel terrassant Christiane Taubira, pourtant très habilement travestie.

Comme je suis levé depuis cinq heures moins le quart, que je viens de m'appuyer un aller-retour…

(Digression rapide : comment construit-on une phrase avec ce fucking aller-retour ? Un aller-retour à Roissy-Charles-de-Gaulle sonne bizarrement ; mais un aller-retour de etc., c'est encore pire. Saloperie de langage, tiens !)

Enfin bref, je suis allé avant l'aurore m'engouffrer dans ce précipité d'horreur post-moderne qu'est un grand aéroport, puis j'en suis revenu, lesté de Catherine et de son bagage. Comme, en plus de vouloir profiter pleinement de sa re-présence, au moins jusqu'à ce que l'apéritif vespéral nous achève l'un et l'autre, je n'ai strictement rien d'intéressant ni d'amusant à raconter ici, eh bien je vais me contenter de me ranger, dans la nouvelle Affaire Dreyfus qui s'amorce, sous la bannière koalée du fougueux Amiral Woland, bien que ce gougnafier ne m'ait absolument rien demandé, me jugeant sans doute trop vieux et trop crachotant pour pouvoir être d'une quelconque utilité dans une guerre, fût-elle seulement blogoformée. 

Donc voilà : c'est ici.

21 commentaires:

  1. Favoritisme ! Trafic d'influence ! Je te mettrais tous les blogueurs reacs sous écoute, moi !

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    1. Mais nous le sommes évidemment déjà, vu le grand danger que nous représentons pour la République citoyenne et la démocratie participative (ou l'inverse, je finis par m'y embrouiller un peu).

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    2. Sans les blogueurs réacs, je me demande comment feraient les autres pour avor l'impression d'être de gauche.

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  2. Cinq heure moins le quart ? J'étais sur le pont.
    Votre grandeur aurait pu tenter une sortie à Aulnay sous, en territoire ennemi, je vous aurai rincé d'un Kawa-Kalva en échange d'un autographe sur votre petit livre rouge, qui tient plus du pavé, ma foi.
    A ce propos je vous lit trop ici, ce qui fait que je saute des lots de pages dans mon RER B ou mes semblables vulgum pecus me dévisagent avec circonspection, comme si je ne savais pas lire, ce qui est assez rigolo et pas tout a fait faux. ;.)

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    1. Le café arrosé à six heures, j'ai un peu passé l'âge ! Cela étant, j'ai un peu de mal à comprendre pourquoi le RER B vous force à sauter des pages de cette incomparable prose…

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  3. Ce n'est pas tellement que je vous trouve trop cacochyme pour ça, mais plutôt que je vous sais bien au-dessus de ce genre d'histoires. Mais merci pour le soutient. Toussensemb toussensemb ouè ouè

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    1. Comme c'est un faible soutien, je lui enlève son t…

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  4. Sinon, pour votre histoire d'aller-retour, je recommande la formule suivante: "que je viens de m'appuyer un aller-retour le Plessis - Roissy...". Pas forcément très élégant mais ça règle votre problème. De rien.

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    1. C'est la bonne réponse. Un aller-retour est un trajet d’un endroit à un autre avec retour au lieu de départ.
      En revanche, je me pose la question pour le pluriel : avec ou sans "s" ?

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    2. La question est encore à l'étude…

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    3. J'avais oublié de signer !
      Geneviève

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  5. Ben et mon commentaire sur aller-retour alors?

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    1. Ben… il est juste au-dessus celui-ci. Le déjeuner a été long et animé ?

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    2. Cela dit, vous reconnaissez vous-même que votre solution ne règle pas le problème de façon très satisfaisante…

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  6. Mettons le tout sur le compte de la fatigue oui... Merci de votre compréhension.

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  7. (hors sujet)

    Mauvaise nouvelle pour vous: j'ai oublié hier soir votre dernier bouquin au ciné; j'y suis retourné ce matin et l'ai retrouvé au guichet, personne n'avait eu envie de le piquer.

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    1. Quelle idée d'aller au cinéma avec un livre dont nul ne veut !

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  8. Robert Marchenoir11 mars 2014 à 18:00

    Personnellement, je suis allé au théâtre, mais j'ai apporté ma console de jeux, on ne sait jamais.

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    1. Quant à moi, je ne vais jamais dans les toilettes publiques sans un pot de chambre à mon chiffre.

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  9. Bref, i'Irremplaçable est revenue, vous avez de la chance et vous devriez manifester votre joie plutôt que de vous attarder sur des détails mesquins d'heure de lever.

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