dimanche 19 janvier 2020

Jurassic transit gloria mundi


Hier soir, parce que je ne l'avais jamais vu et qu'il se trouvait disponible sur Netflix, j'ai souhaité que nous regardassions Jurassic Park. Quelle funeste idée ! Nous avons tenu une heure, soit la moitié seulement de cet incomparable navet. Bien sûr, je ne m'attendais pas à des miracles, sachant depuis lulure que les films de Spielberg ne peuvent être pleinement appréciés que si l'on dispose d'un âge mental inférieur ou à la rigueur égal à 12 ans. Néanmoins, je me souvenais de m'être bien diverti des Aventuriers de l'arche perdue, vu au cinéma à sa sortie. Il aurait donc pu en aller de même avec le film dinosaurien d'hier… 

Or, donc, point du tout. Personnages de carton pâte, action presque inexistante durant les trois premiers quarts d'heure, insupportable ton didactique donnant l'impression de regarder un documentaire conçu pour être diffusé dans les écoles primaires, niaiserie fondamentale des dialogues, insigne pauvreté des tentatives d'humour. Et quand enfin les grosses bestioles se réveillent (on espère, vainement hélas, qu'un tyrannosaurus rex ou un vélociraptor va rapidement bouffer l'insupportable petit garçon qui nous casse les couilles depuis le début du film), rien ne s'arrange pour autant, tout reste languissant, prévisible, puéril, idiot. Il était temps alors de mettre fin à cette irritante expérience pour se rabattre sur la septième saison de The Big Bang Theory.

Le hasard a voulu que nous ne fussions pas débarrassés pour autant du pénible Spielberg. En effet, dans l'un des deux épisodes regardés, un personnage semait le trouble chez tous les autres en leur affirmant que, dans Les Aventuriers de l'arche perdue, Indiana Jones ne servait rigoureusement à rien et que, si on venait à le retirer du film, tout se déroulerait exactement de la même façon et aboutirait au même résultat. 

En y réfléchissant – essayez, vous verrez –, il avait parfaitement raison. Ce qui n'a pas fait remonter le gars Spielberg dans notre estime, où il squattait déjà les bas-fonds.

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