Si vous avez droit à un billet, en cette matinée pascale, c'est uniquement parce que c'est le jour de repassage de l'Irremplaçable – hier, c'était le mien : voir photo prise sur le vif. J'ai bien conscience que cela mérite un semblant d'explication, je vais donc le fournir.D'abord, une précision, afin de faire taire les couinements des féministes et les piaillements de leurs mâles collabos : c'est peut-être Catherine qui se tape le repassage, mais c'est moi qui suis allé chercher le pain. Ah ! ça vous la coupe, ça, hein ? Au retour de cette méritoire expédition en zone peuplée et commerçante, nous avons repris un petit café, elle et moi, devant la porte ouverte (à cause de la fumée de nos cigarettes, mais aussi pour vérifier si l'autre conne de tourterelle était toujours occupée à couver dans le tilleul : cela fait un mois qu'elle réchauffe des oeufs censés éclore au bout de 14 jours...). Et c'est là que, pleine d'un hallucinant courage, l'Irremplaçable m'a annoncé tout de go (elle fait très bien le tout de go) qu'elle était décidée à aller porter le fer dans le tas de linge propre mais considérablement froissé (froissé de son dédain prolongé, je suppose). Vous ne voyez toujours pas le rapport ? Ça vient, ça vient ! De toute façon, il n'y a rien d'autre à lire dans toute la blogosphère ce matin, à part les habituelles ratiocinations des rebelles de confort. Il y en a même un qui, armé d'un chausse-pied et d'un cric, tente de faire entrer la Turquie dans l'Europe : on ne dira jamais assez l'ennui qui saisit le gauchiste institutionnel lors des longs week-ends pascals – voire pascaux.
Bref, n'écoutant que la solidarité conjugale qui m'anime sans cesse, j'ai annoncé ma participation à la corvée sus-évoquée. N'allez tout de même pas vous imaginer une partie de repassage à quatre mains : ce serait dangereux ; et puis, il n'y a qu'un fer. Non, le truc c'est que la planche se trouve dans l'annexe, dite encore La Case, voire La Maison du nègre, les soirs de prurit naziforme. Donc, j'ai décidé de venir m'installer à ce clavier, afin de réjouir l'Irremplaçable par ma précieuse présence et mon joyeux babil – ou plutôt par la disponibilité de mon oreille au sien.
Seulement, quand on est devant un clavier, si on ne veut pas avoir l'air trop con, il est préférable de taper sur les petites touches qui le composent ; sont même, en quelque sorte, sa raison d'exister. Et c'est ce que je fais, bien décidé à faire durer ce billet aussi longtemps que le tas de linge de l'Irremplaçable – ce qui explique la considérable vacuité intellectuelle de ce que vous êtes en train de lire. Rassurez-vous, l'Irremplaçable vient d'annoncer : « J'ai presque fini, de toute façon. » Vous ne devriez donc plus souffrir très longtemps. D'ailleurs, comme il faut encore que je relise le tout, pour essayer de laisser moins de fautes de frappe que cette feignasse de Nicolas (et hop ! pas de lien !), je pense que nous pouvons raisonnablement en rester là.
Je vous donne rendez-vous ici même, lors de la prochaine séance d'aspirateur ou de lavage des carreaux.














