lundi 15 juin 2009

Les Mots nouveaux ne sentent pas toujours très bon

Lussan, jeudi 11 juin, quatre heures vingt. – Depuis samedi que nous sommes ici, j’ai occupé le temps libre laissé par nos hôtes et nos hôtes à lire le remarquable livre de Jacques Dewitte : Le pouvoir de la langue et la liberté de l’esprit, dont le sous-titre est : Essai sur la résistance au langage totalitaire. Le livre s’articule autour de quatre grandes figures ayant, chacune à sa manière, réfléchi sur les langues totalitaires : George Orwell bien sûr, mais aussi Dolf Sternberger et Victor Klemperer pour le nazisme, ainsi qu’Aleksander Wat pour le communisme. Cet ouvrage me passionne d’autant plus qu’il entre en résonance avec certaines de mes préoccupations, que j’ai tenté d’exprimer, de façon beaucoup trop superficielle et sommaire, il y a quelque temps (mais je ne retrouve plus le billet).

L’essai de Dewitte me conforte dans l’idée que nous devons absolument refuser, autant qu’il nous est possible, d’employer pour notre compte ce que j’ai appelé “les mots de l’ennemi”. Car les utiliser, ces mots, fût-ce pour les combattre, c’est déjà, d’une certaine manière, accepter implicitement la réalité qu’ils s’efforcent de créer – sinon de la créer de toutes pièces, de nous en faire admettre la pertinence, à notre esprit défendant.

Ainsi, toute personne acceptant d’utiliser l’un ou l’autre de ces vocables en –phobe qui pullulent et bourgeonnent de nos jours admet l’idée que ces “phobies”, ces peurs irrationnelles et signes d’un dérangement mental, puissent avoir une réalité quelconque. Il a, autant dire, fait de lui-même le premier pas vers les hôpitaux psychiatriques de demain.

Dans le même ordre d’idée, je confesse avoir de temps en temps utilisé, ci ou là, le qualificatif de “stalinien”. J’ai eu tort : le mot devrait disparaître pour être remplacé par un autre, désignant mieux et en pleine lumière la réalité qu’il recouvre. Ce mot existe d’ailleurs déjà, il est d'une plus grande ancienneté, c’est “communiste”. Toute personne utilisant le terme de “stalinien” semble admettre qu’il puisse exister un communisme d’une essence différente ; or, il n’en est rien. Le mot “communisme” présente en outre l’avantage d’une construction sur le même modèle que “nazisme”, soulignant ainsi la profonde identité de ces deux régimes : la vérité du communisme, c’est le pacte germano-soviétique. Une identité que met encore davantage en lumière l’essai de Jacques Dewitte et ses comparaisons entre la “langue brune” hitlérienne et la “langue de bois” soviétique.

Car le cœur du livre reste l’analyse croisée qu’il fait des œuvres citées plus haut. Je resterai sur celle de Victor Klemperer, la seule que je puis affirmer connaître un peu, que ce soit les deux volumes de son journal (1933-1945), ou LTI [pour Lingua tertii imperii], la langue du IIIe Reich. Dans ces deux ouvrages, complémentaires, se renvoyant sans cesse l’un à l’autre, Klemperer montre à quel point les plus résolus opposants à Hitler et à son régime, les plus éloignés d’adhérer à l’idéologie nazie se laissent imprégner à leur corps défendant par la langue nouvelle, y compris lui-même, pourtant l’un des plus vigilants (mot en italique pour souligner par l’exemple à quel point l’usage particulier et à contre-sens d’un mot peut corrompre celui-ci) sur ce chapitre.

Relisant certains passages de Klemperer, assortis des commentaires de Dewitte, je repensais au fameux “Homme au rouge” de Thomas Hardy, ce personnage de Retour au pays natal qui, parce qu’il vend de la craie de cette couleur aux bergers, afin qu’ils en marquent la laine de leurs moutons, finit par en être totalement imprégné, peau et vêtements.

Pour la langue de l’ennemi, c’est la même chose, la même imprégnation insidieuse. Lorsque je me mets à employer avec naturel, et fût-ce dans une intention polémique, combative, l’un ou l’autre des termes forgés par les tenants de l’ordre nouveau, du monde de demain, de l’avenir qui chante, j’accepte en quelque sorte que l’on me glisse dans la main la plume avec laquelle, tôt ou tard, je signerai ma propre reddition – encore bien heureux si ce n’est pas mon acte d’accusation.

Il ne doit pas être question d’accepter cette mise sous tutelle de certains mots ou concepts qui nous ont été transmis – cette captation d’héritage commise par les bons élèves de la classe, les lauréats de la modernité souriante. Et il convient de rester sourd à toute création intempestive, surtout si elle est martelée sur les ondes et imprimée à chaque page des journaux et des blogs.

37 commentaires:

  1. Ce commentaire a été supprimé par l'auteur.

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  2. Pour quelqu'un qui n'avait pas envie d'écrire....parce que là vous ne bloguez pas, vous écrivez. Prenez des vacances plus souvent.

    " le mot devrait disparaître pour être remplacé par un autre, désignant mieux et en pleine lumière la réalité qu’il recouvre."

    Pas facile, il serait judicieux de faire quelque chose. Identifier ces mots ou ces expressions, analyser ce qu'ils désignent vraiment derrière leur masque, proposer des mots alternatifs (*).... le tout sur un blog ?

    (*) alternatif : en voilà un ?

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  3. Je suis entièrement d'accord avec vous.

    J'espère que cela ne vous fera pas changer d'avis.

    J'espère aussi que vous saurez appliquer ces idées à toutes les langues de domination, celle des entreprises (qui a au moins l'avantage d'être tellement ridicule qu'on le voit venir d'assez loin), celle des médias, celle des blogs (et pas seuleument les gauchos, hein).

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  4. on voit que vos vacances on été profitables. vous revenez l'esprit clair et le propos didactique. ça donne en tout cas envie de lire l'ouvrage

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  5. Plus de mots en phobe...

    Diantre, moi qui me résignais à me reconnaître tranquillement islamophobe (modérée, mais quand même)...
    Comment dire alors, en un seul mot, qu'on est anti-islamiste ? (il y a un hiatus). Résistant? non, ça colle à une époque. Alors?

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  6. Cher Didier, il y a dans votre petite liste un oubli absolument impardonnable : La Fausse parole d'Armand Robin, à lire de toute urgence et que je mentionne souvent (sans qu'il ait fait l'objet d'une note proprement dite) sur Stalker.
    Bien à vous.

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  7. Suzanne : laïc, ça finit pas en "phobe" et ne commence pas par "anti". Un si beau mot ...

    Didier : toutes ces réflexions ont été poursuivies par Eric Hazan, avec la Lingua Quintae Respublicae, la propagande du quotidien.
    Il dit notamment qu'on appelle "divertissement" l'abrutissement.
    J'imagine, dans les programmes télé : "le bonheur est dans le pré", genre : abrutissement.

    C'est justement pour ces raisons de langage que je trouve que le PC a eu tort d'abandonner le concept de la lutte des classes : il a cru abandonner la lutte et résultat, on croit qu'il n'y a plus de classes ...

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  8. Audine :
    1 je t'aime. Si tu es du sexe masculin, ceci et une déclaration d'amitié.

    2 Merci, suite à mon déménagement, je ne sais plus retrouver mes livres, tu m'évites de fouiller toutes les caisses de bouquin pour retrouver ce titre.

    3 Concernant la lutte des classes, le problème, c'est en effet que par manipulation du langage, on a fait disparaitre les classes. Peut-être y a-i-il quelque chose
    d'autre, de plus "flou" à exprimer ?

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  9. C'est fou, ici, comme on lit les commentaires de celles et ceux qui ont commenté avant votre passage.
    Je conseille donc, de nouveau, à nos apôtres du PC de lire Robin.
    Ah oui, mon cher Didier, je sais où vous êtes allé pécher au moins deux de vos références, coquin : Renaud Camus, Syntaxe ou l’autre dans la langue...
    Pas vrai ?
    Tiens, j'ai allumé votre amie VS, parce qu'elle le vaut bien.
    Désolé, quelques-uns de ses caniches ont été également défrisés...

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  10. Le bouquin d'Hazan n'est pas mal mais il ne s'attaque qu'à la LQR droite-affairiste. Le camp du Bien est largement épargné. Or ce système de perte de sens, personne n'en a le monopole. 10mn de Mamère ou d'un DCB sont aussi abrutissantes que 10 de Sarko ou d'un journaliste de BFM.

    Pourquoi les blog reacosphériques sont globalement meilleurs ? comptez les mots, identifiez les termes, les tournures que vous ne verrez pas ailleurs et vous sentez une différence.

    L'exemple le plus stupéfiant et le mot Sarko. Enlevez-le et 50% des billets des blog de gauche sont fichus. On connaissait les idiots utiles, je me demande s'il n'y a pas d'ennemis utiles.

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  11. Stalker : j'ai vu, c'est sur votre site !

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  12. De l'autre coté des Alpes, un communisme à visage humain a existé.

    (d'accord avec Audine of course)

    (un jour, on vous pendra tous avec vos boyaux...)

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  13. Vous avez un dictionnaire, pour que je le distribue aux left_blogs ?

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  14. Ce commentaire a été supprimé par l'auteur.

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  15. Je continuerai à dire stalinisme et staliniens. Parce que j'ai lu Ma Vie, et j'ai admiré,comme Zemmour :)(ou du moins, son narrateur de "Petit Frère")

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  16. Suzanne, la Résistance est de toutes les époques, non?
    Je suis éberluée de voir des collègues élever chaque année, pour leurs élèves, des autels à la Résistance pendant la seconde guerre mondiale et simultanément se complaire dans l'apologie du respect que nous sommes sommés d'avoir pour une idéologie et des pratiques auxquelles nous devrions résister.
    A force de cantonner l'esprit de résistance à 39-45, on le tue.

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  17. @Audine:
    C'est comme casser le thermomètre pour nier la fièvre.

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  18. PRR : ah, mais personne n'a dit que c'était facile ! C'est même, en réalité, d'une difficulté extrême.

    Franssoit : je suis également d'accord avec vous (ça fait peur, hein ?). Je me souviens, du moment où DRH n'a plus signifiéDirection des RELATIONS humaines, mais des RESSOURCES. On venait de glisser dans autre chose, là...

    Olympe : le livre est remarquable. Et lui-même donne envie de lire les quatre écrivains dont il parle.

    Suzanne : vous pointez là une difficulté pointée par Klemperer lui-même, et décrite encore avant par Orwell : le mot nouveau, généralement simplificateur, fait disparaître sous lui plusieurs autres mots, plus subtils, plus justes, que l'on a ensuite bien du mal à retrouver pour son propre usage. C'est l'un des principes de la Novlangue d'Orwell.

    Juan Asensio : oui, je me souviens que vous en avez déjà parlé. Mais c'est que ma culture est fort lacunaire : je ne connais de Robin que ses poèmes, et encore pas très bien. (Et j'ai lu votre billet hier...) Sinon, il est possible que Camus (cité par Dewitte, du reste) m'ait influencé ici, mais alors de manière inconsciente.

    Audine : je ne connais pas Hazan, je vais aller voir ça. Pour laïc remplaçant islamophobe, par exemple, ça ne colle pas,dans la mesure où ceux qui brandissent cette arme de l'islamophobie se réclament le plus souvent, eux aussi, de la laïcité.

    C'est toute la difficulté : un mot ne se contente pas de désigner une réalité préexistante à lui : il contribue à la créer, à lui doner forme, etc. Tout cela superbement décrit par Dewitte, à qui je vous renvoie.

    Pour la luttes des classes, je crois que faire porter toute la responsabilité au PC est injuste, non ?

    PRR : d'accord avec ce que vous dites de la réacosphère et de son langage.

    Dorham : oui, sans doute, un peu... mais il n'était pas au pouvoir, ce qui fait une sacrée différece !

    Nicolas : non, il n'y a pas de dictionnaire, et c'est toute la difficulté. C'est un truc mouvant, glissant, insidieux, qui ne se laisse pas repérer facilement.

    Marine : pour le mot "résistance" vous avea raison sur le fond, je pense. Il n'en demeure pas moins qu'il est très difficile, si on l'emploie, de faire abstraction de la Résistance-avec-R-majuscule...

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  19. Didier,

    J'avais bien compris ! C'était juste une plaisanterie idiote...

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  20. J'avais bien compris que vous aviez compris ! C'était juste une réponse intelligente.

    (Ouais, enfin...)

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  21. Sans avoir lu les commentaires.

    Victor Klemperer fait partie de mes références aussi et son "étude" de la progression du nazisme par la langue est vraiment impressionnante et d'une utilité remarquable.

    Ce sujet mérite mieux qu'un simple commentaire et je vois pour ma part par l'autre bout de la lorgnette, une démarche lente des conservateurs pour user jusqu'à la corde les concepts issus des Lumières, les retourner comme de vieilles peaux espérant ainsi en annuler la réalité.
    :-))

    [Je vais quand même jeter un œil sur les commentaires ! :-)) ].

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  22. "oui, sans doute, un peu... mais il n'était pas au pouvoir, ce qui fait une sacrée différence !"

    C'est vrai aussi mais c'est assez unique pour être relevé quand même...sont bons ces ritaux :)

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  23. Quand mes enfants me demandent à propos d'un artiste "Il est connu ?" je leur explique que la vraie question est "Il a du talent ?". Parce que sinon, on glisse vers quelque chose qui est de l'ordre de la pure société du spectacle, si je puis me permettre.

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  24. Tout à fait d'accord. Voilà pourquoi je n'utilise jamais le mot "islamophobe" par ex. qui prend racine dans la révolution islamique iranienne de 1979.
    L'origine des mots est d'ailleurs toujours intéressante.

    Reste à savoir si les personnes qui utilisent tel ou tel mot le font par accointances ou négligence...

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  25. Je n'ai guère le temps de le vérifier, mais je crois me souvenir que Victor Klemperer a adhéré au parti communiste est-allemand lors de son retour dans la jeune RDA.

    J'ignore, si ce postulat est vrai, s'il l'a fait par gratitude envers l'URSS, principal artisan de la défaite de l'Allemagne nazie, ou par opportunisme, mais je doute qu'il ait pour autant adhéré à la phraséologie marxiste-léniniste, et moins encore à l'idéologie stalinienne. Toujours est-il qu'il ne considérait manifestement pas que le communisme et le nazisme étaient deux idéologies équivalentes.

    Sinon, à propos de Résistance, je ne résiste pas, bien que cela n'ait guère de rapport avec le sujet, à reproduire la phrase pleine d'humour qu'a prononcée tout à l'heure Daniel Cordier, invité ce midi de France Culture : « J'étais parti [à Londres] pour tuer des Boches. Je n'en ai tué aucun. J'ai raté ma guerre, qu'est-ce que vous voulez ? »

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  26. "Reste à savoir si les personnes qui utilisent tel ou tel mot le font par accointances ou négligence"

    Par lassitude, Polluxe.

    Quand j'ai dit, de nombreuses fois dans ma vie, que j'étais anticléricaliste primaire, j'ai toujours eu des sourires, des approbations, ou des contradictions aimables en retour. Tradition de gauche oblige, bouffer du curé est normal et bienvenu. Etre contre l'Eglise, c'est bien.
    Par contre, être contre l'Islam, qu'est-ce que c'est mal ! C'est curieux, ce respect soudain des religions, ces circonvolutions de langage, ces affèteries, ces précautions extrèmes.
    Et puis, en vérité, j'ai un peu peur de cette religion qui se durcit, qui prend un mauvais chemin, qui s'abêtit partout, qui se mêle inextricablement au politique.
    Donc, je garde islamophobe, ou islamistophobe faute de mieux. Laïque, ça me convient moins, c'est autre chose. Et puis, le laïcisme (ça se dit ?) virulent, radical, je n'aime pas tellement non plus, pas tout le temps.

    Trouvez moi un mot dont la définition serait:
    "manière d'exprimer son désaccord et son opposition aux idées et pratiques de l'Islam contrevenant aux idées de liberté d'expression, d'égalité entre les hommes et de non-ingérence dans les affaires publiques" et je prends.

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  27. Petite divergence avec vous, Suzanne : je ne suis, en ce qui me concerne, pas du tout opposé aux idées ni aux pratiques de l'islam. En réalité je m'en fous même complètement, pour la même raison qu'il m'indifférerait de savoir que mon voisin dépose ses crottes de nez sur les coussins du canapé. Je souhaiterais juste que ça n'ait pas lieu dans mon salon.

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  28. Ca commence vraiment à me faire peur, je vais devoir consulter, je suis encore d'accord avec un commentaire de Didier.

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  29. Ouf, en ait non.
    Je suis quand même opposé à certaines pratiques, même à Téhéran ou dans le 92.

    Ce à quoi je ne suis pas opposé, ce sont les pratiques qui ne concernent que le croyant.

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  30. @ Didier Goux

    dans le cadre de la quinzaine du beau langage : "qu'il me laisserait indifférent"

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  31. @ Suzanne : la plupart des gens qui utilisent le mot "islamophobe" c'est pour accuser quelqu'un d'autre de l'être, comme on peut dire raciste. Vous, vous le revendiquez, ce qui revient à inverser en partie le sens... Bref c'est une 3e possibilité en effet...

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  32. Franssoit : il va de soi que j'y suis "opposé" tout comme vous ! Mais que, tout en réprouvant, je ne me sens pas tenu de me mêler de tout et partout (ce qui est bien de l'homme occidental, cela !).

    Christine : vous avez raison, évidemment.

    Polluxe : bonne remarque. C'est le même processus qui a conduit les noirs américains contestataires à se revendiquer comme "nègres", à la suite de Césaire. Ou, avant eux, les Impressionnistes à annexer ce mot, mqueur au départ.

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  33. Polluxe et Didier :

    L'islamophobie est un délit. Si je me dis islamophobe, c'est que je me reconnais coupable d'un délit? Comment une peur pourrait-elle être un délit ? C'est le mot qui ne va pas, ou c'est moi ? Par ailleurs, si ce mot est employé jusque dans le droit dans un sens très précis, je ne me sens pas de lancer un mouvement de libération sémantique. Enfin, je ne sais plus très bien. J'ai une petite tête, et mes tergiversations ne sont ni réfléchies, ni revendicatrices. On ne peut rien contre les glissements de mots: jetez "race" dans une conversation, et aussitôt ça connotera tout ce que vous pourrez dire après , même sur la recette de la tarte Tatin. C'est un exemple, j'utilise le terme "racisme" comme tout le monde dans la mesure où je parle aussi de racisme anti-vieux, de racisme anti-anglais, etc.
    Finalement, je ne tiens pas tant que ça à islamophobe, si on peut me trouver un autre mot plus précis, alors, non entaché d'autre chose, ou meilleur.

    Comment s'appelaient, dans l'Allemagne de Weimar, les Allemands qui voyaient dans la montée du nazisme un péril, une catastrophe?

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  34. @ Suzanne : l'"islamophobie", notion contestée n'est pas un délit.

    Caroline Fourest qui s'y connait sur le sujet a trouvé un nouveau mot, musulmanophobie :
    http://carolinefourest.wordpress.com/2009/06/17/verts-bruns-la-nouvelle-extreme-droite/

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  35. Polluxe: je ne suis pas musulmanophobe. Je n'ai pas peur des musulmans indistinctement, globalement, j'ai peur de ceux qui, que, vous savez bien. (je ne vais pas m'en sortir).

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