mercredi 3 juin 2009

Un avion s'écrase, tout le monde la ramène

Alors voilà. Il passe dans notre ciel dix avions par minute ; de temps en temps, il y en a un qui tombe. Logiquement, tout le monde devrait s'en foutre, sauf si sa vieille mère ou son fiancé était dedans. Au lieu de ça, le ciel s'embrase : le ciel de l'information, hein, pas le vrai ; le vrai, lui, il s'en fout.

Et, logiquement, on devrait faire pareil – on fait pareil, en réalité. Qui, sérieusement, hors leurs proches, en a quoi que ce soit à foutre de ces deux cents types inconnus qui sont passés de vie à trépas ? D'une manière finalement plus cool, plus relax que s'ils avaient chopé un cancer de la mâchoire leur rongeant inexorablement la tronche trois ans durant ? Tout à l'heure, je lisais ceci sur un blog, dont le taulier est pourtant moins con que la moyenne des blogueurs :

« Le tragique le dispute à l'horreur »

Le pire est que son billet (comme l'ensemble de ce qu'on peut lire depuis depuis deux jours dans la blogosphère) prétendait fustiger les journalistes, qui, comme chacun sait, "causent-même-quand-ils-n'ont-rien-à-dire". Je lui ai répondu ceci :

« Arrêtez donc de critiquer les journalistes : vous parlez comme eux ! Avec les mêmes clichés imbéciles ! 18 personnes inconnues de tout le monde (de vous en tout cas) qui meurent : en quoi est-ce tragique ? En quoi est-ce l'horreur ? On est dans le psittacisme absolu, là ! Vous êtes mûr pour être journaliste, je vous le dis... »

Depuis deux jours, chez les perroquets blogosphériques, on s'interroge doctement : pourquoi les journalistes (et donc leurs lecteurs) ont-ils ce goût morbide pour les catastrophes ? Moyennant quoi, l'ensemble des blogueurs ne s'intéresse rigoureusement qu'à ce fait-divers annexe, sans importance ni intérêt véritable, avec une gourmandise au moins égale à celle qu'ils feignent de fustiger.

On peut tenter un début de réponse : pzrce qu'il ne s'agit pas d'une vraie catastrophe. C'est une catastrophe "pour rire" : elle fait peur mais elle ne touche à peu près personne. Un peu comme le loup du Petit Chaperon rouge. C'est la catastrophe moderne, qui ne fait mal nulle part tout en stimulant les glandes lacrymales, et n'empêchera aucun connard, d'ici un mois, de prendre l'avion pour aller rôtir sa viande sur je ne sais quelle étendue de sable exotique. Elle a des vertus hautement cathartiques : pour que Festivus festivus continue de vivre, hilare, bronzé, rotant, huileux, il faut bien que, de temps à autre, certains paient le tribut du bonheur.

La petite larme machinale que l'on verse aujourd'hui, prendra tout son prix le mois prochain, lorsque l'avion atterrira sans dommage à Saint-Domingue, et que les jeunes nègres – si délicieusement minces ! –. vivant avec trente euros par mois, accueilleront tout sourire et muscles polis les mamies exténuées et citoyennes que leur dégueulera l'avion miraculeusement rescapé.

– N'oubliez pas de rapporter de l'artisanat local.

59 commentaires:

  1. Pascal Labeuche3 juin 2009 à 07:49

    En plus, le pilote, il a même pas su amerrir, le con !...
    Enfin, ça va encore polluer notre océan, ça, et puis va y avoir un film catastrophe, un docu-fiction relatant l'affaire, et Meyssan qui va nous dire que c'est un complot Bushiste pour se venger d'Obama et Soral nous apprendra que c'est un complot sioniste pour s'en prendre à Dieudonné.
    Et Goux qui fera un billet là-dessus. Alors là, la totale !

    RépondreSupprimer
  2. Bordel ! Je suis actionnaire d'Air France. Vous savez combien ça coûte un zinc pareil ?

    RépondreSupprimer
  3. Ils ne sont pas assurés, leurs coucous, à Air France ?

    RépondreSupprimer
  4. Si ! Mais je suis aussi actionnaire de l'assurance.

    RépondreSupprimer
  5. Et le malus, hein ? Vous y pensez au malus ?

    RépondreSupprimer
  6. Ah ! merde ! je l'oublie toujours, ce putain de malus !

    RépondreSupprimer
  7. Cet accident n'a jamais eu lieu.
    C'est une habile mise en scène à quelques jours des élections pour déclencher ou entretenir la terreur et permettre à qui on sait de se mettre en valeur. Sa principale fonction est de nous distraire de la crise en nous empêchant de nous poser les vraies questions.

    RépondreSupprimer
  8. Le titre est excellent... Tristement excellent et bien choisi.

    Bon billet. Merci. Bonne journée

    RépondreSupprimer
  9. DG découvrant qu'il y autant de cons dans les blogs que dans les journaux : ça s'arrose !

    RépondreSupprimer
  10. Lui, il cumule : il tient un blog et pour dans un canard.

    RépondreSupprimer
  11. M'étonnerait qu'il s'y exprime de la même façon pour y dire les mêmes choses

    RépondreSupprimer
  12. @ Didier : je me demande quand même, avec tout le battage médiatique qu'il y a autour de cet événement, si la ménagère devant sa télé ne finit pas réellement par être en deuil pour les 200 touristes.

    RépondreSupprimer
  13. Prenant mon café ce matin (non, non, pas de calva, merci DG) au comptoir du bistro du coin: on n'y parlait que de missile ou de rocket d'avion de chasse ou encore d'attentat terroriste. Passée la première vague (traditionnelle) de fausse compassion, zallez voir qu'on ne va plus parler que de ça. Y compris chez le folliculaires.

    RépondreSupprimer
  14. votre billet est drôle, les avions et les autres se plantent.

    Le comique le dispute à l'erreur.

    RépondreSupprimer
  15. Bravo Didier ! Très bon billet ! Et 250 bonhommes qui sautent d'un coup font beaucoup plus d'effet que le million(au moins)de couillons (salauds de pauvres (smiley)) qui claquent du paludisme chaque année dans des conditions effroyables. Snif..

    RépondreSupprimer
  16. Autrefois, les familles pleuraient, les officiels se désolaient ostensiblement, les recherches s'effectuaient et on en restait là. Maintenant, les cellules de soutien psy sont mobilisées, les familles sont logées dans des hôtels de Roissy, on a même parlé hier de les emmener sur les lieux du drame.... et tout ça se terminera, comme pour le Concorde, par des versements d'indemnités aux familles, ce que je trouve indécent, sauf pour ceux qui auraient pris une assurance.

    RépondreSupprimer
  17. Voici le seul billet sensé que j'aie lu sur la question depuis quelques jours. Le seul.
    Entre le sensationnalisme, les théories de conspiration et les faux experts en avionique, on a assisté à une fameuse déferlante de connerie virtuelle.

    RépondreSupprimer
  18. Vous vous esclaffez tous mais on voit bien que vous n'êtes jamais mort de rien et nulle part.
    En rédigeant un billet sur ce sujet vous allez dans le même sens que les media, vous ne pouvez vous empêcher d'ajouter votre prose à celle des démunis du citron.

    RépondreSupprimer
  19. "on voit bien que vous n'êtes jamais mort de rien et nulle part."

    Pas mal.

    RépondreSupprimer
  20. Didier Goux a dit :
    "Vous avez pleinement raison, quant aux médias. Mais il y a pire, à mon sens : je pense que si les caméras ne venaient plus filmer les visages en larmes des proches, ceux-ci en seraient déçus, mécontents. car je les soupçonne, au-delà de leur chagrin, ou en dessous si vous préférez, d'être secrètement flattés de passer à la télévision. et c'est profondément triste."

    Le soupçon de Didier Goux, c'est quelque chose !!!!

    RépondreSupprimer
  21. 228 bieres et un zinc, j'appelle çà une tournée générale, rien d'anormal à ce que tout le monde la ramene.

    RépondreSupprimer
  22. A mes débuts (il y a...ouh lala, tellement longtemps) de journaliste, à l'époque où je faisais les chiens écrasés, j'ai été amené à interviewer la famille de victimes (de meurtres, d'accidents...). Je confirme : il y a parfois, une certaine gloriole, à être interviewé. Quelles que soient les circonstances... C'est aussi cela, la nature humaine.

    RépondreSupprimer
  23. Moi je préfère que les médias en parlent, car j'ai la naïveté de croire que les compagnies aériennes, pour ne pas perdre de clients, vont renforcer les contrôles de sécurité sur les appareils. Sinon, cet été je vais prendre l'avion pour aller en Crète. Oui. Je ne me rôtirai pas, cependant.
    Bien amicalement.

    RépondreSupprimer
  24. "Il y a une certaine gloriole à être interviewé".
    Ouais... moi, si je vois l'ombre d'un journaliste, je lui tourne le dos ou je lui ferme ma porte au nez, à lui et à sa caméra; Ça m'est déjà arrivé, pour des motifs d'inondation.

    RépondreSupprimer
  25. Je pense aussi qu'un certain nombre de blogueurs sont des frustrés, ils auraient bien voulu être journalistes mais ils n'ont pas pu. Finalement, ils ont souvent la mêmme attitude que ceux qu'ils critiquent ! Ce qui est dommageable dans cette "tragédie", c'est que la fête prévue à Roissy le 2 juin est tombée à l'eau !!! Oui, je sais, le jeu de mots est facile, pardon...

    RépondreSupprimer
  26. J'ai entendu "Tournée générale" dans les commentaires. J'arrive.

    RépondreSupprimer
  27. Pascal Labeuche3 juin 2009 à 14:01

    On s'en tape (toujours Pascaliste) : je vous trouve bien "remontée" !

    RépondreSupprimer
  28. Sauf que... Entre mourir chez soi d'un crabe à 75 ans et se faire exploser à 35 ans la tronche et le bide et le reste au-dessus de l'océan à 10 000 mètres au retour de paisibles vacances ou d'un énième voyage d'affaire, il y a une différence, surtout pour les proches, amis, collègues, etc. Il faut toujours penser que la prochaine fois, ce sera peut-être votre meilleur ami qui sera dans le cercueil volant, votre père, votre fils. Et alors là, c'est tout de suite moins rigolo. Désolé, mais il y a des personnes sensibles qui n'arrivent pas encore à considérer un tel accident comme une banalité qu'on peut (qu'on doit, en cynique blasé) traiter comme la dernière entendue la veille au zinc de notre troquet préféré, de la bouche de l'inénarrable Marcel. Que nous ne connaissions aucune des victimes ne doit pas nous empêcher de penser que nous aurions pu en connaitre une ou plusieurs, avec qui la veille nous riions encore. Cela s'appelle l'empathie. Et si nous en sommes incapables, le mieux est de la fermer, je crois, et de garder pour nous notre humour très douteux. Nous nous plaignons assez que le Diable a le rictus facile à notre époque. Alors l'imiter...

    RépondreSupprimer
  29. on s'en tape beaucoup moins là3 juin 2009 à 14:27

    Oui, très remontée, en effet, car j'ai l'audace d'imaginer que mourir -seul ou en groupe, sur terre ou en l'air- est triste, seulement triste et très souvent affreux. Nul besoin d'en rajouter des tonnes. La décence quoi, juste la décence, la tenue exigée, pour n'importe quel mort. Il n'y a pas de quoi se marrer ni se péter le tronche au bistro, ni rien de ce genre. C'est une tragédie sans star ni héros parmi d'autres tragédies quotidiennes.

    RépondreSupprimer
  30. Je me souviens d'une catastrophe qui s'est produite le 11 septembre..1968. 95 morts.
    http://www.crash-aerien.com/www/database/fiche.php?id=10380.

    L'hypothèse d'un tir(raté) de missile pendant un excercice de l'armée française en méditerranée n'est pas complètement écartée encore aujourd'hui. C'est la manière dont a été menée l'enquête qui alimenta la polémique. L'affaire revient régulièrement sur le tapis comme dans ce livre :
    http://www.alta-frequenza.com/index.php/l_info/l_actu/caravelle_ajaccio_nice_la_these_du_missile_relancee__1.

    Tapis dans lequel l'État et la Grande Muette se sont pris un peu les pieds.

    RépondreSupprimer
  31. Pascal Labeuche3 juin 2009 à 14:52

    VS : je souscris totalement à ce que vous dites, mais pensez-vous qu'ironiser sur les incompétences des journalistes (certains en tout cas)et la débilité de certains commentateurs complotophiles révèle et exprime un irrespect pour les victimes et leur famille ?

    RépondreSupprimer
  32. @Yanka: ils s'appellent Franck, Anne-Sophie sa femme, Surya et Lukas leurs enfants.
    J'en parle au présent, car ils sont toujours présents.Lorsque leur avion décolle de Jakarta, ils sont heureux de rentrer passer les fêtes de fin d'année avec nous les amis, la famille.
    C'est compter sans ce commandant de bord qui aura l'idée de se suicider, balançant son énorme boite de chair humaine dans la jungle de Bornéo.
    La différence par rapport au mec qui meurt de sa belle mort, c'est qu'on les attend toujours, en serrant qui une médaille, qui un galet.
    Auraient-ils ri de ce fait divers s'ils n'avaient été eux mêmes (les victimes de) la farce? Le doute est permis.

    RépondreSupprimer
  33. C'est dommage, quand on est mort, on manque un peu d'humour. Malgré la bière.

    RépondreSupprimer
  34. Je persifle et je saigne.
    Oui la mort est un déboire et un manque de savoir vivre.

    RépondreSupprimer
  35. CHIOTTE !!! j'en étais à trois feuillets de commentaire, aux uns et aux autres (arrivé à Ygor Yanka), lorsqu'une fausse manœuvre (je ne sais même pas laquelle) à tout envoyé dans les airs.

    Ne comptez pas sur moi pour recommencer !

    (Sauf Yanka, à qui je répondrai peut-être ce soir, soit en commentaire, soit par un nouveau billet.)

    RépondreSupprimer
  36. Les journalistes en parlent, la blogotruc en parle pour critiquer les journalistes et vous passez derrière pour critiquer les blogueurs qui critiquent les journalistes !
    Vite, des vacances !!!
    :-)))

    RépondreSupprimer
  37. Moi je crois qu'il faudrait parfois faire une cellule psychologique pour les lecteurs de ce blog.

    RépondreSupprimer
  38. Tu dois te sentir concerné mon Riri, non ?

    RépondreSupprimer
  39. En voulant prendre le contre-pied des journalistes et des larmoyants anonymes, en faisant le choix de rire non du traitement médiatique, mais de la catastrophe elle-même, vous faites (ceux qui le font) exactement la même chose que les barbares nazis (toutes proportions gardées) qui envoyaient aux fours non plus des humains, mais des objets de rebut. Si je vous disais que j'ai perdu dans la catastrophe un être cher (ce qui n'est pas vrai, par bonheur), pas un n'oserait rire, parce que sa mort horrible serait soudain matérialisée à travers mon témoignage. Alors imaginez ce que penseraient des rieurs cyniques, des blagueurs forains, des potaches en goguette, les proches de victimes réelles qui liront éventuellement vos commentaires demain, la semaine prochaine, dans un mois, dans un an, et mettez-vous à leur place un seul instant, car cette place pas très enviable, vous pourriez l'occuper un jour prochain, et je défie quiconque de venir alors blaguer ici sur la mort tragique de votre frère, enfant, ami ou simple collègue. Donc je ne demande pas qu'on geigne sur le sort d'inconnus, ni même qu'on se recueille, mais qu'on ait la décence de se taire. Pour rigoler, il y a d'autres sujets dans l'actu.

    RépondreSupprimer
  40. Pour rire, voici du neuf :

    « L'agence américaine des médicaments (FDA) a annoncé aujourd'hui avoir donné son feu vert à la mise sur le marché du premier traitement anti-cancéreux spécifiquement destiné aux chiens. »

    RépondreSupprimer
  41. Ah ! Enfin, un homme qui parle à contre courant des petits commentaires tellement convenus- à-la-con . Il fallait OSER !

    RépondreSupprimer
  42. Merde! Et moi qui avait investi dans des actions "Doléthal" ! Pff...

    RépondreSupprimer
  43. Eh ben je n'arrive pas à faire la différence entre cette tragédie à 228 morts et la tragédie quotidienne des 12-13 morts en voiture. Rien qu'en France.

    Sûr qu'à travers le monde, la même journée que ce crash, il y a eu bien plus de morts par accidents de bagnole. Tout aussi injustes, tout aussi violentes, tout aussi traumatisantes pour les familles et amis.

    Et personne n'en parle.

    Ce qui ferait une différence, ce serait qu'on découvre qu'il y avait une bombe en soute.

    Sinon, c'est de la statistique. Un pic local, c'est tout. La vie se finit mal, toujours. Inutile de jouer sur l'émotion du nombre.

    Et, pour ceux qui croiraient encore aux histoires qu'on nous ressasse sur la sécurité de l'avion, il faut savoir qu'on nous ment de manière éhontée. L'avion est beaucoup plus dangereux que la voiture. Le problème, c'est qu'on nous invente les "passagers-kilomètres". On multiplie les passagers par le nombre de km parcourus. Evidemment, on ne prend pas l'avion pour faire 2-3 km. En multipliant le passager par 800 au lieu de 20, on sécurise frauduleusement le transport : 1 mort pour 800 passagers-kilomètres, c'est évidemment beaucoup moins qu'un mort pour 20...

    Ce qui compte, c'est le nombre de fois qu'on monte dedans. Un décollage, c'est un risque pris. Peu importe qu'on aille à Rio ou à Singapour : des fois, on se crashe à Goussainville ou en bout de piste. Ou à l'arrivée. Et en comptant comme ça, l'avion est au moins 3 fois plus dangereux que la voiture (3 fois plus de morts rapportés au nombre d'embarquements).

    Je ne prends jamais l'avion.

    RépondreSupprimer
  44. Merci Yanka mais j'ai perdu mon chien, mort d'un cancer, avant hier.
    Essayez autre chose

    RépondreSupprimer
  45. Ygor : je vous réponds demain, ce que vous dites m'intéresse, d'autant plus que je ne suis absolument pas d'accord.

    Mais, là, je suis fatigué...

    RépondreSupprimer
  46. Vous allez peut-être rassembler toutes les personnes qui s'en tapent plus ou moins, de cet accident. Je pense comme vous, à quelques nuances près… Dans l'avion détruit par l'attentat de Lockerbie, en 88, se trouvait une amie Anglaise de ma fille. Elle était venue parfois à la maison… Bref, chaque fois qu'un avion se crashe, je pense à elle. Les dégoulinades de fausses larmes médiatiques m'exaspèrent, mais…

    RépondreSupprimer
  47. Pascal Labeuche3 juin 2009 à 20:54

    Même si je ne la partage pas, je peux comprendre l'indignation de Yanka et de "on s'en tape" concernant les pantalonnades des uns et des autres.
    La mort est sans doute un sujet trop sensible pour pouvoir être soumis au sarcasme et trop douloureux pour rendre visible et lisible le trente-sixième degré.
    Aussi, je précise que mon message (tout en haut)n'avait d'autre but que de condamner les aberrations que l'on peut entendre ici et là.
    Et j'adresse mes excuses les plus sincères à ceux que ce message a heurtés.

    RépondreSupprimer
  48. Moi j'ai aussi chié ma petite crotte de merde sur le sujet et je vous livre même le nom du coupable...

    RépondreSupprimer
  49. @Pakunta
    Mon beau-fils est mécanicien avion pour Air France. Il m'a dit être terrorisé à l'idée de prendre l'avion alors qu'on l'envoie ici et là assurer la maintenance. C'est dire!

    RépondreSupprimer
  50. @orage
    Quand on voit comment c'est fait, y'a de quoi avoir peur. Fuites d'huile, bouts de tôle qui se barrent, électronique en rade, pneus usés...
    On me fera pas monter dans ces saloperies qui volent à 250 m/s sans bande d'arrêt d'urgence, sans frein à main, sans pouvoir rester en l'air sans moteur. Au moins, en bagnole, si le moteur s'arrête on reste au sol.

    RépondreSupprimer
  51. Pakounta : mais non ! Il suffit de boucler sa ceinture !
    :-)

    RépondreSupprimer
  52. Pakunta, je vous remercie pour avoir précisé quelque chose que je supputais au sujet des statistiques des accidents d'avion.
    Mais s' il faut prendre l'avion, il vaut mieux oublier tous ces chiffres, tant pis n'est-ce-pas.
    Anna R. qui ne voyage pas trop.
    Nicolas : votre réponse à Suzanne est désopilante, et c'est le genre d'humour qui me plaît beaucoup, merci.

    RépondreSupprimer
  53. @Emma
    Non, pas tant pis. Déjà que je fume, je vais pas en plus me foutre un infarctus de terreur ou risquer de m'exploser dans ce genre de piège.

    Il est très rare d'avoir besoin de prendre l'avion. Seul le délire du monde moderne nous présente ça comme un progrès.

    C'est une connerie. C'est pas au point. C'est effroyablement bruyant. C'est polluant. Ca permet le tourisme de masse qui démolit tout. Ca permet l'immigration de masse. Ca permet surtout aux grosses boîtes de faire énormément de fric en envoyant les cadres dynamiques se rencontrer au bout du monde pour négocier l'achat de saloperies qu'on vendra plus cher ou piquer les idées des gens créatifs.

    Et bien entendu, tous les "progrès" de l'aviation ne sont permis que parce que d'innombrables personnes, intoxiquées par la pub et par le "désir de découvrir l'autre", financent en voyageant.

    Tout ça est absurde.

    RépondreSupprimer
  54. Didier,

    Compte tenu du nombre (pas de la qualité, on s'en fout) de commentaires, vous devriez vous réinscrire au Wikio.

    RépondreSupprimer
  55. Ouai... l'avion le bateau, la voiture - voire tout autre stupéfiant de votre convenance: de l'espace, du temps que vous vous inventez, du vécu que vous produisez.Et quand, ça s'effondre, et bien c'est la vie. Ne vivez pas et vous ne mourrez jamais! (Hum...)

    RépondreSupprimer
  56. En tout cas, cette histoire d'avion, personne n'a rien à en dire mais tout le monde en parle.

    Y compris vous ;)

    RépondreSupprimer
  57. j'imagine un autre avion en perdition dans la jungle d'une île déserte (forcément déserte), avec, dedans, tous les commentateurs de ce blog...

    RépondreSupprimer
  58. Suzanne, si la soute est remplie de victuailles et liquides spiritueux, le concept de l'île déserte me convient parfaitement. En Bretagne par exemple, style Groix sans ses habitants...

    RépondreSupprimer

Les commentaires anonymes seront systématiquement supprimés, quel que puisse être leur contenu, voire leur intérêt.