jeudi 1 mars 2012

Les mystères, remous et méandres de l'Amazon

Étant occupé à lire les entretiens entre Matthieu Ricard et Trinh Xuan Thuan, dans lesquels bouddhisme et astrophysique se livrent à une réjouissante sarabande, je me suis dit qu'il serait peut-être bon de compléter cette lecture par le livre que le premier a co-écrit avec son propre père, Jean-François Revel. Piolet en main, crampons aux plantes, me voilà parti chez Dame Amazon.

Première constatation désappointée : la version “poche” du Moine et le Philosophe est épuisée (moi aussi, un peu, mais ce n'est pas une raison). « Qu'à cela ne tienne, me résignais-je aussitôt, offrons-nous l'édition originale pour salauds de riches. »

Parvenu à la page idoine, je vérifie que, comme souvent, le livre est proposé d'occasion par un certain nombre de vendeurs indépendants. « Fort well, Angelina, allons voir en un clic ce que ces braves gens ont sous le coude », in-pettoïsais-je alors, avec regain d'enthousiasme et petit sourire gourmand. 

Ma surprise fut de constater que, sur la quantité de camelots ayant dressé étal ici, deux proposaient de me vendre leur exemplaire pour la somme incongrue de 0,01 €.  Et pas de fantomatiques plaisantins, mais de vrais vendeurs, avec de belles petites étoiles orangées exprimant la satisfaction de leurs précédents clients. J'en ai évidemment commandé un, content de cette non dépense mais tout de même hanté par une question agrémentée de son corollaire : quel genre de personne peut avoir l'idée de mettre en vente un livre au prix d'un centime ? Et pourquoi ? Parce que le volume l'encombre et qu'elle fait partie de ces maniaques incapables de jeter ? Par altruisme pédagogique, afin de diffuser la culture bouddhique auprès des sombres ignorants de mon acabit ? Parce qu'elle a répandu de l'anthrax en poudre entre les pages afin de buboniser les gros nazis ?

Personnellement je ne vois aucune autre explication convaincante, ni même seulement envisageable. Mais je suis ouvert à toute suggestion.

48 commentaires:

  1. Sur ce genre de transaction, le vendeur perd de l'argent. Si vous lisez les conditions de vente d'Amazon, une prime minimale de 0,30 euro est prélevée sur chaque livre vendu, sans compter la commission (10,44 %). A ce prix-là (0,01 euro), le vendeur se débarrasse de ce livre. Peut-être possède-t-il un gros stock d'invendus, qu'il cherche à écouler. C'est une hypothèse.

    Vendre sur Amazon

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    1. Mais, pour le coup, c'est encore plus incompréhensible ! Pourquoi ne pas l'avoir mis en vente à trente centimes ?

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  2. Didier, à votre place, je le passerais au compteur Geiger, tout imprégné de Strontium qu'il est... Et ne vous mouillez pas le doigt avec la langue pour tourner les pages!
    Quant au prix incroyable, l'avez-vous lu avant ou après Tonnerre? J'ai une fâcheuse tendance à mal placer les virgules après la Montée!
    Amitiés

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    1. C'est le vendur qui avait dû chabliser à l'excès ! Le problème c'est qu'il sont deux à le mettre en vente à ce prix-là. Ils picolaient ensemble, vous croyez ?

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  3. Quand vous l'aurez lu, vous comprendrez...

    Quelques conseils : 1° évitez un fauteuil trop confortable; 2° évitez après un bon repas; 3° idem après un passage à la Comète; 4° idem le soir devant la télé (surtout avec Audrey Pulvar dans la lucarne...)
    Pour ne pas en garder le goût amer d'avoir perdu votre temps, lisez-ça en meublant vos heures désoeuvrées an bureau. Pour soutenir l'attention,essayez de vous persuader qu'il vous faut écrire 6 000 signes dessus pour FD ; mais je sais : ce n'est pas crédible... Le seul avantage éventuel, en laissant entrevoir la couverture et le titre aux collègues de la rédaction passant par là, serait d'obtenir des susdits une respectueuse quoique interrogative considération imprégnée d'un je-ne-sais-quoi de perplexité. Chose parfois utile...

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    1. Je vous merde ! je suis sûr que je suis intelligent et vous totalement idiot !

      (Smiley… je vous dirai ce que j'en pense…)

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  4. Je vous suggère les sites : http://www.marelibri.com/.
    Ou: http://www.abebooks.com/servlet/SearchEntry

    Un inconvénient: vous paierez les livres plus chers que 0.01€.
    Un avantage: vous pourrez questionner le libraire sur le pourquoi de ses prix.

    Votre vendeur de livre est un camelot qui vous appâte pour que vous visitiez sa boutique.

    Elémentaire...


    post scriptum (déjà dit il y a quelques semaines chez vous): Préférez les sites que je vous propose à Chapitre.com où vous trouverez le même exemplaire du même libraire (libraire qui n'est pas mentionné) jusqu'au double du prix.


    Majeur.

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    1. Majeur, c'est votre signature ? Non parce que, sinon, je vous vire, moi, hein !

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  5. Didier, je vais vous surprendre, mais vous avez perdu un centime ! J'ai cette édition de poche dans ma bibliothèque, et je vous l'aurais volontiers fait parvenir pour pas un sou, figurez-vous.
    Tenez, déçu de ne pas avoir rendu service, je vous colle mon url, pour une fois. Ça vous apprendra à ne pas faire confiance à vos commentateurs. Que l'on ne vous y prenne plus.

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    1. Pour pas un sou ? Et qui aurait payé les fonctionnaires bolcheviques (c'est pour faire plaisir à Marchenoir…) chargés de transporter le livre de chez vous à chez moi ?

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    2. Mais... mon employeur, bien sûr !

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  6. Qui paye le porc ? (j'écris le mot ainsi pour faire chier les musulmans qui passeraient par là, mais la question est sérieuse).

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    1. Ah ben il est temps de répondre. J'ai au moins l'explication pour le 0,01 centimes...

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  7. De toute façon, 0,OI euro pour une telle bouillabaisse, ça ne les vaut pas.
    Vous feriez mieux de les donner à la quête le dimanche

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  8. "Votre vendeur de livre est un camelot qui vous appâte pour que vous visitiez sa boutique."

    Ce qui est une très bonne chose, et un atout en sa faveur. Singulière conception du commerce que celle qui voudrait qu'on privilégie les marchands qui ne veulent pas spécialement qu'on visite leur boutique !

    On trouve effectivement sur Amazon, mais aussi sur Abebooks, des livres à moins d'un euro, moins d'un dollar ou juste un peu en-dessus.

    J'ai personnellement fait venir des Etats-Unis des livres qu'on trouvait à 0,01 $... valeur neuf 40 $... et j'ai joué les gros richards en choissant les libraires qui les vendaient à 4 ou 5 $... histoire d'augmenter mes chances d'avoir un exemplaire propre.

    Ah ! Il s'agissait d'exemplaires neufs, en plus ! Soldés par l'éditeur ! Et le port pour traverser l'Atlantique : 5 € seulement.

    Les Américains savent faire du commerce, c'est tout. Quand ils soldent, ils soldent. C'est pas des soldes de pédé à - 20 % sur des trucs dont personne ne veut, comme en France.

    Parmi ces vendeurs, il y a aussi des associations à but non lucratif (eh oui...), qui récupèrent les livres dont les bibliothèques ne veulent plus, et qui consacrent leurs profits à des bonnes oeuvres (par exemple à l'achat de livres pour les écoles).

    Sinon, j'ai déjà trouvé des livres d'auteurs français, traduits en anglais, vendus aux Etats-Unis ou en Angleterre moins cher que la version d'origine vendue en France (port compris pour arriver en France).

    Dans l'autre sens, je viens de m'acheter les mémoires de Margaret Thatcher, version originale en anglais. Prix neuf : 15 €, port gratuit. C'est vendu par Amazon.fr, mais ce dernier le fait venir d'Amazon.co.uk.

    Le même livre, traduit en français, chez Albin Michel, vendu par Amazon.fr, Prix Unique Socialiste du livre neuf : 25 €.

    Mais à part ça, le monde entier nous envie le modèle anti-social français.

    Quant à la suggestion qu'Abebooks vaudrait mieux qu'Amazon : Abebooks appartient à Amazon, et c'était, à l'origine, une entreprise canadienne, donc nord-américaine.

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    1. Bon, d'accord, mais pourquoi vendre à 0,01 @ plutôt que, par exemple, 0,1 ? Ou 1 ? Ou 2,5 € ? Je sens biens, mon cher Marchenoir, que vous n'avez aucun argument pour justifier une telle aberration.

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    2. Vous voulez dire : je n'ai aucune explication. Je ne m'appelle pas Jeff Bezos, hélas...

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    3. Cela dit, je peux faire une supposition, qui relève de l'évidence : dans un vrai commerce (c'est à dire pas un commerce franchouille), quand on a besoin de virer des stocks qui ne bougent pas, on liquide à prix cassé. Ca prend de la place, les livres...

      Ca permet de faire rentrer de la marchandise fraîche, et puis le gars qui est entré dans la boutique pour acheter à perte, il va peut-être revenir pour acheter autre chose...

      Mais c'est vrai que ça étonne beaucoup en France, où un site de e-commerce qui fait des "soldes" se contente de vous vendre avec 20 % de réduction un vieil étui de téléphone portable tout pourri dont personne ne veut.

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  9. Les mémoires de Thatcher, dans l'état où elle est?
    Même à 15 euros,vous vous êtes fait truander Marchenoir!
    Vous pourrez vous rattraper en achetant, en solde aussi, celles de Chirac

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    1. Quelle élégance envers les dames et les vieillards, Léon !

      Si vous ne vous étiez pas hâté de calomnier l'une des personnalités auxquelles la Grande-Bretagne du XXème siècle doit le plus, vous auriez pu vous donner la peine d'apprendre que ces mémoires ont été rédigées dans les années 1990, à une période où elle avait encore toutes ses facultés.

      Quant à Chirac, il ne lui arrive pas à la cheville.

      Regardez ceci, et prenez-en de la graine :

      Thatcher se prépare à donner un coup de balai au socialisme :
      http://www.youtube.com/watch?v=o1W1hAho4mQ&feature=relmfu

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  10. "Votre vendeur de livre est un camelot qui vous appâte pour que vous visitiez sa boutique."
    Ca c'était pour répondre à la demande de suggestion de Didier Goux.

    Il y a des libraires et des soldeurs, les uns vendent des livres, les autres vendent.

    - à 0.01€ on ne vend rien, on ne gagne rien et la promesse de découverte de « bons bouquins » est à cette hauteur.
    - Les associations caritatives n’ont strictement rien à faire dans les réseaux professionnels de ventes de livres anciens et d’occasions. Sinon on accepte que les dés soient pipés puisqu’elles ne répondent à aucune obligation de déclaration et d’imposition.

    Je n’ai fait d’autre suggestion à propos d’Abebooks (dont le siège européen est en Allemagne) que de rappeler que sur ce site on peut contacter directement le libraire pour une demande de renseignement. Ce qui est impossible sur Amazon.


    Majeur

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    1. "Il y a des libraires et des soldeurs, les uns vendent des livres, les autres vendent."

      Absurde. Voilà bien le snobisme pseudo-culturel français, selon lequel le Libraire serait un être d'une race supérieure, bénéficiant d'un ADN différent de celui d'un vulgaire vendeur.

      Un libraire est un commerçant. Il est vrai qu'en France, étant plus ou moins subventionné par tous les trous, et "soutenu" comme la corde soutient le pendu, il peut se payer le luxe de l'oublier quelque peu -- mais les bons libraires ne l'oublient pas.

      "Les associations caritatives n’ont strictement rien à faire dans les réseaux professionnels de ventes de livres anciens et d’occasions. Sinon on accepte que les dés soient pipés puisqu’elles ne répondent à aucune obligation de déclaration et d’imposition."

      Ah, tiens donc. Sur ce coup, vous vous réveillez aux dures exigences de la Gestion, de la Concurrence et du Commerce ? C'est un peu à géométrie variable, votre truc. C'est quand ça vous arrange... Vous ne seriez pas libraire, par hasard ?

      Et en quoi est-ce que cela vous gêne que des gens donnent des vieux livres à des associations de charité, afin qu'ils soient vendus ? S'ils les donnent, a priori, c'est qu'il y a des chances qu'ils n'aient pas trouvé acheteur auprès des libraires d'occasion...

      A moins que vous ne soyez libraire d'occasion, et que vous exigiez non seulement d'avoir le monopole de la vente, mais aussi qu'on vous donne les livres pour pas un rond... Ce qui est la mentalité de certains libraires d'occase, effectivement. Personnellement, j'en ai déjà reconduit un vers la sortie, particulièrement arrogant, à coups de pieds au cul.

      "A 0.01€ on ne vend rien, on ne gagne rien et la promesse de découverte de « bons bouquins » est à cette hauteur."

      Bien sûr ! L'intérêt du livre est directement fonction de son prix ! Un livre qui était génial ou extrêmement utile, quand il était venu neuf à 20 €, devient nul quand il est revendu d'occasion à 1 centime !

      Et d'ailleurs, c'est le libraire qui, par l'opération du Saint-Esprit, donne la bonté aux livres ! Lui seul peut "faire découvrir de bons bouquins" au lecteur ! Son intercession est indispensable ! Comme celle du prêtre pour donner la communion ! Le lecteur est un nul, un abruti, un inculte, qui rentre dans le Temple du Libraire où celui-ci va lui dispenser le Savoir et lui faire Découvrir de Bons Bouquins !

      C'est avec ce genre de mentalité que les libraires sont en train de se faire laminer par Amazon.

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    2. Vous détournerez mes rectifications à votre commentaire, comme vous travestissez ce que je dis.
      Vous trichez. Et le blabla me fatigue.

      Majeur
      (Mon pseudo, choisi à l'origine pour batailler contre les musulmans, reprend ce soir tout son sens).


      ps: Ce n'est pas le libraire qui donne la "bonté aux livres", mais les livres qui en donnent aux lecteurs. Parfois.

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    3. Arrêtez de mettre Majeur à l'index, je vais faire des jeux de mot idiots.

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    4. "défendu" par Jégou !
      y m'auront tout fait ici!

      Majeur

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    5. Oh Marchenoir, raconte-nous comment tu as séquestré un représentant ! J'adore cette histoire, elle me fait tellement rire : )

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    6. Ca, c'était une autre histoire ; beaucoup plus ancienne...

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    7. "Le blabla me fatigue."

      Bien sûr, Majeur. Ce que je dis est évidemment du "blabla". Mais ceci, ce n'est pas du "blabla" :

      "Il y a des libraires et des soldeurs, les uns vendent des livres, les autres vendent."

      C'est un argument rationnel de haut vol.

      Il est effectivement un peu plus "fatiguant" de devoir répondre à des arguments rationnels que d'enfiler des clichés Degauche. Désolé de vous avoir "fatigué".

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  11. "There is no such thing as public money" :

    http://www.youtube.com/watch?v=xvz8tg4MVpA&feature=related

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  12. "We're all unequal, thanks heaven" :

    http://www.youtube.com/watch?v=v2Vp1moqTKs&feature=related

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  13. Oui, c'est ma signature.

    Vous ne m'avez pas viré les rares fois où j'ai posté, et signé.

    Jusqu'à 10.03 AM j'aimais Robert Marchenoir. Chastement, oulàlà!
    Alors, bon, Didier Goux et Marchenoir sur le râble en même temps, pour moi, furtif de votre blog, c’est trop grand, je mérite pas….

    Majeur

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  14. Thatcher explique pourquoi les "inégalités sociales" n'ont pas d'importance :

    http://www.youtube.com/watch?v=rv5t6rC6yvg&feature=related

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  15. "You turn if you want to" :

    http://www.youtube.com/watch?v=rQ-M0KEFm9I&feature=related

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  16. "The lady is not for turning".

    Je ne sais pas ce que j'aime le plus dans cette phrase. Le caractère indomptable qu'elle révèle, ou bien l'usage si féministement incorrect du mot "lady".

    Un double bonheur.

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    1. Thatcher était très féministement incorrecte. Elle reprit à son compte tous les stéréotypes sexistes sur le rôle de la femme lors de ses campagnes électorales, et les utilisa à son profit.

      Dans la première vidéo que j'ai indiquée ici, elle brandit une balayette bleue pour signifier qu'elle allait balayer le socialisme hors du pays. L'allusion est claire : une femme, ça sait faire le ménage, et moi je vais vous faire le ménage dans tout ce gauchisme incrusté un peu partout.

      Un jour où elle visitait une usine textile, elle discute avec une ouvrière, puis lui dit : laissez-moi faire, je vais vous montrer comment on fait. Puis elle prend sa place devant sa machine à coudre, et coud une poche sur le vêtement en cours de fabrication.

      Le contremaître dit alors : si elle n'est pas élue, moi je l'embauche !

      Une bonne femme qui se fait élire en arguant de sa capacité à coudre et à faire le ménage : on comprend que ça fasse enrager, encore à ce jour, les gauchos français... (et les autres).

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  17. "Quelle élégance envers les dames et les vieillards, Léon !"

    Bien entendu Marchenoir, vous avez bien compris (est-ce possible?) n'est-ce pas, que c'est pour rester à votre niveau (et au niveau de ce blog). Pas la peine de faire un florilège de vos déclarations intempestives et de vos insultes ici, au sujet des politiques, des fonctionnaires, des libraires maintenant, et de tous les Français en général (sauf vous).

    Le plus hilarant c'est qu'un type qui lit Mme Thatcher, avec vénération, nous fasse la leçon sur le professionnalisme des libraires en France. Dieu merci, ceux-ci ont une culture plus éclectique que la votre. Contrairement à vous ils savent que la lecture n'est pas qu'idéologique.
    Dieu nous préserve aussi de ce qu'on exposera dans les librairies (et ce qu'on brûlera sur les places) le jour où les libero-bolcheviks dont vous êtes prennent un jour le pouvoir.

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    1. Bien sûr, Léon. Dire du mal des fonctionnaires, c'est les insulter. Réclamer que l'on diminue de 30 % le nombre des fonctionnaires en France, c'est une insulte à fonctionnaire difficilement supportable.

      Je me demande comment il se fait qu'on n'ait pas encore voté une loi punissant le manque de respect envers les fonctionnaires. D'ailleurs, si ça se trouve, elle existe.

      "Le plus hilarant c'est qu'un type qui lit Mme Thatcher, avec vénération, nous fasse la leçon sur le professionnalisme des libraires en France."

      Pardon ? Quel est le rapport ? Quand on admire Thatcher, cela signifie qu'on est un abruti inculte, indigne de mettre les pieds dans une Petite Librairie Indépendante de Proximité de Gauche ?

      Mais... mais... mais... Je pensais, justement, que la mission impartie par Dieu le père, Karl Marx et Jean-Cule Méchancon réunis, aux Petits Libraires Indépendants de Gauche qui Défendent la Culture contre l'Ultra-libéralisme, était justement d'instruire les illettrés de mon espèce, de les tirer par la main pour leur faire Découvrir de Bons Bouquins, et de les amener (presque) au niveau éthéré où ils se situent ?

      M'aurait-on menti ? Aurais-je vécu toutes ces années dans une telle illusion ? Mon Dieu mon Dieu, quelle déception... Quel dommage de ne pas pouvoir compter sur des lumières comme vous pour m'élever dans l'existence...

      "Contrairement à vous ils savent que la lecture n'est pas qu'idéologique."

      Ah oui, heureusement que vous le précisez, Léon. Au vu de votre surprenante affirmation que les gens qui admirent Thatcher n'ont pas leur mot à dire sur le commerce de la librairie, on pourrait avoir compris que vous pensiez exactement le contraire.

      "Dieu nous préserve aussi de ce qu'on exposera dans les librairies (et ce qu'on brûlera sur les places) le jour où les libero-bolcheviks dont vous êtes prennent un jour le pouvoir."

      Merci pour cet aveu, Léon. Nous avons donc ici la confirmation que, pour les socialauds dans votre genre, le premier devoir d'un Petit Libraire Indépendant de Proximité de Gauche est de ne pas exposer certains livres.

      On s'en doutait, la visite de n'importe quelle librairie françouése indépendante, etc, grande ou petite, le confirme, j'en ai personnellement fourni la preuve jadis sur Ilys ; ici, c'est le Gaucho de Service qui nous l'avoue.

      Je ne vois pas quelle meilleure démonstration on peut faire de ce que, pour la gauche, la liberté consiste à avoir des opinions de gauche.

      "Le jour où les libero-bolcheviks dont vous êtes prennent un jour le pouvoir."

      Attendez, attendez... Je pensais que la Fraônce et le monde civilisé étaient sous la botte de l'Ultra-libéralisme et de ses laquais ? Il faudrait savoir, Léon : c'est vous qui êtes au pouvoir, ou c'est nous ? Ca peut pas être les deux...

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  18. "Vous ne seriez pas libraire, par hasard ?"
    Toujours cette envie irrépressible de savoir le métier exercé par le contradicteur, alors qu'on s'évertue soi-même à tout cacher de soi. Si l'adversaire est fonctionnaire, prof ou libraire, c'est sûr qu'il n'a plus qu'à fermer sa gueule, alors que vous, Marchenoir, vous pouvez parler de tout sans problème, puisque vous n'êtes rien.
    Voilà un méchant tic.

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    1. Tout à fait, Gaston : vous ne saurez rien de moi.

      Je soupçonne Majeur d'être libraire, et je le dis, car ses déclarations sont conformes à celles d'innombrables libraires français.

      Cette mentalité des libraires français est ce qui les conduira à leur perte, et c'est ce qui fait qu'en tant que client, je suis mécontent des libraires français.

      Je ne vois pas où est le problème. Ca vous défrise que je donne mon opinion sur les libraires français ? Il ne faut pas ? Les libraires sont une race protégée ? Vous voudriez qu'on vote une loi qui interdise d'inciter à la haine envers les libraires ?

      Si Majeur n'est pas libraire, il n'y a pas une virgule à changer à mon commentaire. Il tient toujours.

      Quant à vous, et bien que vous ne soyez rien, comme vous dites, cela ne vous empêche pas d'ouvrir votre gueule, comme vous dites. Pour ne jamais rien dire, certes. Mais c'est votre droit de l'homme le plus strict.

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    2. Je dois dire que j'ai à peu près la même piètre opinion des libraires que le sire de Marchenoir et autres lieux.

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    3. Me voilà donc "soupçonné" d'être libraire. Elu représentant des Libraires de neufs, des Libraires d'anciens et d'occasions! Et "enfileur de clichés degauche" !!
      Faut pas vous dire "bonjour" à vous, ou vous refiler un tuyau...

      ----
      "Il y a des libraires et des soldeurs, les uns vendent des livres, les autres vendent.

      C'est un argument rationnel de haut vol."

      Vous avez la sensibilité d'un vendeur de "Maisons Phénix" devant un Manoir du XVIIIe siècle. Les deux ont leurs fonctions, bien sur, mais le vendeur pourrait s'abstenir de ne voir QUE du pognon et nous saouler de ces compétences sur les PVC devant des boiseries et des planchers d’époque.
      C'est ce que vous avez en commun avec ceux « degauche » sur lesquels vous ch... systématiquement, parfois avec brio, vous ne parlez que d'argent.


      Il n'est pas impossible que je puisse partager votre avis sur certains comportements de libraires d'occasion, pourquoi alors êtes-vous en colère quand ces commerçants achètent à moindre coût, pour vendre à petits prix? Vous râlez parce que vous voulez leur imposer leur prix de vente?
      Au dessus de 5 euros, on se fait mettre par ces salops de français, infoutus de faire tourner l’économie de l’occasion avec des prix à 0.01€ ?

      Vous poussez à la demande de subventions.


      Majeur

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  21. Oui, Marchenoir, je n'ai pas craché à la gueule des libraires (ou des fonctionnaires, ou plus particulièrement des profs), donc je n'ai rien dit.
    En réalité j'ai dit quelque chose d'important (il me semble, en toute modestie) : j'ai démonté l'une de vos techniques habituelles, l'attaque personnelle, la tentative de décrédibilisation de l'adversaire par la déconsidération de son métier, en dehors de tout lien avec le sujet de la conversation. Car si Majeur est libraire, cela ne change rien à ses arguments. En revanche, sous-entendre qu'il soit libraire, et que c'est par pur esprit catégoriel qu'il s'exprime, est vraiment indigne. C'est tout simplement un procès d'intention.
    Et ce n'est pas bien, Robert.
    je vous dis cela en toute amitié.

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    1. "Sous-entendre qu'il soit libraire, et que c'est par pur esprit catégoriel qu'il s'exprime, est vraiment indigne."

      Sans blague ? C'est indigne ? La gauche nous casse les couilles depuis un demi-siècle avec le "D'où tu parles ?", et lorsqu'on lui retournerait la question, elle aurait ses vapeurs ?

      "L'attaque personnelle."

      Tiens donc ! Se demander à voix haute si quelqu'un est libraire, c'est une "attaque personnelle" ? C'est dégradant, d'être libraire ? "Vas donc, eh, libraire !", c'est une insulte ? C'est vous qui l'avez dit, ce n'est pas moi...

      Et ça, ce n'est pas un argument de libraire ?

      "Les associations caritatives n’ont strictement rien à faire dans les réseaux professionnels de ventes de livres anciens et d’occasions. Sinon on accepte que les dés soient pipés puisqu’elles ne répondent à aucune obligation de déclaration et d’imposition."

      Il est indifférent de savoir quels intérêts sont défendus par les uns et les autres, dans une discussion qui a commencé comme un débat entre lecteurs, qui défendent donc a priori d'abord les intérêts des acheteurs ?

      C'est une "attaque personnelle", que de dire : je pense que Monsieur Untel est en train de défendre les intérêts des libraires, sur ce coup-là, et non les intérêts des lecteurs ? Les uns et les autres seraient forcément identiques ?

      Nous vivons dans un monde de rêve régi par le Socialisme des Bisous, où libraires et lecteurs se tiendraient fraternellement par la main, en route sur le chemin de la Culture ?

      C'est la gauche, il me semble, qui nous a lavé le cerveau en nous imposant les notions de lutte des classes et d'affrontement des intérêts économiques ; et maintenant, lorsqu'il s'agit de savoir quels intérêts sont défendus par quelqu'un qui parle de librairie, le sujet deviendrait soudain tabou, inconvenant ?

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  22. "C'est une "attaque personnelle", que de dire : je pense que Monsieur Untel est en train de défendre les intérêts des libraires, sur ce coup-là, et non les intérêts des lecteurs ? Les uns et les autres seraient forcément identiques ?"

    Pour mémoire mon premier com:

    Je vous suggère les sites : http://www.marelibri.com/.
    Ou: http://www.abebooks.com/servlet/SearchEntry

    Un inconvénient: vous paierez les livres plus chers que 0.01€.
    Un avantage: vous pourrez questionner le libraire sur le pourquoi de ses prix.

    (...)

    Majeur

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