vendredi 24 mai 2013

Et en plus il n'a pas fait beau…


« Le parti de l’In-nocence note qu’en l’espace de quelques jours à peine, presque de quelques heures, l’historien Dominique Venner a mis fin à ses jours au pied de l’autel majeur de Notre-Dame de Paris, en une tentative désespérée pour attirer l’attention d’un peuple hébété sur le Grand Remplacement de population et de civilisation en cours, au bénéfice principal de l’islam ; qu’à Londres un soldat blanc a été sauvagement décapité en pleine rue au cri d’Allah akbar ; que la Suède vit une guerre ethnique ouverte, très semblable à celle qu’a connue la France en 2005, et que tout ce que trouve à dire de ces événements notre télévision officielle, ridiculement, c’est qu’ils « remettent en cause le modèle social suédois » ; que la même télévision, dans le même temps, diffuse un reportage sur les conversions à l’islam dans notre pays, qui s’effectueraient au rythme de quatre mille par an ; qu'en revanche elle ne croit pas devoir donner un instant d’attention à la mort d’Henri Dutilleux, certainement l’un des dix plus grands compositeurs français de tous les temps ; mais qu’elle se prépare, en toute probabilité, à accorder une place considérable au décès de Georges Moustaki, personnage et chanteur sans doute estimable mais culturellement et musicalement insignifiant.

» Le parti de l’In-nocence estime qu’il y a un lien étroit entre l’effondrement culturel dont témoigne l’abolition revendiquée de l’échelle des valeurs culturelles, d’une part, et, d'autre part, l’aveuglement à peine moins revendiqué face au changement de peuple et de civilisation, celui qui a conduit Dominique Venner à son geste fatal et magnifique. La petite bourgeoisie qui règne seule, culturellement, se révèle chaque jour plus incapable et moins désireuse de défendre une civilisation qui au fond ne lui est rien et pour laquelle elle éprouve le même ressentiment haineux que les actuels colonisateurs contre-coloniaux. On a longtemps jugé très abusifs et déplacés les termes de “collaborateurs” et de “collaboration”, pour les promoteurs du remplacisme, les propagateurs de l’hébétude, les réducteurs au conflit social de la guerre de conquête ethnique et autres Amis du Désastre. Il se révèle quotidiennement, hélas, que ces termes sont en tout point pertinents et justifiés. »

Puisque nous sommes dans les nauséabonderies, on lira aussi avec profit l'éditorial de l'Amiral Woland. En se demandant ce qui peut bien passer par la tête de tous ces réacs qui voient le mal partout, alors que, franchement, à part deux ou trois petites incartades du réel, tout semble se passer au mieux dans la belle Europe. Ils doivent être fous, probablement.

24 commentaires:

  1. Quel désordre...
    C'est une drôle d'Europe qu'ils sont entrain de nous dessiner. Comment un esprit arrive-t-il à ne pas être scandalisé par tout ce bordel?
    Il y a un tour de magie qui a du nous échapper.

    RépondreSupprimer
  2. Hé ho ! J'ai fait un billet cultureux dans mon blog, ce matin...

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. C'est pour ça que le mien ne l'est pas : on avait notre quota pour la journée.

      Supprimer
  3. "J'apprends à l'instant, grâce à Corto, que Dominique Venner, le fondateur et directeur de la Nouvelle Revue d'Histoire, à laquelle je suis abonné depuis quelques années, s'est suicidé cet après-midi en se tirant une balle, devant l'autel de Notre-Dame de Paris. Je ne sais s'il a laissé derrière lui une explication de son acte, et surtout du lieu choisi pour le perpétrer. Pour le moment, donc, silence."

    Bien que silencieux, ce billet ne rompt pas votre incapacité à penser par vous même. Vous auriez du garder vos doigts autour de votre verre de pastis.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Vous pourriez au moins faire l'effort de placer vos commentaires sous le billet concerné…

      Supprimer
    2. Il l'est.
      Je veux simplement dire qu'entre le silence du premier billet et le second, vous passez par l'analyse de Camus pour émettre un avis.

      Supprimer
  4. Le suicide de Dominique Venner est l'exacte symétrie du suicide de l'Europe, et de la France… On se tue devant un symbole de notre culture auquel on ne croit plus.
    Apparemment, la majorité trouve ça très bien…

    RépondreSupprimer
  5. "Magnifique", non.
    Même une athée comme moi n'irait pas saloper un autel (de non retour ?)
    "Fatal", oui, assurément.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Je suis d'accord avec vous : je n'aurais pas écrit "magnifique" non plus.

      Supprimer
    2. Cet adjectif est en effet bien mal choisi ; j'ai même lu sur le forum de l'In-nocence le texte d'un prêtre qui a le front de présenter cet acte comme un hommage à la Madone ; cela laisse sans voix ! Je trouve que, sur ce même forum, Francis Marche a (comme souvent) écrit des choses très justes sur le sinistre rituel de ce suicide.

      Supprimer
  6. Ah, les contorsions des journaleux pour masquer les "incartades du réel"... Ils ont beau le maquiller à la truelle comme un travelo sur le retour, ça finit par se voir. De près, le réel a une barbe de trois jours, n'est pas content et balance de grands coups de bottes souveraines. Il va en effet bien falloir finir par le nommer avant qu'il ne défonce toute la maison.
    Dans l'article du Monde consacré aux "Scènes de chasse aux immigrés dans le quartier de Woolwich" après le meurtre, le journaliste ne prend pas de gants et évoque "l'ignorance" des "petits blancs de souche cockney". Etonnant, non?

    RépondreSupprimer
  7. La déshérence du monde blanc laisse pantois.Ce monde va crever de notre propre volonté.Sublime achèvement( c'est le mot ) de notre civilisation."Vae victis".

    RépondreSupprimer
  8. à lire : le pertinent texte de Koz, sur le geste de Venner, et sur le (délirant) commentaire qu'en a fait l'abbé de Tanouarn
    c'est ici : http://www.koztoujours.fr/catholiques-sous-influence

    RépondreSupprimer
  9. Robert Marchenoir25 mai 2013 à 07:21

    L'un des dix plus grands compositeurs français de tous les temps, ce n'est pas grand'chose.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Ah ben, merde, qu'est-ce qu'il vous faut ! De Guillaume de Machaut jusqu'à Debussy et même Varèse, la musique française a été très importante au cours des siècles !

      Supprimer
  10. Robert Marchenoir25 mai 2013 à 09:31

    Justement, je pensais à Debussy : c'est de la musique de nègres. Quant à Varèse... Pourquoi pas Puff Daddy ?

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. N'importe quoi…

      Et Rameau, et Couperin : c'est de la musique de nègres en perruques poudrées ?

      Supprimer
    2. Cher M. Marchénoir, si la musique de Debussy évoque pour vous les rythmes africains, je suppose que votre sonotone doit avoir un soucis, ou alors c'est vos lunettes ; vous n'avez pas mis le bon disque sur votre électrophone... vous avez confondu Debussy et Franky Vincent

      Supprimer
    3. Robert Marchenoir25 mai 2013 à 20:18

      Non, Rameau et Couperin, c'est mieux. Mais à partir de Debussy, ça commence à partir en sucette. C'est l'ultra-libéralisme qui gagne.

      Supprimer
    4. Donc Delibes et Massenet ça passe encore ?

      Supprimer
    5. Mais pour Ravel, c'est foutu !

      Supprimer
  11. Il préfère Bach, je pense, il a bien la gueule à ça.
    Sinon, il est fort possible qu'il n'y comprenne rien, et en parle comme il parle de politique, d’économie ou de sociologie...

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Robert Marchenoir25 mai 2013 à 20:17

      C'est vrai que Bach, c'est de la merde.

      Supprimer

Les commentaires anonymes seront systématiquement supprimés, quel que puisse être leur contenu, voire leur intérêt.