vendredi 10 mai 2013

Oui, il faut commémorer l'abolition de l'esclavage !

Abolition de l'esclavage dans les colonies françaises en 1848

Eh bien, pour une fois, je ne suis pas d'accord avec mes petits camarades nauséabonds : je trouve que c'est une très bonne chose, que cette commémoration-là. Et, dans la mesure où elle permet de glorifier un peu l'Occident chrétien, je regrette même qu'on ne lui confère pas davantage d'éclat et de solennité. Parce qu'enfin qui a aboli l'esclavage partout où c'était possible, et notamment en Afrique ? Les négriers locaux qui vendaient leurs frères de forêts et de savanes à tous ceux qui avaient les moyens de les acheter ? Les Arabes qui venaient là faire leur marché depuis près d'un millénaire ? Non, c'est nous, les Européens blancs. C'est même l'un des aspects les plus positifs de la colonisation, qui pourtant n'en manque pas : au XIXe siècle, chaque fois qu'un nouveau territoire était conquis par l'une ou l'autre des nations européennes, l'esclavage y était aussitôt aboli, le commerce humain interdit et sévèrement réprimé.

C'est une chose dont nous devons nous honorer, et qu'il convient par conséquent de commémorer.

33 commentaires:

  1. Pas du tout. Au 18eme siècle, j'avais un ancêtre qui avait une esclave noire pour faire son repassage maintenant il faut que la paye au noir une portugaise (pas totalement au noir mais en liquide, au sens littérale du terme et elle a très soif).

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    1. Au XVIIIe peut-être mais plus au XIXe !

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    2. Et encore, je me demande combien de Bretons de l'époque avaient des esclaves noires (et aussi combien faisaient repasser leur ligne)…

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    3. J'ai la ligne.

      Je suppose que la moitié des repasseuses parisiennes étaient Bretonnes, il y a une centaine d'années...

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    4. Au moins ! Du reste, avouez qu'une blanchisseuse noire, ça aurait fait curieux.

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    5. Je veux bien admettre. Mais je n'avouerais que sous la torture ou saoul.

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    6. Le recours à la torture ne devrait donc pas être nécessaire.

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  2. Et il ne faut pas oublier que la mise en esclavage des populations du territoire métropolitain, et la colonisation intérieure, ont fait au moins autant de victimes sinon plus, que les mêmes sujétions extérieures.

    Le petit paysan, même de Corrèze, ne doit rien, sauf de s'insurger pour le passé qu'on lui impute indûment alors qu'au contraire il lui a coûté, et le présent qu'on lui impose.

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    1. Ne mélangeons pas tout : je ne vois pas comment on peut parler d'esclavage des populations françaises. Où ? Quand ? Par qui ?

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    2. Par les Arabes, jusqu'en 1830 (mais il fallait prendre le bateau, c'est vrai, et le petit gars de Corrèze qui avait le mal de mer ne risquait pas grand-chose de ce côté là).

      La notion d'esclavage est cependant mouvante. On peut très bien être salarié et être esclave. Le petit gars de Corrèze, par exemple, placé par ses parents à huit ans dans une grosse ferme du canton, et qui n'était guère que nourri, qui devait dormir avec les bêtes dans un coin de la grange, et éventuellement satisfaire en toute discrétion les besoins sexuels du bourgeois, n'était pas officiellement un esclave, bien sûr, mais de là à en faire un privilégié devant battre sa coulpe pour ce qu'il a fait aux pauv' Noirs, il y a un pas.

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    3. Je ne suis pas du tout d'accord avec vous : on ne gagne rien à mettre tout et n'importe quoi dans un mot fourre-tout, c'est ajouter de la confusion à la confusion. Les conditions de vie que vous décrivez étaient certes révoltantes, leur mise en pratique ignoble, mais ce n'était pas de l'esclavage. De même qu'un massacre de grande ampleur n'est pas forcément un génocide.

      Pratiquer ce genre de rapprochement et d'amalgame abusifs, c'est finalement se comporter comme Modernœud qui taxe tout et n'importe quoi de "racisme" : la clarté du propos n'a rien à y gagner.

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    4. C'est méchant de me dire ça, et c'est bête.
      La tabouisation du vocabulaire est une arme politique, jamais un outil de connaissance.

      Ainsi donc il n'y aurait que les Noirs qui auraient connu l'esclavage ?
      Ainsi donc, un esclave bien traité et bien nourri par son maître (je pars du principe qu'il faut être le dernier des ignares pour croire la chose impossible) aurait droit à nos pleurs tandis qu'un salarié exploité jusqu'à la mort, en France ou ailleurs, n'étant pas un "esclave", n'aurait droit à rien ?

      Que gagnez-vous à figer des réalités dans des mots ? C'est la pensée même que l'on fige en procédant ainsi. Vous apprendrez que les définitions sont affaire de débat, comme tout le reste. Si les philosophes pensaient comme vous, leurs livres seraient beaucoup plus courts : ils se borneraient à reprendre les définitions "officielles" du Larousse ou du Petit Robert.

      Le mot génocide peut-il être employé pour désigner les massacres de Vendée ? Je n'en sais rien, mais j'aimerais que vous m'accordiez le droit d'y réfléchir, si ce n'est pas abuser de votre bonté.

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    5. Je vous invite à écouter ce quart d'heure d'intelligence dû au regretté Serge de Beketch :

      http://www.dailymotion.com/video/x8ijau_de-beketch-la-verite-sur-l-esclavag_news

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    6. Entièrement d'accord avec vous : cette conception "mouvante" et systématiquement hyperbolique des mots que l'on observe de plus en plus aujourd'hui est abusive et dangereuse et, malheureusement, elle n'est pas l'apanage des "modernes".

      Je ne vois pas par exemple ce que l'on gagne à galvauder des expressions historiquement connotées comme "gazés" pour qualifier des manifestants que l'on a dispersés au moyen d'un engin lacrymogène, ou "déportés" pour parler de clandestins que l'on a expulsés et reconduits dans leur pays d'origine, comme le prévoit la loi ; on pourrait d'ailleurs dire la même chose à propos du terme de "résistant", dont on affuble désormais toute personne s'opposant à une loi votée démocratiquement mais qui n'a pas l'heur de lui plaire.

      On n'a vraiment rien à gagner à cette confusion et quand le sens des mots devient "mouvant" (comme dit de façon si révélatrice Marco Polo), c'est la vérité des choses qui risque de se perdre dans les sables...

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    7. À mon tour d'être d'accord avec vous : cette histoire de "gazage" m'avait un peu hérissé le poil des jambes…

      Idem pour les "rafles" de clandestins que l'on "déporte".

      Quant à vous, Marco Polo, il ne s'agit pas de savoir sur qui on doit pleurer et sur qui on de doit pas, mais simplement d'employer les mots au plus près de leur sens, pour un maximum de clarté. Du reste, c'est ce que vous faites vous-même dans votre dernier commentaire : en effet, un esclave magnifiquement traité (il y en eut beaucoup dans l'Antiquité) reste un esclave, alors qu'un salarié ignoblement exploité ne sera pas pour autant un esclave. De même que les serfs médiévaux n'étaient pas des esclaves non plus.

      Enfin, tout cela n'a rien à voir avec le fait d'être noir ou pas.

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    8. Eh bien dans ce cas, livrez-nous le dictionnaire du sens obligatoire des termes, Manu, mais si possible à propos de l'esclavage, puisqu'il se trouve, au cas où cela vous aurait échappé, qu'il est question de cela, ici, et pas de gazage ni de déportation.

      Quant au sens des mots, il est évidemment mouvant. S'en plaindre est absurde. Lisez deux ou trois pages de Platon et vous verrez Socrate discuter avec divers interlocuteurs sur le sens du mot "courage ou "vertu". Ces gars-là ne se satisfaisaient pas facilement des définitions usuelles, c'est étrange. Ce que l'on demande c'est de préciser à chaque fois le sens que l'on donne aux mots que l'on emploie, quand ceux-ci peuvent prêter à discussion, quand ils sont sujets à polémique.

      Ou bien dites carrément que le mot "esclavage" appartient aux Noirs, au Cran et à Mme Taubira, et la discussion sera close.

      J'ajoute que cela ne m'empêche pas d'être pleinement d'accord avec le billet de Didier Goux. Je regrette seulement que le terme d'esclave soit aujourd'hui synonyme de Noir. C'est tout simplement faux. Je regrette également qu'il soit devenu un mot magique qui empêche de penser.

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    9. Mon dernier message ne répondais pas à votre dernier à vous.

      Figurez-vous qu'il y a un important débat chez les historiens sur la façon de traduire "servus" dans les textes médiévaux (surtout jusqu'au 11e siècle) : serf ou esclave ?

      Il y a débat, ne vous en déplaise. Les choses ne sont jamais très claires, surtout en matière d'esclavage.
      Voyez par exemple ici :

      http://books.google.fr/books?id=CAkBLLF1-RIC&pg=PT83&lpg=PT83&dq=servus+serf+ou+esclave&source=bl&ots=_YHisOXSo3&sig=bkWqetsrEBjkh-xnJrSKiylIXVY&hl=fr&sa=X&ei=qUuOUamPEomAhAeW5ICYCA&ved=0CDQQ6AEwATgK

      (chapitre IV)


      Ainsi un esclave merveilleusement traité serait plus proche d'un esclave maltraité que ce dernier d'un homme libre incroyablement maltraité ?
      Et vous trouvez ça logique ? Quand on compare des situations, on évite de ne tenir compte que d'un seul critère, on regarde la globalité des choses. Il me semble que la situation d'un Blanc qui meurt de faim est plus proche de celle d'un Noir affamé que de celle de François Hollande.

      C'est précisément ce genre de regard globalisant qui rend dérisoire l'accent porté sur UNE forme de maltraitance historique, sur UN malheur particulier mis en exergue. Au moment où l'on interdisait l'esclavage, des enfants Blancs de dix ans étaient tués dans les mines pour des "salaires" minables. Quant au gamin dont je parlais plus haut, dans les fermes de France, il n'était même pas payé.

      Mais tout cela n'est rien, puisqu'ils n'étaient pas des "esclaves".

      A ce niveau de tympanisation, les mots deviennent criminels, et il convient de les travailler un peu au corps pour leur redonner un sens décent, les remettre en perspective. Au contraire, ceux qui veulent à tout prix les attacher à une seule réalité, bien définie et bien gardée, par des lois d'exception quand c'est possible (il y en a), appauvrissent la pensée. Marx avait bien compris que le salariat n'était qu'une version plus efficace de l'esclavage ancien, par exemple. Il se référait aux choses plus qu'aux mots. Il ne se "payait" pas de mots, comme on dit (je ne cite pas Marx ici seulement par provocation).

      Avez-vous écouté Serge de Beketch ? Je laisse tomber la fin de l'intervention, sur les noms des armateurs négriers, mais le plus gros du message me paraît assez répondre à vos excessives préventions contre un usage plus large du terme qui fait ici débat.

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  3. Bon. Je vais faire un commentaire sérieux mais je ne sais pas où il m'emmène.

    Voilà un lien vers un tweet de l'Elysee reprenant un extrait du discours de pépère.

    Il dit : La République est née avec le combat contre l’esclavage" (discours du président de la République) #10mai http://t.co/8OEMYgClGZ

    Pas trop loin de vos propos, non ?

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    1. C'est un peu rapide ! L'esclavage a été "questionné" bien avant la République (Montaigne, Montesquieu, d'autres sans doute, qui m'échappent en ce moment). Mais il est vrai que c'est elle qui l'a aboli. Cela étant, toutes les monarchies européennes l'ont aboli aussi.

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    2. La question de l'esclavage a légitimement ému Montaigne, ce qui compte tenu de son catholicisme sincère est assez normal. En revanche, pour ce qui est des soi-disant lumières, c'est beaucoup plus flou. On trouve ici et là de belles déclarations de principes, un peu comme celles de ces américains qui se battaient pour la liberté mais possédaient de belles plantations entretenues par des esclaves (Washington, Jefferson, etc.). D'ailleurs, quand on lit Diderot, Voltaire, Montesquieu et même Rousseau, on peut constater que dans leurs esprits l'humanité des noirs n'est pas chose établie.

      Quant à cette république née avec ce combat contre l’esclavage, je me marre un peu. On nage en pleine réécriture de l'histoire, ou dans le fantasme absolu.

      Le 4 février 1776, Louis XVI abolit l’esclavage. 3 ans plus tard, par une ordonnance du 8 Mai 1779, Louis XVI abolit également le servage et le droit de suite en France, par cette même ordonnance, il affranchit tous les « mains mortables » des domaines royaux, ainsi que les hommes de corps, les « mortaillables » et les « taillables ».

      Pour mémoire, je rappelle que l’Assemblée Nationale de 1790 a réaffirmé par deux fois, par les décrets du 8 Mars et du 12 Octobre 1790, la légalité de l’esclavage, revenant ainsi sur la réforme royale de 1776.

      Sacré combat en vérité !

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    3. "D'ailleurs, quand on lit Diderot, Voltaire, Montesquieu et même Rousseau, on peut constater que dans leurs esprits l'humanité des noirs n'est pas chose établie."

      C'est curieux, mais j'avais eu l'impression exactement inverse en lisant les passages de "L'Esprit des Lois" (Livre XV, chap. 5), du "Contrat social" (Livre I, chap.4) et de "Candide" (le nègre de Surinam) consacrés à ce sujet. Mais je dois être moins bon lecteur que vous...

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    4. Mon cher Koltchak, je serais moins prompte que vous à conclure au catholicisme sincère de Montaigne. L'animal est notoirement ironique, et il y avait quelques risques à ne pas sembler bon chrétien à son époque.
      En ce qui concerne Diderot, Voltaire, Montesquieu ou Rousseau, il ne me semble pas que pour eux l'humanité des Noirs soit douteuse. Mais le fait de reconnaitre que les Noirs (les nègres comme on disait à l'époque) sont des hommes n'implique nullement de les considérer comme les égaux des Blancs à tous points de vue.
      Et enfin en ce qui concerne les Américains (Washington, Jefferson, etc.), la question était évidemment compliquée pour eux par le fait que l'esclavage était une institution aux Etats-Unis. Dès lors le problème n'est pas seulement de savoir si les nègres sont des hommes, mais aussi de savoir ce que vous pouvez faire concrètement dans une telle situation. Jefferson par exemple était persuadé de l'iniquité de l'esclavage, mais ne voyait pas comme il serait possible d'y mettre fin sans menacer la survie des Blancs.

      Tout cela ne m'empêche pas de partager votre dégoût face à ces tentatives pitoyables de faire de "la République" l'origine de tous les biens et la somme de toutes les félicités.

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    5. Concernant Montaigne, il me semble que Saint François de Sales, s'il n'avait pas été un catholique sincère, ne se serait pas avancé à en faire le parangon de l'honnête homme. D'ailleurs, il aborde le problème de la foi dans le chapitre XII du Livre II des Essais, intitulé "Apologie de Raimond Sebond". Je vous invite par ailleurs à lire la biographie en trois tomes de Michel Bouvier, le catholicisme de Montaigne y est parfaitement analysé.

      L'animal était certes ironique, et c'est d'ailleurs ce trait qui à mon avis a pu faire croire aux abrutis athées, que l'auteur était des leurs.

      Quant à Voltaire, par exemple, je livre ce passage de son traité de métaphysique : "Que rencontré-je de différent dans les animaux nègres? Que puis-je y voir, sinon quelques idées et quelques combinaisons de plus dans leur tête, exprimées par un langage différemment articulé? Plus j’examine tous ces êtres, plus je dois soupçonner que ce sont des espèces différentes d’un même genre."

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    6. Il ne saurait être question de trancher la question de la foi de Montaigne dans un commentaire de blog, cela va de soi. Seule une parfaite compréhension des Essais permettrait de trancher définitivement cette question. Autant dire que nous devrons sans doute toujours en rester aux conjectures (et à l'inverse il me semble tout aussi difficile de conclure que Montaigne était athée).
      Mais puisque vous évoquez l'apologie de Raimond Sebond, juste un point. Comme vous le savez, Montaigne prétend avoir traduit l'ouvrage de Sebond à la demande de son père "quelques jours avant sa mort". Le livre de Sebond est très volumineux, et cependant Montaigne dit qu'il a pu le traduire si vite que son père a été fort satisfait du résultat et en a ordonné la publication.
      Qui peut croire que Montaigne ait pu réellement traduire un tel livre en quelques jours?
      Par ailleurs Montaigne dit que Sebond plait aux dames, alors que lui-même estime que "les femmes ne sont guère propres à traiter les matières de la théologie" (I-lvi "Des prières").
      Ces détails, et d'autres semblables, jettent me semble-t-il une lumière assez troublante sur cette "apologie" et il me parait risqué de prendre pour argent comptant tout ce que Montaigne peut y dire.
      Quant à Saint François de Sales, que dire? Peut-être avait-il raison, mais il y a aussi eu, par exemple, des hommes d'Eglise fort respectables pour affirmer que Descartes était bon chrétien. Ce que, je vous l'avoue, j'ai bien du mal à croire.
      La sincérité des sentiments est, je le crains, chose bien difficile à déterminer, même pour les Saints.

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  4. Vous avez raison Didier mais allez donc expliquer cela à une taubira ou un bembelly: c'est mission impossible !

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    1. Je ne parle plus à Taubira…

      Quant à Bembelly, je ne vois pas trop en quoi il est spécialement concerné par l'esclavage, n'étant ni antillais, ni réunionnais, ni brésilien, ni américain…

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  5. " Et pourtant, le 27 avril, date anniversaire de l'abolition de l'esclavage en France (27 avril 1848) était la date idéale qui aurait permis de célébrer cette " Journée des mémoires de la traite négrière, de l'esclavage et de leurs abolitions " dans un climat d'unanimisme national. Jacques Chirac a préféré une date clivante. (Le 10 mai, jour d'adoption de la loi Taubira)"
    " Tout cela n'est cependant qu'un début car les groupes de pression constituant le noyau électoral de François Hollande, modernes Minotaures à l'insatiable appétit, réclament maintenant des " réparations " sonnantes et trébuchantes. "
    Vendredi 10mai 2013. Abolition de l'esclavage : une mise au point de Bernard Lugan (Extrait), in Mythes et antimythes http://anti-mythes.blogspot.fr

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  6. Le souci de cette commémoration, c'est qu'elle faîte pour culpabiliser les occidentaux "Méa culpa, méa maxima culpa"; en oubliant très vite que les négriers n’auraient pu agir sans des complicités locales. C'est oubliait la traite arabo-musulmane, "Le génocide voilé" selon Tidiane N'Diaye .

    Pour les européens, l'esclavage exista d'ailleurs le terme "esclave vient de l' anglais "slave" et comme l' a fait remarquer Marco Polo, les européens vivant sur le pourtour méditerranéen subissait les razzias des barbaresques mais comme l'a écrit un chercheur du CNRS , c'est vachement cool de ramer dans une galère ottomane pour la simple raison que l'on pouvait éventuellement être libéré par un navire chrétien ou racheter par un ordre religieux.

    Il serait utile de remettre en mémoire que les derniers pays à abolir officiellement l' esclavage sont des pays musulmans et cela on l'oublie dans nos milieux progressistes bien pensants.

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    1. Mais c'est bien pour cela qu'il faudrait retourner cette arme idéologique contre ses promoteurs, et profiter de cette commémoration pour exalter les vertus de l'Occident, responsable de cette abolition !

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    2. (Je répondais à la fois à Danny et à Grandpas.)

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  7. Robert Marchenoir11 mai 2013 à 20:37

    Le mot déporter est parfaitement adapté pour désigner l'expulsion, individuelle ou en masse, d'immigrés. C'est l'industrie de la Seconde guerre mondiale qui a tracé une équivalence entre la déportation et les HLPSDNH. Mais déporter ne veut pas dire massacrer. Déporter veut dire... déporter.

    La déportation est donc une bonne chose, nécessaire dans certains cas, contrairement à ce que veut nous faire croire la machine médiatico-politique qui classe déportation dans les mots, et donc les concepts, pabien.

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  8. Le Larousse nous dit ceci à l'article "Déportation" (et le Robert donne à peu près les mêmes définitions) : "1- Peine politique perpétuelle, afflictive et infamante, qui consistait à exiler un condamné dans un lieu déterminé (remplacée en 1960, en France, par la détention criminelle).
    2- Transfert et internement dans un camp de concentration situé dans une région éloignée ou à l'étranger.
    3- Transfert arbitraire d'une population arrachée à son territoire et contrainte de s'implanter dans un lieu, une région qu'on lui assigne."
    J'aimerais bien savoir à laquelle de ces trois définitions correspond le cas, mettons, d'un algérien ou d'un malien entré clandestinement sur le territoire français et renvoyé dans son pays à la suite d'une décision de justice. D'autre part, vous noterez que ce sont justement les associations "trèsbien" (Education sans frontières, Ligue des Droits de l'Homme, etc.) qui emploient systématiquement le terme dans ces cas-là...

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  9. iconoclaste et intéressante comme position.

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