lundi 27 mai 2013

Sale temps pour les progresseux, on dirait


Premier travail du matin – après avoir poussé le café sur ses rails, nourri le chat, ouvert aux chiens… –, la mise sous tension de l'ordinateur. Deuxième travail du matin – après avoir nettoyé la boitamel des fucking spams qui la jonchent –, aller balayer du regard la blogoliste de Nicolas 1er, roi des sociaux-traîtres. Là, stupeur et malentendement : depuis hier après-midi et celui du sieur Gabale, qui n'hésitait pas à parler de fiasco, en se basant pieusement sur les chiffres officiels, pas un billet, pas un seul – à l'heure où je mets sous presse, tout seul avec mes petits doigts gourds –, pour se moquer du nombre ridiculement réduit des manifestants d'hier, ni pour s'indigner vertueusement des débordements de violence des hordes fascisantes. Comme, chez ces bons jeunes gens, silence équivaut le plus souvent à aveu, j'en déduis qu'il a dû y avoir beaucoup de monde et qu'aucun incident notable n'a été signalé. On a beau dire : pour animer une manifestation, le catho-Invalides ne vaudra jamais le supporter-Trocadéro – c'est triste mais c'est comme ça.

19 commentaires:

  1. J'ai compté sur la photo: il y a exactement les 130 000 annoncés par la police ( 130 212 pour être précis, vérifiez).

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  2. Nous étions bien plus nombreux que 150.000 sauf pour les gauchistes et autres idolâtres de ce Cher Président".

    4 heures pour aller d' Austerlitz aux Invalides mais à part ça nous n étions si peu selon la préfecture.

    C’est la "Vallse" des chiffres.

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  3. Robert Marchenoir27 mai 2013 à 12:19

    Ca vaut toujours mieux que d'ouvrir le chat et pousser le chien sur les rails.

    Ou de se faire un rail de café.

    Ou d'ouvrir le café. Enfin, je veux dire le bistrot. Tôt le matin.

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  4. Vous n'avez sans doute pas bien écouté, parce que hier à la télévision, un porte-parole du parti socialiste se réjouissait (en faisant la gueule) que cette manifestation était un fiasco !

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  5. Gouverner par le mensonge et la manipulation, ça n'a pas l'air de déranger tant que ça.
    En plus ça marche.
    Si les Français avaient pu bénéficier d'une instruction digne de ce nom, la propagande ne serait plus à l'ordre du jour.

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  6. Ah mon cher Didier pourquoi voudriez vous que l'on parle du mariage pour tous, loi de la République ? Ce ne sont pas les quelques soubresauts de catholiques surannés et de la droite nationaliste qui y changeront quelque chose.
    La démocratie représentative est ainsi, les députés élus par le peuple font la loi et puis et personne d'autre.

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    1. Votre République et votre démocratie on sait ce que c'est.
      Des mots, quand ça vous arrange. Comme s'il pouvait être républicain de changer de civilisation (dixit Taubira) !
      Avec vos beaux principes vous ne trouverez rien à redire, je suppose, si la droite revenue au pouvoir fait voter au parlement un texte autorisant votre décapitation et l'exposition de votre tête sur une pique.
      Faut être logique.
      La vérité est tout autre. Aucun parlement au monde n'a le droit d'imposer un changement de civilisation. Le mariage n'est pas un jouet politique dans les mains de qui a momentanément le pouvoir. Il y a des choses qui ne se votent pas, voilà tout. Quand on oublie ce principe on ouvre la porte à tous les délires, à tous les crimes.

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    2. Cher Jeff Melcalex, J'espère que vous vous souviendrez de vos propos lorsque la droite sera revenue au pouvoir et que la gauche, n'approuvant pas de nouvelles lois, ira bloquer les rues à son tour sans se soucier le moins du monde de ce que vous venez d'écrire...

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    3. "Il y a des choses qui ne se votent pas, voilà tout" : pourtant, les dispositions sur le mariage relèvent du Code civil, et ce dernier (comme vous n'êtes sans doute pas sans le savoir) a été modifié un grand nombre de fois depuis sa promulgation au début du dix-neuvième siècle, et cela par des lois ou des ordonnances nouvelles ; ces dernières concernaient d'ailleurs le plus souvent les articles touchant à la famille, qui sont ceux qui ont connu le plus de modifications. On peut certes trouver des arguments valables pour s'opposer à cette loi, mais celui de l'intangibilité de la loi me semble plutôt faiblard (ce qui m'étonne de la part d'un dialecticien de votre qualité).

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    4. D'autant que l'intangibilité de la loi est le seul et unique argument de nos amis socialolâtres, ce qui ne manque évidemment pas de sel, puisque leur "culture" (qu'ils revendiquent fièrement) est précisément de contester l'ordre établi – lorsque ce n'est pas le leur.

      Non, vraiment, une seule échappatoire à cette connerie épaisse : le rire. Rire d'eux, rire de nous s'il le faut, rire de ce monde.

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    5. Vous me donnez l'occasion de préciser ma pensée.
      Ce que je voulais dire, c'est que les "grands principes" doivent être intangibles. Qu'il soit possible, parce que nécessaire, d'adapter les détails, je n'y vois guère d'objection.
      Le mariage n'est pas une création du code civil, mais un fait de civilisation qui, en l'occurrence, dépasse même le christianisme. C'est sa définition qui devrait être intangible, et en tout premier lieu son caractère mixte. Je suis, sur ce point comme sur d'autres, burkien : tout ne doit pas être soumis à la Constitution, c'est-à-dire au caprice des hommes qui écrivent, réécrivent, modifient à l'infini les lois. S'adapter est une nécessité, mais sur un fond intangible, sans quoi il n'y a plus adaptation, mais création et recréation permanentes. Evidemment c'est ce pouvoir de création de la société qui fascine tant nos modernes et spécialement les constructivistes fous du socialisme.

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    6. "l'intangibilité de la loi est le seul et unique argument de nos amis socialolâtres" hein ?

      On dit simple t que la droite aura du mal à revenir sur cette loi et ne le fera pas.

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    7. Sur ce point nous sommes d'accord, je l'ai déjà dit : la droite n'y reviendra pas (et d'autant moins que, dans quatre ans, on ne trouvera pas cent couples de pédés ou de gouines pour s'être effectivement mariés). Mais ce n'est pas ce que je disais. Je disais que la gauche est, ici, ridiculement à contre-emploi en se mettant à vénérer la loi à partir du moment où elle a été votée. Alors qu'un rapide balayage de ces cinquante dernières années (pour faire rapide) montrerait que justement la gauche n'a cessé de dénoncer les lois "iniques", "scélérates", etc., et à demander leur abrogation.

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    8. Marco Polo : vous vous enferrez dans un argumentaire intenable, parce que fumeux. « Le mariage n'est pas une création du code civil, mais un fait de civilisation qui, en l'occurrence, dépasse même le christianisme. C'est sa définition qui devrait être intangible, et en tout premier lieu son caractère mixte. » Si c'est un fait de civilisation, et ce l'est, il peut donc changer, être modifié au gré des évolutions humaines. et, de fait, il ne serait pas difficile à des partisans de la loi qui nous occupent, s'ils avaient un peu de culture historique, de vous montrer que le mariage a changé de nombreuses fois de visage.

      Sa définition devrait être intangible ? Devrait ? Donc vous admettez qu'elle ne l'est pas et ne l'a jamais été. Là encore, il serait facile de vous rétorquez que vous exprimez un vœu et non une réalité.

      Je m'arrête là : j'ai télé…

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    9. Bonne télé alors. Vous entendrez mes arguments dans une autre vie peut-être.

      Il faut ne rien comprendre à l'idée de civilisation pour croire qu'un fait de civilisation peut à bon droit être réformé par un quelconque parlement élu pour quatre ou six ans. Il se trouve que le mariage n'a pas changé de structure fondamentale en deux ou trois millénaires, au moins, dans nos contrées (en tout cas en ce qui concerne la question de la mixité). Comment expliquer ce phénomène extraordinaire ? Par le fait que ceux qui détenaient le pouvoir, qu'il soit civil ou religieux, ne se donnaient pas le droit d'en changer les fondements. Je dis et je répète que le mariage n'est pas une création du code civil, que celui-ci n'a fait qu'enregistrer une réalité anthropologique qui dépasse toute loi écrite, donc modifiable. C'est la distinction assez classique entre droit naturel et droit positif. On peut considérer, comme Kelsen, que le droit positif (écrit et modifiable) est tout, ou comme Léo Strauss que le droit naturel s'impose à lui (ce qui est ma position), mais on n'a pas le droit, en toute ignorance du débat philosophique et juridique sur ces questions, de décréter qu'une de ces deux positions est intenable ou fumeuse. De fait, les deux ont été tenues, et argumentées.

      Mon argument est le suivant : si vous acceptez qu'un fait de civilisation tel que le mariage puisse être à ce point redéfini, vous niez l'idée même de civilisation, qui implique continuité et conservatisme. Si la civilisation change à toutes les générations, qu'allez vous léguer à vos enfants ? Votre "argument" revient donc à détruire le principe même de la perpétuation des choses.

      "Là encore, il serait facile de vous rétorquez que vous exprimez un vœu et non une réalité".

      C'est là votre erreur : vous confondez question de fait et question de droit.
      Le mariage peut-il être changé ? (Bien sûr que oui, ça vient de se produire !)
      Le mariage doit-il être changé ? A-t-on le droit d'intervenir sur un tel sujet ? (C'est une autre question).

      Si je dis de la définition du mariage qu'elle "devrait" être intangible, c'est évidemment que j'admets qu'elle ne l'est pas, intangible (comment le serait-elle ? par l'opération du saint esprit ?), et aussi parce que je viens d'apprendre que cette définition a été modifiée récemment par le pouvoir socialiste. Ce qui change peut être changé à nouveau. Mais c'est totalement hors-sujet : la question est de savoir si en changer est une bonne chose ; si on en a le droit moral et politique. Vous dites que oui. Très bien. Vous êtes d'accord avec les socialistes. Souffrez que l'on puisse penser différemment.

      Et non, le mariage n'a pas changé de nombreuses fois de visage. La famille non plus, dans ces dispositions fondamentales et dans ce qu'il est convenu d'appeler notre civilisation, dont vous semblez nier l'existence. Vous tenez le discours des constructivistes qui veulent nous faire croire que jadis les hommes s'habillaient en femme et élevaient les enfants pendant que les femmes fumaient des cigares au salon. Je ne vois pas trop ce que vous allez rétorquer aux théoriciens du genre, avec de telles positions (tout change, tout s'adapte, et oui ma brave dame, faut vivre avec son temps...). Pour un peu, vous allez nous ressortir le classique des gauchos, Margaret Mead et ses fabuleuses découvertes chez les sauvages des îles Samoa.

      Cependant, encore une fois : on s'en fout que le mariage ait changé de visage toutes les deux minutes depuis Cro-Magnon. La question est de savoir si c'est une bonne chose ou pas.

      Mais surtout, bonne télé, hein.

      Si j'étais méchant je vous dirais que lire des romans et écouter Charles Trenet est tout à fait louable, mais que si on veut faire de la philosophie, c'est un peu court.
      Heureusement que je suis bon.

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    10. "j'en déduis qu'il a dû y avoir beaucoup de monde et qu'aucun incident notable n'a été signalé."

      Bilan des violences de dimanche : 36 blessés.
      Dont : Manifestants : 1.
      Journalistes : 1.
      Policiers: 34.

      230 interpellations.

      (la source c'est maîte Eolas qui en a sûrement de bonnes)

      Pour une manif non-violente c'est tout à fait raisonnable. Pas de quoi fouetter un gauchiste.

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  7. Certains matins sont plus durs avec toute cette humidité inhabituelle pour la saison.

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  8. Bonjour Monsieur Goux

    Voulant comprendre toute la profondeur de votre clin d'oeil "Nicolas (the nembeurreouane)1er, roi des sociaux-traîtres" je suis allée voir chez l'ami Wikipédia : l'article sur Nicolas 1er décrit une personnalité gratinée : "Ces interventions... systématiquement dirigées contre le « droit des peuples à disposer d'eux-mêmes » valent à Nicolas Ier (de Russie) le surnom de « gendarme de l'Europe ». Le Nicolas 1er actuel, roi des sociaux-traîtres et gendarme de la blogosphère. Ah, tout un poème qui fleure bon les défuntes démocraties populaires...

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