mardi 10 mars 2020

La conscience politique


Voilà une chose, la conscience politique, dont je dois bien reconnaître que j'en suis tout à fait dépourvu. En tout cas, elle est si faible, si “en veilleuse”, que tout ou presque passe avant elle, dans l'ordre de mes petites préoccupations personnelles. 

Par exemple, je me rends compte que si, dans la circonscription où je vis, un ami ou un parent se présentait à une élection, n'importe laquelle et sous n'importe quelle “étiquette”, j'irais sans barguigner une seconde, voter pour lui, ses “idées” fussent-elles aussi opposées que possible à celles que je dis être les miennes, et auxquelles, finalement, je ne tiens pas plus que ça. Simplement pour lui faire plaisir. Ou pour m'offrir le plaisir de lui avoir fait plaisir. Et pourtant, je ne crois pas à l'amitié ni à la famille plus qu'il n'est raisonnable.

Ainsi, il y a quelques années, je me souviens que le frère d'un ami très cher – même pas l'ami lui-même : qu'on le note – s'était présenté en tête d'une liste écologiste, quelque part en Alsace profonde. Les écologistes étant certainement le gang politicien pour lequel j'éprouve le plus solide mépris, je serais, vivant chez lui, allé tout de même, et d'enthousiasme, lui donner ma voix. Et j'aurais même battu campagne auprès de mes voisins pour qu'ils fissent de même.

C'est pourquoi, n'ayant ni ami ni parent se présentant aux suffrages des Héberto-Plessistes, je m'abstiendrai d'aller accomplir mon petit devoir citoyen lors de la prochaine consultation municipale. Ce, avec d'autant moins d'hésitation qu'il s'agira, ici, d'une élection à liste unique. Mais surtout parce que, au bout du compte,  je prends à peu près autant au sérieux le barnum électoral que le cirque pandémique des virus chinois, baladeurs et malicieux.

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