vendredi 13 mars 2020

Vendredi 13 à la douzaine


Personne ne semble s'en être avisé, mais le fait est là, indubitable : nous sommes le vendredi 13. On peut donc tenir pour assuré que c'est aujourd'hui que les morts par voie de rococovirus (merci à Michel D. pour le mot) vont s'extraire de leurs tombes toutes fraîches ou de leurs tiroirs de morgue, pour venir se repaître de la chair et du sang des humains restés – provisoirement – sains. Si jamais on s'aperçoit que ces coronazombis épargnent tous ceux qui sont déjà porteurs du virus (entre frangins, n'est-ce pas…), ça va être la course à l'échalote générale pour l'attraper avant le voisin. Et l'on va voir se former d'interminables queues à l'entrée des hôpitaux, cliniques et autres dispensaires, des foules de bénévoles pressés de venir inhaler à pleins poumons l'air des couloirs et des chambres infestés. D'ici qu'un industriel malin ne mette sur sur le marché un genre de coronaspray disponible sans ordonnance, il n'y a pas des kilomètres.

En attendant, si un inconnu sonne à votre porte, décrochez la carabine, faites-lui exploser la tête et ne réfléchissez qu'après. 

Parce que, le vivre-ensemble, c'était avant.

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La boutique est rouverte… mais les anonymes continueront d'en être impitoyablement expulsés, sans sommation ni motif.