lundi 16 juillet 2012

Les jeunes sensibles et le redressement productif


J'apprends ici que, dans la nuit du 13 au 14 juillet, à Paris et en Île-de-France, 152 voitures et une dizaine de scooters ont été festivement incendiés, suite à des excès d'allégresse républicaine. Dans un premier temps, comme tout le monde, je m'en suis réjoui : seulement cent soixante véhicules détruits pour une population de douze millions d'habitants – même si certains étaient déjà partis en vacances –, cela montre à l'évidence que la conscience citoyenne progresse davantage chaque jour. M'a fait plaisir aussi l'information selon laquelle la première voiture incendiée l'a été dès avant sept heures du soir, et en Seine-Saint-Denis : il est tout de même réconfortant de voir que la France qui se lève tôt on la rencontre avant tout au sein de notre belle jeunesse bigarrée.

Après ce premier moment d'allégresse furtive, c'est la tristesse et le dégoût qui se sont emparés de moi. Tristesse de constater que la terrible exclusion dont sont victimes ces jeunes sans repères avait une fois de plus produit ses sinistres effets pervers (je le fais bien, hein ? Attendez, y en a encore) ; que la ghettoïsation implacable à quoi on les condamne pousse encore trop d'entre eux à ces actes de désespoir ; que décidément la France n'en a pas fini avec ces relents de colonialisme rance qui infecte obstinément son haleine. Et dégoût de devoir admettre que c'est bel et bien notre racisme décomplexé par cinq dix ans de sarkozysme (mais enfin, par les roubignoles du Prophète, que fait donc Rosaelle ?) qui contraint ces ferments de notre avenir à se réfugier dans une violence sans issue mais tellement compréhensible.

Au final Finalement, mon optimisme naturel a réussi à reprendre le dessus, malgré l'abattement où je me trouvais, lorsque je me suis dit qu'après tout cent cinquante voitures partant en fumée, ce pouvait être une chance inespérée pour les camarades en lutte de chez Peugeot, dont les chaînes de montage allaient à coup sûr repartir comme en quarante cinquante. Une larme de reconnaissance émue a lourdement roulé sur ma joue ravinée jusqu'à l'aile de mon pif bulbeux, lorsque j'ai compris quelle formidable mobilisation en faveur du redressement productif était désormais à l'œuvre dans nos douars quartiers.

Et c'est ainsi que Montebourg est grand.

53 commentaires:

  1. C'est tout de même affligeant de voir que le manque de transports en commun oblige les jeunes à brûler des voitures en bas de chez eux .

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    1. Ben oui, c'est la ghettoïsation, y a pas à tortiller du fion.

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    2. Que voulez-vous, la police fasciste avec ses contrôles au faciès leur interdit l'accès aux centres-villes. Ils sont donc obligés de faire dans la proximité.

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    3. Au final, quelle stigmatisation pour tous les quartiers n'ayant pu bénéficier de cette spontanéité festive et participative !

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  2. C'est d'autant plus méritoire de leur part qu'ils ont travaillé un quatorze juillet.
    J'espère que le gouvernement a prévu de conserver la défiscalisation des ces heures supplémentaires là.
    Ce serait juste normal.
    Voilà.

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  3. Je ne sais que penser : Faut-il s'étonner de vous voir singer Alexandre Vialatte où s'insurger à l'idée que vous éleviez Montebourg au même niveau de dignité que l'autre Incréé aux 99 attributs...
    Quant aux jeunes contributeurs bénévoles au redressement productif, je trouve qu'ils sont assez décevants : 152 bagnoles seulement ! Que va devenir PSA avec une "solidarité" si étriquée ?

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  4. On se réchauffe comme on peut en ce sinistre mois de juillet...

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  5. Ah ben voilà ! Vous comprenez enfin le redressement productif.

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  6. Vous savez satisfaire vos commentateurs: les jeunes + des voitures brulées, avec un rien vous les comblez!

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  7. Rosaelle attend le qatar avec grands impatience.
    Seul les chameliers seront capables de faire tourner la France, dans le sens des derviches.
    Elle a toutes ses chances d'être comblée !

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    1. Une preuve ? ici :

      http://spartakiste.blogspot.fr/2012/07/la-france-attiretiens-donc.html
      Ce qui est bien, c'est qu'on ne peut pas lire les commentaires, on ne peut lire que les réponses.
      Et elles sont explicites.
      Les chameliers ! Viiiiiiiiiite !

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    2. J'ai fait toutes ces fotedortograf, moi ?
      Il était très tard.

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  8. Je ne voudrais pas paraître négatif mais les stigmatisés vivant en banlieue achètent souvent des véhicules de marque allemande ou italienne mais pas des Fiat, alors les camarades de Peugeot peuvent fermer leurs chaînes de montage.

    Images à l'appui:

    http://www.youtube.com/watch?v=YPbxo_emAkU

    Voilà,voilà!

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  9. Ils feraient mieux de s'injecter l'héroïne que vend le grand frère, comme ça ils dormiraient toute la journée, p'têtre feraient une over dose, et arrêteraient d'emmerder les honnêtes de gens de la cité.

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  10. "…que fait donc Rosaelle ?)
    Elle va vous expliquer avec les circonvolutions qu'on lui connaît, et avec l'aide de Léon, que c'est la faute à des Israéliens mais aussi de la faute de Apple Mc Intoch qui est lui même à la solde de Tsahal…
    Logique non?

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  11. En vous lisant et en lisant les commentateurs, tout s'assemble comme les pièces d'un puzzle : en combinant le volontarisme éclairé de Montebourg au sens aigu de la réinsertion de Taubira, on pourrait créer des maisons de redressement productif.
    On tient quelque chose là non ? Et quel attelage !
    Parfois j'ai l'impression de pouvoir tutoyer la pensée socialiste, mais je sais que c'est illusoire.

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  12. La seule solution concrète: miser sur l'éducation. Mais pas n'importe laquelle. Une éducation sévère, "à l'ancienne", celle qui a fait que le pays est devenu ce qu'il est. avec des gens disciplinés, qui respectent les autres, ont le sens du devoir plus que du droit.
    Les parents des fauteurs de troubles? À la deuxième récidive, au gnouf. Et pour 48 heures!
    On va pas se laisser emmerder par des trafiquants qui ont l'appui de leurs parents quand même, merde!

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  13. Il faut rapidement autoriser la vente de mini-motos... La sélection naturelle opère très bien à bord de ces engins...

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    1. MORT DE RIRE!!!!!!!
      Ou interdire le casque.

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  14. "La seule solution concrète: miser sur l'éducation. Mais pas n'importe laquelle. Une éducation sévère, "à l'ancienne", celle qui a fait que le pays est devenu ce qu'il est. avec des gens disciplinés, qui respectent les autres, ont le sens du devoir plus que du droit."

    Peut-être, mais il y a un hic.

    Je vais radoter encore une fois, mais je parle de quelque chose dont j'ai été témoin.
    Pendant les grandes émeutes des banlieues, des parents d'élèves arabes se sont réunis. Les mères voulaient occuper l'école de leurs enfants, la nuit, pour qu'on ne la brûle pas. Les pères s'étaient constitué en groupe assez étoffé pour sillonner les rues, choper tous les gamins s'y baladant la nuit et mettre une raclée à ceux surpris avec de l'essence.
    La police a renvoyé tout le monde chez soi. Deux écoles incendiées, un garage à bus urbains en cendres et des dizaines d'automobiles hypervite évacuées, le lendemain, pour ne pas laisser de traces....
    On a trouvé quelques coupables. 13, 14, 16 ans... guère plus. Et pas que des Arabes. Rien à voir avec la haine contre la France. De la bêtise vandale, des conneries de gosses idiots, de la débilité à l'état brut.

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    1. Robert Marchenoir17 juillet 2012 à 12:59

      Bien sûr, Suzanne. Quand ces gens-là disent qu'ils niquent la France, quand ils traitent les Français de sales français, quand ils arrachent le drapeau français du fronton des mairies pour le remplacer par le drapeau algérien, ce n'est pas de la haine.

      Donc vous avez été témouine du fait que les émeutes de 2005, c'étaient :

      - Des familles arabes qui essayaient de maintenir l'ordre ;
      - Des policiers français qui les en ont empêché ;
      - Et des Français qui ont mis le feu aux voitures.

      Ah, et les émeutes de 2005, c'est la faute de la police, bien sûr.

      Vous vous foutez de notre gueule, Suzanne.

      Désolé de vous le dire un peu brutalement, mais l'heure n'est plus à prendre des gants avec des gens comme vous : vous vous foutez de notre gueule.

      Vous mentez ouvertement et vous le savez.

      Vous êtes une ennemie de la France et des Français.

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    2. Waouh !

      Et quel est, ou sera, mon châtiment ?

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    3. (Carine avait suggéré, fut un temps, douze balles trempées dans le suif)
      Un p'tit coup de lapidation avant en plus ?

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    4. Sinon, j'aime bien "témouine".

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    5. Suzanne, je ne mets pas votre récit en doute. Le contexte local joue énormément. Sur Palaiseau, l'incendie d'une école maternelle a été perpétré par des fils de bobos qui voulaient se la jouer "racaille".
      Seulement, il faut néanmoins être objectif, l'immense majorité des communes oú il y a eu des actes de rebellion ouverte, des émeutes, la recherche d'affrontement avec la police, etc. n'ont pas connu ce que vous décrivez. Et ces faits ont été commis par des afro-maghrébins.
      J'ajoute que certaines communes "chaudes" ont été épargnées tout simplement parce que les familles qui tiennent les trafics ont prévenu qu'il y aurait des représailles. Du flic en masse met le business en danger.

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    6. Koltchak: vous avez sans doute raison.
      Si quelqu'un me disait "qu'est ce qui vous prouve que ce sont de jeunes arabes qui brulent les voitures" ? Je lui dirais "allons, allons... déconnez pas quand même, 90% des incendiaires qui se font choper et juger n'ont pas des prénoms français."
      Oui mais: en deux mots comme en cent, je pense que les jeunes délinquants ne sont pas traités comme ils le devraient, et que la justice des mineurs est singulièrement inefficace dans ce genre d'affaires. Attention, je ne dis pas qu'il faut mettre en taule des adolescents de treize ou quatorze ans, ni leur payer des séjours aux Canaries avec un encadrement éducatif au coût exorbitant. Je dis que tout le monde est responsable de ce refus d'autorité qu'on retrouve de bas en haut du système éducatif, que tout le monde en fait les frais et que les petits délinquants sont les premières victimes des coups de pied au cul qu'ils n'ont pas eus.

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    7. Je propose la réouverture des bagnes de Guyane...

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    8. Je vote cette loi!
      Finalement non, je la vote à partir du 1er aout.
      Non, en octobre.
      Bon, je tranche. En décembre, au moment des fêtes.

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    9. Si je vous comprends bien, Suzanne, vous êtes pour le retour des châtiments corporels?

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    10. Aristide: châtiments corporels, tout de suite les grands mots...
      Non. Le coup de pied au cul n'est pas forcément physique. Vous comprenez bien ce que je veux dire. L'initiative de ces parents était bonne, dans ces circonstances.
      Quand un enfant de Ce2 crache dans la cour, casse les bancs cogne sur tous ceux qui le contrarient et insulte les adultes, que fait l'instituteur ? Rien. Ou il réclame un suivi psy ou Sessad. La simple démonstration d'autorité est devenue coupable, la plupart du temps.

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    11. Oui Suzanne, je comprends bien ce que vous voulez dire, et je suis d’accord avec vous sur la démonstration d’autorité qui est devenue coupable, mais ma question avait un fond sérieux : vous dites que les jeunes délinquants ne sont pas traités comme il le faudrait et que la justice des mineurs est singulièrement inefficace. Soit. Je suis du même avis, quoique certainement pas pour les mêmes raisons, mais en cas la question est : comment devraient-ils être traités ?
      Devraient-ils être plus sévèrement punis ? Mais en ce cas comment, puisqu’aujourd’hui, grosso modo, les deux seuls punitions que nous acceptons encore sont les amendes et la privation de liberté et que la prison n’a pas votre faveur ?
      Faudrait-il punir les parents ? Et en ce cas comment ?
      La justice devraient-elles ordonner plus de mesures éducatives ? Mais en cas lesquelles ? Je veux dire, autres que les innombrables sortes de « mesures éducatives » qui ont déjà été essayées de par le monde et qui n’ont donné aucun résultat probant ?
      Nous parlons bien de jeunes délinquants, hein ? Pas d’un gamin qui vole une fois des fraises tagada et qui ne recommencera sans doute jamais de sa vie, mais de ces « jeunes » défavorablement connus des services de police, selon l’expression consacrée.

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    12. J'aurais envie de dire que Les Conseils des Droits et Devoirs des Familles est redoutable pour remettre dans le droit chemin un gosse en difficulté.
      Ceci dit je crois que cet outil est valable dans le milieu scolaire, quand l'enfant est scolarisé.
      Peut-être qu'il trouve ses limites lorsque le gosse est déscolarisé depuis des années.
      Mais j'ai le sentiment que c'est un excellent outil. Et pour tout le monde: le mioche tout d'abord, les parents ensuite (qui souvent disent qu'ils n'ont aucune autorité sur leur progéniture(mon oeil!), et enfin pour le prof, à qui on offre un bel outil. Car faut pas tortiller, des gamins qui foutent le souk en cours, c'est l'enfer!
      Mais quand ce sont des délinquants aguerris, avant de leur trouver une solution, si il y en a, il faut les isoler de la société. Ils se comportent bien souvent comme des teignes en groupe dans la rue.

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    13. Aristide: pour vous répondre à toute vitesse, je pense qu'un petit adolescent (12-15 ans) doit être puni tout de suite. Simple admonestation ou davantage, mais tout de suite. Deux jours après, c'est déjà bien tard, alors que dire des passages au tribunal qui interviennent deux ans après que le délit soit commis ! Et mon davantage demanderait un autre mode de fonctionnement pour la justice des mineurs. Ils ne devraient même pas approcher une prison. C'est pire que tout pour eux. Punir les parents, quand les parents sont un parent unique, une mère le plus souvent, abandonnée par plusieurs pères successifs, recommençant cinq ou six fois sa vie avec chaque fois de nouveaux enfants qui seront aussi négligés que les précédents... On rêve.
      Il faut admettre qu'il y a une part de délinquance incompressible, sans solution possible pour une société démocratique.
      Que voudriez-vous comme type de sanction pour votre fils ou fille de treize ans, qui traîne avec d'autres gosses qui ne cherchent à faire que des bêtises, et qui est passé(e) du vol de vernis à ongles au casse dans un pavillon, dans une école ou au vol à l'arraché sur une petite vieille, par exemple ? En dehors de ce que VOUS vous feriez, comment voudriez-vous que la société réagisse s'il s'agissait de VOTRE enfant? Vous pensez que ça ne pourrait pas vous arriver, jamais ?
      Moi, il y en a quelques unes que je trouverais bonnes, d'autres non. On en discutera une autre fois ?

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    14. Oui, nous pourrons en reparler, mais je réponds néanmoins quelque chose qui pourra éventuellement servir plus tard.
      Vous ne répondez pas vraiment à ma question du « comment ». Plus vite, certes, bien sûr, mais comment ?
      Vous dites : « Ils ne devraient même pas approcher une prison. C'est pire que tout pour eux. » Je ne sais pas trop ce que vous entendez par là (c’est trop dur ? ça les rends plus mauvais ?) mais je ne trouve pas cette manière d’aborder le problème très pertinente. Il me semble que, lorsqu’il s’agit de délinquance, la question première est : qu’est-ce qui sert le bien commun, et non pas qu’est-ce qui sert le délinquant ? Avant de me soucier de ce que fait la punition au délinquant, je me soucie de l’effet qu’a cette punition pour la société dans son ensemble.
      Par ailleurs, j’ai l’impression que vous considérez les délinquants comme des gens ordinaires qui n’auraient pas eu de chance ou qui se seraient laissés influencer par de mauvaises fréquentations - ce qui évidemment vous pousse à l’indulgence. Bien sûr ce cas de figure peut exister, mais s’il s’agit des délinquants multirécidivistes, et particulièrement des délinquants violents, ce n’est simplement pas vrai, statistiquement parlant.
      Les mineurs qui arrivent aujourd’hui à la case prison ne sont pas des adolescents comme les autres qui n’auraient pas eu de chance et qu’une bonne admonestation pourrait remettre dans le droit chemin.
      Vous dites «Il faut admettre qu'il y a une part de délinquance incompressible, sans solution possible pour une société démocratique. » Evidemment, mais toute la question est de savoir à quel niveau vous fixez ce seuil incompressible. Un coup d’œil sur l’évolution de la criminalité en Occident suffit pour voir que ce seuil est certainement beaucoup, beaucoup plus bas que le niveau actuel. Ce n’est pas comme si « il n’y avait rien à faire » ou que l’on ait « tout essayé ».
      Pour ma part je n’ai pas d’hésitation à affirmer que la répression, ça marche, et que la prison pour les mineurs multirécidivistes est encore la moins mauvaise solution.
      J’ajoute juste que si la justice se souciait davantage de mettre et de garder en prison les délinquants adultes, la question de la prison pour les mineurs se poserait beaucoup moins.

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    15. Vous avez raison, mais vous vous fatiguez pour rien.

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    16. Suzanne, lisez donc ceci : http://classiques.uqac.ca/contemporains/cusson_maurice/delinquance_vie_choisie/delinquance_vie_choisie.html

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    17. Aristide: dans l'intérêt de la société (en gros, préserver tous ses membres du vol et du crime), qu'est ce qui fonctionne le mieux ? Quels sont les pays où le taux de délinquance juvénile est le plus faible ? Le taux de récidive le plus bas ? Quelles sont les méthodes employées ?

      En Angleterre, pays européen à la législation la plus sévère, les enfants vont en prison dès qu'ils ont dix ans. La délinquance juvénile continue à augmenter, avec un taux de récidive important, qui montre que l'effet dissuasif est nul.
      Les bagnes d'enfants des siècles passés ont-ils dissuadé des milliers de pauvres gosses, de vauriens ou de jeunes individus déjà très dangereux de voler, d'agresser, de tuer ?
      D'autres pays ont adopté des mesures intéressantes.
      Les travaux d'intérêt public, c'est très bien mais ça coute cher. On pourrait les simplifier, accélérer les procédures pour qu'ils deviennent plus fréquents, plus efficaces, éducatifs. Il y a des réflexions communes à mener, du travail en réseau... dont une partie s'effectue déjà.
      Exemple: Vandalisme, dégradations = réparation immédiate. ça ne me gênerait pas de voir des équipes de wesh wesh gratter les murs taggés, nettoyer les rues, construire des coins à poubelles pour remplacer ceux qu'ils ont brûlés, etc, solidement encadrés. C'est juste un exemple, une goutte d'eau dans la mer concernant les fameuses incivilités, si pénibles dans la vie quotidienne. Mais ce n'est pas fait parce qu'on refuse le principe de la punition humiliante. Dans le même sens, on ne fera pas laver le couloir d'un collège par un élève qui crache ou colle ses chewing gum. C'est bien dommage, parce qu'on construit des personnalités de gamins à la fierté mal placée, clamant avec arrogance qu'on leur doit un respect qu'ils n'éprouvent nullement, eux.

      C'est difficile de commenter là-dessus... parce qu'on ne peut pas être bref. Un sujet chasse l'autre, les crétins balancent des vannes crétines, et pour finir ça ne sert pas à grand-chose.
      Je ne réponds pas à vos autres questions, pardon... (gépaltemps).

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    18. Ce commentaire a été supprimé par l'auteur.

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    19. La réponse à votre première question est très simple : parmi les pays occidentaux, le pays qui a obtenu récemment la diminution la plus spectaculaire de la criminalité, toutes catégories confondues, c’est les Etats-Unis. Le pourquoi reste une question débattue, mais il n’est pas douteux qu’une sévérité accrue est une partie de l’explication.
      Je ne sais pas si en Grande-Bretagne il est possible de mettre en prison des enfants de dix ans, mais si c’est le cas je doute beaucoup qu’ils utilisent cette possibilité.
      Voyez par exemple http://www.city-journal.org/2009/19_2_british-crime.html
      Vous dites : « Les bagnes d'enfants des siècles passés ont-ils dissuadé des milliers de pauvres gosses, de vauriens ou de jeunes individus déjà très dangereux de voler, d'agresser, de tuer ? »
      Mais la question n’est pas de savoir si ces bagnes ont fait disparaitre la criminalité - comme vous l’avez dit dans un commentaire précédent, il existe un seuil incompressible de criminalité - elle est de savoir si les taux de criminalité étaient plus bas lorsque ces bagnes existaient ou bien aujourd’hui. Et la réponse ne souffre aucune ambiguïté.
      Notez bien que je ne suis pas un défenseur du bagne pour enfants, simplement la vraie question est de savoir ce qui a l’efficacité relative la plus grande.
      Vous parlez des travaux d’intérêts généraux. C’est très bien, sur le papier, mais de toutes façons ça ne peut s’appliquer qu’aux « incivilités », pas aux crimes. Or nous parlons bien de délinquants juvéniles - vols, viols, meurtres, etc. - et pas de « gamins » qui font des « bêtises ».
      Nous sommes ramenés à mes questions et, me semble-t-il, à ma conclusion précédentes.

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    20. Aristide: les mineurs commentent TRES PEU de crimes par rapport aux majeurs. Je n'ai plus en tête les chiffres officiels, mais il me semble que moins de 1% des crimes sont commis par des mineurs, et que la plupart de ces crimes sont des viols, pas des homicides.
      Je sais bien que ça ne va pas vous consoler, mais la délinquance juvénile n'augmente pas plus que la délinquance des adultes. Toutes deux augmentent, et augmentent beaucoup, je vous l'accorde, et les 13-15 ans ne sont pas en reste.
      Ce qui est relativement nouveau, c'est la grande violence en milieu scolaire. Il y a toujours eu des passages à l'acte d'adolescents perturbés, des drames, mais là... ça devient préoccupant. D'autant plus préoccupant que cette violence est niée ou minorée par les établissements qui ne veulent pas être classés "à risque". Il me semble que chacun peut s'en rendre compte, même au fin fond de la province, s'il a un enfant scolarisé dans un établissement public. En tout cas, dans ma douce Bretagne, on y vient. Dans un lycée autrefois tranquille, la CPE s'est fait taper sur les doigts parce qu'elle écrivait trop de rapports d'incidents (pour insultes, agressions de professeurs, bagarres avec bris de nez ou de poignet, etc). Les sanctions sont inexistantes, dérisoires, stupides. J'insiste sur ce type de violence, qui n'est même pas répertorié dans les actes de délinquance, le plus souvent (pas de plainte...) parce qu'il me semble que la responsabilité des adultes qui laissent faire, qui se laissent faire, est énorme, déterminante, coupable. Alors qu'il suffirait de pas grand chose.
      Après, vous parlez de prison...
      Ben telles qu'elles sont actuellement,les prisons pour mineurs, non, désolée. Trafics, viols, surpopulation, reproduction à l'intérieur des mêmes rapports humains de cailleras, de caïds... Pendant ce temps là, l'adolescent ne déconne pas dehors mais il ne réfléchit pas non plus et il ressort auréolé de gloire auprès de ses potes, dix fois pire et séropositif en plus.

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    21. commettent, pas commentent, pardon.

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    22. « les mineurs commentent TRES PEU de crimes par rapport aux majeurs. »

      Le problème de cette affirmation, c’est que la minorité pénale et ses divers degrés sont définis par la loi, qu’ils sont donc en partie arbitraires et susceptibles de varier. Pour couper court aux problèmes de définitions, je me contenterais de deux affirmations incontestables : la délinquance est toujours essentiellement une affaire de jeunes gens, et même de très jeunes gens (en fait de très jeunes hommes, mais c’est une autre question). Grosso modo, les 15-25 ans. Deuxièmement il y a continuité entre délinquance juvénile et délinquance adulte (au sens légal de ces termes) : tous les délinquants juvéniles ne deviendront pas des adultes délinquants, mais presque tous les adultes qui sont des délinquants multirécidivistes ont été des délinquants juvéniles et même, en règle général, des délinquants juvéniles multirécidivistes.
      Dire que la délinquance juvénile n’augmente pas plus vite que celle des adultes n’a donc pas grand sens, parce que la délinquance est toujours largement juvénile, et parce que ce sont essentiellement les mêmes des deux côtés de la barrière, juste avec quelques années de plus.
      Je ne suis évidemment pas pour que l’on traite de la même manière un enfant de 8 ans et un adulte de 25, mais, disons, à l’intérieur de la catégorie des 15-25 ans il me semblerait bien plus pertinent de se baser sur l’acte que sur l’âge et de traiter les mêmes actes de la même manière.
      Ce qui m’amène à la prison. Si l’on veut réfléchir sérieusement à cette question il faut absolument se sortir de la tête que la prison pourrait être autre chose qu’une punition. La prison ne rend pas meilleur, elle n’a jamais rendu meilleur, et rien n’indique qu’elle rendra jamais meilleur (je parle d’un point de vue statistique). Ce n’est pas son but. La prison sert à punir, à dissuader, et à mettre hors d’état de nuire. On ne peut pas en attendre autre chose, mais cela elle peut le faire.
      Il faut aussi se sortir de la tête que nous saurions comment transformer en honnêtes gens les délinquants multirécidivistes (juvéniles ou pas). Nous ne savons pas, et peut-être d’ailleurs est-ce mieux ainsi.
      Bien sûr les prisons sont des lieux terribles, d’abord à cause de ceux qui s’y trouvent. Mais quoi ? Les prisons sont des lieux de punition, et certains actes méritent d’être punis, y compris très sévèrement.
      J’en reviens à ce que j’ai dit : la prison pour les actes graves est encore la moins mauvaise solution à tous point de vue, y compris pour des adolescents, mais si la justice se souciait davantage de mettre et de garder en prison les délinquants adultes, la question de la prison pour les adolescents se poserait beaucoup moins, à cause de l’effet dissuasif et parce qu’ils auraient moins de « chefs de file » pour les instruire et les guider.
      Sinon je suis évidemment d’accord avec vous sur la violence scolaire, sauf que je ne suis pas sûr qu’aujourd’hui « pas grand chose » suffirait pour en venir à bout.

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    23. On peut substituer d'autres méthodes à la prison... Les coups de bambou version Singapour marchent assez bien pour punir et dissuader. Et on constate assez facilement que l'ordre y règne légèrement plus qu'en Seine-Saint-Denis !

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  15. Moi je vous crois Suzanne, mais je suis sans doute le seul, la haine contre la jeunesse et les Arabes est si répandue sur ce blog!

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    1. Ce n'est pas la haine contre les jeunes que j'ai, mais contre des parents qui n'ont AUCUNE notion de ce qu'est une éducation efficace. Nuance. La source du problème, ce sont les parents. Alors je dis que les " Conseils des Droits et Devoirs des Familles" étendus à tout le pays serait la mesure la plus en adéquation avec les problèmes qu'on rencontre. Car ils se sont rendus compte (ceux qui utilisaient ce redoutable outil), que bien souvent, quand on fait renifler aux parents leur merde, ils agissent en fonction. En plus, il y a menace de suspension d'allocs, alors je peux vous dire qu'avec ça, les parents réfléchissent à 2 fois avant d'être laxiste (ooouuhh le gros mot) avec leur... progéniture.
      Je ne pense pas me tromper en évoquant ce conseil, il semblerait que la récidive soit infime après un conseil. En plus ça devrait plaire à la gauche, car ils bossent avec une équipe de psys pour aider ces chères familles victimes de cette société si généreuse, et si cruelle en même temps, que certaines adorent détester.
      On ne peut plus défendre des gens qui profitent de nous et laissent leurs gamins gangrèner le pays. Merde, on ne va pas trouver des excuses à tout le monde, MAIS COMMENçONS PAR AGIR! On s'en bat les steacks des idéaux, l'essentiel c'est LA RÉALITÉ ET LES RÉPONSES QU'ON VA Y APPORTER.
      Le reste ce sont des mots. Ils n'existent vraiment, je trouve, que quand ils servent la réalité.

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  16. Cette haine sournoise qui ne dit pas son nom cache une attirance refoulée pour le garçon arabe. Vous avez raison Léon(s).

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  17. Marchenoir, si je puis me permettre, vous déformez le discours de Suzanne, vous en falsifiez le sens. D'abord, Suzanne sait faire le pot-au-feu, elle ne peut donc être considérée comme une ennemie de la France. Savez-vous faire le pot-au-feu, vous, Marchenoir?
    Ensuite elle dit seulement (je synthétise) que TOUS les arabes des banlieues ne sont pas délinquants, que CERTAINS se sont organisés CONTRE les émeutes. Elle rappelle une partie de la réalité que vous occultez: les premiers à souffrir de la délinquance sont les habitants des quartiers eux-mêmes, qu'ils soient français de souche ou d'origine immigrée. C'est bien pour cela qu'il faut une autre politique dans ces quartiers et une autre politique de l'immigration que la politique de gauche.
    De même, j'en ai donné une fois une explication sur ce blog,il y a aussi des français de souche délinquants. Personnellement, en tant que prof, j'ai été victime de violence verbale ( limite violence physique) de la part d'un élève français, de père français de souche et de mère d'origine portugaise. Ce garçon n'habitait pas un quartier sensible mais un quartier résidentiel pavillonnaire dans un village voisin de ma ville. Fils unique, enfant hyper gâté par sa maman, il traînait avec la caillera dont il avait pris l'accent. Dois-je préciser que dans cette affaire, j'ai été soutenue par de nombreux collègues mais pas par ma hiérarchie, que cet élève a récidivé plusieurs fois avec d'autres collègues, malgré les mains courantes déposées au commissariat, jusqu'à sa sortie du lycée?

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    1. Dame du Mont, merci ! (et je ne vous parle pas de mes œufs en meurette, ni de mes crêpes bretonnes)
      Marchenoir est juste un peu vif (smiley).

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    2. Qu'ils soient noirs, arabes, blancs, les gamins ont besoin d'éducation. Et une éducation stricte. Un gamin est comme un chien. Quand il naît, il est à l'etat naturel, n'a pas encore la notion de culture, du vivre-ensemble, de tout ce qui régit les codes de notre société, de la MORALE. Tout cela passe par une attention particulière pendant des années, avec des réactions appropriées, afin que l'enfant devenu homme ait intégré les principes d'une bonne conduite.
      Mais je vous l'accorde, quand on a 8 enfants, il est encore plus difficile de pouvoir éduquer correctement les enfants. Néanmoins certains y arrivent je suppose...
      Par pitié, arrêtez de faire croire que l'éducation donnée par les parents dépend de la société. Ca rentre dans le cadre du Devoir. Et oui, car il n'y pas que les droits dans la vie. De nombreuses familles ont réussi à donner une éducation à leurs enfants, alors pourquoi dire que c'est impossible, et que ça ne découle pas de ça? C'était pour donner un exemple qui confirme que l'éducation et la sévérité sont indispensables.

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  18. Bla bla bla et bla bla bla... Moi, du télé-achat, une bonne branlette (en pensant à suzanne du mont) et au dodo! Jvous dis. Et puis la France, jpréfère juste pleurer, me branler en même temops c'est un peu glauque. Voila, voila.

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  19. Des Marshalls européens. La même qu'aux Etats-Unis.
    Ca leur ferait du bien aux jeunes...

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