mardi 31 juillet 2012

Manuel Valls et l'impossibilité du non

Le début de la chronique hebdomadaire de Gilles William Goldnadel : 

« Beaucoup d’explications ont été données au projet de Manuel Valls d’assouplir les conditions, pourtant déjà fort souples, de naturalisation des étrangers qui en font la demande.

« On a dit que c’était pour se démarquer à nouveau des positions de Claude Guéant, et on a eu raison. D’autres ont dit que, le PS n’ayant pas d’autres moyens de se distinguer – compte tenu de l’étroitesse de ses capacités de manœuvre dans le domaine social et économique –, seules les questions sociétales lui permettent de le faire. Et ils ont raison.

« Certains, enfin, ont fait observer que le ministre de l’Intérieur se situe là dans la continuité stratégique dessinée par Terra Nova, qui considère que, les immigrés constituant désormais la clientèle privilégiée de la gauche, les satisfaire, voire les multiplier, est nécessaire. Malheureusement, ils n’ont pas tort.

« Mais il existe une autre explication, complémentaire à toutes les autres, et dont le ministre, ici décevant, n’a peut-être même pas conscience.

« L’impossibilité psychologique de dire non à l’Autre. Ce que j’appelle depuis longtemps la dilection pour l’altérité ; l’impossibilité de lui dire : « Non, tu n’entreras pas chez moi ; non, ceci est ma maison ; non, ceci est ma nation. » On retrouve cette crise de tétanie métaphysique dans la difficulté post-soixante-huitarde de savoir dire non à nos enfants. L’étranger infantilisé, l’européen tétanisé : tels semblent aujourd’hui nos dirigeants suicidaires dans une Europe crépusculaire. »

La suite est là-bas.

34 commentaires:

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  2. Je n'ai pas cliqué sur "là-bas" tant ça ressemble à de la psychologie de comptoir.

    Il n'a pas oublié le classique "le PS n’ayant pas d’autres moyens de se distinguer – compte tenu de l’étroitesse de ses capacités de manœuvre dans le domaine social et économique" spécialité des types ne comprenant rien en économie ou des libéraux. Pourtant le PS va torpiller aujourd'hui même une partie des mesures de l'UMP...

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    4. Je suis tellement impatient de voir le non-effet des mesures économiques socialistes.

      Voila plus de 30 ans que l'on applique leurs méthodes et je pensais que les gens saint d'esprit s’apercevraient de la tromperie...

      Même avec Montebourg à l’industrie, dont la légitimité en économie est un néant absolue, il y en a encore pour penser que les socialistes ont des solutions.

      Je ne comprends pas, le lent déclin de l'industrie Française n'est pourtant que le fait de leurs méthodes et de leur idéologies.

      C'est vrai, plutôt que de baisser les charges sur le travail les socialistes préfèrent annuler la dette d'un pays africain assis sur une montagne de pognon.

      Ils sont tout simplement fous.

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    5. Quelle méthodes ? Depuis 70 ans (je prends ça au hasard), la gauche a été au pouvoir 15 ans (et un ou deux mois). Tout est de sa faute.

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    6. Robert Marchenoir31 juillet 2012 à 23:44

      Depuis 1945 (je ne prends pas ça tout à fait au hasard), la gauche a été au pouvoir 2012 - 1945 = 67 ans.

      1945 : Maurice Thorez, communiste, traître à la patrie, déserteur en temps de guerre, est nommé ministre d'Etat, ministre de la fonction publique, à l'instigation de Staline.

      Il crée le statut de la fonction publique. Son collègue ministre du Travail, Ambroise Croizat, autre chef communiste, crée la Sécurité sociale.

      Par la suite, des attachés de relations publiques, des comédiens plus ou moins talentueux et des figurants de télévision se succèdent au pouvoir. Certains se disent de gauche, d'autres se disent de droite (pour ces derniers, de moins en moins). Cela n'a pas plus d'importance que la couleur de leurs chaussettes.

      En 2012, la France consacre 56 % de son PIB aux dépenses de l'Etat : elle est donc communiste.

      Accessoirement, elle est ruinée.

      Mission accomplie.

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    7. Robert Marchenoir31 juillet 2012 à 23:47

      Je précise : Maurice Thorez, traître à la patrie, déserteur en temps de guerre et chef du parti communiste.

      Pas simplement communiste.

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    8. Nicolas, la gauche et les socialistes n'ont pas besoins d'être au pouvoir pour que leur idéologie soit appliquée.

      Comme le dit Robert, le statut de fonctionnaire, le financement des syndicats, les dépenses publiques, le niveau des impôts, taxes et autres charges, le peu de considération pour les entrepreneurs, pour ceux qui réussissent et/ou qui s'enrichissent etc... toutes ces choses sont la preuve que l'idéologie socialiste est à l’œuvre depuis plus de 30 ans. Même quand la droite est au pouvoir elle ne change rien. La droite française est socialiste.

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    9. "1945 : Maurice Thorez, communiste, traître à la patrie, déserteur en temps de guerre..."

      C'est une façon de voir les choses. Ou c'est seulement de la propagande. J'ai la réponse : c'est seulement de la propagande réactionnaire.

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    10. Skandal, qu'elle ne soit pas libérale, c'est une chose et c'est votre problème. Dire qu'elle est socialiste est un mensonge qui s'apparente à de la propagande réactionnaire comme dit Dorham. Ca retire d'ailleurs toute crédibilité aux propos.

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    11. Désolé, Dorham, désolé :

      « Le secrétaire de l'IC, Dimitrov envoie un télégramme enjoignant au secrétaire général du parti français de déserter. Mounette Dutilleul, en compagnie de Jeannette Vermeersch, enceinte, va porter le message à Chauny, où Maurice Thorez est en garnison. "Qu'en pensent Benoît et Jacques ?" (Frachon et Duclos) aurait demandé Thorez qui se soumet à la décision de l'IC comme il l'a fait tout au long de sa carrière. Le couple Thorez-Vermeersch est embarqué dans la 11 CV du militant Pelayo, passe en Belgique avant de rejoindre Moscou via Stockholm, quelques semaines plus tard. Thorez est donc considéré comme déserteur. »

      (Article “Maurice Thorez” de Wikipédia.

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    12. Heu, Didier,
      je connais l'histoire, sans wikipedia, ne me prenez pas pour le demeuré que je suis peut-être tout compte fait. Les faits sont là, bien sûr, et j'étais persuadé que vous me les ressortiriez. Classique ! Je maintiens que c'est une façon de voir les choses. Ou plutôt, que dire les choses ainsi, c'est dire les choses en donnant l'impression que l'on n'utilise que les faits sans porter de jugement moral, ce qui n'est évidemment pas le cas. Je maintiens donc que c'est de la propagande réactionnaire, particulièrement sournoise et malhonnête. Vous savez, à Vichy, on considérait sans doute De Gaulle comme un déserteur et un traitre à la patrie. Et objectivement, il l'était ! C'est donc bien une question de point de vue. Vous et Marchenoir - vous êtes trop vieux mais bon - vous n'iriez pas mener n'importe quelle guerre, sous une armée communiste. Vous déserteriez et deviendriez des traitres à la patrie. Objectivement. La question morale, pour vous, serait bien sûr toute différente. Thorez a fait exactement la même chose. Comme certains communistes sur lesquels vous racontez n'importe quoi la plupart du temps. Maurice Thorez a pris ses ordres de Moscou. Maurice Thorez est communiste. Donc tous les communistes ont obéi aux exigences du pacte de non agression. C'est le syllogisme sur lequel tient votre propagande habituelle. La vérité plus nuancée fait apparaitre que beaucoup de communistes entrèrent en résistance de leur propre chef, dès les premières heures, parce qu'ils étaient aussi des individus disposant de leur libre arbitre. C'est accessoirement ce qu'ont fait mon grand-oncle et l'un de mes grands-pères (pour eux Moscou, c'était sans doute loin, très loin, peut-être était-ce aussi parce qu'ils étaient deux immigrés italiens, je ne sais pas), mais bon, ce n'était pas trop l'objet, on s'en cogne... Enfin, ce que je veux dire par "on s'en cogne", c'est vous prier de ne pas penser que j'utilise cela comme argument, ce n'en est pas un, juste un exemple parmi beaucoup d'autres.

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    13. Tout de même, tout de même : il y a une différence entre un de Gaulle “désertant” pour rester fidèle à l'allié de la France (l'Angleterre) et surtout pour continuer le combat contre le régime nazi, et un Thorez qui déserte sur ordre d'un pays étranger, allié avec ce même régime nazi.

      Et je ne suis pas sûr du tout que je déserterais d'une armée qui se trouverait être communiste, mais aurait pour charge d'empêcher l'invasion de mon propre pays. En clair : aurais-je déserté en 1941, si j'avais été russe ? Pas sûr du tout.

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    14. On est traitre à sa patrie quand adhère aux valeurs du moment, puis qu'on finit par les renier. Et on peut très bien faire la guerre sans croire en ses dirigeants, mais juste pour protéger le territoire sur lequel on vit, les gens qu'on aime.
      La traîtrise n'a lieu qu'à partir du moment ou on fait le contraire de ce qu'on prétend défendre.
      On ne peut pas trahir une patrie qu'on n'a jamais aimée, à qui l'on n'a rien promis.
      Le procès de traître que vous sembles faire est un peu hâtif.

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    15. Didier,

      Mais oui, il y a une différence. Je le sais bien. Cette époque est tellement compliquée. C'est tellement dur d'y déterminer les courages et les lâchetés, les loyautés et les trahisons. Traiter Thorez de la sorte a autant de sens que considérer que Pie XII fut un collaborateur ou un mou-du-genou face au nazisme. C'est aller bien vite en besogne, voilà tout. Sérieux mis de coté, je dois quand même ma naissance à Thorez puisque c'est grâce à son intercession que mon grand-père obtint le droit de s'installer en France. C'est peut-être pour cela que je n'aime pas qu'on en dise du mal, allez savoir. Vous rendez-vous compte ? C'est à Thorez que l'on doit cette plaie de Dorham. A son passif, il y a des actions condamnables qu'on ne devine pas...

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  3. Super!!
    Allez, tout le monde ouvre sa porte!
    Vous êtes obligés d'être gentils!
    "Tu vas l'aimer ce cambrioleur, oui ou merde? Puisqu'on te dit que sa famille a souffert, ouvre-lui ta porte!!!!"

    Jamais je n'ai aimé l'invisible, jamais j'ouvrirai ma porte aux inconnus sans pendre de précautions, ne serait-ce que pour protéger sa famille, mieux vaut chérir ses proches, donner tout l'amour qu'on peut à son entourage, plutôt que d'ouvrir sa porte à des gens dont on n'est pas même sur qu'ils sont honnêtes!
    Trop de sales exemples pour ouvrir sa porte à n'importe qui...
    Désolé, pourtant j'apprécie les gens, mais là faut pas exagérer..

    On dirait que le PS ne trouve son identité que dans le contraire de l'UMP.

    Très bon billet Didier.
    Un vrai rafraîchissant!
    Ou un bon vin, selon l'heure avancée de la jounée..

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  4. Du Catalan Valls (né à Barcelone en 1962 et naturalisé en 1982) nous dirons que son projet de revenir sur les critères de naturalisation s'inscrit dans celui plus vaste de dissoudre la France et les peuples qui la composent dans la mondialisation. Tout ce qui rappelle une identité propre, une culture millénaire,... doit se fondre dans un vague magma indifférencié voulu par l'oligarchie mondiale. C'est la folklorisation des Français, l'obsolescence de l'homme national, et la promotion d l'homme mondial déraciné. Le succès d'une telle entreprise n'est cependant pas garanti.

    Il est Juste de rappeler que Valls participe aux réunions du Groupe Bilderberg et est membre du club Le Siècle, de surcroît un homme de réseaux... inutile d'insister.

    " Regrettant que le nombre de naturalisations soit " en chute libre ", il se propose d'en finir avec la loi de juin 2011 qui exige notamment une maîtrise de la langue équivalent à un niveau de troisième, une connaissance minimale de la culture et de l'histoire de France, et la signature d'une charte " des droits et devoirs du citoyen ".
    Le changement (de peuple) c'est maintenant ! contre-info.com

    De Léon nous dirons qu'il est l'homme de la situation : durant la nuit il oublie volontairement d'éteindre la lumière de sa maison et laisse les clés sur la porte d'entrée !

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  5. « Non, tu n’entreras pas chez moi ; non, ceci est ma maison ; non, ceci est ma nation. » Cette phrase est proprement à mourir de rire.

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    1. J'AIME LA ROUMANIE!
      SAUVONS LA ROUMANIE MON AMI!
      OUVRONS NOS PORTES ET FESTOYONS COMME DES FOOOOOOOOUUUUUUUUSSSSSSSSSSSS!!!!!!!!!

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    2. Pourquoi pas. A condition que personne ne me force à porter de pulls jacquard !

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  6. Sur THOREZ, le préféré de Staline car l'homme avait l'échine souple, le déserteur amnistié, inutile de s'étendre : son sort fut réglé par un accord avec de Gaulle lors de la visite de ce dernier à Moscou, fin 1944.

    Traître, archi-traître, plus que traître ! THOREZ, l'homme qui n'aimait pas sa patrie ! THOREZ, la carpette de Moscou et de ses agents ! THOREZ, le grand duconnaud soi-disant fils du peuple ! La patrie de THOREZ et des Rouges, c'était Moscou ! Il n'y a pas à sortir de là ! Seuls le crétins élevés en batterie par l'école de la République le croient encore, ou font mine, ou s'en tamponnent. En 2012, l'illusion d'un parti communiste au service des travailleurs ne peut perdurer que chez les cyniques intéressés à l'âme perverse, chez les professeurs d'histoire de l'EN ou chez les imbéciles. Le Communisme, ce n'est/n'était pas la dictature DU prolétariat, mais la dictature SUR le prolétariat.

    Il faut à ce sujet lire Stéphane Courtois, évidemment.

    Jusqu'en 1935, les larbins à Paris de Staline et de Dimitroff mènent une campagne antimilitariste acharnée, avant le retournement de veste de 1936 consécutif de la stratégie des fronts pop.

    " Nous invitons nos adhérents à pénétrer dans l'armée, afin d'y accomplir la besogne de la classe ouvrière, qui est de désagréger cette armée. "
    Thorez, 30 mars 1935, à la Chambre, J.O. p. 1671.

    Du THOREZ pur jus ! Un exemple parmi des milliers d'autres !

    Les faits sont têtus "camarades" !

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    1. On avait déjà entendu ça un peu partout, on s'est fatigué pour rien, c'est dommage, même si l'effort est louable.

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    2. Il est toujours utile d'enfoncer le clou !

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    3. Dans une planche mitée ? C'est une discipline olympique !

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  7. Le Communisme, ce matérialisme ennemi de notre Civilisation.

    " Le programme du Communisme ? malgré les dénégations : entièrement matérialiste ! Revendications d'une brute à l'usage des brutes!... bouffer ! Regardez la gueule du gros Marx, bouffi ! Et encore si ils bouffaient, mais c'est tout le contraire qui se passe ! Le peuple est Roi !... Le Roi la saute ! Il a tout ! Il manque de chemise !... Je parle de Russie à Leningrad, autour des hôtels, en touriste, c'est à qui vous rachètera des pieds à la tête, de votre limace au doulos. L'individualisme foncier mène toute la farce, malgré tout, corrompt tout. Un égoïsme rageur, fielleux, marmotteux, imbattable, imbibe, pénètre, corrompt déjà cette atroce misère, suite à travers, la rend bien plus puante encore. Les individualismes en "botte", mais pas fondus. "

    Louis-Ferdinand Céline, MEA CULPA, 1936.

    Le Communisme pourrit tous ceux qu'il entreprend, enfin presque. D'aucuns parlent de mourir de rire, eh bien, qu'ils meurent !

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    1. Ces Messires du PC ont tout de même acquis un joli château dans je sais plus quelle région, afin de connaître, à leur tour, l'ivresse des lieux de pouvoir.
      Ainsi ils ont peut-être le sentiment de s'être rendus justice.
      Et d'une certaine manière, avoir l'impression de diriger le pays.
      On peut deviner se sentir fort dans un château qui nous appartient...
      Ce n'était peut-être pas précisément votre propos, mais bon....

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  8. Utiliser des citations de Céline pour contrer Thorez. On aura tout vu dans son blog. Faudrait envoyer Marine Le Pen lutter contre Méluche.

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    1. Oui, Céline, Céline, dont la probité ne peut pas être mise en doute. Mais Céline, Céline est parfait, il est particulièrement représentatif de ces hommes qui voient parfaitement le mal...en dehors d'eux-mêmes.

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    2. Plus que tout, ce que ne pardonneront jamais les communistes à Céline, c'est Mea Culpa. On les comprend, si l'on se place de leur point de vue, tant la charge était lucide, concise et puissante. Tout y est !

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    3. Les communistes, ça aime le sang, vampirique engeance ! Que de cadavres dans les placards... et dans la steppe.

      " Au fait : ma femme me raconte qu'il s'agit d'une très haute personnalité politique française qui veut ma perte et qui a obligé pour ainsi dire la Justice française à se mettre en action et demander mon extradition pour trahison. le fait par lui-même par son cynisme en dit long sur l'état de pourriture où en est parvenu la justice, la politique française et l'Etat français tout entier. Imaginez ce ministre mettant la justice à son service, à celui de ses rancunes, ou de son parti pour aller pourchasser un malheureux écrivain qui ne fait de tort à personne, au nom d'un crime inventé, imaginaire ! Ce fait seul discrédite toute l'accusation. au surplus ce grand personnage pour perpétuer son mauvais coup désire rester anonyme ! C'est complet. Canaille et lâche. C'est ainsi que l'on assassine - masqué ou au coin des rues la nuit. C'est ainsi d'ailleurs que fut assassiné mon éditeur Robert DENOËL, une nuit, place des Invalides. L'on voudrait sans doute me refaire ici le coup,d'une façon plus juridique. Mais quel peut être ce grand personnage qui n'ose dire son nom ? Ce doit être à mon avis un communiste, et sans doute Maurice THOREZ lui-même, leur chef que j'ai écorniflé dans Bagatelles le traitant de " garçon d'honneur, congestionné par le succès ". Ces choses-là ne se pardonnent pas. Au surplus le pari communiste a de nombreux morts à venger, et les masses communistes ne sont jamais rassasiées de sang. "

      Céline, Lettre à Thorvald Mikkelsen et à Lucette Destouches (Extrait), Mardi 18 mars 1946. Lettres. Pléiade 2009.

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