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Précisons que ce tract date de 1940… |
Je comptais, ce matin, revenir sur la crise de veldhivite aiguë, mâtinée chez certains d'une pointe de négationnisme chronique, qui a brusquement saisi nos amis blogueurs de gauche, suite au pitoyable discours de leur président – qui, hélas, est également le nôtre –, et vous gratifier d'un petit billet nauséabond sur le sujet. Et voici que, juste avant de me mettre à l'écrire, une forte odeur de putréfaction (on devrait s'auto-baptiser comme cela, nous autres : les putréfactieux ; je lance l'idée…) m'attire chez le camarade Koltchak. J'y trouve, tout fait, le billet que je méditais plus ou moins. Donc, pourquoi me fatiguer ? Autant vous inviter à l'aller lire, non sans vous en donner la première partie, afin de vous mettre en bouche. Voici :
« 12 des 17 ministres SFIO de la fin de la III° République furent
exclus de ce parti après guerre pour leur comportement collaborateur
durant le conflit.
- Si Brasillach était maurrassien, Drieu-La Rochelle était-il
d’extrême droite avant guerre ? Non. Il était de gauche et philosémite.
- Jean Luchaire, Pierre de Brinon, Alphonse de Chateaubriand : idem, de gauche.
- Doriot, Déat ? de gauche
- Cocteau, Aymé, Giono ? de gauche
- Bergery ? radical de gauche
- Bertrand de Jouvenel ? de gauche
- Simon Sabiani, Maurice-Ivan Sicard, Paul Perrin, André Grisoni, Paul
Rives, Maurice Levillain, Barthélémy Montagnon, René Chateau, Claude
Jamet : de gauche itou
- Robert Jospin (le père de Lionel) pacifiste intégral, munichois, proche de Marcel Déat : SFIO
- Camille Chautemps, Georges Bonnet, Maurice Papon, René Bousquet : de la gauche radicale !
- Robert Hersant : idem
- Charles Spinasse, Georges Monnet : encore
- Georges Suarez qui fut l’ami de Jopseph Kessel dans les années 20,
biographe de Clémenceau et de Briand, dont le souci de réconciliation
franco-allemande le conduisit sous Vichy au pronazisme le plus effréné,
fut le premier journaliste à être jugé pour collaboration : proche de la
gauche briandiste.
- Alfred Baudrillart, Marc Augier, Jean Balestre : etc.
- Camille Planche, Léon Emery, René Gérin, déatistes, provenant de la gauche.
- Saint-Loup (alias Marc Augier qui, avant guerre, chantait “Au devant
de la vie” avec ses camarades juifs des Auberges), Saint-Paulien (alias
Maurice-Ivan Sicard, qui avant guerre vomissait dans son “Huron” le
fascisme et les fascistes), Roland Gaucher (ex- Roland Goguillot qui
militait aux Etudiants révolutionnaires), François Brigneau (Emmanuel
Allot, pacifiste de gauche): ex-antifascistes, anciens de la gauche et
de l’extrême gauche, collabos, militants d’extrême droite après la
guerre.
- René Bousquet, secrétaire général de la police de Vichy,
responsable de la déportation de 54.000 juifs français, l’ami de
toujours de François Mitterrand : centre gauche républicain. (…) »
Ce qui m'épate, chez ces blogueurs rosoïdes, ou rosoïdaux, c'est qu'ils ne se rendent pas compte de ce que leur acharnement négationniste peut avoir de puéril et, au final finalement, de contre-productif. Car enfin, qui songerait à leur reprocher, à eux, le comportement douteux de leurs grands-pères en idéologie ? Personne, s'ils ne tenaient à toute force, et de manière un peu suspecte, à s'exonérer de tout péché, s'ils ne passaient leur temps à se distribuer à eux-mêmes des certificats de pureté et des diplômes de grandeur d'âme. Et surtout, s'ils ne nous accusaient pas de faire ce qu'ils pratiquent eux-mêmes à tour de bras et en parfaite bonne conscience : la falsification systématique de l'histoire. Bien entendu, de même que le conseilleur n'est pas le payeur, le blogueur n'est pas le véritable falsificateur ; il est une simple caisse de résonance (de raisonnance ?) qui, sottise ou ignorance ou panachage des deux, répète à l'envi les mensonges et perpétue les dissimulations concoctés par d'autres, plus avisés que lui. Son problème est qu'il est extrêmement facile de montrer et de prouver qu'il s'agit bel et bien de mensonges et de dissimulations. Mais comme le blogueur pense en vase-clos, il est rare que la simple vérité puisse pénétrer à l'intérieur de son bocal. Car même si, à l'instar du poisson rouge, le blogueur est tout ouïes, il est bien rare que ses oreilles perçoivent le bruit réel du monde.