mardi 30 septembre 2008

Je m'présente, je m'appelle Henri...

« La vérité est que c'est le plus souvent par amour du luxe qu'on désire le bien-être, parce que le bien-être qu'on n'a pas apparaît comme un luxe, et qu'on veut imiter, égaler ceux qui sont en état de l'avoir. Au commencement était la vanité. »

Henri Bergson, Les Deux Sources de la morale et de la religion.

5 commentaires:

  1. A l'inverse, dès que l'on obtient ce luxe tant désiré, il perd de son lustre, ne flatte guère ni la vanité ni même le plaisir de jouir d'un peu de confort ; et tout commence.

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  2. Vous parlez si bien de vous autres

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  3. Je trouve cette phrase assez pompeuse et creuse. C'est très en-dessous d'un LaRochefoucauld même en petite forme. Je préfère le Bergson qui fait du Bergson.

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  4. Dom : vous venez de résumer parfaitement la théorie du désir mimétique selon René Girard !

    Eric : pompeuse ? Creuse ? Pour le premier terme, je vous l'accord : c'est affaire de goût personnel. Mais pour le second, non ! Je trouve cela très profond au contraire. Mais je vous accorde qu'il s'agit là d'une pensée désagréable, notamment par rapport à nos préjugés modernes.

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