jeudi 11 septembre 2008

Dernier bistrot avant le silence

L'argument consistant à dire qu'on peut toujours aller lire ailleurs est irrecevable.
Je suis désolé, mais in fine, il me paraît parfaitement recevable, même s'il n'est pas l'alpha et l'oméga de toute discussion : on peut en effet toujours aller lire ailleurs.

Surtout ici, où bon nombre de billets sont consacrés aux blogs qui hérissent Didier.

Il me semble normal de consacrer quelques (et non "bon nombre de") billets aux blogs qui me hérissent MOI, vu qu'on est, ici, sur MON blog.

On attend d'ailleurs qu'il s'attaque à plus gros gibier que des Fiso aussi inoffensive qu'omniprésente dans ses allusions, ou d'autres blogueurs confidentiels à quinze visites par jour.
Il n'y a ni gibier ni chasseur. Nul n'a jamais dit que Fiso était offensive, et je ne crois pas qu'elle soit omniprésente ici (ou alors, il faut que j'aille consulter d'urgence).

Pédé ramollo au 32ème degré reste une insulte homophobe. Etc.
En effet. de même que "grand con de Norvégien" reste une insulte scandinavophobe. Et ?

(...) pas la peine de faire la démonstration par l'absurde avec les grands cons de blonds Norvégiens, ou les cathos abrutis, c'est l'accumulation du reste qui me pousse à réagir. Il n'y a aucune géométrie variable là-dessus, juste un constat.
Bien sûr. soudain, on est touché par la grâce, on arrache le masque bonnasse afin de révéler au monde le monstre qui se cache dessous. Parfois, l'opération est un peu longuette, mais on finit par y arriver.

Mais ce qui me fait le plus marrer - parce que des blogs de provoc comme le tien il y en a d'autres - c'est la manière que tu as de faire avaler ces pilules "au 32ème degré" à certains que tu ne tiens absolument pas en estime. Et là, c'est toi qui surfe surla géométrie variable.

Le rire ne ressortait pas de façon très nette. Je vois mal ce que les autres « blogs de provoc » viennent faire ici. Mais j'aime beaucoup le « à certains que tu ne tiens absolument pas en estime » : on sent que Rambo en a encore sous le coude...

C'était ma première et dernière contribution à une blogowar avortée, dont je vois trop bien les tristes tenants et les impossibles aboutissants.

20 commentaires:

  1. Ce commentaire a été supprimé par l'auteur.

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  2. La réponse est un peu trop rapide pour être intelligente. Une petite anémie peut-être ?
    Tu passes ton temps à écumer les blogs pour y laisser des ignominies ou des flatteries qui te font rire toi-même, et tu ne supportes pas qu'on souligne tes écarts ?
    Oui en effet, on peut toujours lire ailleurs, mais quand ce qu'on écrit, et ce qu'on lit est public, le commentaire, l'opinion, la critique, appelle ça comme tu veux, n'a pas de règle.
    Rambo en a sous le coude ? Pfff..
    Un boomerang ?

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  3. Didier : avez-vous déjà essayé de pisser dans un violon ? :-)

    [C'est justement parce que je ne suis pas d'accord avec tout que je vous lis et que cela remet en cause, parfois, mes certitudes que cela m'enrichit. Voilà qui est dit : on peut lire dans trucs sans chercher à se faire brosser dans le sens du poil !].

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  4. Entièrement d'accord avec le Poireau !

    Faut que ça saigne !

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  5. À peu près pareil que poireau.
    Et en plus ça me fait souvent marrer.
    Continuez.

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  6. Bénédicte : halte au feu, j'ai oublié mon protège-slip en kevlar !

    monsieur poireau : j'ai déjà essayé : ça fait comme un son de trompette...

    Didier : pas vu de gourou en Lomagne.

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  7. haha .. je vois que mon "32 ème degré" est en passe de devenir un gimmick..
    (on en est au Poireau à poil ? ou? ;-)

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  8. haha .. je vois que mon "32 ème degré" est en passe de devenir un gimmick..
    (on en est au Poireau à poil ? ou? ;-)

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  9. Allez, continuez sans rien changer Didier !

    Pluton à l'accent demi-méridional à la con ;-))

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  10. LOL Didier !
    Avec le poireau en chef de guerre à la tête de tes troupes, et la ciguë en humide passionaria, j'espère que l'honneur est rendu à tes connaissances, ton humour, et à ton verbe fertile.

    Rambo qui regarde voler les boomerangs :D

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  11. Petite contribution de la part de Philippe Muray :
    « Il n'y a pas de problème du rire , il y en a du risible, c'est-à-dire de la chose ou de l'être qui excite le rire. Ou qui l'excitait, car ce temps est révolu. Le risible ne veut plus faire rire. Le risible se rebiffe, il en a assez qu'on le trouve burlesque. Le ridicule ne veut plus être tourné en dérision. Le désopilant est résolu à ne plus passer pour cocasse.
    Entre rire et respect, l'époque a tranché. La nécessaire exigence du respect de l'autre, universelle et définitive, révèle le rire comme respectophobe par définition et, de ce fait, comme une menace pour les valeurs démocratiques de compréhension et de respect d'autrui.
     [..... ] Le rire est devenu un problème social. La plaisanterie est excluante par principe, l'humour est lyncheur par destination. On ne rit jamais qu'aux dépens d'un autre, et cet autre, neuf fois
    sur dix, appartient à l'une de ces minorités tellement minoritaires qu'elles sont beaucoup et même légion. Le rire est sacrificiel par vocation, et l'alliance poisseuse que l'humoriste professionnel cherche à établir avec celui qu'il tente de faire rire a pour ressort une cruauté de nature grégaire devenue inacceptable. »

    (Moderne contre Moderne, Exorcismes
    spirituels IV, pages 184 et 185)
    Anna R

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  12. "Le rire est sacrificiel par vocation, et l'alliance poisseuse que l'humoriste professionnel cherche à établir avec celui qu'il tente de faire rire a pour ressort une cruauté de nature grégaire devenue inacceptable. »

    Non.
    Pardon, mais je pense que non.
    Ce rire poisseux, il existe, mais il est inférieur au rire qui nous fait rire ensemble de ce qu'il y a de poisseux en nous.
    Catéchisme de gauchiste moralisatrice? M'en fiche. Aux blagues de nègres et de pédés, je préfère le sketch de Fernand Raynaud "Les étrangers sont pas des gens comme nous". Par contre, légiférer contre les blagueurs racistes, ce n'était peut-être pas la peine. Autant condamner pénalement la connerie et le rire gras, ainsi une moitié de la France enverra l'autre moitié en taule.

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  13. Suzanne,
    je pense qu'avec Murray on est dans le 3ème degré : cela ne vous a pas mis la puce à l'oreille, la pseudo gravité des adjectifs dont il affublait le rire ?
    Et «... rire sacrificiel... le rire [... ] problème social » ce n'est pas son opinion personnelle, qu'il ne dévoile pas, mais qu'il laisse seulement deviner comme un fin sourire mais il imite le moralisateur, etc. A mon avis, pour lui le rire fait du bien et c'est tout, le reste qu'il énonce avec tant de componction c'est évidemment une farce, vous ne le "sentez" pas ainsi ?
    Anna R.

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  14. Dans les extraits que vous citez, non, ça ne m'a pas frappée, Emma. Mais je n'ai pas lu Muray (à part les extraits ici proposés)alors, il se peut que l'essentiel m'échappe.

    "Il n'y a pas de problème du rire , il y en a du risible, c'est-à-dire de la chose ou de l'être qui excite le rire. Ou qui l'excitait, car ce temps est révolu. Le risible ne veut plus faire rire. Le risible se rebiffe, il en a assez qu'on le trouve burlesque. Le ridicule ne veut plus être tourné en dérision. Le désopilant est résolu à ne plus passer pour cocasse"
    Ce que je vois, là, c'est la révolte de l'Auguste qui ne veut plus de recevoir de tartes à la crème sur son gros nez rouge, vous demande de respecter ses différences vestimentaires, de ne pas rire de sa démarche titubante et de son manque d'instruction.

    "On ne rit jamais qu'aux dépens d'un autre, et cet autre, neuf fois sur dix, appartient à l'une de ces minorités tellement minoritaires qu'elles sont beaucoup et même légion."

    C'est le regret du bon vieux temps où les minorités étaient de vraies minorités sans autre droit que la fermer quand on les huait ou zigouillait sous les rires approbateurs de la foule des honnêtes gens ?

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  15. Chère Suzanne,
    P.Muray est un prosateur avant tout pour moi, par ex. :
    « le risible se rebiffe » , je n'ai pas suivi d'études de lettres et je ne possède pas le vocabulaire et les tournures de phrases pour vous expliquer et vous faire partager le plaisir de lire ces phrases... c'est dommage, en tous cas, n'hésitez pas à lire cet auteur.
    Anna R.

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  16. Entièrement d'accord avec Emma : il faut lire Muray ! Les Exorcismes spirituels ou encore Après l'Histoire.

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