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mardi 16 septembre 2014

dimanche 9 juin 2013

Aujourd'hui, nous sommes là (enfin, pas loin…)


C'est une sorte de dégradation dreyfusienne que nous nous infligeons, puisque nous dégringolons brutalement de la Haute à la Basse-Normandie. Nous passerons devant chez Monsieur le duc de Saint-Simon, avant d'effectuer un petit crochet par Sainte-Scolasse-sur-Sarthe afin de voir, 13 ans après, à quoi ressemble notre ancienne maison. Nous ferons sans doute une courte halte à Mortagne-au-Perche, avant de rejoindre nos hôtes. Et c'est ici que s'interrompt ce magistral et passionnant billet.

jeudi 5 mai 2011

C'est le bouquet !


On me signale dans l'oreillette que cette planète compterait désormais une crevette de plus.

Elle semblait plutôt pressée d'arriver puisque la voilà avec un mois d'avance, la salopiote !

Deux kilos et demi, tout même : une crevette format gamba, en quelque sorte…

Longue vie à elle et à sa descendance.

mercredi 9 mars 2011

Les vieilles traditions de l'aube


Ce matin j'ai renoué avec le plaisir de se lever avant le jour, que je pratiquais couramment il y a quelques années de cela. Les chiens en ont d'ailleurs été tout déconcertés et il a fallu le bruit de sa gamelle contre le carrelage pour qu'Elstir daigne enfin bouger son arrière-train, déclenchant du même coup l'agitation des deux autres, dormant dans la pièce voisine. Puis, ayant rapidement effectué un tour de jardin à demi symbolique, ils se sont empressés de réintégrer leurs paniers respectifs, non sans m'adresser au passage un regard de lourde incompréhension pour ce réveil intempestif.

Quant à moi, après avoir lancé la cafetière – j'ai un faible marqué pour cette expression incongrue –, je me suis installé dans mon fauteuil habituel pour la plus agréable heure de lecture que l'on puisse, à mon sens, s'accorder dans une journée : celle que l'on prend seul, dans une maison endormie, tandis que les formes du monde apparaissent lentement de l'autre côté des baies. On est averti du lever de rideau par les coups de clairon du merle qui, de même qu'il s'arroge chaque soir le monopole de l'extinction des feux, décide unilatéralement tous les matins du moment où il convient de quitter les branches nocturnes pour la cabane à graines – et tout le monde obéit, c'est une merveille.

Le lecteur, lui, poursuit sa route à travers la Fin de l'histoire de M. Fukuyama, en se disant qu'il aurait pu tout de même se choisir quelque chose d'un peu plus glamour pour renouer ainsi avec les vieilles traditions de l'aube.

mardi 28 septembre 2010

Connaissance de l'Est


Nous partons dans une couple d'heures pour Besançon et ses environs, lestés de deux des trois chiens. Au programme : quelques petits repérages brigado-mondains à Arc-et-Senans mercredi, excursion culturello-couturière à Dijon jeudi, et retour ici même vendredi. Avec quelques apéritifs familiaux habilement intercalés. Je ferme les commentaires mais vous rappelle que l'encre est encore fraîche du journal d'août – garanti sans givre et sans biches.

mardi 24 août 2010

Didier Goux, au coin !

Didier Goux est très content. Il l'est même au carré : une sorte de double peine inversée, si vous voulez. Il est très content d'être rentré chez lui, et ravi de ces presque trois jours passés en Auvergne, dans la résidence estivale des Castor, Mère et Fidel. Ne comptez pas, au moins ce soir, sur un récit circonstancié car le patron est un peu fatigué et ne sait même pas s'il va pouvoir attendre la chute complète de la nuit qui s'avance pour aller se coucher.

Sinon, et pour faire bref, on devrait tous avoir un couple de Castor dans ses relations : ça fait beaucoup de bien à l'âme d'une manière générale, ça vous remuscle les fesses et les mollets lorsqu'ils vous emmènent crapahuter au col des Supeyres ; et ça vous nique plus ou moins la tête et l'estomac quand sortent les bouteilles – surtout si Nicolas est présent.

On a même, si la chance est de notre côté, l'occasion de rencontrer le seul (à ma connaissance) producteur de fourme d'Ambert capable de vous sortir des citations en grec ancien et de causer avec vous de Boulez et de Stockhausen ; mais aussi de Michaël Jackson – nul n'est parfait, même dans le fromage régional.

Ce sera tout pour ce soir, je dois encore aller me confectionner un sandwich au saucisson sec d'Auvergne, acheté à quelques dizaines de mètres de l'endroit où L'Irremplaçable a pris la photo qui me sert d'illustration : il vous reste à trouver où elle a été prise, justement, et ce que fait Didier Goux au coin – les commentaires sont rouverts.

samedi 10 juillet 2010

Les lendemains de la mort

Au lendemain de la mort d'un être ayant compté pour nous – mais à condition qu'il ne nous soit pas trop proche tout de même –, ou de l'annonce de celle-ci, vient se mêler au chagrin, toujours présent, un appétit renouvelé et accru pour la vie qui va, celle qui s'écoule sans que nous ayons à y penser plus que cela. Tout ce qui se laisse oublier les jours ordinaires prend maintenant un relief particulier, dont on sait bien qu'il ne durera pas. C'est le plaisir de constater au thermomètre mural que la température a baissé de quelques degrés par rapport à hier, et qu'une brise inattentive fait bruisser les branches des sureaux qui ont poussé dans l'épaisseur de la haie mitoyenne ; ce sont ces deux petits papillons blancs dont le volètement devient de la danse, en raison de la parfaite symétrie de leurs arabesques compliquées ; c'est même le plaisir étrange, un peu bête, qui vous gonfle la poitrine durant une seconde, que l'on éprouve à se dire : « Tiens ? Il est déjà onze heures ! » – et il nous vient des envies de relire tel poème de Verlaine, un ou deux paragraphes de Proust, et des désirs de clarinette mozartienne. Mais, par instants, on se trouve aussi cinglé par la honte de se rouler ainsi dans l'existence, quand justement l'autre... Néanmoins, l'appétit est toujours là, discret mais tenace, attendant son heure, tandis que les nuages semblent ralentir leur cheminement d'ouest en est afin de nous laisser le temps de jouir de leur passage.

mercredi 21 avril 2010

21 avril : joyeux anniversaire, mon Lionel !

Il y a huit ans, souvenez-vous, c'était le No Jospinou Day. Lequel, contrairement à sa pâle copie d'il y a quelques semaines, avait remporté un incomparable succès populaire. Il était huit heures très précises lorsque l'orgasme électoral nous a brusquement ravagé les intérieurs. C'était clair et net : les Français refusaient le clystère qu'on avait essayé de leur refourguer. Et ces sales gros cons de beaufs nauséabonds d'électeurs n'avaient même pas eu la décence d'attendre le second tour pour prononcer leur verdict, refusant au triste frisotté, dans un grand éclat de rire sanguin, la consolation d'une défaite honorable, démocratique et citoyenne. Non, non : la déculottée publique, franche et massive ! Qu'il remballe fissa son petit programme-même-pas-socialiste et qu'il aille exercer en cuisine son droit d'inventaire de foireux majuscule !

Ah, ce qu'on a ri ! Par charité, je passerai sous silence les réflexions peu charitables que nous avaient alors inspirées les visages ravagés des madones sanglotantes, lorsque les caméras de TF1 avaient fouillé les entrailles de la rue de Solférino. Mais le rire n'en était qu'à ses balbutiements...

Car, dès le lendemain, les Bernadette Soubirous éplorées s'étaient muées en d'implacables Rosa Luxembourg – Louise Michel bien nourries offrant leur mamelles tentantes en barrage au mufle du fascisme. De fascistes, nous ne vîmes pas un seul, durant ces deux semaines de foire, mais nous ne manquâmes pas de Jean Moulin pour nous débiter leur petite farine. Ce fut la grande chaîne de la fraternité inutile, les militantes acnéiques du jour donnant la main aux vieillardes gauchistes, exténuées de combats rêvés puis perdus. Enfin, ayant assez arpenté les chaussées et les trottoirs, on se rangea sagement à l'avis des états-majors, lesquels s'égosillaient au sursaut contre la bête rampante qui relevait la tête (pas confortable comme position : essayez, rien qu'une minute).

Et c'est ainsi que l'on put voir, par un beau dimanche de mai, tous nos petits amis citoyens, de gauche comme de droite, s'aligner en silence et bon ordre à la porte des bureaux de vote, le rouge au front et le bulletin Chirac à la main, s'appliquant à être le suivant de celui qu'ils suivaient.

Au suivant !... Au suivant !...

dimanche 7 février 2010

Dans cinq heures, nous serons là...

Quelque part entre Dieppe et Fécamp, chez ma sœur. Avec les trois molosses dans le coffre de la tomobile et Roselyne au pilotage automatique. Aussi le souvenir de Balbec sur la plage déserte de Veules-les-Roses. Retour demain en fin d'après-midi, si tutto va bene...

lundi 19 octobre 2009

Attention à la marche (de Radetzky) !

C'est une question qui a surgi hier, non seulement entre l'Irremplaçable et moi, mais également entre le premier et le deuxième pastis (dosés comme pour un homme...) : si on trouvait sur e-bay la baguette magique idoine, en quelle période aimerions-nous vivre ? Et dans quel pays ? Et dans quelle catégorie sociale ? Je me suis même dit que ce pourrait faire une “chaîne” amusante, mais je ne citerai personne à comparaître : que ceux que le jeu amuse saisissent le cornet à dés sans plus de cérémonie.

J'ai, pour ce qui me regarde, d'abord pensé au XVIIIe siècle français. Naître dans une famille de bonne noblesse – mais sans excès de prestige tout de même : comte d'Évreux m'aurait été très bien, en plus c'est à trois ou quatre heures de carrosse de Versailles. Venir au monde vers 1690, de manière à bien profiter de l'appel d'air frais et libertin créé par la mort du vieux Louis et l'arrivée au pouvoir du délicieux Régent. Ensuite, une vie de plaisir et de littérature, de découverte des idées nouvelles (qu'en bon réactionnaire j'aurais repoussées avec des étouffements d'indignation), de femmes de chambre saillies dans les escaliers dérobés de Versailles et de marquises lutinées sous les frondaisons du parc, le déduit étant soutenu par les harmonies, au loin, de M. Rameau. Tout cela avant de s'éteindre paisiblement vers 1775, avant que les choses ne sombrent dans le cauchemar pouilleux des sans-culottes. Oui, pas mal, le XVIIIe français...

Mais, en y réfléchissant, je me suis demandé si je ne préférerais pas encore avoir vécu dans la grande bourgeoisie lettrée de l'empire austro-hongrois du XIXe siècle. Naître vers 1830 dans une famille aisée des confins de l'empire, en Galicie, en Transylvanie ou encore en Bucovine. Débarquer à Vienne vers 1848, pour de nonchalantes études assorties de la tournée des bals, avant d'entrer dans l'armée impériale, afin que mon somptueux uniforme d'officier de la garde personnelle de François-Joseph ne vienne suppléer auprès des dames à ma jeunesse enfuie. Plus tard encore, meubler une vieillesse douce et studieuse en lisant les auteurs des années 1880 - 1900, écoutant Mahler mais regrettant Wagner. Et puis, mourir imbibé de schnaps en 1912 ou 13, sans même me douter que le rêve est au bord de s'évanouir.

Plus j'y pense et mieux je me vois, droit sur mon cheval, bottes rutilantes aux pieds, regardant avec une mâle émotion passer les moustaches du vieil empereur, aux accents de la Marche de Radetzky s'échappant du Musikverein.

mardi 14 juillet 2009

L'ouverture de la chasse

Depuis une vingtaine de minutes, le silence se déchire, le vacarme monte, emplit le ciel, semblent même vouloir prendre possession de nos corps ; puis décroît, s'amenuise, s'évanouit presque complètement, avant de revenir, identique à lui-même – tout cela, chaque fois, au paroxysme, dans de grandes envolées d'oiseaux paniqués, ou furieux.

On les attendait, l'Irremplaçable guettait avec son appareil photo – c'est tous les ans pareil : les avions de chasse en formation rigoureuse qui, amis Parisiens, seront déjà passés au-dessus de vos Champs-Élysées lorsque ce billet sera terminé, ont décollé de la base aérienne 105, celle d'Évreux, peu après dix heures. Puis, ils ont donc tournoyé quelque temps au-dessus de nos têtes, les premiers décollés attendant les autres dans notre petit mouchoir de ciel.

À présent, se tenant par l'aile afin de ne pas se perdre, ils ont disparu vers l'est, ils approchent de chez vous, Arc de Triomphe en vue – levez les yeux, bon sang ! trop tard : l'Obélisque est déjà derrière eux, il faudra patienter jusqu'à l'année prochaine. Les oiseaux s'en foutent : l'éternité est à eux, le temps humain glisse le long de leurs plumes – il ne s'est rien passé.

dimanche 12 juillet 2009

L'espoir luit comme un brin de paille dans l'étable

Peu après six heures,
pris d'un accès de rage mal contenu,
je suis sorti dans le jardin et,
à grands gestes brutaux,
j'ai complètement déchiré la couverture nuageuse.

Le ciel a un drap propre
la nuit sera ensoleillée.

vendredi 3 juillet 2009

Soir d'été, bourdonnements d'insectes et autres considérations sans importance

Bien entendu, ne travailler que trois jours par semaine – et ce, depuis plus d'un quart de siècle – est une chance inouïe. Rien n'est plus doux à l'âme que de revenir chez soi le vendredi soir, sachant que l'on n'aura pas à en ressortir avant le mercredi matin suivant, vous pouvez me croire. Il est, pour l'esprit, très important d'avoir davantage de jours de congé, de repos, d'absence, que de journées de travail : c'est le prix de la liberté de l'esprit, d'une certaine forme de non-implication dans le monde tel qu'il va, le tribut réglé pour une certaine forme de non-appartenance : ne pas appartenir, ou juste s'efforcer de ne pas, est un luxe invraisemblable.

Ce soir, particulièrement, allez savoir ; temps d'été, tourterelles dans le tilleul, calme humain relatif, insectes bourdonnant mezza voce dans l'enchevêtrement du sureau et des ronces, avant l'endormissement qui tarde à venir, en cette période de l'année. Bientôt, d'ici une très longue heure, les merles vont signifier l'extinction des feux, et tout ce peuple presque invisible obéira à leur injonction péremptoire. De même, juste avant l'aurore, demain, les mêmes éveilleront tout le monde, et personne ne leur en voudra de cet appel de clairon.

Nous autres, esprits forts entortillés de draps, négligerons l'appel pour dormir une demi-heure de plus, peut-être davantage. Au bout du compte, nous finirons par obtempérer. Mais il n'y aura pas cette agitation malsaine qui conduit l'homme vers les villes et les labeurs imbéciles. On restera tranquillement ici, à tricoter des phrases inutiles – cependant que les merles, dans un sursaut de tout le corps, piqueront l'herbe et les feuilles déjà tombées du cerisier à la recherche de leur petit-déjeuner ; ou bien cantine ouverte pour leur progéniture encore au nid.

lundi 29 juin 2009

Le Chinois est bien poli (mais n'en fait qu'à sa tête)

J'ai toujours beaucoup aimé l'expression se polir le chinois, servant à désigner l'acte masturbatoire au masculin. Très certainement en raison de son aspect profondément énigmatique (énigmatique pour moi : j'attends avec impatience les érudits, les argotologues qui ne vont pas manquer de débarquer en foule sur ce blog).

Car si on comprend très bien l'emploi du verbe polir ainsi que son dérapage pronominal, une question demeure : le chinois ! Pourquoi précisément un chinois ?

Ne serait-il pas tout aussi agréable et exotique de s'astiquer le Sud-Coréen, se vernir le thaï, se raboter le birman (technique plus hard) ou bien encore s'encaustiquer l'Annamite ?

Il sort d'où, bon sang, ce chinois irréprochablement poli (comme seuls savent l'être les Chinois), dressé sur ses ergots et la tête près du bonnet ?

dimanche 24 mai 2009

Fan de Bac

Premier jour de l'année avec apéro ET repas sur la terrasse ! Peut-être le dernier, aussi : avec le réchauffement climatique des pères fouettards, on n'est jamais sûr de rien. Tandis que nous sirotons, j'avise le fils cadet des voisins d'en face (l'aîné a quitté le nid depuis lulure), faisant le tour de la maison, absorbé dans un paquet de copies écolières (il y est encore à l'heure où nous mettons sous presse). Je signale l'affaire à l'Irremplaçable, qui me dit qu'il doit réviser son bac. En effet, d'un strict point de vue temporel, la chose est possible : quand nous sommes arrivés ici, en 2002, le frère aîné venait de planter le sien, de bac. Donc, sept ans plus tard, il n'est pas inimaginable que ce soit le tour du cadet. Sauf que je n'ai jamais vu personne réviser cette ânerie dès le 24 mai.

« Peut-être a-t-il un bac blanc cette semaine... », dis-je alors.

Et, aussitôt, le cynisme abject de cette expression aux relents nauséabonds me saute à la face. J'en frissonne. Me retourne machinalement, pour vérifier que l'obergruppenführer Schweitzer, n'est pas en train de noter mon numéro de matricule dans mon dos.

Un bac blanc ! Peut-on imaginer plus ignoble ? Manière plus répugnante de signifier à tous nos amis multicartes que nous les rejetons sans examen (ce qui est le cas de le dire) ? Je m'ouvre à l'Irremplaçable de ce malaise qui m'étreint, de cette bouffée de fascisme occlusive. Pour tenter de m'apaiser, elle suggère le remplacement de l'expression monstrueuse par “Bac vierge”.

Je crois défaillir, je manque vomir ma gorgée d'orge fermenté. Malheureuse et innocente fille ! Vierge ! Je vois déjà les hordes de femmes z'engagées (sans parlert des LBGT à zigounettes amovibles et à nichons gonflables) me tomber sur les gonades – et à juste titre : qui suis-je pour exalter ainsi ce reliquat de l'ordre bourgeois, pour promouvoir ce piteux symbole de l'oppression patriarcale : la virginité ?

Une sueur aigre sourdant à nos tempes, et le geste buveur mal assuré, nous avons fini par nous apaiser en tombant d'accord sur l'expression suivante : bac-qui-sert-à-rien. Sauf que, une minute plus tard, l'angoisse nous a repris : ce que nous venions de redéfinir, c'était le bac-tout-court, le vrai, le seul, celui qui t'ouvre tout grand les portes du deal à grande échelle et de l'ANPE. Fuck, la vie moderne !


Carburant : – moi : Goudale
– Catherine = whisky

Environnement sonore : Merles, tourterelles.

jeudi 9 avril 2009

La Nuit des zombis au Kremlin-Bicêtre

Quand on tape “La Comète + Kremlin-Bicêtre” dans Goux gueule, puis qu'on clique sur “images”, on tombe sur cette monstruosité, à gauche, (évidemment à gauche, eh, banane !), que j'ai longuement hésité à vous infliger – mais je sais que vous saurez être forts. On trouve d'ailleurs d'autres photos surprenantes, celle de soeur Emmanuelle n'étant pas la moins. Tout cela était pour illustrer mes brèves du jour.

Première brève : ce matin, à la préfecture d'Évreux, après une visite médicale de quatre minutes et demie, je me suis vu accorder un nouveau permis de conduire provisoire d'un an. Joie, bonheur et carambolages.

Deuxième brève : l'Irremplaçable étant à Paris aujourd'hui (moi aussi, évidemment), nous avons envisagé la possibilité d'aller écluser quelques bières avec Nicolas et Tonnégrande où-vous-savez. Au départ, on voulait leur faire la surprise d'une arrivée impromptue. Puis, je me suis dit que c'était peu prudent, car La Comète est un repaire de blogueurs institutionnel : parmi ceux-là se trouvent quelques-uns avec qui je n'ai guère envie de me rencontrer (et encore plus réciproquement, du reste). Échange de mails avec le chef du praesidium suprême, donc : c'est bon, la voie est libre de tout gauchiste, la peste brune peut venir s'en jeter une ou deux avec Madame. Pour éviter les relents nauséabonds que je traîne après moi, je pense que nous resterons en terrasse.

Si vous n'avez pas de nos nouvelles demain, ce sera que, sachant où nous coincer, l'Irremplaçable Fraülein et moi, le politburo aura effectué une descente (mais pas du même genre que la nôtre), afin de nous rapatrier à la Loubianka. Je sais, on prend des risques insensés.

dimanche 22 mars 2009

Didier Goux joue avec son jouet

On pourra toujours dire ce qu'on veut et invoquer toutes les puissances naturelles : le radoucissement du temps, l'allongement des jours, la nidification des piafs, le gonflement des bourgeons ou le fleurissement des arbres les plus précoces, etc. ; il n'en demeurera pas moins que le seul signe vraiment indubitable du retour du printemps, c'est lorsque les bipèdes des jardins (Homo gazonus tractatus) ressortent les tondeuses de l'appentis. Je me suis livré hier à ce charmant rite initiatique, et d'autant plus volontiers que le Père Noël m'en avait livré une toute neuve, après que le Père Fouettard m'eut sauvagement niqué l'ancienne. Et, croyez-moi ou non, je n'ai pas regretté la dépense...

samedi 24 janvier 2009

Naissance d'un mot : champagne !

À Audine et Dorham.
À LinaLoca, pour le mot-valise.


Je viens tout juste de l'inventer (n'y touchez pas, il n'est pas sec !), pour désigner nos progressistes, intransigeants sur le principe de laïcité dès lors que c'est un juif ou, pis encore, un catholique qui fait mine de remuer une oreille, mais tout pleins de mansuétude sucrée lorsque cette même laïcité est renvoyée aux greniers de l'Histoire par telle ou telle association musulmane :

Les Islaïques.

dimanche 18 janvier 2009

Les yayas sont partout

C'est une petite comédie sans prétention. Le fait qu'elle ait explosé le box-office aux États-Unis ne plaide guère en faveur du bon goût cinématographique de nos amis américains, mais enfin, c'est amusant, plaisant à regarder, le temps file sans ennui. De toute façon, même nanti de 372 chaînes, il ne faut pas se montrer trop exigeant, le samedi soir, à la télévision. Donc, va pour Mariage à la grecque.

En fait, la meilleure surprise du film, pour l'Irremplaçable qui le découvrait et pour moi qui le revoyais, fut de s'apercevoir que la famille Portokalos était affligée d'une véritable yaya alzheimerisée (en bas à gauche sur la photo), et que ses petits-enfants l'appelaient effectivement Yaya (mot orthographié "yiayia" dans les sous-titres français).

Du coup, nous avons eu une pensée mi-émue, mi-amusée pour ma nièce adoptive, la lointaine Nefisa.

Parce que vous la valez bien

C'est l'histoire d'un petit garçon de huit ans. Il est à table avec sa grande soeur de dix-sept et leurs parents. Quand arrive le dessert, la soeur se lève :

- Je n'ai plus faim et j'ai mal à la tête : je préfère aller me coucher...

Elle y va. Le petit garçon mange son dessert, aide à débarrasser la table, embrasse son père et sa mère, file se coucher. Passant devant la chambre de sa soeur, il s'aperçoit qu'il a oublié de lui souhaiter bonne nuit. Il pousse doucement la porte, et la découvre nue sur son lit, se massant convulsivement les seins en soupirant d'une voix mourante :

- Ah ! un homme !... un homme !... un homme !...

Interloqué, le petit garçon file se coucher sans demander son reste. Le lendemain soir, les parents étant absents, le petit garçon doit dîner seul avec sa grande soeur. Cette fois, c'est dès le début du repas que celle-ci, prétextant une intense fatigue, file dans sa chambre. Une demi-heure plus tard, allant lui-même se coucher, le petit garçon entend des bruits et des soupirs bizarres, venant de la chambre de sa soeur. Il pousse la porte et la découvre nue sur son lit, chevauchée par un matou qui la sabre façon Grand Siècle.

Les yeux du petit garçon s'éclairent, il se rue dans sa chambre, se déshabille fébrilement, se jette sur son lit, empoigne son torse fluet à deux mains et s'écrie :

- Ah ! une playstation !... une playstation !... une playstation !...

Ne me remerciez pas.