vendredi 25 mars 2011

Et si on découvrait l'Amérique pour changer ?

Nous parlions ici même, il y a quelque temps, du changement de sens ayant affecté la locution sauf à…, vous en souvient-il ? Eh bien tant mieux car, étant comme toujours incapable de retrouver quoi que ce soit dans ce putain de blog qui est le mien (à nasiller à la Brel), je vous demanderai de bien vouloir vous contenter de vos souvenirs.

[Rajout de huit heures vingt : merci à Paul ! ]

Toujours est-il que j'ai eu la surprise, il y a une petite heure, de découvrir un auteur qui, en 1986, utilisait encore l'expression concernée dans son sens ancien. Voici la pièce à conviction :

« Jusqu'alors, les colons cherchaient à amasser de l'or, sauf à vivre d'échanges avec les indigènes, à cueillir des fruits sauvages et à chasser le gibier. Smith découvre que pour survivre il faut travailler et que les colons ne peuvent pas se contenter d'être des prédateurs. »

Moyennant quoi, pour faire plaisir à John Smith, nos colons un peu feignasses sur les bords vont finalement se décider à bâtir les États-Unis d'Amérique. Les deux phrases que je viens de citer se trouvent en effet à la page 12 – premier volume de l'édition Points-Seuil – de l'histoire de ce pays qu'a écrite André Kaspi sous le sobre titre de Les Américains. Livre dont nous aurons probablement l'occasion de reparler, notamment lorsque l'auteur abordera les fameuses guerres-pour-du-beurre auxquelles se livraient en toute innocence les gentils Indiens avant l'arrivée des ignobles blancs, qui leur ont piqué leurs flèches en caoutchouc pour en leur en refiler des vraies-qui-piquent à la place : comme c'est Dame Clomani qui le dit, ce doit être vrai. Je vous tiens au courant.

5 commentaires:

  1. Il fat taper ceci dans google :

    site:didiergouxbis.blogspot.com/ "sauf à"

    on tombe là-dessus (est-ce ce que vous cherchez ?)

    http://didiergouxbis.blogspot.com/2010/12/la-page-251-des-demeures-de-lesprit.html

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  2. A propos, pour "éponyme", il y a un moyen mnémotechnique qui marche fort bien, et que j'enseigne volontiers à mes sbires, c'est de penser au magistrat éponyme, dans la Grèce antique, qui donne son nom à l'année de son règne.

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  3. Alors là, un grand merci ! J'ai ajouté le lien dans le billet.

    (Pour l'astuce mnémotechnique concernant éponyme, je suis moins convaincu…)

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  4. Il y a aussi, sur l'agora d'Athenes, l'enclos des héros éponymes. J'ai toujours trouvé cela délicieux, l'enclos des héros éponymes.

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  5. Il ne parle pas des guerres entre Indiens. J'étais très déçue, mais ce doit être un autre livre. Les Amérindiens, peut-être, comme on dit maintenant.

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