samedi 5 mars 2011

France 2 ou les charmes désuets de la télévision soviétique

Il y avait longtemps déjà que je ne m'infligeais plus le supplice de regarder et surtout d'écouter aucun journal télévisé. Allez donc savoir pourquoi j'ai renoué avec celui de France 2, depuis quelques jours ? Quoi qu'il en soit j'ai pu constater hier que le mal avait encore fait des progrès, mais que la virtuosité progressait en même temps que lui.

Le mal est cette interdiction absolue que se fait la télé à elle-même de ne jamais dire les choses telles qu'elles sont. La virtuosité, elle, est double. Il y a d'abord celle du journaliste qui, juxtaposant deux informations apparemment sans rapport l'une avec l'autre, permet l'émergence d'une troisième, qui est celle qui compte, celle qui éclaire mais que l'on n'a justement pas le droit de dire. L'autre virtuosité, c'est celle du brave téléspectateur qui, chaque jour davantage, réussit à entrevoir des lambeaux de vérité dans ces méandres – à se faire gymnaste, chaque soir plus souplement acrobate.

Ainsi, hier soir, la pitoyable Marie Drucker lançait un reportage en mode dramatique (on ne sourit plus) : à Pierrefitte-sur-Seine, en Seine-Saint-Denis, on commençait à manquer dramatiquement de médecins, parce que, par dizaines, tous quittaient la commune dès que l'occasion leur en était donnée, las qu'ils étaient de subir de régulières agressions et de devoir transformer leurs cabinets en annexes de Fort Knox. Qui les agressait ? Pourquoi les agressait-on ? Quand ce phénomène avait-il commencé ? Que faisait la police ? Les questions ne furent jamais posées par le reporter, elles ne furent pas non plus abordées par les médecins interrogés, si bien qu'il planait sur tout cela un étrange climat de fatalité tragique, voire de malédiction divine.

Mais, dans les dernières secondes du reportage, le journaliste en voix off attirait notre attention sur le fait suivant : il était particulièrement dramatique que Pierrefitte en vienne à manquer de médecins, et notamment de pédiatres et de gynécologues dans la mesure où elle est la ville de France où le taux de fécondité est le plus élevé.

Et, là, comme par miracle, le téléspectateur soviétisé pouvait remettre dans le bon ordre toutes les informations qu'on venait de lui donner, aussi celles qu'on ne lui avait pas données, les faire se mirer les unes dans les autres – et s'apercevoir, ébloui de lui-même, qu'il comprenait parfaitement ce qui se jouait à Pierrefitte-sur-Seine.

À la fin, il lui restait toutefois une question en suspens : le journaliste ayant cru bon de parler de ce taux de fécondité miraculeusement élevé, alors que rien ne l'y obligeait, l'avait-il fait par bêtise modernodale ou au contraire dans un certain esprit de résistance ?

47 commentaires:

  1. Je vais résumer, si j'ai bien compris : il y a plein d'étrangers dans ce patelin qui agressent les toubibs et font plein de gosses.

    J'ai bon, là ?

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  2. Je n'ai, pour ma part, jamais réussi à tirer quoi que ce soit d'un journal télévisé : l'image, souvent vacante (caméra arrivée après les faits, reconstitution théâtralisée mimant la découverte...), m'absorbe tout entière, et les mots restent à la périphérie. Après un reportage du JT, je me demande souvent : « Mais de quoi ça parlait, au fait ? »

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  3. Didier, il semblerait que Renaud Camus ait lui aussi regardé le journal télévisé hier soir. Comme quoi les grands esprits se rencontrent. On peut penser que bien d'autres gens se sont fait la même réflexion. Tout le monde sait bien ce que signifie vraiment le "9-3" aujourd'hui. Aucun soviétique ne prenait la Pravda au sérieux au temps de sa splendeur, il n'y avait que certains journalistes occidentaux pour continuer à croire qu'il s'agissait d'un vrai journal.

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  4. Il est à regretter aussi, je suppose, vous ne l'avez pas dit, mais...que le journaliste n'ait pas ajouté que ces gens-là qui se reproduisent comme des lapins, sentent mauvais et sont tous des délinquants.

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  5. Vous cherchez toujours des poux dans la tête... Mais, pour être franc, ça m'avait aussi mis la puce à l'oreille!

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  6. Et bien curieusement, je regardais ce reportage avec monsieur père et nous nous sommes fait les mêmes reflexions.
    Nous adorons, lui et moi, plus que les infos, décortiquer la manière avc laquelle elles sont présentées. mieux encore, comparer, d'une chaîne à l'autre, un vrai régal !

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  7. compte-tenu du mode de recrutement des "journalistes" de l'audio-visuel, je pencherais pour la bêtise plutôt que consciemment pour "l'esprit de résistance".
    Ou alors, si c'est le cas, c'était un stagiaire qui ne fera pas de vieux os dans la maisons.

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  8. "Ces gens-là qui se reproduisent comme des lapins, sentent mauvais et sont tous des délinquants." (Pierre)

    Certains sentent mauvais, effectivement. Merci de le rappeler :

    "Le matin, quand Samir ouvre ses volets, c'est toujours le même spectacle. Face à lui, accroupis devant le mur, une rangée d'hommes et d'enfants se soulagent sous son balcon."

    "Comme Samir, c'est tout un quartier qui, depuis deux mois, se réveille au milieu des Roms, s'endort chez les Roms, vit au rythme de ce camp qui s'agrandit de jour en jour sous les fenêtres des maisons de village, sur un terrain abandonné de la Belle-de-Mai."

    "Excédée par les nuisances provoquées par ses nouveaux voisins, cette habitante a fait circuler une pétition pour réclamer des mesures d'urgence. En 5 jours, 470 personnes ont signé. "C'est une question de survie. On ne respire plus ici ! Tout le monde vit les fenêtres fermées", dit l'un des pétitionnaires. Et dans la rue des Bonnes Grâces, effectivement, l'odeur est insoutenable : "Ils viennent pisser devant nos portes, ils jettent leurs ordures par-dessus le mur, ils brûlent du plastique toute la journée." "


    http://tinyurl.com/6xtuddp

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  9. Nicolas : pour un type qui dit ne jamais regarder la télé, vous vous en tirez drôlement bien, je trouve !

    La Gerbille : Même constat chez moi, quant à votre question finale (et il faudrait un peu décortiquer tout cela, regarder dix, trente, cent JT le crayon à la main). J'ai un début de piste : il me semble que, souvent, le présentateur annonce un sujet, lance le reportage, lequel, après avoir en effet vaguement, très vaguement, abordé le sujet suivant l'angle annoncé, dévie brusquement sur tout qautre chose – quelque chose ayant tout de même un vague rapport avec l'idée de départ, mais plus facile à traité moins risqué.

    Aristide : les grands esprits se rencontrent encore plus que vous ne le croyez. Hier soir, en voyant le sujet du JT, je me suis dit : « Demain, j'en ferai un petit billet.» Mais, n'ayant rien noté, j'avais totalement oublié l'idée en m'éveillant aujourd'hui. Laquelle m'est revenue en lisant le communiqué du parti de l'In-nocence. Voilà, vous savez tout.

    Pierre : toujours en plein dans le mille, hein ?

    Hermès : vous allez me donner le cafard,avec vos poux et vos puces.

    Corto : ah, comparer les chaînes est un plaisir d'esthète que je ne m'autorise pas encore…

    Le Plouc : oui, moi aussi, spontanément. Mais enfin rien n'obligeait, pour le compréhension du sujet proposé, à cette observation finale sur le taux de fécondité. C'est tout de même un peu étrange.

    Marchenoir : votre lien comme sur un plateau…

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  10. Et bien vous avez tort. Comparer le traitement de l'information selon les chaînes est un plaisir sans nom et peu couteux.

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  11. Bien oui, Didier, "en plein dans le mille", la preuve votre grand ami Marchenoir confirme.

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  12. Le journaliste qui a osé donner une piste de réflexion (toute légère) sur la raison de la violence dans ce beau patelin français, il a été viré depuis ?

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  13. Si j'ai bien compris, pour accéder à une information vraiment libre, il suffit de changer de chaîne...

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  14. "Pierre a dit…
    Bien oui, Didier, "en plein dans le mille", la preuve votre grand ami Marchenoir confirme."


    Cette remarque prouve que les Degauche vivent dans un monde où les faits n'ont aucune importance.

    Seules ont de l'importance les paroles et les opinions.

    Le rapport entre les paroles et l'opinion, d'une part, et la réalité, d'autre part, ne rentre jamais en ligne de compte.

    L'intervention de Pierre prouve qu'un Degauche ne comprend même pas de quoi on parle, quand on rappelle l'existence des faits.

    (Didier, merci pour le plateau... de fromages, je suppose ?)

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  15. M.Marchenoir,on peut tout faire dire aux "faits" divers.
    Chez moi il y a eu en trois ans, quatre assassinats, les criminels étaient des blancs, si vous voulez, des Français de souche, (je ne parle pas de faire pipi ou de poubelle, vous comprenez, c'est tout de même plus grave que vos nuisances)ce sont des faits d'où je peux, sans doute tirer à votre manière, la majorité des assassins sont des blancs.
    Eh bien je ne le fais pas.

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  16. Didier, merci pour vos billets !

    Pierre, vous vivez dangereusement...

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  17. "On peut tout faire dire aux "faits" divers" (Pierre)

    Seulement quand on est un ergoteur gauchiste de mauvaise foi, comme vous.

    Sinon, on en tire les conclusions de bon sens qui s'imposent.

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  18. Didier, je n'ai pas vu le journal d'hier, mais je ris d'autant plus que ces derniers temps, je finis par regarder assez souvent les infos sur CNN pour avoir une vision un peu moins, comment dire... autocentrée, et un peu mieux analysée, sans esprit trop partisan (le journaliste américain est pragmatique, lui, au moins) de l'état du monde, et notamment de ce qui se passe dans les pays d'Afrique du Nord.
    (Évidemment, on ne parle pas de Pierrefitte-sur-Seine sur CNN, mais bon.)

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  19. Pierre : à Paris, les histoires d'agressions par des bandes de six ou sept jeunes crétins hyper-violents, totalement analphabètes et "adidassés" de la tête aux pieds se multiplient sérieusement (j'en ai encore entendu une racontée aujourd'hui par une amie qui m'est proche : la victime, une jeune femme, s'est retrouvée tabassée, nez cassé, après un concert, et son instrument de musique, une basse électrique, a été brisé de rage par une demi-douzaine de jeunes furieux qui devaient chercher un Iphone ou une autre stupidité électronique pour lobotomisés).
    Ce n'est pas une question d'être de gauche ou de droite, le problème est là, c'est tout. Continuer à le nier ne servira qu'à générer, à l'avenir, les votes extrémistes que vous redoutez, et c'est ce que vous ne comprenez décidément pas. Ça en devient déprimant - surtout quand on a connu la gauche que j'ai jadis connue et aimée.

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  20. Sophie K, puisque vous vous adressez à moi, je ne suis pas en train de dire qu'il n'y a pas d'insécurité, je m'insurge simplement qu'au nom de cette insécurité on fasse une discrimination raciale, qu'on désigne du doigt telle ou telle population comme étant responsable de nos maux,et je prétends seulement qu'une société diversifiée telle que la notre et telle qu'elle le sera de plus en plus (il n'est plus temps de regretter ce qu'elle est aujourd'hui) et pas seulement chez nous doit consacrer toutes ses forces et sa bonne volonté au "vivre ensemble" parce que 1° c'est humain et parce que 2° il n'y a pas d'autre solution.
    Pour le reste il y a une police et une justice faite par des hommes droits et sensés autant que faire se peut, que le droit est respecté quoique vous en pensiez, qu'aucune force politique qu'on semble ici appeler de ses vœux, ne pourra faire que nous vivrons dans un paradis, que les injustices les plus flagrantes ne sont peut-être pas celles que vous croyez, et que le populisme consistant à hurler avec les loups, est quelque chose dont je suis incapable, ma dignité s'y refuse, si la votre l'accepte, faites donc...

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  21. Pierre : Oui, bon, d'accord. Vous avez raison, le monde est beau et les gens sont naturellement gentils, et il faut croire-en-la-justice-de-mon-pays. J'aurais dû m'en douter : soit vous portez des lunettes roses qui vous empêchent de voir le monde tel qu'il est, soit vous avez 12 ans.
    Donc je décroche illico et je vous laisse à votre double-bind si rassurant.

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  22. "bande de crétins adidassés" (Sophie K)
    C'est un fait que beaucoup de vidéos d'agressions montrent des encapuchonnés avec des vestes à trois bandes.
    Porter des vêtements de marque Adidas rend-il violent? (nous attendons que le gouvernement lance un grand débat national là dessus, avec projet de loi inside.)

    C'est bizarre en effet ce genre de reportage et la façon de le traiter, "je dis les choses sans les dire". Inquiétez-vous, mais ne nommez pas les sujets de votre inquiétude.
    Les agressions de médecins la nuit ont beaucoup augmenté en province. Ouest-France a publié un article sur ceux qui avaient peur de faire des gardes à Rennes. Le problème se complique pour les femmes. Les médecins femmes ne veulent plus se déplacer la nuit dans certains quartiers ("certains quartiers..." voilà que je cause comme les journalistes). Or, dans ces quartiers certains, seules des femmes médecins peuvent soigner des femmes malades...

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  23. Je contresigne le Sophie K de 21 h 15…

    Suzanne : vous verrez qu'avec leurs conneries on va rapidement finir par ne plus oser employer le mot "quartier".

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  24. Vous savez, Sophie K, je n'ai pas du tout honte de défendre comme des millions de gens, j'ai cette modestie que vous n'avez peut-être pas d'être un parmi des millions, une société certes imparfaite mais qui a dû faire son chemin à travers des conservatismes imbéciles, des égoïsmes cyniques, tels qu'on en lit sur ce site et de la réaction sanglante, pour établir peu à peu les droits dont vous bénéficiez aujourd'hui.
    En revanche je crains par dessus tout la société du knout, de l'injustice, du dédain des autres, du sectarisme, de la xénophobie et du racisme que vous semblez appeler de vos vœux.

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  25. Pierre,

    Comment ne voyez-vous pas qu'il ne s'agit pas de craindre cette société, puisqu'elle est déjà ainsi et qu'elle n'a jamais cessé de l'être ?

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  26. Non, les hommes sont ainsi Dorham, mais je ne vois pas notre société, aujourd'hui, les encourager dans ces directions.
    Les sociétés totalitaires peuvent le faire, les démocraties véritables ne changent pas l'homme mais s'intéressent à leur façon de vivre ensemble.

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  27. Pierre, semble opter pour la malédiction divine, tout cela à un parfum délicieusement rétro, nous voilà revenu au temps des contes et légendes du Moyen-âge, une affliction mystérieuse frappe les médecins franciliens, le Vicaire général de l'archidiocèse de Saint Denis sera mandaté pour résoudre ce mystère...
    Quand les sceptiques diront qu'ils ont peut être une explication, Pierre et ses copains brandiront un "Césocial" comme d'autres hurlaient "vade retro satanas" !!

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  28. "la société du knout, de l'injustice, du dédain des autres, du sectarisme, de la xénophobie et du racisme"

    Curieux, on dirait une excellente définition de l'islam.
    Pauvre Pierre, noyé dans l'aveuglitude, la bêterie et l'inconsciencement.

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  29. "J'ai cette modestie que vous n'avez peut-être pas." (Pierre)

    Les gauchistes sont trop mignons.

    Ils sont modestes.

    Et tolérants.

    Et cultivés.

    Et généreux.

    Et compréhensifs.

    Et ouverts à l'Autre.

    Ils t'apportent le petit-déjeuner au lit, aussi.

    Bon, leur tolérance et leur ouverture à l'Autre ne s'étendent pas aux réacs, aux patrons, aux riches, à la droite, aux catholiques, aux fachos, à la police, à l'armée, à Sarkozy, à Le Pen, à Ayaan Hirsi Ali, aux Israéliens et à George Bush, mais à part ça, ils sont pour le vivre-ensemble.

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  30. C'est quand même dommage que sur 4 assassins - même blancs- y' en a pas un qui ait pécho le Pierre qui cause ici.. ;-(...
    Geargies.

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  31. "Or, dans ces quartiers certains, seules des femmes médecins peuvent soigner des femmes malades..."
    Conclusion: les femmes ne peuvent plus se faire soigner.
    C'est la société de Pierre, brave Pierre, seul contre tous. Quelle bravoure !

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  32. Oui, Mr Marchenoir, j'exècre le sovieto-libéralisme dont vous êtes l'infatigable promoteur.
    La société que je défend n'est pas une société de moutons, elle protège son histoire et son identité en montrant les dents contre ceux qui complotent, à cause de mauvaises raisons, pour la faire descendre au niveau des pulsions primitives que chacun d'entre nous peut posséder (si ça peut vous satisfaire, je suis comme vous, foncièrement je ne suis pas nécessairement bon).
    Et je suis satisfait lorsque la société dans laquelle je vis rejette pour pérenniser son existence, les intégrismes religieux, les politiques partisanes, les puissances aveugles et les appétits financiers.

    Geargies:
    C'est bien n'hésitez pas à intervenir chaque fois que vous aurez quelque chose à dire de ce niveau.

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  33. "Et je suis satisfait lorsque la société dans laquelle je vis rejette [...] les intégrismes religieux |...] et les appétits financiers." (Pierre)

    Je suppose donc que vous êtes :

    - Pour l'interdiction de l'islam en France (intégrisme religieux) ;

    - Pour la suppression du salaire minimum et des subventions aux associations de gauche (appétits financiers) ?

    Nous sommes bien d'accord ?...

    "J'exècre le soviéto-libéralisme."

    Quand vous aurez cinq minutes, vous nous expliquerez ce concept dont vous êtes visiblement l'inventeur, qui a à peu près autant de sens que "vierge enceinte" ou "eau sèche".

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  34. Oui bien sûr, je suis contre l'intégrisme, je viens de l'écrire et l'intégrisme musulman comme les autres, mais je ne suis pas plus contre l'Islam que contre le protestantisme, le catholicisme,le judaïsme, le bouddhisme ou autre, la spiritualité des individus ne me regarde pas.
    Et voyez-vous puisque vous m'interrogez sur le sovieto-libéralisme, c'est le domaine d'un libéral absolu, il me semble que c'est ce que vous êtes, qui rêve d'interdire: l'Islam, l'immigration, les jeunes de banlieue, les gauchistes, les aides sociales, les noirs, les Arabes, les handicapés, tout ce qui ne correspond pas au concept d'une France pure, débarrassée de ses "miasmes".
    Eh bien je le répète ici, de ça je n'en veux pas, et je me crois autorisé à vous dire que personne n'en veut sauf quelques illuminés dans votre genre, et je voudrais rajouter que vous vous faites sans doute des illusions sur la capacité de résistance de la société que vous pourfendez.
    Critiquez, discutez, mais ne vous avisez pas de croire qu'elle va tomber sans un mot entre les mains de types comme vous.

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  35. Oui, oui, bien sûr, Pierre. Je veux "interdire les handicapés". Je veux même les brûler dans des fours, tiens, pour vous faire plaisir.

    Et personne ne veut interdire l'immigration, en France. C'est d'ailleurs pour ça que Marine le Pen arrive en tête des intentions de vote à la présidentielle, d'ailleurs.

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  36. "qui rêve d'interdire: l'Islam, l'immigration, les jeunes de banlieue, les gauchistes, les aides sociales, les noirs, les Arabes, les handicapés,"

    Sur huit items énumérés, six concernent UN SEUL problème : l'immigration musulmane. Islam, immigration, jeunes de banlieue, aides sociales, noirs, Arabes.

    Et encore, je parle pas du handicap mental des Noirs, ni des gauchistes arabes...

    Débarrassez-nous de l'immigration démente, et il n'y aura rien de particulier à interdire.

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  37. "Non, les hommes sont ainsi Dorham, mais je ne vois pas notre société, aujourd'hui, les encourager dans ces directions."

    Encore heureux dites-donc... Mais ce sont les hommes qui font les sociétés et tous les décrets du monde n'y peuvent rien, Pierre.

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  38. Pierre, vous êtes comme tous les moralistes : vous préjugez et condamnez sans savoir.
    Vous êtes tellement certain de votre bon droit, de votre belle vision du monde multiculturel, que vous voyez le fascisme là où il n'est pas sans le voir là où il est. Au nom de grands principes fort honorables, vous vous gourez complètement. Puisque sans rien connaître de moi, vous m'avez déjà jugée et condamnée (sport très pratiqué, décidément, sur le web), je vais faire de même pour vous : en 1938, vous auriez sans doute fait partie des pacifistes. Dans les années 1960, vous auriez été communiste ou Mao, petit livre rouge à la main. Maintenant, vous pensez sans doute qu'il existe un Islam modéré qui, comme vous, veut le "vivre ensemble" que vous appelez de vos voeux. Ce vivre ensemble, nous, nous l'avons voulu, nous le voulons toujours, justement. Sauf que ça ne marche pas avec l'Islam.
    Permettez-moi de vous citer un de mes amis, Iranien francophile cultivé (et ayant étudié à fond le coran je le précise), ayant fui la révolution islamique en 1979 pour préserver non seulement sa liberté de penser, de créer et de vivre, mais surtout les libertés de sa femme et de ses filles : "Il n'y a pas d'Islam modéré".

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  39. Marchenoir, je vais enlever les handicapés, puisque vous y tenez, mais je vais rajouter tout de même, les pensionnés, les chanteurs de rap, les artistes contemporains et j'en passe et des meilleurs.
    "Il n'y a pas d'Islam modéré", voyez-vous Sophie K, et Dorham par la même occasion, c'est contre ces généralisations qu'une société démocratique, grâce à une presse libre, à des contre pouvoirs, sait se prémunir,par l'institution de lois, d'une justice, de règles, et si l'Islam, en France, outrepasse ses droits en ne se conformant pas à nos lois,il sera condamné.
    Et je préfère cette prudence-là à ce qui se passerait si on vous confiait, à vous, dans une société non démocratique le ministère des cultes.Vous vous sentez aujourd'hui menacé par l'Islam et demain par quoi?
    Je ne dis pas que notre société est parfaite, elle a du chemin à faire, elle ne cesse de légiférer pour améliorer le sort de tous, et je dis bien de tous, elle ne s'ordonne pas pour améliorer seulement le bien-être de quelques-uns.
    Mais je ne veux pas donner cette impression que je suis seul contre tous ici, d'abord je ne suis pas chez moi alors que vous y êtes,et ensuite je ne suis pas seul,c'est vous qui êtes seuls dans une abusive recherche personnelle de vos intérêts,à l'écoute de vos peurs, et de vos égoïsmes.
    Moi, comme des millions d'autres avant moi et comme des millions d'autres le feront après moi, je confie un peu de mes peurs et de mes égoïsmes à la société et me contente de penser qu'en améliorant le sort général, sans exclusion aucune, mon sort particulier s'en verra rehaussé, ça vous paraît peut-être stupide mais j'y tiens.

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  40. "Je vais enlever les handicapés, puisque vous y tenez, mais je vais rajouter tout de même [...] les chanteurs de rap, les artistes contemporains." (Pierre)

    Vous avez bien raison. Pour les chanteurs de rap et les artistes comptant pour rien, j'hésite entre la chambre à gaz, le pal, et l'obligation d'écouter la collection complète des discours de Castro et de Chavez, debout sur une chaise, la casquette à la main.

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  41. Pierre : Boh moi, en tant qu'agnostique, le ministère des cultes, bof. Mais c'est vrai que si on me donnait celui de la culture, je risquerais de faire quelques dégâts. (Déjà, je bannirais les trois quarts de la chanson Française des trente dernières années à Sainte-Hélène.)
    Bon, allez, bonne soirée, trop fatiguée pour continuer.

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  42. C'est quand même con d'avoir trucidé Louis le seizième pour se débarrasser de la divinité royale et d'accueillir à bras ouverts ceux pour qui la possibilité de la non-existence de Dieu est impensable... Genre " rendez nous notre moyen âge .."
    Geargies.

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  43. Perrefitte est très médiatique on dirait: une des médecins courageuses qui y restent étaient chez Ardisson hier.

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  44. "le soviéto-libéralisme"

    huhuhu ...

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  45. Le soviéto-libéralisme ? Bien vu.

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