lundi 27 juin 2011

Robert Marchenoir, correspondant de guerre fromagère


Encore tout hirsute des combats auxquels il vient de participer, Robert Marchenoir nous a adressé le texte qu'on va lire. Quant à moi, si jamais une armée de gueux munis de faux et de fourches s'approche de ce blog, le blasphème et la menace en bouche, pour se faire justice, je saurai à qui les adresser…



Baston générale chez Fromage Plus



Il y a une dizaine de jours, voulant sans doute calmer les bagarres qui surviennent périodiquement, bien malgré lui, sur son excellent blog, l’infortuné Fromage Plus a cru bon de faire un post consensuel, pacifique, plein d’amour et de charité chrétienne, exclusivement composé de photos de son (je suppose) pèlerinage de Lille à Chartres.

Sans le moindre commentaire de sa part.

Hélas, quelqu’un dans l’ecclesia (je veux dire l’assemblée) fit remarquer le caractère funeste d’une des photos, représentant l’un de ces fameux lotissements pavillonnaires qui défigurent le paysage de la France rurale et éternelle, tel un furoncle sur le beau visage d'Adriana Lima

Ce à quoi je répondis, en gros, qu’il fallait bien que les gens se logeassent.

Du coup, la baston générale a éclaté.

Elle dure sans doute encore à l’heure où vous lirez ces lignes.

Je vous résume le film. A ma gauche (je simplifie), le gang des catholiques traditionnalistes, paléo ou néo-ruraux, voire agriculteurs, décroissants, auto-suffisants, et, bien entendu, anti-libéraux. À ma droite (je caricature), la fine fleur des citadins libéraux-conservateurs, pour ne pas dire réactionnaires et nauséabonds – dont votre serviteur.

Nous étions donc entre amis.

Entre deux bourre-pifs, nous devisâmes civilement de maisonnettes, de maçonnerie et d’agriculture. Ce qui donna lieu, entre autres, aux déclarations suivantes (orthographe respectée) :

« Ça me fais bien mal de savoir que je trime pour nourrir des connards dans vôtre genre qui n’ont même pas conscience qu’ils ne sont rien sans nous. Ne rêvez pas la famine vous pend au nez, et ce jour la on vous verra dégueuler dans les campagnes quémander de quoi bouffer. »

« Je vois pas pourquoi jme casserai le derche à nourrir des gens comme ça. »

« Venez pas mendier : moi, j’aurai TOUJOURS de quoi bouffer. »

Formidable auto-radioscopie de la mentalité du “paysan” français, et, d'ailleurs, du Français en général. On voit tout de suite le fantasme : sous prétexte qu'il fait pousser des patates ou n'importe quoi d'autre, le type s'imagine qu'il nourrit les Français, alors que ce sont bien évidemment les Français qui le nourrissent.

Ben oui : ses patates, il ne les donne pas, comme ça, bénévolement, par charité. Il les vend. Ce sont donc bien ses clients qui, en acceptant de lui acheter ses produits, lui permettent de “bouffer”, c'est-à-dire de subvenir à ses besoins.

Y compris alimentaires, bien évidemment. Le “paysan”, il fournit un produit, peut-être quelques-uns, mais certainement pas tout ce dont il a besoin pour “bouffer”. Son sucre, il l'achète au supermarché, comme tout le monde. Son café, son poivre, ses bananes, il aurait un peu de mal à les faire pousser lui-même. S'il fait du fromage en montagne, il ne fait pas de blé. Et vice-versa. Son merlan, il ne le pêche pas dans l'étang derrière chez lui. Son bœuf, il a bien besoin d'un “connard” pour l'abattre. Il ne va pas lui prendre le filet sur pied pour le mettre au gril. Son pain, il a bien besoin d'un autre “connard” pour le cuire.

L'électricité, l'essence, la voiture, les machines et Internet, dont il a besoin pour “nourrir tous ces connards”, ce sont d'autres “connards” qui les lui fournissent. Dont certains, même, abomination de la désolation, habitent en ville.

Mais ça ne fait rien. Dès qu'on ne se prosterne pas devant lui, dès qu'on conteste un tant soit peu sa vision du monde et des choses, ses droizacquis et ses subventions, il se promet d'affamer ses contemporains.

Menace qu'il ne mettra jamais à exécution, naturellement.

Quand bien même il le ferait, les “connards” continueraient, bien évidemment, à “bouffer” sans s'apercevoir de rien. Car il y a des centaines de millions de “connards”, à travers le monde, qui ne demandent pas mieux que de “nourrir ces connards de Français”.

Et c'est bien ce qui emmerde le p'tit paysan qui est si sympa, si altruiste, si dévoué, si généreux de son temps et de sa peine, si respectueux des hommes et de la nature.

On peut se passer de lui.

Le monde ne tourne pas autour de son nombril et de son lopin de terre. Il serait même légèrement en surnombre que ça ne m'étonnerait pas.

C'est bien pour cela qu'il dit : « Vous êtes des connards, vous n'êtes rien sans nous. »

On voit bien quel est son rêve secret. Être un petit Hitler, un petit Staline, un petit Pol Pot. Tenir tous ces “connards” sous sa botte.

Et c'est bien pourquoi il est anti-libéral : il est contre la liberté.

D'ailleurs, un fonctionnaire ne peut qu'être anti-libéral. Il sait très bien où est son intérêt. Une profession dont la moitié des revenus provient de subventions est composée de fonctionnaires. Une profession dont l'outil de travail, la terre, est nationalisé, puisqu'il ne se vend qu'avec l'autorisation d'un organisme monopolistique et para-public, est naturellement portée à être socialiste.

Tout en cultivant son image d'individualisme buté et hargneux, comme le montrent à l'évidence les réflexions ci-dessus.

Les pires vices de l'individualisme alliés aux pires vices du socialisme : voilà le profil du pitit paysan franchouille, que le monde entier nous envie.

Et le pitit paysan franchouille, observant la crise financière mondiale, se frotte les mains en espérant le retour de l'Occupation : « Ne rêvez pas la famine vous pend au nez, et ce jour la on vous verra dégueuler dans les campagnes quémander de quoi bouffer. »

Ça, ça le fait positivement bander, le pitit paysan français. Il l’a vu dans les films, à la télé : les expéditions à la campagne pour le ravitaillement, le marché noir… Vivement que tout ça se casse la gueule, qu'on puisse enfin se faire des couilles en or sur le dos de ces “connards”.

Un grand humaniste, on vous le dit, contrairement à ces salopards de “rats des villes”. Le cœur sur la main, toujours prêt à rendre service. Le genre de type auquel on a envie de vouer une gratitude infinie, en temps normal, de bien vouloir être assez bon pour nous “nourrir”, nous autres les “connards”.

Évidemment, là aussi, le zentil pitit producteur se fourre le doigt dans l'œil, et nous raconte des histoires : l'agriculture française de 2011 n'est pas celle de 1940. Dans leur immense majorité, les agriculteurs seraient autant aux abois que les citadins, si le fameux cataclysme que certains ont la bêtise d'appeler de leurs vœux se produisait.

En 1940, le tracteur ou la voiture s'appelaient cheval, le congélateur n'existait pas, le cours des denrées n'était pas sur Internet… et il n'y avait pas de subventions.

Toutes ces menaces, ces insultes et ces rodomontades expliquent, rétrospectivement, bien des choses. On en comprend un peu plus sur les HLPSDNH, la collaboration, la permanence d'une certaine mentalité française : toute de “solidarité” et “d'humanisme” en façade, mais rêvant au jour où, enfin, surviendra l'occasion d'escroquer son prochain dans les grandes largeurs.

Bref : le socialisme, issu en droite ligne de la Révolution. La guerre civile de 1789 n'est pas terminée.

Remarquez que cette mentalité n'est pas circonscrite aux paysans. Les membres de toutes les professions s'imaginent qu'ils sont indispensables.

Cette profonde maxime : « Ça me fais bien mal de savoir que je trime pour nourrir des connards dans vôtre genre qui n’ont même pas conscience qu’ils ne sont rien sans nous », devrait être inscrite au fronton des monuments de la République. Elle en est, véritablement, la devise.

C'est ce que pensent, et disent, un nombre incalculable de gens dans toutes les strates de la société, du haut fonctionnaire le plus puissant à l'artisan le plus modeste.

C'est, bien entendu, au premier chef, la mentalité des fonctionnaires. Alors qu'ils devraient être les premiers à se sentir, et à se dire, au service de la population, ils se comportent, et ils le disent, comme si c'était la population qui leur était redevable. De lui fournir l'éducation, la médecine, les transports, de bien vouloir être assez bons pour lui soutirer 56 % de ce qu'elle gagne sous forme d'impôts…

Cette ahurissante inversion des valeurs et des responsabilités a contaminé toute la société, secteur privé compris. Le type qui fournit un bien ou un service sur le marché, en échange d'un paiement, est sincèrement persuadé non pas qu'il devrait remercier, tous les matins que Dieu fait, ses clients de l'avoir choisi, non pas qu'il participe à un échange équilibré où chacun rend service à l'autre, mais qu'il est bien bon “de trimer toute la journée pour rendre service à ces connards de clients” qui n'ont même pas conscience de leur chance que le roi du monde et de ses environs daigne s'intéresser à eux.

En somme, l'argent qui change de mains à cette occasion est une sorte d'impôt. C'est un dû.

Et quand, par le plus grand des hasards, il manque à se matérialiser, cela devient la faute du gouvernement. Ou de l'ultra-libéralisme. Et en général les deux.

La contradiction ne semble pas les gêner. Ils n'en sont plus à ça près.

Remarquez que toute cette construction économico-intellectuelle (il faut le dire vite…) ne tient que grâce à la dette publique, qui, contrairement à ce que prétendent certains à l'esstrêm' drouâte, n'est pas due aux Chouifs, ni aux banksters internationaux, ni à l'ultra-libéralisme, mais bien à l'ultra-étatisme.

En somme, au socialisme.

Rendez-vous compte que tous les Français de moins de 54 ans ont vécu toute leur vie de citoyens, c'est-à-dire à partir de l'âge de 18 ans, sans avoir jamais connu un seul budget public à l'équilibre.

Je répète : depuis 1975, la France a toujours été, année après année, en déficit. Si vous aviez 18 ans en 1975, l'âge auquel on a le droit de s'impliquer dans les affaires publiques aujourd'hui, ou si vous étiez plus jeune, ou si vous n'étiez pas né, eh bien vous n'avez jamais eu le droit de vote à un moment où la France ne dépensait pas davantage qu'elle ne gagnait. Quel que fût le parti au pouvoir.

Autrement dit, tous les Français de moins de 54 ans ont des raisons de trouver normal que l'argent pousse sur un arbre planté dans la cour de l'Élysée, puisqu'ils n'ont jamais connu autre chose de leur vie d'adulte, et que tout leur a semblé fonctionner normalement pendant ce temps.

Évidemment, ça ne peut pas durer.

Certains pensent pouvoir s'en tirer en affamant, le jour venu, leurs “connards” de concitoyens. Et ils s'imaginent que les “aigris”, ce sont les autres. Ils pensent que les insultes et le chantage vont suffire à leur garantir leur petit confort.

Ils se préparent de douloureux lendemains.

270 commentaires:

  1. Eh bien, dites-moi, ça ne vous arrange pas les siestes prolongées !
    Faites gaffe, avec ces grandes chaleurs cela pourrait même finir par être dangereux.
    Je n'ai pas encore pu tout lire.
    La photo, m'a fait penser au "poème" sur la France, "dans le style de Prévert", avait dit un jeune américain de 17 ans, copain d'un de mes fils :
    "C'est dommage
    Trop de fromages
    J'ai mal à l'estomac"

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  2. Mildred, faut lire le titre ! ROBERT MARCHENOIR !

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  3. Je viens de rajouter un petit “chapeau”, pour les empêchés de la comprenette…

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  4. Merci pour tous ceux qui vont lire après moi : ils auront l'air moins "empêchés de la comprenette".
    Cela dit on peut quand même se faire du souci pour Robert Marchenoir, parce qu'en dehors de leurs patates, les paysans ont des fourches et des piques, et savent s'en servir !

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  5. "D'ailleurs, un fonctionnaire ne peut qu'être anti-libéral. Il sait très bien où est son intérêt. Une profession dont la moitié des revenus provient de subventions est composée de fonctionnaires. Une profession dont l'outil de travail, la terre, est nationalisé, puisqu'il ne se vend qu'avec l'autorisation d'un organisme monopolistique et para-public, est naturellement portée à être socialiste.

    "
    Tout en cultivant son image d'individualisme buté et hargneux, comme le montrent à l'évidence les réflexions ci-dessus.

    Les pires vices de l'individualisme alliés aux pires vices du socialisme : voilà le profil du pitit paysan franchouille, que le monde entier nous envie."

    Merci Marchenopir de démystifier un peu l'image du paysan français, entre autres, c'est vrai que ce fil est grotesque : tous ces anti libéraux qui se disent anti communistes et qui parlent comme Marx écrivait, c'est vraiment la plaie de notre temps.

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  6. J’ai suivi un peu en diagonale les aventures de Marchenoir chez Fromage plus.
    Je ne peux qu’approuver ses propos sur la prétendue autosuffisance des agriculteurs.
    La ferme qui vit à peu près en autarcie, ça existait encore au 19ème siècle, et ça allait avec des conditions matérielles (et morales) que plus personne ne supporterait aujourd’hui, même en pensée. Aujourd’hui l’agriculteur est tout aussi dépendant de « l’économie mondialisé » pour vivre que l’ouvrier de chez Peugeot.
    Quelle incroyable méconnaissance de sa propre condition !
    Idem pour la tirade sur la crise du logement qui se résoudrait si seulement tout le monde retapait de vieilles bâtisses dans des trous perdus, comme nous. Pas besoin d’insister, Marchenoir a très bien démonté la profonde stupidité de tout ça.
    En revanche là où j’apporterais une nuance à son propos, c’est en ce qui concerne son portrait du monde rural.
    Je ne sais pas qui étaient ses contradicteurs chez Fromage, et je n’ai pas le temps de relire attentivement toutes leurs comms, mais, à vue de nez, je dirais qu’il s’agit plutôt de néo-ruraux, de bobos retournés à la terre qui elle ne...non, je m’égare.
    Des paysans, des vrais, agriculteurs de père en fils depuis de générations, j’en connais personnellement quelques-uns, et je peux vous dire qu’ils ont autre chose à faire qu’à passer leur temps sur des blogs politiques. Je pense même que la plupart ne sauraient pas ce que c’est - cela dit sans aucune nuance péjorative.
    Les néo-ruraux c’est autre chose. Ils se font agriculteurs ou éleveurs (souvent d’ailleurs à mi-temps, en complément d’un boulot de fonctionnaire, ou avec un conjoint prof ou des choses de ce genre, faut quand même pas plaisanter avec les fins de mois) souvent par idéologie, par haine de certains aspects de la modernité et en rêvant d’une vie communautaire et autarcique, en harmonie avec la nature, magiquement débarrassée de tout ce qui peut plomber la vie des gens ordinaires. Comme si la nature humaine était différente à la ville et à la campagne.
    Bref ils illustrent très bien le fait que l’écologisme n’est rien d’autre qu’une fusion contre nature (un comble !) du marxisme et du romantisme. Les soviets sans l’électricité.

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  7. Le monde authentiquement paysan c’est un peu différent il me semble.
    Je pense notamment que c’est un monde qui souffre profondément de ce qui lui arrive, et qui souffre notamment d’avoir été socialisé comme ils l’a été. Evidemment ils sont aujourd’hui les premiers à hurler si on menace de toucher à leurs subventions, etc. Mais si quelqu’un a marché pendant cinquante ans avec des béquilles, il va faire la tronche si vous faites mine de les lui retirer. Et pas tout à fait sans raison.
    Avec la PAC le monde agricole a échangé une apparente sécurité de ses revenus contre ce qui faisait une grande partie de la satisfaction d’une vie par ailleurs souvent difficile : la liberté, le fait d’être maître chez soi, ou du moins de se croire maître chez soi. Vous me direz peut-être que les agriculteurs ont accepté ce marché de dupes. Mais ils ne l’auraient pas accepté si on ne le leur avait pas proposé, et quelle partie de la population était moins capable qu’eux de prévoir correctement les conséquences à long terme de ce genre de décisions ?
    Il me semble aussi que le monde paysan - en tout cas celui que je connais - est encore l’un des derniers endroits où l’on rencontre une certaine résistance instinctive à certaines idées progressistes. Le fait qu’on prétende ne plus châtier les criminels mais les réhabiliter les choque profondément. Le fait que l’on prétende accueillir toute la misère colorée du monde les choque profondément. Le fait que l’on prétende déshabiller Paul qui a réussit pour habiller Jacques qui est incapable de faire quoique ce soit de sa vie les choque profondément.
    Je ne les idéalise pas, tout ceci est largement inarticulé, ils sont hélas souvent bien abrutis par la télévision et la sous-culture américaine, ils mènent une vie dont je ne voudrais pas pour un empire. Mais disons que j’ai un certain respect pour eux, et de la pitié aussi, vu l’état dans lequel ils sont tombés.

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  8. Aristide,

    Je connais évidemment fort peu mes interlocuteurs. L'un d'entre eux est clairement un néo-agriculteur "idéologique".

    D'autres suggèrent qu'ils sont agriculteurs, mais sans rentrer dans les détails.

    Donc, je généralise et je fais des zamalgams.

    Mais ces réactions m'ont paru bien représentatives de tendances d'ensemble dans la société.

    Je suppose qu'il existe des paléo-agriculteurs qui ont davantage les pieds sur terre. Il est certain qu'ils sont piégés par le système fonctionnarial qu'ils ont, à mon avis, appelé de leurs voeux. C'est le problème de l'assistanat : c'est une drogue.

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  9. Nicéphore Baltringue27 juin 2011 à 13:25

    Très juste sur la pseudo autonomie des paysans, le billet s'égare, il me semble, dans un registre anti- fonctionnaires rebattu. Si les fonctionnaires ont quelques raisons de considérer leurs "clients" comme débiteurs, c'est parce que le service qu'ils leur rendent est rémunéré forfaitairement, et modérément, ce qui signifie qu'il est absolument impossible pour eux de s'enrichir en rendant de tels services. C'est bien normal d'ailleurs, mais cela fait une différence avec le plombier ou le boulanger (ou le paysan), qui nous rendent aussi service, sans doute, mais qui ne travaillent pas pour la gloire. Toute la beauté du métier de fonctionnaire est là.

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  10. J'espère qu'Antoine va passer par là : son avis sera probablement très intéressant…

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  11. Nicéphore Baltringue :

    "Si les fonctionnaires ont quelques raisons de considérer leurs "clients" comme débiteurs, c'est parce que le service qu'ils leur rendent est rémunéré forfaitairement, et modérément, ce qui signifie qu'il est absolument impossible pour eux de s'enrichir en rendant de tels services."

    Sans blague ? Donc, quand on est payé modérément et forfaitairement, votre client vous doit quelque chose, même après vous avoir payé ? D'où ça sort, ça ? Des oeuvres complètes de Marx ?

    Vous vous rendez compte que vous parlez de la quasi-totalité des salariés du privé en France, là ? Qui sont rémunérés "modérément", parce que les salaires y sont bas, à cause de la gigantesque ponction sur la richesse produite par les Français, exercée afin de payer les traitements de la pléthore de fonctionnaires existante ?

    Salariés du privé qui sont rémunérés, évidemment, eux aussi, "au forfait", car c'est la définition même du salariat ?

    Sachant que c'est un privilège et non une servitude, pour le salarié, car cela lui garantit de toucher la même somme à la fin du mois, quoi qu'il arrive, même si l'entreprise fait des pertes ?

    Et que c'est bien pour cela, d'ailleurs, que l'écrasante majorité des gens choisissent d'être salariés, et non indépendants ou entrepreneurs ?

    Et qu'une écrasante majorité de jeunes Français rêvent, non seulement d'être salariés, mais d'être salariés par le gouvernement, parce qu'à la sécurité du salaire, cela rajoute la sécurité de l'emploi et du logement ? (On oublie souvent ce dernier point...)

    Enfin, il est parfaitement faux d'affirmer qu'il est impossible de s'enrichir en étant fonctionnaire.

    Il faudra le dire aux fonctionnaires (merci de ne pas pinailler) d'EDF, qui se sont fait une habitude d'acheter et de revendre aussitôt, dans le seul but de s'enrichir, les voitures neuves à prix réduit qu'ils peuvent obtenir par le biais de leur comité d'entreprise, gigantesque mafia d'escroquerie légale, qui vole aux Français 1 % de leur facture d'électricité pour le remettre ausitôt dans la poche de ces pauvres fonctionnaires qui ne peuvent pas du tout s'enrichir.

    Il faudra le dire à l'ex-numéro deux (environ) de la CGT, Jean-Christophe le Duigou, qui n'est pas un syndicaliste mais un fonctionnaire, la preuve : il a été nommé, un an avant sa "retraite", conservateur des hypothèques, un "métier" qu'il n'a évidemment aucune qualification pour exercer, sinon l'appât du gain, puisque ce poste est payé environ 100 000 francs par mois pris directement dans la poche des Français qui exercent un métier utile, ce qui assurera à ce pauvre "fonctionnaire au forfait" une retraite d'un peu moins de... 100 000 francs par mois, jusqu'à la fin de ses jours.

    Si le sort des fonctionnaires est aussi médiocre, comment se fait-il que 70 % (de mémoire) des jeunes Français veuillent faire fonctionnaire quand ils seront grands ?

    Par ailleurs, il est parfaitement possible (et c'est bien ce qui se passe) d'appauvrir gravement un pays en étant payé pas spécialement cher (mais toujours plus cher, en moyenne, que les salariés du privé). Il suffit d'avoir énormément de fonctionnaires avec des salaires pas forcément faramineux.

    L'économie, c'est une affaire de volume.

    En substance, les fonctionnaires disent : bah, je vole bien un peu mes concitoyens, mais pas de beaucoup, donc cépagrave.

    Sauf que quand vous avez un quart de la population active qui vole "un peu", ça finit par faire un hold-up massif sur la richesse des Français...

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  12. Y a quand même que, en cas de pépin, je vois mal comment le citadin se débrouille pour bouffer. Le paysan et le campagnard en général sont un peu mieux lotis : un lopin de terre, des poules, des lapins. Ce n'est pas Byzance, mais c'est mieux que de bouffer des souris et des cafards. Dans une économie de guerre, le rat des champs s'en sort toujours mieux que le rat des villes. Pour la bouffe comme pour le chauffage. Sinon, bêh, les crocs d'une fourche dans le bas des reins est toujours un rien plus douloureux qu'un coup de stylo ou de Q-Tips.

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  13. Sans compter que prétendre que les citoyens doivent quelque chose aux fonctionnaires, sous prétexte que ces derniers auraient des salaires normaux, qui ne leur permettraient pas spécialement de faire fortune, c'est comme si un cambrioleur criait "au voleur !" en désignant sa victime.

    Je suppose que vous êtes fonctionnaire. Vous faites la preuve une fois de plus que les fonctionnaires vivent dans un monde totalement imaginaire, qui n'a strictement rien à voir avec celui des gens normaux.

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  14. Nicéphore Baltringue27 juin 2011 à 15:10

    Je vais essayer d'aller à l'essentiel.
    Ainsi les fonctionnaires seraient des voleurs, vous le dites :

    "En substance, les fonctionnaires disent : bah, je vole bien un peu mes concitoyens, mais pas de beaucoup, donc cépagrave."

    et pour le prouver, vous ne trouvez rien de mieux que de citer l'exemple d'EDF et d'un certain "Jean-Christophe le Duigou", dont je ne suis pas sûr qu'ils soient bien représentatifs de l'ensemble des fonctionnaires. Si c'est tout ce que vous avez trouvé comme fonctionnaires exploiteurs...
    Issu d'une famille de militaires et d'enseignants, je peux affirmer que les notions de devoir et de service font bien partie du vocabulaire habituel des fonctionnaires, en tout cas de ceux-ci, et même chez les profs marxisants (et non, désolé : Marx n'est pas précisément mon livre de chevet, même si je lui reconnais des vertus).

    Petit détail : où avez-vous pris que les fonctionnaires avaient la sécurité du logement ?

    je dirais donc que votre réponse, mon cher Marchenoir, fait preuve d'une certaine mauvaise foi en citant quelques cas particuliers qui n'ont aucunement force de preuve. Cela n'empêche pas que vous ayez raison sur plusieurs points, et notamment sur le fait qu'il y a trop de fonctionnaires et qu'ils coûtent cher (mais n'oublions pas qu'ils payent aussi des impôts, hein ?). C'est là un autre problème, et cela n'enlève rien à la beauté du geste qu'ils accomplissent quotidiennement : bien travailler, faire du mieux qu'ils peuvent (quand c'est le cas, car je sais bien qu'il y a aussi des branleurs), sans espoir d'être mieux payés à la fin du mois, et avec la certitude au contraire d'être traités de parasites par le reste de la population. Si ce n'est pas de l'apostolat...

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  15. "Dans une économie de guerre, le rat des champs s'en sort toujours mieux que le rat des villes."

    Ce n'est pas exact.
    Le rat des champs s'en sort mieux que le rat des villes qui n'a pas d'argent, mais en général les rats des villes ont plus d'argent que les rats des champs. Ce qui répond à votre première question : comment fait le citadin pour bouffer en cas de pépin ? Il paye plus cher, ce qu'il peut en général se permettre de faire.
    Evidemment tout dépend de ce que vous appelez un "pépin". S'il s'agit de la troisième guerre mondiale suivie d'une occupation de plusieurs années qui nous renvoie économiquement au 19ème siècle (ou en deçà) alors peut-être qu'effectivement le rat des champs aura la vie plus belle que le rat des villes.
    Mais d'ici là le rat des champs aura dû lui aussi renoncer à tout un tas de choses fournies par les rats des villes et qui, aujourd'hui, sont quasiment devenues un besoin pour lui.
    La paysan qui est capable de se contenter de ce que lui fournit son lopin de terre pour vivre, c'est finit depuis bien longtemps.

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  16. Nicéphore Baltringue27 juin 2011 à 15:21

    Et non, encore raté, je ne suis pas fonctionnaire, mais petit commerçant dans un petit centre-ville. C'est mieux comme ça, je suis plus crédible ?
    Blague à part, vous m'avez percé à jour... en vérité je suis prof, ce qui suffit en effet à frapper de nullité l'ensemble de mes discours. J'imagine qu'il n'y a que les non fonctionnaires qui connaissent bien la réalité du fonctionnariat, ou bien qu'un fonctionnaire qui répond dans un blog ne cherche qu'à défendre ses droits acquis, des fois qu'un président de la République ou que le ministre de la fonction publique viendraient à y surfer pour y prendre des idées. Ouf, j'ai allumé un contre-feu !

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  17. Tout le monde a l'air d'avoir tout compris.
    Résultat : baston générale ici aussi.
    Vous devez être content, Didier Goux !

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  18. Nicéphore :

    "Où avez-vous pris que les fonctionnaires avaient la sécurité du logement ?"

    Dans la réalité.

    Si vous voulez vous loger dans le secteur privé, le fait d'être fonctionnaire vous donne un ticket de priorité auprès des bailleurs.

    Si vous préférez le public, de nombreux corporations fonctionnariales pistonnent leurs membres pour l'accès aux HLM, voire en construisent spécialement pour eux.

    Sans oublier les nombreux logements de fonction... particulièrement chez les membres de l'Education nationale.

    Quant aux exemples que j'ai pris : il y en a des milliers comme cela. Lisez les publications de l'IFRAP, le Cri du contribuable, etc.

    Le cas de le Duigou est particulièrement répugnant, révélateur et scandaleux. Le plus révélateur étant sans doute que cela n'a fait que trois ou quatre lignes dans les journaux. Alors que ça aurait dû faire les gros titres.

    Si la France était un pays libre et que les gens avaient le sens des responsabilités, on n'aurait dû parler que de ça pendant des semaines.

    Ca ne vous choque pas, que l'un des hommes les plus puissants du pays, qui s'est battu avec succès pour que les fonctionnaires conservent leur scandaleux privilège d'une retraite à 90 % de leur dernier salaire, bénéficie lui-même de ce privilège peu après, assis sur un salaire positivement énorme, indexé sur un poste de complaisance qui lui a été attribué quelques mois avant sa retraite, sans nul doute sur ordre du gouvernement ?

    A ce niveau-là, ce n'est pas un "exemple". C'est une éclatante illustration de la façon dont fonctionne la mafia qui tient la France depuis la Libération. C'est un bref éclairage sur le mécanisme de la corruption qui gangrène le pays.

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  19. "J'imagine qu'un fonctionnaire qui répond dans un blog ne cherche qu'à défendre ses droits acquis." (Nicéphore)

    C'est en effet ce que j'ai toujours constaté. Avec un certain étonnement. Je n'ai jamais, absolument jamais, vu un fonctionnaire commenter sur un blog pour critiquer le fonctionnariat lui-même.

    Je serais ravi que vous soyiez le premier à démentir mon constat.

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  20. Mildred :
    Baston générale ? Comme vous-y allez ! Ca reste encore gentil je trouve, à côté des insultes et autres menaces de mort qui volent chez Fromage.
    Mais on y arrivera peut-être.

    Marchenoir :
    Je ne connaissais pas le cas de le Duigou. C'est énorme.
    A propos, j'aimerais bien que le gouvernement nous donne les chiffres des "économies" censées être générées par la réforme des régimes de retraite des cheminots.
    Bizarrement on ne les trouve nulle part.

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  21. Je comprends d'autant mieux l'erreur de Mildred que les styles de DG et RM sont étonnamment proches dans le début du billet, jusqu'aux verbatim de la baston.

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  22. Mildred : où ça, baston générale ?

    Pour l'instant, personne n'a dit "connard".

    Je n'ai même pas entendu un "prout".

    Non, non, tout cela est fort civilisé...

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  23. Nicéphore Baltringue27 juin 2011 à 16:53

    Robert Marchenoir :

    Bon, ce Duigou est une crapule, d'accord, mais pourquoi voulez-vous absolument que j'en sois une aussi, sous prétexte que mes 2000 euros mensuels me sont versés par le même Etat ? Je vous assure que je n'ai rien à voir avec ce type, dont j'ignorais tout et qui ne m'a jamais fait de clin d'oeil en me félicitant d'appartenir à la même mafia que lui. Encore une fois, cette situation n'est évidemment pas représentative de la fonction publique.
    Quant au logement de fonction dans l'Education nationale, je crois que vous plaisantez. C'est pour les proviseurs, proviseurs adjoints, etc.(jamais les enseignants), qui ont bien des défauts, j'en conviens, mais qui sont contraints de passer beaucoup plus que 35 h sur leur lieu de travail, et doivent même y assurer une permanence. Bref ce n'est pas un privilège, mais une contrainte. Tout ceci est anecdotique, mais témoigne clairement d'une information biaisée. Comme enseignant je vous assure que j'ai toujours payé mes loyers, et au prix normal, et je n'ai jamais eu droit aux HLM (c'est normal, d'ailleurs).
    Quand même, il y a là quelque chose d'extraordinaire : si la situation des fonctionnaires était si mirobolante, vous ne devriez pas être obligé de leur inventer de tels privilèges !

    Et sur le fond, je maintiens que beaucoup de ces fonctionnaires sont hommes et femmes de devoir.

    Bien à vous.

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  24. Nicéphore Baltringue27 juin 2011 à 17:10

    Robert :

    "Je n'ai jamais, absolument jamais, vu un fonctionnaire commenter sur un blog pour critiquer le fonctionnariat lui-même.

    Je serais ravi que vous soyiez le premier à démentir mon constat."

    C'est déjà fait, je ne rechigne pas à considérer qu'il y a trop de fonctionnaires, et très mal répartis. Mais si les fonctionnaires se défendent, est-ce par esprit de caste, et pour défendre des privilèges qu'on leur invente ? C'est peut-être surtout parce qu'ils sont très attaqués, et parfois absurdement, ce qui tend à les unir malgré leurs différences. Moi par exemple, je ne suis pas vraiment un "homme de gauche" et politiquement, en salle des profs, j'appartiens à une autre espèce,un peu étrange, mais je défendrai toujours les enseignants, en tout cas tant qu'on leur reprochera des avantages imaginaires. Et puis, des gens aussi universellement détestés ne peuvent pas être complètement mauvais, non ?

    pour les autres : et toujours pas d'insultes ! Le blog de Didier Goux est décidément de haute tenue.

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  25. Moi, mon père et ma mère ont été fonctionnaires toutes leurs vie (et le sont encore, bien qu'en retraite). Donc, je me fais tout petit, en espérant qu'on m'oubliera…

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  26. dom,
    Merci ! Grâce à vous je vais peut-être paraître un peu moins nunuche.
    Ce que vous dites est tout à fait vrai. Il serait intéressant de savoir qui copie qui ?

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  27. "Si les fonctionnaires se défendent, est-ce par esprit de caste, et pour défendre des privilèges qu'on leur invente ? C'est peut-être surtout parce qu'ils sont très attaqués, et parfois absurdement."

    Non, et je vous le prouve : les pompiers sont adorés. Ce sont pourtant des fonctionnaires, car soit militaires, soit bénévoles (mais leur matériel et leurs locaux sont payés par la collectivité).

    Cela tient donc bel et bien à la façon dont le système est agencé, et à la façon dont les fonctionnaires s'acquittent de leur tâche.

    Les citoyens savent faire la différence.

    De même, le discrédit dont souffrent les fonctionnaires n'a pas toujours existé. Il est contemporain, en gros, de l'explosion de leur nombre, et donc de l'emballement du système, qui a cessé d'être au service des citoyens pour ne servir que lui-même.

    Prenons justement l'exemple des professeurs. Il fut un temps où, justement, ils étaient très respectés. Aujourd'hui, c'est, globalement, le contraire.

    Qu'est-ce qui a changé entretemps ? Eh bien, l'Education nationale a décidé de cesser de transmettre le savoir. Les Français l'ont compris. On leur demande de payer une école qui n'instruit plus leurs enfants, et qui les déséduque. Ils ne sont pas contents. C'est normal.

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  28. "Ce Duigou est une crapule, d'accord, mais pourquoi voulez-vous absolument que j'en sois une aussi ?"

    Mais je ne veux rien du tout. Je n'ai jamais rien dit de tel.

    Vous venez de tomber dans le panneau qui rend impossible toute critique fructueuse de la fonction publique. Dès qu'un fonctionnaire entend qu'on la critique, il prend cela pour lui personnellement.

    Ne pouvez-vous concevoir qu'on critique un système, sans pour autant préjuger des mérites des individus qui le composent ?

    Ne voyez-vous pas que ce sont précisément ceux des fonctionnaires qui entretiennent ce type de réflexes qui justifient, en retour, la mise en cause de leur responsabilité personnelle ?

    Si la plupart des fonctionnaires donnent l'impression, justifiée, qu'ils se sentent personnellement insultés à la moindre critique adressée à leur institution, alors il devient légitime, pour les citoyens, d'étendre à ses membres les reproches qu'ils font au système.

    Je vous ferai remarquer que c'est exactement le même phénomène que l'on constate avec les immigrés musulmans.

    Le musulman va vous dire : vous faites des zamalgams, yannadébien, les racailles sont une minuscule minorité, les islamistes n'en parlons pas, ce n'est pas le véritable islam, etc.

    Mais, quand vous allez voter une loi interdisant la burqa, qui n'est portée que par trois extrémistes et demi s'il faut en croire les modérés, ces mêmes modérés vont vous dire : c'est un scandale ! vous stigmatisez les musulmans !

    Donc, que chacun prenne ses responsabilités.

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  29. "Cette situation (celle de le Duigou) n'est évidemment pas représentative de la fonction publique."

    Justement si.

    Le Duigou n'est pas une exception. Ce n'est pas quelqu'un de beaucoup plus malhonnête que tous ses collègues, qui aurait détourné un système par ailleurs sain.

    C'est quelqu'un qui a été produit par le système. Il est son artisan et son enfant. Si l'Etat a intérêt à filer une rente énorme à vie à un ancien chef syndicaliste, à quoi est-ce dû, à votre avis ?

    A des services rendus, naturellement. Le Duigou a accepté de laisser passer l'essentiel de telle réforme de Sarkozy. Il n'a pas trop foutu la merde sous forme de grèves à tel ou tel moment stratégique pour le gouvernement. Etc.

    Surtout, de façon générale, le Duigou est le représentant d'un système où les fonctionnaires garantissent les postes des politiques, qui eux-mêmes garantissent les postes des fonctionnaires. Les deux catégories sont d'accord pour se payer sur la bête (le citoyen). Elles font semblant de jouer à la lutte des classes, mais c'est du théâtre.

    C'est pour cela que le système est verrouillé.

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  30. "Des privilèges qu'on leur invente."

    On ne leur invente rien du tout. Vous me dites : les logements de fonction existent bel et bien, mais moi je n'en profite pas. Ah, OK. Donc les privilèges des fonctionnaires existent. C'est simplement que celui-là en particulier, vous personnellement vous n'en bénéficiez pas.

    On peut parler en général, s'il vous plaît ? Parce que s'il faut passer en revue les moindres détails de votre situation personnelle, puis les moindres détails de de la situation personnelle de chacun des millions et des millions de gens émargeant au budget de l'Etat, on aura efficacement étouffé dans l'oeuf toute possibilité de parler du sujet.

    Le premier privilège, naturellement, tenant dans ce simple chiffre : 56 % du de la richesse produite en France est détournée par l'Etat pour servir ses obligés (fonctionnaires et allocataires).

    Rien ne peut justifier un tel pourcentage. C'est forcément du gaspillage. C'est forcément du socialisme. C'est forcément de la corruption. C'est forcément du vol à main armée de tous ceux qui travaillent pour payer cette dépense publique non consentie.

    Après, on peut rentrer dans les détails et dérouler le catalogue des scandales, dont la diversité est infinie. Des organismes comme l'IFRAP font ça très bien.

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  31. Nicéphore Baltringue27 juin 2011 à 19:19

    Robert Marchenoir, vous répondez à côté. C'est vous qui parlez "des" fonctionnaires en général, sur la base de quelques exemples, moi je me borne à vous dire qu'il ne faut pas faire d'amalgames. Evidemment, je sais bien que ce dernier mot est piégé, mais enfin, à vous de me prouver que la majorité, ou même une forte minorité de fonctionnaires se comportent comme des voleurs, ou le sont statutairement (cela aussi, vous l'avez dit). L'exemple de Digou ne prouve rien. les fonctionnaires défendent leurs privilèges, c'est entendu, mais exactement comme tout le monde. S'il m'arrive de leur reprocher leur réflexe corporatiste, alors qu'ils devraient être plus sensibles à l'intérêt général, il ne me viendrait pas à l'esprit de le leur reprocher à eux seuls, comme s'ils étaient les seuls à le faire. Enfin, ce ne sont pas les enseignants qui ont détruit l'Education nationale, mais les pédagos (que les enseignants détestent, croyez-moi) et le laxisme généralisé, qui n'est en rien l'apanage de la gauche, soit dit en passant (voir les réformettes stupides prises en ce moment à propos des "sanctions"). Ajoutons la massification de l'enseignement, le bac pour tous, etc., autant de mesures qui n'ont pas été décidées par les enseignants. Les profs, eux, dans l'ensemble, veulent travailler. Finkielkraut dit tout cela très bien, et je ne l'ai jamais vu s'attaquer aux enseignants. Les syndicats, oui, sont à fond dans la magouille, mais ils ne représentent pas non plus les enseignants, qui ne profitent en rien du merdier généralisé dans l'éduc. nat. ! Bref, et au risque de me répéter, pas d'amalgame. Attaquer l'institution est une chose, traiter les fonctionnaires de voleurs en est une autre.

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  32. Robert, je ne sais pas pourquoi vous ne tenez pas votre propre blog.

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  33. Parler des fonctionnaires en général, c'est absurde.
    Les "privilèges" du jardinier municipal lui évitent tout juste d'aller pointer aux restaus du coeur. Et encore, pas sûr.
    Alors que les privilèges des hauts fonctionnaires du Trésor-Finances nous laisseraient tout pantois si nous les connaissions.
    Mais toutefois en rien comparables avec les salaires des grands dirigeants du privé, finalement payés indirectement avec nos sous.
    Et puis, je crois que toujours prendre le prof comme exemple de fonctionnaire est peu pertinent. Certes, il a une CERTAINE sûreté de l'emploi, sur le papier. Mais être nommé à 1000 kms de sa famille n'est pas toujours souhaité. Peu apprécient. Et il faut PLAIRE, ce qui est contraire à la sécurité de l'emploi.
    Mais ce qui arrive va de toute façon remédier à ce surprenant et exorbitant privilège qu'est la sécurité de l'emploi. Comme aux Finances, avec le salaire au mérite.

    Ce qui ne retire rien au suivisme suicidaire des professeurs, sous des habits de rebelles.
    Mais c'est une autre histoire.

    Il n'y a pas de guerre ici, mais maintenant, il va y en avoir une, car Nicolas va se pointer. On parie ?

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  34. Ouf, j'ai vu qu'il est déjà en guerre ailleurs.

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  35. Nicéphore Baltringue27 juin 2011 à 20:57

    Mais enfin, Robert, vous n'écoutez pas ? Il n'y a pas de logement de fonction dans l'Education nationale, il y a une obligation d'être sur place pour quelques responsables très peu nombreux. Ce que vous appelez un privilège est une contrainte, et les 800000 enseignants et assimilés n'en profitent pas, heureusement pour eux (il ne s'agit donc pas de mon modeste cas). Il arrive un moment où l'on doit lâcher le morceau, non ? Vous avez là la preuve absolue et définitive qu'une partie au moins de vos idées sur la fonction publique relève du fantasme.
    Prière d'enregistrer l'info, ou allez vérifier par vous-même, mais inutile de répéter le discours en boucle.

    "Le premier privilège, naturellement, tenant dans ce simple chiffre : 56 % du de la richesse produite en France est détournée par l'Etat pour servir ses obligés (fonctionnaires et allocataires)."

    Ainsi, être payé pour son travail est un privilège. Bravo ! vous mélangez tout.
    Joli aussi, le tour de passe-passe qui consiste à assimiler fonctionnaires et allocataires. On est en pleine mauvaise foi.
    D'autre part, les fonctionnaires ne sont pas les obligés de l'Etat, c'est encore une erreur grossière. Les obligés, ce sont les fonctionnaires territoriaux, et ils ne sont pas aux ordres de l'Etat mais des collectivités locales, mairies, etc. Eux ont intérêt à suivre le bon chemin, tandis que les enseignants jouissent d'une liberté dont vous n'avez pas idée dans leur classe, à condition de ne pas passer de film sur l'IVG (exemple récent et scandaleux, mais rare). Il y a bien entendu un devoir de réserve, ou plutôt de retenue, que quelques professeurs bafouent, c'est vrai, mais en dehors de la classe la liberté est totale, beaucoup plus que pour bien des commerçants ou chefs d'entreprise qui sont à la merci des politiques, sans parler des employés du "privé". Eh oui, c'est aussi ça la fonction publique : la liberté !
    Bref, je crois qu'il faut revoir une partie de vos idées sur la chose, votre critique n'en sera que plus efficace.
    Au passage, l'argument de carine est assez bon : le fonctionnaire n'a pas toute latitude pour choisir son affectation, loin de là. Il faut en tirer la leçon, et admettre que la sécurité de l'emploi n'est que la compensation de contraintes et de charges particulières, pas du tout un odieux privilège. Est-ce si difficile à comprendre ? Alors vous pourrez toujours citer Dugou, Ducon et Duchmol, qui profitent à mort du système, cela ne change rien, parce que généraliser n'est pas toujours logiquement légitime.
    Et pour finir, je vous dirais que la fonction publique n'est rien d'autre pour moi que le moyen d'assumer un mode de vie et de penser aristocratique, loin des ambitions mesquines, de la course au fric, de l'égoisme et des compromissions. Croyez-le ou non, mais être fonctionnaire, pour moi, est un honneur.

    Et arrêtez de penser que c'est vous qui me permettez de vivre, vous et vos impôts (comme si je n'en payais pas !). Si ça se trouve je travaille beaucoup plus que vous.

    Bon, je vous laisse car demain je suis de corvée de Bac. Vous pouvez répondre et avoir le dernier mot bien sûr. Peut-être aura-t-on l'occasion de se retrouver sur un autre sujet, et ainsi poursuivre cette agréable conversation.

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  36. OpenDns, un système de filtrage de sites Web, m'a bloqué l'accès au site où édite votre "fameux" Robert Marchenoir. Il m'a indiqué : "Adult Themes" A la fois, j'avais comme un mauvais pressentiment ! Je savais que c'était pas de mon âge.

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  37. Je sens que Robert doit être en train de disposer ses batteries, et je m’en voudrais d’amoindrir l’effet de la canonnade qui va suivre, aussi juste une ou deux remarques :

    Nicéphore, vous dites :
    « Eh oui, c'est aussi ça la fonction publique : la liberté ! ». Est-ce que vous vous rendez compte de l’avantage incroyable (ne parlons de privilège pour ne pas agiter le chiffon rouge) que représente cette liberté ?
    C’est ça le problème avec les enseignants (enfin tous ceux avec lesquels il m’arrive de discuter, pas d’amalgame, hein ?), ils ne se rendent tout simplement pas compte de la somme incroyable d’avantages non salariaux dont ils bénéficient. Enumérons très rapidement et de manière non exhaustive :

    - Pas de hiérarchie sur le dos toute la journée. En fait pour ainsi dire pas de hiérarchie.
    - Pas d’obligation de résultat.
    - Peu d’heures de présence sur le lieu de travail.
    - Très grande liberté pour organiser son travail comme on le souhaite.
    - Peu de contacts avec les collègues, dont on n’est de toute façons pas dépendant pour faire son travail.
    - Sécurité de l’emploi.
    - Pas d’adultes à commander.
    - Pas de responsabilité financière.
    - Salaire fixe.
    - 15 semaines de congés payés (je compte à la louche).
    - Temps de travail annuel inférieur à 35h par semaine (j’ai fait le compte - tout compris - avec une amie prof, d’extrême gauche, et sur ses propres indications. Elle était toute surprise du résultat).
    - La Camif...non, je plaisante.

    Et j’en oublie sûrement. Alors je sais bien que le métier est en train de devenir de plus en plus difficile, que dans certaines ZEP on risque pratiquement sa peau, etc.(oui, oui Carine, nous sommes d’accord là-dessus). Mais je parle là des avantages liés à la fonction d’enseignant (en France), des avantages structurels qui existaient bien avant que les conditions de travail se dégradent.
    Est-ce que vous vous rendez compte de la manière dont apparait, tout fait objectivement, votre profession à un salarié du privé lambda ? Si en plus le salarié en question a des mômes à l’école, qui sont avec des enseignants qui profitent de la fameuse liberté pédagogique dont vous parlez pour faire du hobby teaching, ou pour diffuser leur idées politiques (inutile de dire de quelle couleur), mais il devient enragé.
    Et les profs s’étonnent d’être mal aimés et qu’on leur reproche leurs privilèges, pardon, avantages...
    A propos de privilèges d’ailleurs, vous dites :
    « Et pour finir, je vous dirais que la fonction publique n'est rien d'autre pour moi que le moyen d'assumer un mode de vie et de penser aristocratique, loin des ambitions mesquines, de la course au fric, de l'égoisme et des compromissions. »
    Vous nous apprenez donc que les Français, qui aiment tant l’égalité et qui parait-il ont fait une révolution en 1789, entretiennent une classe aristocratique de 5,3 millions de personne. Je suis sûr qu’en proportion il n’y en avait pas tant sous l’Ancien Régime.
    Soyons sérieux, avec de tels arguments pour la défendre la fonction publique n’a plus besoin de détracteurs. Je crois que même Robert Marchenoir n’aurait pas osé faire une comparaison pareille.

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  38. Non, Aristide, je ne me donnerai pas la peine de réfuter point par point le confusionnisme de Nicéphore. Ces arguments qui n'en sont pas ont été démontés mille fois, par moi et par d'autres. Il y a trop d'absurdités.

    Nicéphore ne voit même pas de quoi je parle. Il me montre sa feuille de salaire du mois, alors que je lui cause de philosophie politique. On ne peut pas vider la mer avec une petite cuillère.

    Enfin, Nicéphore, vous ne pourrez pas nier le fait que je me suis efforcé de rendre cette amorce de débat la moins polémique et la moins déplaisante possible pour vous, en l'abordant de la façon la plus générale qui soit.

    Tandis que vous, vous vous obstinez à m'attirer sur le terrain de votre cas personnel, de vos valeurs, de vos motivations, des profs comme vous, de l'Education nationale... Comme s'il n'y avait que l'Educ' nat' au budget de l'Etat !...

    On jurerait que vous faites tout pour m'amener à vous mettre en cause personnellement, ce qui vous permettrait ensuite de vous estimer insulté et de justifier votre sentiment de persécution.

    Puis de vous réfugier sur votre Aventin "aristocratique".

    Je ne me laisserai pas attirer dans ce piège.

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  39. Un mot tout de même, puisque vous faites une fixette sur les logements de fonction de l'Education nationale, en m'accusant à demi-mot de mensonge sur le sujet, et que vous en tirez "la preuve absolue et définitive qu'une partie au moins de mes idées sur la fonction publique relève du fantasme".

    C'est la bonne vieille technique des débatteurs de mauvaise foi qui prétendent qu'il n'y a pas d'éléphant dans le salon, puisque celui qui a signalé sa présence lui a vu un poil de cul noir sur la fesse gauche, alors qu'en réalité le poil de cul est marron foncé.

    Il y a, ou il n'y a pas de logements de fonction dans l'Education nationale ? Deux réponses possibles seulement : oui ou non. Merci de ne pas noyer le poisson.

    Je rappelle la définition d'un logement de fonction : logement mis gratuitement à la disposition d'une personne par son employeur.

    La question de savoir si le logé mérite un peu, beaucoup ou pas du tout son logement de fonction n'a rien à voir dans le débat.

    Vous dites :

    "Quant au logement de fonction dans l'Education nationale, je crois que vous plaisantez. C'est pour les proviseurs, proviseurs adjoints, etc. (jamais les enseignants)..."

    [Ah. Donc, ça existe ? Les logements de fonction de l'Education nationale existent bien ? Et d'ailleurs, ils sont destinés aux proviseurs ?]

    "... qui ont bien des défauts, j'en conviens, mais qui sont contraints de passer beaucoup plus que 35 h sur leur lieu de travail, et doivent même y assurer une permanence."

    [Oui oui oui, d'accord. Donc vous nous dites que les proviseurs méritent ces logements de fonction, donc ces logements de fonction existent bien, nous sommes bien d'accord ?]

    "Bref ce n'est pas un privilège, mais une contrainte."

    [Ah oui d'accord. Ce ne sont pas des logements gratuits, ce sont des contraintes. La prochaine fois que j'aurai besoin d'un appart', j'irai dans une agence immobilière, et je demanderai "une contrainte".]

    Mais à part ça, ce sont mes idées sur la fonction publique -- et vous en avez la preuve absolue et définitive, qui relèvent du fantasme.

    Pourquoi ai-je la vague impression que vous vous payez légèrement notre fiole ?

    Pourquoi pensez-vous que tant de gens ordinaires sont de plus en plus remontés contre les fonctionnaires ? Vous êtes-vous jamais posé la question ? Vous êtes vous jamais dit que les fonctionnaires eux-mêmes pouvaient, peut-être, très éventuellement, y être vaguement pour quelque chose ?

    Ou pensez-vous qu'il y a, dans ce pays, quarante millions d'abrutis atteints d'un racisme anti-fonctionnaires tout à fait irrationnel, parce que, voilà, ils haïssent les fonctionnaires comme ils pourraient haïr les nains de jardin, ou la raie au beurre noir ?

    Donc, si j'en crois vos écrits eux-mêmes, le poil de cul sur la fesse gauche de l'éléphant est bien noir. Veuillez noter que s'il avait été marron foncé, il y aurait toujours eu un éléphant au bout.

    Je vous ferais également remarquer que même si l'éléphant allait toutes les semaines se faire faire une épilation à la brésilienne chez l'esthéticienne, il n'en demeurerait pas moins qu' il y a un putain d'éléphant de merde dans mon salon qui chie partout du matin au soir.

    Alors ne commencez pas à me parler de fantasme, hein.

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  40. Denis :

    "OpenDns, un système de filtrage de sites Web, m'a bloqué l'accès au site où édite votre "fameux" Robert Marchenoir."

    Je serais curieux de savoir quel est ce site. Je "n'édite" nulle part, hormis, de temps à autre, ici.

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  41. Nicéphore Baltringue28 juin 2011 à 00:02

    Aristide, vous transformez mes propos pour leur faire dire autre chose, j'en ai peur.
    Votre liste d'avantages du métier d'enseignant n'est pas tout à fait fausse, mais elle est tout à fait trompeuse. Oui, un prof fait rarement 35 h par semaine, mais est-ce que ce mode de calcul a le moindre sens ? Croyez-vous que tous les métiers se valent en termes de fatigue nerveuse, notamment, et qu'on peut décompter les heures des uns et des autres de façon homogène ? Croyez-vous qu'un comédien de théatre pourrait jouer huit heures par jour, cinq jours sur sept ? Soyons sérieux, il y a là encore une méconnaissance complète de la réalité du métier.
    Pas d'adultes à commander, dites-vous, en présentant la chose comme un avantage. Mais "gérer" 30 gamins et les pousser à s'intéresser un peu à ce que vous racontez, c'est autrement difficile.
    Pas d'obligation de résultat ? Mais si vous êtes nul, croyez-vous que les gosses vous félicitent ? Ils vous font plutôt vivre l'enfer, et je connais des collègues qui souffrent le martyre, simplement parce qu'ils n'ont pas le minimum d'aura qui convient. S'il y a bien un métier exigeant c'est celui-là.
    Pour le reste vous n'avez pas tort.
    Je vois que c'est le mot "aristocrate" qui vous fait tiquer, encore que je subodore une petite entourloupe de votre part, comme une tentative de récupération à des fins purement rhétoriques. Je vous rappelle que le but de mon intervention était de montrer la noblesse du fonctionnariat, malgré tout le mal qu'on aime en dire. Oui, c'est un honneur de servir librement la société, d'essayer d'être utile plutôt que de chercher à faire du fric. Et au fait : cette aritocratie du service, cet idéal de la Fonction publique, c'est plutôt l'invention de la République, alors inutile de nous jouer le refrain de la Révolution. Vous croyez sincèrement que la France entière se tue au travail pour engraisser 5 millions de profiteurs ? Vous pensez vraiment convaincre quelqu'un d'une chose pareille ? Alors permettez moi d'insister en essayant d'être plus clair : apprenez qu'il y a des hommes qui ont fait le choix du fonctionnariat et en particulier de l'enseignement, non par esprit de lucre (ça on s'en doute quand même, vous n'allez pas le contester)ni pour glander à longueur de temps en méprisant le bas peuple, mais par idéal. C'est tout ce que je voulais dire. En gros c'est une question de choix. je ne méprise pas le jeune plombier qui fonde son entreprise, qui bosse dur pour gagner plein d'argent. Tant mieux si c'est l'argent qui l'intéresse, mais quant à moi je préfère essayer de faire réfléchir les jeunes esprits (et non pas leur laver le cerveau). Je trouve ça plus important, et j'aggrave mon cas : plus noble. Si en plus il me reste du temps pour lire et écrire, ce qui fait aussi partie de mon métier d'ailleurs, à titre de formation permanente, qui cela peut-il gêner ?
    Je crois que le ressort fondamental de cette haine du prof, qu'il ne faut pas surestimer du reste, tient à une sorte de jalousie. Je sais que ça sonne un peu psychanalyse à trois sous, mais votre mot, Aristide, fait furieusement penser à ça.
    De la jalousie peut-être, et en tout cas une sérieuse méconnaissance des réalités. Il serait vraiment utile de juger sur pièce au lieu de rabâcher quelques préjugés.
    Bon, maintenant il faut vraiment que j'aille me coucher. Merci pour la conversation.

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  42. Jalousie envers les profs ? V'là autre chose !

    Ca me rappelle les ruraux du fil de Fromage Plus : eux aussi, ils assuraient que ceux qui avaient des opinions différentes des leurs étaient motivés par la jalousie !

    Que les jeunes se précipitent vers le fonctionnariat, OK. Mais vers le professorat ? Moi, les échos que j'en ai, ce sont plutôt les profs qui fuient l'enseignement !

    Je crois que tout le monde a compris maintenant que le métier de prof tend à devenir impossible.

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  43. Nicéphore Baltringue28 juin 2011 à 00:24

    Aïe, j'avais préparé une super réponse, mais j'ai fait une fausse manoeuvre.
    Je vais donc me coucher tout frustré, et je vous laisse, Robert, le dernier mot.

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  44. Pfiou ! 43 commentaires et pas des moindres ! Ça valait la peine…

    Pour ma part, je me contenterai juste de faire remarquer à Monsieur Marchenoir, qu'on ne doit pas parler de “raie au beurre noir”, mais bien de “raie au beurre issu de la diversité”, voire, s'il s'agit d'un beurre rance qui rend malade, de « raie au beurre “jeune” », sans oublier les guillemets au dernier mot.

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  45. Carine,
    Fausse alerte !
    Finalement Nicolas a préféré s'abstenir.
    Fera mieux la prochaine fois.

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  46. Je pense que Nicolas confond deux choses qui n'ont rien à voir:

    Il constate que les pédagogues sont mal aimés par la population, ce qui est assez vrai, pour en déduire qu'ils sont des boucs-émissaires, qu'il est convenu de les critiquer, ce qui est rigoureusement inexact. Ce sont au contraire des vaches sacrés, c'est quasiment un blasphème que de les critiquer au cas par cas où en groupe, d 'examiner la qualité de leur travail, etc.

    Une critique, le plus petite critique? On les égorge, on les assassine.
    Or, c'est ça, la responsabilité: être en permanence sous le feu de la critique (justifiée ou injustifiée, modérée où non) et d'être tout le temps sur la scelette.
    Petite anecdote personnelle; j'ai été agent immobillier pendant quelques années, et deux fois par ans, notre chambre syndicale (la FNAIM) que nous payions avec nos cotisations) nous convoquait à ses assemblées, et pendant une après-midi, nous en prenions plein la gueule, et toutes les critiques du public étaient énumérés, et nous étions traités de moins que rien.

    Autre anecdote: une fois par an, un notaire voit débouler dans son étude deux confrères qui épluchent le moindre de ses dossiers, qui font un rapport à la chambre, laquelle lui somme par courrier de modifier telle ou telle chose, la sanction suprème pouvant être rien d'autre qu'une radiation.

    Les restaurateurs sont suspectés par avance, quand on baisse leur TVA, de ne pas faire un bon usage de la manne, et tranquilement, on demande à des millions de consommateurs de les fliquer, de controler leurs cartes, de les sommer de prouver qu'ils ont bien baissé leurs prix, etc... Que croyez-vous qu'ils ont fait? Ils ne se sont pas roulés par terre comme des irresponsables, ils se sont fliqués entre eux, engueulés en interne les mauvais joueurs, etc...
    Certaines des critiques à l'endroit des profs sont injustifiés? Et alors? C'est le jeu.
    Moi, je pense que tous les problèmes de l'école viennent de là. Pas des structures, des théoriciens de la rue de Grenelle, mais des profs eux-même, de leur mentalité de mineurs, d'irresponsables incapables de faire face au jeu naturel des critiques, celui auquel on est soumis dans le monde des adultes.

    Comme penser, ça consiste à généraliser, généralisons: S'il y a des cons partout, cette corporation est exceptionnelement conne. Tous les commerciaux vous le diront. Quand vous avez affaire à un prof, au moins une fois sur deux, par sa connerie, vous le savez avant même qu'il ait dit ce qu'il fait dans la vie (et d'ailleurs, autre particularité des profs et autre preuve de leurs conneries, ils vont trouver un pretexte pour vous le dire au bout de dix minutes en croyant vous impressionner où marquer une distance).

    La vérité, c'est que publiquement, les profs sont beaucoup moins critiqués que les chauffeurs de taxi (ces beaufs) les garagistes, les agents immobilers et les notaires (ces voleurs) les gérants de supermarché, les traders, qui en prennent tous plein la gueule à longueur de journée sans que jamais ils en prennent prétexte pour s'auto-admirer, dresser leur propre statue de martyrs, et faire du chantage au suicide.
    Le nombre de dépression chez les profs s'expliquent comme ça: ils attendent de la reconnaissance. Dans le monde des adultes, on attend pas de la reconnaissance de ses clients. C'est infantile. On cherche à leur plaire le plus possible, et quand on est mal-aimé, on s'en prend à soi-même.

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  47. Nicéphore,

    Je passe sur vos attaques personnelles. Comme vous le dites vous-même, c’est à trois sous.
    Vous m’accusez de parler sans savoir et de rabâcher des préjugés. Très bien. Examinons.

    - Vous dites :
    « Oui, un prof fait rarement 35 h par semaine, mais est-ce que ce mode de calcul a le moindre sens ? Croyez-vous que tous les métiers se valent en termes de fatigue nerveuse, notamment, et qu'on peut décompter les heures des uns et des autres de façon homogène ? Croyez-vous qu'un comédien de théatre pourrait jouer huit heures par jour, cinq jours sur sept ? »
    Vous ne m’avez pas lu attentivement. J’ai bien dit 35h « tout compris ». Donc y compris les temps de préparation, de correction, de réunion, etc. Je n’ignore pas, figurez-vous, qu’il n’est guère possible de passer huit heures par jour cinq jours sur sept devant les élèves. Qui sait ? peut-être que j’ai une meilleure connaissance du métier d’enseignant que vous le croyez.

    - Vous dites :
    « Pas d'adultes à commander, dites-vous, en présentant la chose comme un avantage. Mais "gérer" 30 gamins et les pousser à s'intéresser un peu à ce que vous racontez, c'est autrement difficile. »
    Vous pensez sérieusement qu’il est plus difficile de se faire obéir de 30 enfants que de 30 adultes ? J’ai bien dit « commander », pas « gérer » ou « intéresser ». Et avant que vous n’éleviez une objection je parle de manière générale, en excluant donc les cas particuliers où vous avez en face de vous trente caïds de cité qui font 1,85 m et chaussent du 45.
    Vraiment ? Plus difficile de se faire obéir de trente enfants de dix ans que de trente éboueurs ou trente ouvriers ?
    Nicéphore, vous confirmez par vos dires que vous n’avez aucune idée de ce que c’est que commander des adultes.

    - Vous dites :
    « Pas d'obligation de résultat ? Mais si vous êtes nul, croyez-vous que les gosses vous félicitent ? Ils vous font plutôt vivre l'enfer, et je connais des collègues qui souffrent le martyre, simplement parce qu'ils n'ont pas le minimum d'aura qui convient. S'il y a bien un métier exigeant c'est celui-là. »
    Je vous parle obligation objective de résultats, avec sanctions à la clef - si vous ne terminez pas ce dossier à temps vous n’aurez pas de promotion ; si vous ne faites pas signer tant de police d’assurance par mois vous irez numéroter les pavés ; si on ne décroche pas ce contrat la boîte va fermer - et vous me parlez difficulté à s’imposer auprès des élèves.
    Par ailleurs seriez-vous prêt à soutenir sérieusement qu’il existe un rapport direct, nécessaire, entre le fait de faire consciencieusement son boulot de prof - préparer sérieusement ses cours, etc. - et le fait de parvenir à tenir sa classe ? Seriez vous prêt à soutenir sérieusement que les profs consciencieux ne sont jamais bordélisés et que les profs démagos le sont toujours, ou même simplement la plupart du temps ?
    Vous confirmez donc que vous n’avez aucune idée de ce qu’est une obligation de résultat pour un salarié.

    - Concernant votre défense de « l’aristocratie » et de la « noblesse » du fonctionnariat, vous ne m’avez pas compris. Toute votre tirade est hors sujet. J’essayais simplement de vous dire que de tels arguments sont désastreux vis-à-vis de l’opinion publique et que vous vous tirez une balle dans le pied, et même une balle dans chaque pied.
    Nous vivons en démocratie, Nicéphore, et que vous le vouliez ou non les fonctionnaires dépendent entièrement de Monsieur et Madame Dugenou pour leur existence. Si vous commencez à expliquer à Monsieur et Madame Dugenou qu’ils entretiennent avec leur impôts une caste d’aristocrates qui se vantent de faire ce qu’ils veulent dans leurs classes et d’avoir du temps - payé - pour lire et écrire, vous devriez craindre qu’ils se rappellent un jour qu’ils ont coupé la tête de vos « ancêtres ».

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  48. Tout ce que vous avez dit a, hélas, confirmé entièrement ce que je disais dans mon premier message : la plupart des enseignants n’ont aucune idée de ce qu’est la réalité de la condition salariale hors de l’éduc’ nat, et aucune idée non plus de la manière dont ils peuvent apparaitre à leurs concitoyens.
    Et c’est bien l’une des raisons pour lesquelles l’éducation nationale est irréformable. Toute tentative de modifier sérieusement les choses est perçue par les enseignants comme une intolérable injustice. Toute tentative de ramener le mammouth a des proportions plus raisonnables est perçue comme une intolérable agression.
    Dans le fond, vous n’avez pas tort de comparer la fonction publique (et particulièrement le corps enseignant) à l’aristocratie de l’Ancien Régime. Vous ne voyez pas plus qu’elle la tempête qui est en train de s’amasser sur vos têtes et qui pourrait bien finir par tout emporter.
    Ne croyez pas que cela me réjouisse.

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  49. Bobby Blackwalk oublie qu'un déficit n'est qu'un impot non perçu. Plutôt que de taxer pour équilibrer un budget, l'état choisit de faire un emprunt qui permet de distribuer quelques intérêts à ... Bobby Blackwalk himself via son assurance vie, et sa retraite intégralement versée par capitalisation. Car en bon libéral, Bobby refuse de toucher du fric du système étatique et touche donc sa rente via des fonds qui contiennent forcement des obligations d'état.

    Parce que bien entendu étant donné, le volume de posts et les horaires de publication, Bobby est un retraité oisif, feignant, et improductif. Un boulet pour nous autres laborieux....

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  50. C'est sur prof, c'est vachement bien ... à tel point que dans les matières scientifiques, personne ne veut passer le capes, et où le concours se fait à un niveau relativement bas pour ne pas dire faible.

    Sont cons les gens, il y a un petit boulot de prof peinard, bien payé, aucune pression, paisible, vacances, et ils ne s'y précipitent pas.

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  51. "Bobby Blackwalk oublie qu'un déficit n'est qu'un impot non perçu. Plutôt que de taxer pour équilibrer un budget"

    Belle mentalité de racketteur.

    Il manque de l'argent pour entretenir les gens de l'Etat? Simple, il suffit de le voler! Ca tombe bien, ce sont les gens de l'Etat qui ont la charge de le voler et de la dépenser.

    "Parce que bien entendu étant donné, le volume de posts et les horaires de publication, Bobby est un retraité oisif, feignant, et improductif"

    Classique, chez les totalitaires, l'attaque ad hominem.

    Sans parler de l'habituel numéro du crétin qui poste des commentaires pour reprocher aux autres de n'avoir rien d'autre à foutre de poster des commentaires.

    Cherchez bien, Marchenoir a bien dû faire une faute d'orthographe, ça aussi, ça fait partie des arguments habituels des trolls^^

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  52. En fait, je suis un peu injuste. Les réflexions de Nicéphore sont très utiles, car elles montrent à quel point les fonctionnaires n'ont pas compris l'enjeu du débat.

    Nicéphore dit : les proviseurs méritent leur logement de fonction, parce que, les pauvres, ils font beaucoup d'efforts, ils doivent être là plus de 35 h par semaine (combien ? 38 ? 40 ? 42 ? 45 ? 45 h par semaine, c'est à dire la semaine de travail normale d'un Suisse normal employé dans le secteur privé ? la Suisse, pays du tiers-monde, comme chacun sait, où les gens croupissent dans une misère noire ?).

    C'est pourquoi, pour lui, le logement de fonction du proviseur n'est pas un privilège. Le fait, objectif, mesurable, qu'il soit gratuit, ne rentre pas en ligne de compte. Le proviseur mérite ce logement gratuit. Le proviseur est un bon petit gars. Le proviseur est un pur, car il se troue le cul pour la République (horaires de travail, difficultés du métier, etc). Il est dans le camp du Bien. Bref, le proviseur est hallal. (On voit au passage la compatibilité de la structure de pensée socialiste avec la structure de pensée islamique ; c'est pourquoi ça rentre comme dans du beurre.)

    Ces gens-là, les fonctionnaires, les Degauche, raisonnent en termes religieux, et non politiques ou économiques. Et encore, pas n'importe quelle religion ; une religion qui sépare les hommes entre purs et impurs.

    Purs : les Fonctionnaires. Les Degauche. Les Zélus de la République. Impurs : les patrons du caca-rente. Les hommes du privé. Les Nauséabonds qui se situent en dehors du cadre de la Rrrépublique.

    Après, le Fonctionnaire pinaille, sa feuille de salaire en mains. Il dit : je ne suis pas spécialement bien payé. Mes quelques petits avantages, je les mérite bien. Ce ne sont donc pas des privilèges. D'ailleurs, les vrais privilèges, je n'y ai pas droit. Ceux qui en bénéficient, ce sont les autres : les proviseurs, les le Duigou, les ministres, etc.

    Le Fonctionnaire n'a pas compris que, serait-il payé un euro par mois et obligé de travailler 50 heures par semaine la tête en bas, qu'il serait encore un privilégié et un voleur.

    Le Fonctionnaire, le nez plongé dans son nombril, se croit la mesure de toutes choses. Puisque, après tout, c'est un brave gars, pas plus malhonnête qu'une autre, voire carrément dévoué à son métier, eh ben il mérite de recevoir le salaire qu'il reçoit et d'avoir la situation qu'il a.

    Mais on s'en fout, de la valeur humaine du fonctionnaire.

    Le problème, c'est la valeur humaine du système fonctionnarial. Et celle-là, elle pue.

    Ce que se refusent à admettre les étatistes, c'est que le Fonctionnaire est par essence nocif et vicieux. C'est qu'un euro payé à un fonctionnaire est, par nature, un mauvais euro, une mauvaise dépense, une injustice et un vol.

    Pour une raison simple.

    L'emploi du fonctionnaire et le niveau de son salaire ne sont pas décidés par le marché, c'est à dire par le peuple. Ils sont décidés par un autre fonctionnaire, c'est à dire un type qui a le pouvoir de prendre son argent au peuple de la main gauche, tout en lui pointant un flingue sur la tempe de la main droite.

    Par conséquent, personne n'est en mesure de garantir qu'un emploi de fonctionnaire donné est nécessaire, ni que le salaire qui lui est payé est le bon, celui qui correspond au service qu'il rend.

    La nature humaine étant ce qu'elle est, il est, au contraire, garanti qu'un système qui permet de créer des "emplois" et de verser des "salaires" à des gens en les faisant financer par des personnes qu'on va, en toute légalité, menacer de prison si elles ne s'exécutent pas, eh bien ce système va conduire à des abus systématiques, à une spoliation de l'intérêt public en faveur des intérêts privés des fonctionnaires.

    L'inefficacité est câblée dans le système dès le départ, et donc l'injustice, et donc le vol.

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  53. Le système fonctionnarial est, par nature, un permis de voler son argent au peuple au profit des intérêts privés de ceux qui prétendent servir l'intérêt public.

    Cela étant, il faut bien des fonctionnaires. On a bien besoin de juges, de policiers, de soldats, d'hommes politiques (qui sont une variété un peu spéciale de fonctionnaires)...

    (Vous noterez que je n'ai pas dit : on a besoin de professeurs, de médecins, de postiers, de mineurs, de conducteurs de train... toutes professions qui n'ont nullement vocation à être financées par l'impôt.)

    Certains vous diront que non, qu'on pourrait s'en passer. Ce sont les libertariens. Des extrémistes. Moi, je suis un libéral de modèle courant, un salopard modéré.

    Le fonctionnaire est donc un moindre mal. C'est une autre variété de salopard modéré. Il en faut, comme le goût de merde dans l'andouillette, mais sans exagérer.

    Les fonctionnaires doivent être en nombre restreint, et avoir les mains liées par le peuple. Il doit être bien clair pour tous qu'ils sont au service du peuple, et non l'inverse. Il doit être bien clair que c'est eux qui ont des comptes à rendre au peuple, et non l'inverse.

    Les fonctionnaires doivent être sous la surveillance constante et soupçonneuse du peuple, qui s'assure qu'ils n'outrepassent pas ce pour quoi ils ont été nommés, qui contrôle qu'ils ne profitent pas de leur position pour faire croître la tumeur cancéreuse du fonctionnariat, à leur seul bénéfice.

    Plus il y a de fonctionnaires, et plus ils sont en position de force pour refuser cette position subordonnée qui doit être la leur, dans toute démocratie qui se respecte (et qui est donc l'exact opposé, vous l'aurez remarqué, de la prétendue Rrrépublique française).

    Plus il y a de fonctionnaires, et plus ils sont en mesure d'agir comme une mafia, abandonnant totalement leur raison d'être officielle, le service public, au profit de la défense exclusive de leurs intérêts privés.

    Et c'est bien comme cela que ça se passe dans un pays où 56 % du PIB est consacré aux dépenses "publiques".

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  54. Nicéphore ne croit pas si bien dire en estimant qu'il fait partie de l'aristocratie.

    En effet, dans la prétendue République française de 2011, la nouvelle aristocratie, ce sont les fonctionnaires, et plus généralement ceux qui vivent des subsides de l'Etat (associatifs en tous genre, politiciens...).

    Cette fameuse gravure d'instruction civique, représentant le Tiers-Etat portant sur son dos la Noblesse et le Clergé, elle est plus que jamais d'actualité.

    Mais aujourd'hui, le peuple porte sur son dos la nouvelle noblesse, composée des fonctionnaires et des politiciens, et le nouveau clergé, composé des "intellectuels", des "journalistes" et des "artistes".

    C'est lui qui s'épuise à nourrir ces castes parasites de ses impôts. C'est lui qui doit subir, de surcroît, les sarcasmes, les leçons de morale et l'impitoyable dictature de ces nouveaux exploiteurs, qui l'enserrent d'un réseau de lois liberticides.

    Mais ce que ne comprend pas la nouvelle aristocratie, qui noue rejoue sans cesse le film de 1789 où elle croit avoir le beau rôle (celui du rebelle, celui du Tiers-Etat), c'est que c'est elle qui risque d'être un jour la cible d'une nouvelle révolution, en raison de la dette.

    La fin de cette caste est déjà inscrite dans les livres de compte, puisqu'elle vit à coups d'emprunts depuis 1975, en créant de la fausse monnaie, et que ce genre d'escroquerie a toujours une fin.

    Elle s'accroche à ses "non-privilèges", qu'elle baptise de "contraintes", comme une moule à son rocher.

    Elle n'a pas compris qu'elle aurait tout intérêt à se réconcilier dès à présent avec ses futurs maîtres.

    Elle n'a pas compris que si elle n'organise pas elle-même la descente de son piédestal, elle en sera jetée à bas, et que cela risque de n'être ni pacifique ni plaisant.

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  55. Gai Ducon : vous croyez vraiment que je suis assez bête pour prêter de l'argent à l'Etat français ?

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  56. "Mais toutefois en rien comparables avec les salaires des grands dirigeants du privé, finalement payés indirectement avec nos sous."
    Mais mort de lol... A moins que vous ne parliez des grands dirigeants du privé EN FRANCE, qui ont pendant très longtemps été nommés par leurs copains de l'ENA devenus Ministres, ça ne se passe pas comme ça dans le monde non-socialiste. Les "méchants dirigeants du privé" gagnent plus d'argent QUAND ILS ONT DES RESULTATS. Et l'argent qu'il gagne provient des actionnaires, non des contribuables. Je m'en tape que Schumacher gagne 40MEUR par an: ce n'est pas moi, en tant que contribuable, qui paye. En revanche, qu'un branleur dans une administration quelconque ramasse 1 500 EUR/mois à ne rien foutre, ça me fait chier, car en tant que contribuable, j'estime que mon argent n'est pas correctement utilisé.

    "Bobby Blackwalk oublie qu'un déficit n'est qu'un impot non perçu. Plutôt que de taxer pour équilibrer un budget, l'état choisit de faire un emprunt qui permet de distribuer quelques intérêts à ..."
    Taxer, taxer tatatataxer. Putain mais on l'est pas déjà suffisamment, taxés? On n'en peut plus de ces putains de taxes! Cotisations sociales, cotisations patronales, TVA, TIPP, taxe carbone, éco-participation, IS, ISF, IR... On est en déficit? Pas de problème, encore une petite taxe!

    Le bourrage de crâne immigrationniste marche de pair avec le bourrage de crâne socialiste... Et les mecs d'esstrême-drouate ne se sont aperçus que du premier et pas du second... Comment voulez-vous que la France s'en sorte? C'est complètement impossible. Ce pays est plus que foutu.
    Robert Marchenoir: je suis exactement sur la même ligne que vous et je commence sérieusement à me demander si ce ne serait pas mieux, au final, de laisser crever la France plutôt que d'essayer de la sauver. L'énergie que vous dépensez dans le vide, parce que Carine, Gai Ducon et 95% des autres ne changeront jamais d'avis, pourrait être mieux employée... Vous aurez beau leur prouver que ce n'est pas le libéralisme qui tue mais l'absence de libéralisme, ils s'en contrefouteront éternellement. "Vous aurez beau démolir mes arguments les uns après les autres, je garderai l'intime conviction que..."

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  57. "Vous aurez beau leur prouver que ce n'est pas le libéralisme qui tue mais l'absence de libéralisme, ils s'en contrefouteront éternellement. "Vous aurez beau démolir mes arguments les uns après les autres, je garderai l'intime conviction que..."

    Normal...
    Le libéral a des convictions en matiére d'économie. Le socialiste a des convictions religieuses.

    Il n'a y a qu'à voir la réaction des enseignants à la moindre critique. Ils n'ont de toute évidence pas le sentiment qu'on les critique, mais qu'on blasphème.

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  58. Le français et avec le japonais le type le moins endetté des sociétés développés, et celui qui possède le plus de cacahouètes à la banque ... alors c'est sur, c'est irrespirable de vivre en France. On étouffe...

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  59. "Le français et avec le japonais le type le moins endetté des sociétés développés"

    L'épargne, c'est 1/3 de la dette: quand le gouvernement vous l'aura prise intégralement, votre épargne, parce qu'il sera complètement acculé, il faudra encore rembourser 1 100 Milliards d'Euros... Une paille...

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  60. "Le français et avec le japonais le type le moins endetté des sociétés développés"

    On notera que la menace sous-jacente de ce cliché, qui circule chez les Degauche, c'est : votre épargne nous appartient. Elle appartient à l'Etat.

    Il se trouve qu'elle est, en ce moment, à la banque, mais c'est une tolérance de notre part, hein. On se réserve le droit de la saisir quand on veut.

    Comme le Degauche est con et ne connaît rien à l'économie, il oublie que ça s'applique aussi à sa propre épargne, mais bon : il ne faut pas trop lui en demander.

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  61. Obsédé Textuel28 juin 2011 à 17:00

    Nicéphore:
    "- apprenez qu'il y a des hommes qui ont fait le choix du fonctionnariat et en particulier de l'enseignement, non par esprit de lucre "


    E-vi-de-mment !
    C'est pour cette raison que les enseignants ne trouvent jamais le temps de faire des cours de rattrappage le soir pour leurs élèves nécessiteux, mais trouvent tout le temps nécessaire à consacrer à des sociétés côtés en Bourse comme Accadomia contre de coquettes commissions.

    Hein ? Meuh nooooon ce n'est pas de l'esprit de lucre, j'vous dis !

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  62. Obsédé Textuel28 juin 2011 à 17:00

    Nicéphore:
    "- apprenez qu'il y a des hommes qui ont fait le choix du fonctionnariat et en particulier de l'enseignement, non par esprit de lucre "


    E-vi-de-mment !
    C'est pour cette raison que les enseignants ne trouvent jamais le temps de faire des cours de rattrappage le soir pour leurs élèves nécessiteux, mais trouvent tout le temps nécessaire à consacrer à des sociétés côtés en Bourse comme Accadomia contre de coquettes commissions.

    Hein ? Meuh nooooon ce n'est pas de l'esprit de lucre, j'vous dis !

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  63. Marchenoir, vous avez le niveau en économie d'un guy sorman, c'est à dire le niveau d'un bogdanoff en science.... je me ferrais donc assez silencieux quand on se prend pour un expert dans une discipline dont vous ne connaissez rigoureusement rien.

    Vous n'avez aucune publication, aucune citation dans une publication dans la matière ... bref, vous avez étudié l'économie en lisant les échos et les pages saumons du chiraco. Ca ne fait pas de vous, un économiste.

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  64. Nicéphore Baltringue28 juin 2011 à 18:39

    Est-il encore possible de poster un commentaire, je ne sais pas, un autre billet ayant chassé celui-ci, mais je tente ma chance au cas où.
    La tournure de la discussion ne me convient pas, je le dis tout net. La rancoeur est palpable dans bien des commentaires, et les insultes ont pointé le bout de leur nez hideux, ce qui aurait pu être évité.
    Ce qui me sidère, c'est le mélange d'une certaine qualité stylistique dans quelques messages, et l'absence absolue de logique qui l'accompagne, ce qui vient montrer une fois de plus que ce n'est pas avec de belles phrases, des envolées lyriques et des postures que l'on fait de la bonne philosophie. Il y a ausi une dose non homéopathique de mauvaise foi. D'abord Marchenoir sous-entend que je suis fonctionnaire pour affaiblir la portée de mon argumentation (ce qui n'est pas un argument, ou alors il me suffit de dire qu'untel est blogueur et "donc" n'est pas sérieux, c'est du même niveau : argumentativement inexistant), puis il me reproche de parler de mon cas, alors que c'est bien lui qui me dénonce comme fonctionnaire potentiel. Il faudrait savoir : un coup on prétend faire de la haute spéculation (intellectuelle), un coup on attaque sous la ceinture... Tout cela est pure rhétorique et n'a aucune valeur. Concernant le logement de fonction on atteint des sommets. C'est bien beau d'en faire un exemple significatif (ce n'est pas moi qui en ai parlé), mais il faut changer d'argument quand on montre que celui-là ne vaut rien. Je reprends la logique binaire d'un commentaire de Marchenoir : y a-t-il oui ou non des logements de fonction dans l'éduc nat ? Réponse : oui, il y en a. Bien sûr, le fait que ces logements ne concernent que moins d'1 % du monde enseignant n'a strictement aucun intérêt : les fonctionnaires de l'educ nat ont droit au logement de fonction, CQFD. Je demande à chacun de relire le commentaire de Marchenoir en question, et de me dire s'il n'est pas à se taper la tête contre les murs.

    (la suite en bas... )

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  65. Nicéphore Baltringue28 juin 2011 à 18:40

    la suite :

    Alors soyons clair, je pensais qu'il était possible de discuter sur les faits plutôt que sur du n'importe quoi, mais je dois admettre que la joute oratoire prend une tournure sophistique désagréable, où l'on tente de ridiculiser l'interlocuteur qui vient de vous prouver que votre argument ne fonctionne pas, que votre exemple est factuellement faux. Rien de bien méchant, juste des remarques logiques et factuelles. Alors on raconte des histoires d'éléphant, on fait des blagues, on ajoute des points d'exclamation et on se replie dans ses petites évidences partagées par les autres blogeurs, dans l'entre-soi douillet des certitudes. Ne pas accepter comme une évidence que les fonctionnaires sont des voleurs (c'est le mot qui a été employé), c'est crier au blasphème, refuser la critique ? Qui refuse de se remettre en question quand il raconte des salades sur ce fameux logement de fonction bidon ? Qui prétend qu'après avoir trouvé et cité une crapule chez les fonctionnaires on peut laisser entendre qu'ils sont tous pareils ? Personne n'a fait un peu de logique élémentaire, ici ? Ce que j'observe, pour finir, c'est la virulence du côté des soi-disant libéraux, qui visiblement ne connaissent rien au libéralisme, sans quoi ils ne seraient pas obligés d'avoir recours à des arguments de cour de récré. Je m'aperçois que j'ai perdu mon temps avec des gens qui ne cherchent pas la vérité, mais la victoire dans une joute verbale. C'est arrivé une fois à Socrate, face à Calliclès, et il a laissé tomber (évidemment, la comparaison est à prendre "toute proportion gardée", car je n'ai pas la prétention d'être Socrate; mais vous, Marchenoir, vous faites assez bien Calliclès).
    Tout ceci ne vaut pas pour Arsitide, dont le discours est sensé. Je le dis par simple honnêteté, même si l'on va m'accuser de vouloir désunir l'adversaire, mais dans la mesure où tout le monde me tombe dessus, hein...
    Quant à l'intervention de Monsieur XP, que j'aime à lire par ailleurs, je mets sur le compte d'une folie passagère cette phrase qu'un esprit taquin pourrait vouloir rendre immortelle :

    "S'il y a des cons partout, cette corporation [les enseignants] est exceptionnelement conne. Tous les commerciaux vous le diront".

    Le plus drôle, c'est quand on voit que, dans le contexte, ce n'est pas une blague. Dites, Didier Goux, ça vaut les perles de vos Modernoeuds, non ?

    Maintenant je vais boire un énorme pastis sur la terrasse, et je souhaite à tous de pouvoir en faire autant.

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  66. Hahaha, mais qu'il est con, l'Anonyme...

    Lui, évidemment, il a de nombreuses publications à son actif, il a un gros niveau en économie, il a publié une dizaine de bouquins qui font autorité... mais il reste anonyme.

    Par modestie, sûrement.

    Il n'a rien à apporter dans le débat.

    Pas un fait.

    Pas un argument.

    Uniquement des attaques personnelles même pas signées d'un faux nom.

    Sûrement un prix Nobel qui nous honore de sa visite incognito.

    Un "professeur d'économie" de la Déséducation nazionale, peut-être ?

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  67. Dites-moi, Nicéphore, vous êtes fonctionnaire, ou vous êtes "fonctionnaire potentiel" ?

    Un coup, vous me reprochez de supposer que vous êtes fonctionnaire, le coup suivant vous déclarez que oui, effectivement, vous l'êtes, le coup d'après vous nous expliquez en long en large et en travers pourquoi vous êtes immensément fier de l'être, et pour finir vous venez me reprocher de tenir compte du fait que vous êtes fonctionnaire !

    Vous ne vous foutriez pas un peu de ma gueule, par hasard ?

    Qui vous a obligé de déclarer votre profession, ici ?

    C'est le même topo que les logements de fonction de l'Education nationale, ça ! La preuve que j'ai eu tort de dire qu'ils existent, c'est que vous avez reconnu qu'ils existaient !

    Vous ne seriez pas un peu musulman, aussi, en plus d'être prof ? Quand un musulman dit ce qu'il y a dans le Coran, tout va bien. Quand un non-musulman dit ce qu'il y a dans le Coran (soit exactement la même chose), alors soudain ça devient une insulte anti-musulmane !

    On s'en fout, que seuls 1 % des personnels de l'Educ' naze aient un logement de fonction (à supposer que ce soit le chiffre exact) ! C’est déjà trop ! Vous n'avez pas lu la parabole de l'éléphant ? Vous l’avez comprise ? Vous avez quelque chose à en dire ? Des contre-arguments à proposer ? Non ! Mais vous chouinez que la tournure de la conversation ne vous convient pas, qu’on vous insulte, etc.

    J’avais deviné que vous étiez fonctionnaire, vous l’êtes. J’avais prévu que vous vous prétendriez rapidement insulté, nous y sommes.

    Vous n’êtes pas dans votre classe, ici, avec vingt-cinq gamins qui vous écoutent à peu près sagement. Vous êtes dans le monde réel. Vous êtes au milieu d’hommes libres, qui exigent des faits et des arguments, et qui ne se laissent pas intimider par le blabla sensitif qui a cours dans ce monde imaginaire qu’on appelle la fonction publique.

    Ca ne marche pas, vos trucs, ici, et les citoyens commencent à en avoir un peu ras le cul de cette chanson qu’on leur souffle dans les oreilles depuis cinquante ans.

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  68. Vous mentez en prétendant que j'ai écrit que les personnels de l'Educ' naze avaient le droit à un logement de fonction.

    Je pensais que nous allions pouvoir discuter en synthétisant un peu les choses, en allant droit à l’essentiel, mais non. Vous pinaillez en revenant à l’infini sur le même détail ridicule, sur lequel je vous ai prouvé que vous aviez tort.

    Alors, allons-y. Pinaillons, au risque d'ennuyer les lecteurs, puisque le pinaillage semble être le mode de pensée par défaut à l’Education nationale.

    J’ai écrit très précisément :

    « Une écrasante majorité de jeunes Français rêvent, non seulement d'être salariés, mais d'être salariés par le gouvernement, parce qu'à la sécurité du salaire, cela rajoute la sécurité de l'emploi et du logement. »

    Et je maintiens.

    Ca concernait le service public en général, pas spécialement l’Education nationale. Okay ?

    Vous m’avez alors demandé :

    « "Où avez-vous pris que les fonctionnaires avaient la sécurité du logement ?"

    Et je vous ai répondu :

    "Si vous voulez vous loger dans le secteur privé, le fait d'être fonctionnaire vous donne un ticket de priorité auprès des bailleurs. Si vous préférez le public, de nombreux corporations fonctionnariales pistonnent leurs membres pour l'accès aux HLM, voire en construisent spécialement pour eux. Sans oublier les nombreux logements de fonction... particulièrement chez les membres de l'Education nationale. »

    Vous mentez donc en écrivant :

    « Bien sûr, le fait que ces logements ne concernent que moins d'1 % du monde enseignant n'a strictement aucun intérêt : les fonctionnaires de l'educ nat ont droit au logement de fonction, CQFD. Je demande à chacun de relire le commentaire de Marchenoir en question, et de me dire s'il n'est pas à se taper la tête contre les murs. »

    Comme on peut le constater ci-dessus, je n’ai jamais dit que « les fonctionnaires de l’éduc nat avaient droit au logement de fonction ».

    Vous avec donc menti.

    En revanche, vous, vous avez bel et bien écrit :

    « Il n'y a pas de logement de fonction dans l'Education nationale, il y a une obligation d'être sur place pour quelques responsables très peu nombreux.»

    Pour reconnaître le lendemain :

    « Y a-t-il oui ou non des logements de fonction dans l'éduc nat ? Réponse : oui, il y en a. »

    Vous avez donc menti une deuxième fois.

    Et c’est vous qui m’accusez, derechef, de présenter des exemples «factuellement faux» ?

    Vous vous foutez de la gueule du monde, prof.

    Ne vous étonnez pas, ensuite, si "la joute oratoire prend une tournure désagréable". Sans blague ? Vous vous attendiez à quoi ? Arrêtez de prendre les gens qui vous payent pour des cons, et alors la joute oratoire aura moins de chances de prendre une tournure désagréable.

    Dans le vrai monde, les actes ont des conséquences, et les gens sont censés les assumer.

    Contrairement à ce qui se passe dans la fonction publique.

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  69. Obsédé Textuel28 juin 2011 à 20:23

    "-Il se trouve qu'elle est, en ce moment, à la banque, mais c'est une tolérance de notre part, hein. On se réserve le droit de la saisir quand on veut."

    C'est pourquoi, sentant le vent venir, j'ai tout placé en Suisse et aux USA.

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  70. Nicéphore Baltringue28 juin 2011 à 21:10

    Au fait, Marchenoir, l'aristocratie, pour vous, c'est le clergé et la noblesse sur le dos du tiers état ? Jamais entendu parler de Nietzsche, de Kierkegaard ? Mais qu'est-ce que je fous au café du commerce, moi.

    Le discours sur la France qui bosse pour payez ces cons de fonctionnaires, on y est, on a atteint le seuil de beaufitude.
    Et essayez de ne pas dire "con" aussi souvent, vous gagnerez en crédibilité.


    Vous êtes un gugusse (j'ai pas dit con) qui continue à dire qu'il y a des logements de fonction, "particulièrement dans l'éducation nationale", alors que c'est faux. Il y a des logements de fonctions pour les chefs d'établissement et les intendants, ce qui ne fait pas grand monde. Mais la vérité vous vous en foutez, vous, ce qui vous intéresse, c'est de pouvoir dégueuler sur les fonctionnaires, vous faire un trip sado-maso sur le fonctionnaire qu'on devrait tenir en laisse, obliger à rendre des comptes sur tout, à rester à sa place d'esclave au service du "peuple".

    " Les fonctionnaires doivent être sous la surveillance constante et soupçonneuse du peuple".

    Et j'imagine que moi, je ne fais pas partie du peuple, of course. Et puis vous salivez à l'évocation du grand soir où on les pendra enfin, ces fonctionnaires, avec leurs propres boyaux pourris qui sentent la merde.
    Putain, c'est du lourd.
    JE vous assure que je ne suis pas musulman, mais vous, vous êtes un drôle de psychopathe.

    Mais c'est bon, j'ai compris la méthode. Vous commencez par :
    "Je suppose que vous êtes fonctionnaire."

    puis vous poursuivez par :
    "D'où ça sort, ça ? Des oeuvres complètes de Marx ?"

    et voici l'envoi :
    "Vous ne seriez pas un peu musulman, aussi, en plus d'être prof ?"

    Niveau argument, vous brillez : procès d'intention, supposition maligne... vous êtes un vrai répertoire de sophismes.

    Et à la fin, le coup de génie, la chosification de l'autre, son essentialisation, et la bête volonté de blesser :
    "Vous vous foutez de la gueule du monde, prof."
    Pourquoi pas "juif", tant que vous y êtes (ah non, c'est vrai, vous avez opté pour musulman).

    (la suite ci-dessous :)

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  71. Nicéphore de café28 juin 2011 à 21:14

    la suite :

    Désolé, mais vous avez sorti un tel nombre de clichés sur les fonctionnaires, et tant d'inepties, jusqu'à présenter comme un privilège le fait qu'ils soient payés, que vos discours n'ont plus aucun sens. Lisez quelques bouquins de logique élémentaire, Aristote pour commencer, et les classiques de Platon, pour voir à quoi ressemble une conversation intéressante. ça date, oui, mais il y a encore des choses à en tirer, croyez-moi. Ah non, j'oubliais : Aristote, c'est pas ce connard qui a inventé le "Lycée" ? Encore un gros sac de merde de prof fonctionnaire voleur et musulman.

    C'est tout, vous en avez d'autres ? Si vous êtes à court, je suggère moule à gaufres, bachi bouzouk, marin d'eau douce, et tout le stock du capitaine Haddock, c'est plus plaisant.



    Ah oui, tant que j'y pense : excellent ce pastis. Encore une dizaine et je serais peut-être d'accord avec vous.

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  72. Nicéphore en gueule28 juin 2011 à 21:21

    Et puis ce qui est marrant, c'est cette façon de se mettre du côté des "gens qui bossent" et qui payent les fonctionnaires, alors que vous êtes peut-être un connard de chômeur aigri qui vide sa bile sur la toile (j'emploie vos méthodes, c'est cool, hein ?).

    Eh, chomeur, va chercher tes allocs et ferme-là, d'accord ?

    Putain vous avez raison : c'est jouissif !

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  73. Nicéphore Baltringue28 juin 2011 à 21:23

    Allez, bonne nuit, et révise un peu, le bac est fini mais je sens, Robert, que tu vas devoir le repasser l'année prochaine.

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  74. Décidément, je n'aime pas les blogs, à part les quelques rares exceptions de ceux de gens honnêtes, sociables et courtois, même s'ils sont rudes.
    S'empailler de la sorte sur des désaccords qui vont être bien vite balayés par les muzz dès que Aubry sera présidente…
    Vous avez appris l'Histoire, mais l'Histoire ne vous a rien appris, hélas.
    Tout ça pour rien, en plus, puisque la majorité des blogueurs et de leurs commentateurs discutaillent pour l'amour de l'art, en affirmant bien haut leur volonté de s'abstraire de la bataille politique.
    Alors, pourquoi la ramener aussi fort ?
    Bien sûr que je vais me faire moucher, je le sais, mais venant de gens dont la raison de vivre est de tirer sur tout ce qui bouge, je m'en fous.

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  75. Nicéphore, avec la mère Modération !
    Gare à la brigade des moeurs et à celle des stupéfiants.

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  76. Nicéphore midable28 juin 2011 à 21:44

    Oui, Carine, j'ai mis un peu d'humour dans mon pseudo pour faire comprendre que tout ça n'est qu'un jeu. Pénible, au bout d'un moment, mais pas si grave.

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  77. Bon, eh bien voilà, mission accomplie. Marchenoir & Cie, maison de confiance, vous livre sur un plateau ce que les gens ont vraiment au fond des tripes. Résultats garantis sous 48 heures, port et emballage gratuits, satisfait ou remboursé.

    Voici ce qu'un professeur de l'Education nationale auto-proclamé (mais on peut le croire sur parole) est capable d'écrire :

    "Vous êtes un gugusse (j'ai pas dit con) qui continue à dire qu'il y a des logements de fonction, 'particulièrement dans l'éducation nationale', alors que c'est faux. Il y a des logements de fonctions pour les chefs d'établissement et les intendants, ce qui ne fait pas grand monde."

    Le type qui dit une chose et son contraire en deux phrases qui se suivent, avec un aplomb de marchand de chaussettes.

    Mais ça ne l'empêche pas, évidemment, de donner des leçons au monde entier : "Lisez quelques bouquins de logique élémentaire".

    Ce sont ces gens-là que vous payez avec vos impôts pour instruire vos enfants.

    Cela dit, ils sont parfaitement capables de laisser tomber, dans la conversation, les noms d'Aristote, Platon, Nietzsche et Kierkegaard, pour faire croire qu'ils ont des lettres.

    Des ânes savants, quoi. Des abrutis fiers de leur nullité. Ou des menteurs ravis d'être des escrocs. Et sans doute les deux.

    Enfin, des "aristocrates", en tous cas.

    Et on s'étonne, après, que les profs ne soient pas spécialement bien vus...

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  78. Et j'ajoute que c'est la toute première fois que je poste sur un blog ! L'expérience est rude, mais intéressante. Cependant je ne la renouvellerai pas.

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  79. Mildred, je vous en prie. Il ne s'agit pas de copie à mon avis, mais plutôt d'une imprégnation amicale, d'une connivence intellectuelle d'autant plus féconde que chacun a un style caractéristique ; c'est donc tout plaisir pour le lecteur ces deux vagues qui claquent et s'embrassent.

    RM dit : "Les deux catégories sont d'accord pour se payer sur la bête (le citoyen). Elles font semblant de jouer à la lutte des classes, mais c'est du théâtre.

    C'est pour cela que le système est verrouillé."
    Très juste, il n'est que de voir les ententes et alliances des administrateurs (syndicalistes de tous bords et ennemis jurés face caméra) des caisses de retraite complémentaire par exemple.

    Nicéphore, vous accusez Marchenoir de se servir de votre statut de fonctionnaire pour taper sous la ceinture et démolir votre argumentation. Mais pas du tout, s'il n'y avait qu'un élément à retenir contre vous, ce serait cette incroyable analogie que vous faites entre professeur et comédien, ça c'est impardonnable. Vous rêvez votre vie Nicéphore...

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  80. Bouh, Marchenoir, soyez beau joueur, et avouez que vous êtes au chomdu. Y a pas de honte.

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  81. Pas seulement, Dom, Marchenoir dit aussi que j'ai tout appris dans Marx et que je suis musulman, et ça, c'est pas gentil du tout.
    Allez, j'arrête. J'aurais dû arrêter hier d'ailleurs, et en plus je l'avais dit.
    Vous marquez un point Robert : j'ai manqué de suite dans les idées.

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  82. Cherchez, Nicéphore, il y a des blogs de gens civilisés, où on ne se traite pas de cons toutes les deux lignes.

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  83. En même temps, je vous trouve sévère Robert Marchenoir. Nicéphore est courageux (il croise le fer avec vous sans les insultes habituelles des degauche), il est isolé dans son milieu professionnel (en salle des profs il passerait pour un nazi s'il disait le 10e de ce qu'il admet ici), il est novateur (premiers échanges sur un blog de réac) et il écrit sans faute (sauf ce mode de "penser", mais comme l'expression était suivie de l'adjectif "aristocratique", on peut comprendre ce pseudo impératif), bref, sur l'axe persuasion - rudesse, le curseur est mal placé, et ne le prenez pas mal je vous en prie !

    De nombreux Nicéphore vous lisent, ne les braquez pas quand vous pourriez les convaincre !

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  84. Nicéphore a un bon fond, honnêteté et humour en prime ; et puis soupçonner qu'un Nicéphore puisse être musulman, ah non !

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  85. Dom, bien sûr que vous avez raison !
    Mais pour certains, ce n'est pas l'essentiel.
    Ce n'est pas ce qui nous rapproche qui importe, ce n'est pas l'urgence d'une situation dangereuse pour notre mode de vie commun.
    Faut de la polémique !
    Faut de la poigne, contre les nôtres.
    Tout ça est bien mal barré.

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  86. Mais de quoi voulez-vous que je convainque Nicéphore, Dom ?

    Un type dont je viens de vous démontrer qu'il est capable de dire une chose et son contraire dans un même souffle, et qui l'a confirmé trois fois de suite ?

    En revanche, je crois très utile de convaincre les autres de ce qu'est réellement un professeur aujourd'hui en France -- à condition qu'il soit réellement professeur, mais vous savez, j'en ai rencontré de tellement plus gratinés dans des contextes où leur qualité ne faisait aucun doute...

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  87. Vous vous faites un devoir de démolir tout le monde, Robert Marchenoir ?
    La photo publiée par Dxdiag me fait penser à vous ^^.
    Très indirectement, bien sûr.
    Disons, du point de vue de l'efficacité, de l'impact sur la réalité des choses.
    Je note que tout le monde vous traite avec beaucoup de déférence, même pour vous faire une remarque ("ne le prenez pas mal, je vous en prie"). Feriez-vous peur ?
    est-ce votre intention de faire peur aux gens de votre bord ? Pour quoi faire ?

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  88. Carine, je veux bien répondre à vos éventuelles remarques sur le fond du sujet dont nous discutions.

    Le reste, c'est de la sensiblerie moderniste.

    Vous avez l'air de trouver regrettable qu'on s'adresse à moi avec déférence. Si cela peut vous rassurer, je ne compte plus les insultes dont j'ai été l'objet.

    Heureuse ?

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  89. Robert, corrigez-moi si je me trompe :
    - vous avez été un libéral centriste (peut-être même pire),
    - vous avez longtemps pensé que les musulmans vivant en France devaient pouvoir prier ailleurs ques dans des caves sordides et qu'il fallait construire des mosquées pour éviter la propagation de l'intégrisme,
    - vous êtes libéral sur le plan des moeurs, autrement dit la vie des LGBT ne vous concernait pas aussi longtemps que des officines de type act-up ne la ramenaient pas,
    - vous n'aviez jamais réfléchi à ce qu'impliquait d'être français avant qu'on vous rebatte les oreilles des horreurs de notre histoire,
    - vous trouviez que la France croulait sous les prélèvements et le poids de fonctionnaires sous-employés, mais vous gardiez un souvenir ému de nombre de vos professeurs,
    - vous débattiez avec fougue, fougue tempérée par un humour irrésistible (je vous ai découvert sur bon pour ton poil en 2006 à la faveur d'une recherche google "poil + labrador").


    Tout le monde ne négocie pas ses virages avec votre dextérité, vous êtes un catéchiste, pas un Torquemada, pensez-y

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  90. Ca manque de fromages de chèvre et de brebis sur votre photo.

    Anonyme corse.

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  91. Carine, les formules que vous relevez, "ne le prenez pas mal" etc. n'expriment pas la peur. Il se trouve que j'admire RM, je l'ai déjà dit, je ne vais donc pas développer. Par politesse je marque ainsi ma volonté de ne pas le braquer, rien de plus. Mettez-vous à sa place, on devient chatouilleux quand on se prend un déluge de feu à chaque commentaire, vous ne croyez pas ? A tel point qu'on se radicalise et qu'on place ses batteries, comme le dit Aristide, à la première esquisse d'escarmouche.

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  92. "Anonyme a dit…
    Ca manque de fromages de chèvre et de brebis sur votre photo."

    Didier, ça ressemble à un ultimatum, ça.
    Remplace vite fait la photo, ça ne vaut pas la peine de se faire plastiquer sa baraque pour si peu.

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  93. "Anonyme a dit…
    Ca manque de fromages de chèvre et de brebis sur votre photo."

    Didier, ça ressemble à un ultimatum, ça.
    Remplace vite fait la photo, ça ne vaut pas la peine de se faire plastiquer sa baraque pour si peu.

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  94. Allez, moi aussi j'ai envie de dire quelque chose de gentil à Monsieur Nicéphore, sans rien lui céder sur le fond (ça doit être un restant de sensiblerie moderniste) :
    Nicéphore, vous ne le savez pas, mais pour votre première expérience sur un blog vous venez à peu près d'essayer de gravir l'Himalaya en chaussettes. C'est audacieux mais peut-être un poil osé.
    Ne vous découragez pas, mais la prochaine fois soyez plus prudent dans le choix de vos sujets et de vos interlocuteurs, ou alors mettez le casque lourd et le gilet pare-balles et soyez prêt à passer des jours entiers au fond des tranchées.

    Dom : "je vous ai découvert sur bon pour ton poil en 2006 à la faveur d'une recherche google "poil + labrador"". Alors là, fou rire garanti ! Merci mille fois pour cette info !

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  95. Votre liste n'est pas tout à fait exacte, Dom, mais je suis éligible à la rubrique "virage d'opinion" de Fdesouche. J'ai longtemps été à gauche "comme tout le monde". J'ai brièvement cru à la possibilité d'intégrer les musulmans en France.

    Sur BPTP, je m'abstenais soigneusement de parler politique, pour une raison simple : ce n'est pas un blog politique mais un blog de déconnade, et je sais le taulier à gauche (ainsi que la plupart de ses fans).

    Ne vous inquiétez pas, ils le sont toujours.

    Je ne vois pas l'intérêt d'atténuer mes convictions s'il s'agit de provoquer d'autres virages d'opinion ; bien au contraire.

    Je vous ferai remarquer que dans le cas présent, j'ai été d'une exceptionnelle patience et d'une exceptionnelle courtoisie avec Nicéphore.

    Mais il ne faut pas abuser de ma bonne volonté. Au-delà d'un certain point de mauvaise foi/bêtise persistantes (difficile à démêler), je ne vois pas pourquoi je continuerai à prendre des gants.

    Vous vous concentrez sur la forme de nos échanges, mais vous ne dites rien sur le fond. C'est trop facile.

    Votre remarque est typique du manque de rigueur et de la prévalence de l'émotionnel dans la blogosphère française. Allez participer à quelques débats sur des blogs américains. Je vous garantis que quelqu'un comme Nicéphore s'y serait fait mettre à poil beaucoup plus vite et plus rudement que je ne l'ai fait ici.

    Et par des types qui n'ont jamais lu Aristote ou Kierkegaard de leur vie, mais qui savent ce que signifient l'honnêteté et la rigueur intellectuelle.

    Je n'aime pas les falsificateurs et les gens qui n'assument pas leurs responsabilités.

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  96. Cet échange est fort intéressant bien que très désagréable. Pour commencer je vais faire tomber un mythe: les logements de fonction sont payants... oui, tous même celui du Protal d' Henri IV. bon, ça c'est fait. Pour le reste, je n'ai pas tout lu, je ne suis pas maso au point de lire des tirades entières consacrées aux insultes les plus basses. Mais je voudrais vous faire remarquer quelques petites chose: si la France n'avait plus de fonctionnaires, elle s'ecroulerait sous la dette ( obligeamment x10 par le nain....) .. Je me demande qui aurait le courage d' alphabétiser les masses profondes sans la sécurité de l'emploi? Pour vous dire le fond de ma pensée je vous trouve délirant sur ce coup là! Mais c'est intéressant que le vernis saute de temps en temps...

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  97. Geargies, 100 postes supprimés dans la fonction publique = 130 postes crées dans le privé (je n'ai pas les références de l'étude, vous me ferez confiance ou non), mais ça n'implique pas qu'il faille supprimer tous les fonctionnaires comme vous le déduisez du discours de RM.

    Robert Marchenoir, merci de votre réponse, je comprends votre point de vue mais je persiste à croire qu'un peu plus de modération éviterait à vos adversaires de réfuter le fond de vos propos au prétexte de votre style (je ne parle évidemment pas des contradicteurs d'une telle mauvaise foi qu'ils justifient le bazooka d'entrée de jeu). L'idée c'est de graduer la riposte (comme vous le faisiez si bien).

    Aristide, n'allez pas ébruiter ça malheureux !

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  98. "Allez participer à quelques débats sur des blogs américains"

    Pourriez-vous s'il-vous-plaît m'en conseiller quelques-uns?

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  99. Il est ou le candidat libéral à la présidentielle qui nous débarrassera de la fonction publique pour que nos pépites reprennent d 'elles mêmes le chemin du retour ?
    Les cours d 'économie ,j 'aime bien, mais les conseils pratiques.... encore plus.

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  100. Marchenoir, tout d'abord bravo pour ces magnifiques et brillants commentaires dont il faudrait faire une synthèse. Celui sur les fonctionnaires est d'anthologie,il est quasiment parfait sauf ce petit paragraphe sur lequel nous buttons mon mari et moi :

    "Certains vous diront que non, qu'on pourrait s'en passer.[d'un gouvernement] Ce sont les libertariens. Des extrémistes. Moi, je suis un libéral de modèle courant, un salopard modéré."

    Or, les libertariens sont loin de correspondre à cette définition jusqu'au boutiste. Ils sont éminemment pour le respect des libertés individuelles dans le cadre de la loi.*
    Ils ont des divergences ensuite sur la gestion spécifique de certains domaines (drogues à légaliser ou pas, immigration, etc...) mais leur doctrine de base est on ne peut plus saine et réaliste me semble t-il. Et légitime.
    Du coup le terme "salopard modéré" bien qu'ironique de votre part, j'ai bien compris, est superflu : être libertarien n'est rien d'autre qu'être un libéral au sens classique du terme et pas une espèce de monstre hystérique qui n'accepterait aucun cadre! Cela, c'est plutôt l'anarchisme... Certains libertariens sont anarchistes, c'est vrai; mais ce sont plutôt des exceptions.

    Vous l'explicitez fort bien, les libertariens ne souhaitent qu'un gouvernement restreint avec des protections pour ce dernier ne devienne pas l'hydre que vous décrivez avec justesse en disant par exemple : "(Vous noterez que je n'ai pas dit : on a besoin de professeurs, de médecins, de postiers, de mineurs, de conducteurs de train... toutes professions qui n'ont nullement vocation à être financées par l'impôt.)"

    *Par exemple, Ron Paul est un libertarien mais qui prône un gouvernement limité à ses fonctions de base : défense, justice, police.

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  101. "Pour commencer je vais faire tomber un mythe: les logements de fonction sont payants... oui, tous même celui du Protal d' Henri IV."

    C'est tinexact, au moins pour la fonction publique hospitalière ainsi que les assemblées.

    Pas dans tous les cas, certes. Mais ça existe. Et c'est zéro euros, électricité comprise.

    Pour ceux qui paient, vu l'indemnité demandée comme loyer ramenée au prix de l'immobilier en France, autant dire que c'est plus symbolique qu'autre chose.

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  102. Scusez le "tinexact" du commentaire d'au-dessus, j'ai un peu trop appuyé la liaison!

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  103. Geargies :

    "Si la France n'avait plus de fonctionnaires, elle s'ecroulerait sous la dette."

    Je serais curieux de connaître, a) les faits, b) le raisonnement économique sur lesquels vous vous basez pour affirmer une chose qui est l'exact opposé de la vérité.

    La dette publique provient du fait que les dépenses publiques sont supérieures aux recettes. Si, par hypothèse, il n'y avait plus de fonctionnaires du tout, les dépenses publiques s'effondreraient, et par conséquent la dette disparaîtrait d'elle-même au bout d'un certain temps.

    Bien entendu, personne ne propose de supprimer entièrement les fonctionnaires. Simplement d'en diminuer le nombre de façon très importante.

    "Je me demande qui aurait le courage d' alphabétiser les masses profondes sans la sécurité de l'emploi ?"

    Des millions de gens.

    Les Français s'imaginent toujours que le monde s'arrête à leurs frontières, que tous les étrangers font comme eux, et qu'il n'y a aucune autre façon de procéder que la française.

    Il n'y a aucune raison, économique, politique ou morale, pour que les fonctionnaires aient la sécurité de l'emploi. Il y a même toutes les raisons du monde pour que cela soit l'inverse.

    Dans de nombreux pays à travers le monde (et je parle là de pays occidentaux développés, pas de trous du cul du monde qui sont gouvernés à la machette), les fonctionnaires n'ont pas la sécurité de l'emploi.

    Ils ont, tout simplement, des contrats de travail ordinaires, comme n'importe quel salarié, qui donnent déjà, dans l'immense majorité des pays occidentaux, des garanties significatives contre le licenciement.

    Les deux premiers exemples qui me viennent en tête (et sauf erreur de ma part, je dis cela pour éviter le syndrôme du poil de cul marron foncé -- voir plus haut) sont l'Allemagne (pour une partie de ses fonctionnaires) et la Suisse (pour la totalité).

    Deux pays, comme chacun sait, vautrés dans une misère noire, écrasés sous la botte d'une dictature impitoyable, où les trains n'arrivent jamais à l'heure, les citoyens mangent des racines pour ne pas crever de faim, les hôpitaux ressemblent à des mouroirs du Tiers-Monde et l'analphabétisme règne en maître.

    Cela, c'est pour le cas où l'éducation serait assurée par des fonctionnaires. Vouyez que même dans le cadre du système étatique actuel, on a une énorme marge de manoeuvre... et de progrès.

    Vous semblez oublier que d'innombrables écoles ou d'universités à travers le monde, parmi les meilleures, sont des institutions privées. Avec des contrats de travail qui ne sont pas différents de celui d'un plombier ou d'un vendeur de frigos (deux métiers au moins aussi indispensables que celui de prof.)

    Je n'ai pas remarqué que leurs directeurs passent les menottes à leurs professeurs pour les obliger à signer un contrat de travail. Ce serait plutôt les professeurs qui font la queue à la porte du bureau d'embauche.

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  104. Et aussi, Geargies : il n'y a aucun "vernis". Contrairement aux adpetes des "valeurs républicaines", du politiquement correct et de la gauche, ne n'ai jamais caché mes convictions profondes, moi. Et je n'ai pas deux poids, deux mesures.

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  105. Heimdal, vous pouvez commencer par :

    Gates of Vienna, contre-djihadiste, libéral-conservateur et sioniste, avec de nombreux correspondants européens de bon niveau (l'une des meilleures sources pour suivre l'invasion type Camp des Saints via Lampedusa).

    Stuff Black People Don't Like, réaliste racial.

    View from the Right, libéral-conservateur. (Dépêchez-vous, son auteur est très malade.)

    American Renaissance, réaliste racial.

    City Journal, libéral-conservateur, New York, semi-payant (les articles deviennent progressivement gratuits après la sortie du magazine papier).

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  106. Dxdiag :

    "Il est ou le candidat libéral à la présidentielle qui nous débarrassera de la fonction publique pour que nos pépites reprennent d'elles mêmes le chemin du retour ?"

    Il n'y en a pas. Les deux micro-partis libéraux de France sont en train de s'allier aux centristes, et d'abandonner leur statut de parti.

    Ils sont par ailleurs vigoureusement "anti-racistes" et pro-immigration -- tout en étant contre l'assistanat, certes, mais c'est insuffisant.

    Le libéralisme est encore plus mal vu en France que l'opposition à l'immigration, laquelle a un certain soutien populaire.

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  107. Merci!
    Je connaissais "Gates of Vienna" mais pas les autres!

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  108. @ Aristide :

    - Pas de hiérarchie sur le dos toute la journée. En fait pour ainsi dire pas de hiérarchie.
    → Un chef d'établissement, un inspecteur, un DRH (au rectorat).

    - Pas d’obligation de résultat.
    → Cela serait envisageable si l'instruction était non obligatoire, quoiqu'en matière d'éducation, l'obligation de moyens paraît plus réaliste (comme en médecine).

    - Peu d’heures de présence sur le lieu de travail.
    → Mais beaucoup d'heures effectuées à la maison, leur nombre variant, il est vrai, selon la matière enseignée et le niveau des classes (ICI pour plus de renseignements). Pour avoir travaillé dans le commerce (en CDI), je sais aussi qu'une heure de boulot dans la vente n'a pas la même densité qu'une heure de boulot devant une classe (pas de temps mort devant des élèves, alors qu'il n'y a pas toujours affluence dans une boutique).

    - Très grande liberté pour organiser son travail comme on le souhaite.
    → Oui. La liberté du professeur est d'ailleurs la même que celle dont jouit un entrepreneur : si ce dernier choisit mal sa marchandise, il y a les réclamations ; si le professeur choisit mal ses exercices, les élèves ne progressent pas et sèment la zizanie en cours, les parents se plaignent, on vous déconsidère et on vous fait une sale réputation. Après, il faut tenter sa chance ailleurs.

    - Peu de contacts avec les collègues, dont on n’est de toute façons pas dépendant pour faire son travail.
    → Oui, c'est assez vrai. Quelle délivrance ! Que de temps non perdu pour des tâches plus importantes !

    - Sécurité de l’emploi.
    → On emploie le mot « révocation » dans la fonction publique pour parler du licenciement, mais c'est la même chose.

    - Pas d’adultes à commander.
    → Ce n'est effectivement pas le métier d'un professeur, de la même façon qu'un carreleur n'a pas à fabriquer de prothèses dentaires.

    - Pas de responsabilité financière.
    → Et la cours des comptes ?

    - Salaire fixe.
    → Oui, jamais de bonus, pas de parts sociales, pas de 13e ou 14e mois.

    - 15 semaines de congés payés (je compte à la louche).
    → 16 semaines de congé, dont 9 non payées. Les 7 autres semaines permettent d'éponger le nombre d'heures supplémentaires effectuées chaque semaine.

    - Temps de travail annuel inférieur à 35h par semaine (j’ai fait le compte - tout compris - avec une amie prof, d’extrême gauche, et sur ses propres indications. Elle était toute surprise du résultat).
    → 36 semaines de cours à 42h en moyenne font 1512 heures. 43 semaines sont rémunérées en tout dans l'année (36 semaines de cours et 7 semaines de petites « vacances »), cela fait donc 35,16 heures de boulot payé par semaine. Je trouve ça honnête.

    - La Camif...non, je plaisante.
    → ... mais quelques livres gratuits en fin d'année scolaire (je dois en être à mon dixième exemplaire de Candide ou l'optimisme). Quel privilège honteux !

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  109. Pardon, ICI le lien pour le nombre d'heures de travail :

    http://media.education.gouv.fr/file/Commission_Pochard/18/8/Rapport_+_couverture_-_12-02-08_23188.pdf

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  110. La Gerbille :

    - "Révocation = licenciement".

    Merci de nous indiquer le pourcentage de professeurs révoqués tous les ans. A ma connaissance, il faut pratiquement tuer un élève en criant "Heil Hitler !" pour être révoqué.

    Ou, bien sûr, fournir une information équilibrée à ses élèves sur l'avortement en cours d'éducation sexuelle, comme ce prof qui a, lui, bel et bien été révoqué récemment, et dans un délai record, pour n'avoir pas délivré la propagande du Parti en pareille circonstance : l'avortement, c'est le Bien.

    - "16 semaines de congé, dont 9 non payées"

    Non. C'est faux. C'est une légende. Les professeurs touchent bien leur salaire tous les mois, même quand ils sont en vacances.

    A l'origine, il y avait effectivement un mode de calcul qui prévoyait les vacances non payées. Depuis, le salaire annuel correspondant a été lissé sur toute l'année.

    Mais les profs prétendent toujours, pour faire pleurer le populo, que "les vacances ne sont pas payées". Dites que leurs salaires sont insuffisants à votre goût, si vous voulez. Ce n'est pas la même chose.

    - "La liberté du professeur est d'ailleurs la même que celle dont jouit un entrepreneur."

    Sauf que l'entrepreneur investit son propre capital au risque de le perdre, travaille 50 heures par semaine ou davantage, se paye en-dessous du SMIC ou pas du tout pendant un an ou deux, n'a aucune assurance chômage (ne parlons pas de sécurité de l'emploi), peut être traîné au tribunal à tout moment pour des milliers de faits imputables à son activité, et peut être condamné, en cas de dépôt de bilan et de faute de gestion, à rembourser les créanciers de l'entreprise sur ses fonds personnels.

    Il faut vraiment être culotté pour comparer la resopnsabilité qui pèse sur les épaules d'un professeur-fonctionnaire, et sur celles d'un entrepreneur...

    - "On vous déconsidère et on vous fait une sale réputation. Après, il faut tenter sa chance ailleurs."

    Ah bon ? Vous êtes sûre ? Les directeurs d'école ont le pouvoir de licencier les mauvais professeurs ? Et ils le font ?

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  111. Parenthèse:
    en allant sur gatesofvienna, je vois un lien pour un bouquin appelé "Allah is dead: why Islam is not a religion". Je clique dessus et tombe sur amazon.com.
    En général, lorsqu'un livre est disponible sur amazon.com, il l'est aussi sur amazon.fr. Je décide donc de passer sur la version .fr du site. Et là, impossible de le trouver: le livre et l'auteur n'existent pas!

    Heureusement que l'on peut encore (mais pour combien de temps) passer par le .com pour effectuer ses achats!

    Hallucinant...

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  112. Pas de parano, Heimdal. Le catalogue de livres en anglais d'Amazon.fr est un tout petit sous-ensemble de celui d'Amazon.com.

    Quand vous achetez un livre en anglais chez eux, il est soumis aux mêmes conditions commerciales (port gratuit) que les livres en français.

    Par conséquent, il faut bien qu'ils aient un stock sur place (ou en Angleterre : j'ai déjà reçu des livres directement d'Angleterre en commandant sur le site français).

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  113. Robert (je mets même une deuxième culotte, tout exprès pour vous) :

    - Oui, nous sommes d'accord, un lissage de salaire, cela veut juste dire que ledit salaire rémunère 10 mois de travail mais tombe tous les mois.

    - Les entrepreneurs que je connais ont l'air de bien se porter, ils bossent dur et aiment leur métier, ils ont le sens du travail bien fait et sont des commerçants agréables. J'ai eu aussi à croiser quelques loosers qui traînaient quelques faillites derrière eux. Yapadsecret, seuls les bons réussissent, les clowns se ramassent à la petite cuillère, et pour ce que j'en ai vu de ceux-là, je n'ai aucune pitié.

    De la même façon, les élèves ne manquent pas de cruauté pour faire sentir à un professeur qu'il est incompétent, ce qui le conduit à la dépression, ou à la démission, ou à la mutation.

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  114. Bon ! Et cette jacquerie, c'est quand qu'on la fait et où ? Parce que, là, j'ai le fléau tout en émoi...

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  115. Les suppressions de milliers de postes d'enseignants vont faire le bonheur de Marchenoir.
    Vu la fortune que les profs coûtent à la nation (?), on ne peut que se réjouir des économies que le contribuable va pouvoir faire.
    Les élèves sont toujours là, cependant. C'est bête, hein ! Pas grave, on leur donnera des précaires, recrutés à Pôle emploi (comme à Paris), et non formés. Payés en vacations, évidemment (2OO heures/an). Ca ne suffira pas pour boucler l'année ? Pas grave, on en prendra d' autres.
    Et c'est là qu'intervient le chef d'établissement avec son évaluation du remplaçant. A jeter ou à réemployer l'année suivante.
    Si tout va bien, il deviendra contractuel. Viré juste avant d'être titularisé (en principe, 6 ans de galère avant de voir une possibilité de titularisation, le tout formé sur le tas. Et quand on voit le tas…). C'est clair qu'il est découragé avant la titu. Et c'est sans doute mieux pour lui, après avoir écopé des classes les plus difficiles et servi de serpillière aux pépites, avec la bénédiction de leurs profs principaux, trop contents de diriger la hargne vers quelqu'un d'autre qu'eux-mêmes.

    Bref, c'est un sort enviable que celui de privilégié non titulaire. Mais c'est quand même mieux que d'être titulaire, parce qu'au moins, tu peux toujours te dire que tu vis où tu veux, que t'es pas obligé de former un couple TGV avec ton conjoint, et que bon, grâce aux libéraux, la crise va se résoudre et que demain sera bien sûr meilleur.

    Et que tu changeras de boulot. pour devenir paysan peut-être…

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  116. La Gerbille :

    "Oui, nous sommes d'accord, un lissage de salaire, cela veut juste dire que ledit salaire rémunère 10 mois de travail mais tombe tous les mois."

    Ah, d'aaacord...

    Donc, les profs sont payés tous les mois, mais ils ne sont pas payés tous les mois.

    Ca me rappelle un truc auquel on a eu droit il y a pas longtemps, ça : il y a des logements de fonction à l'Education nationale, mais il n'y a pas de logements de fonction à l'Education nationale.

    Décidément, l'expérience de sociologie en direct est de plus en plus concluante : les "professeurs" de "l'Education" "nationale" sont bel et bien des ratiocineurs, des manipulateurs, des tricheurs, des menteurs, des chouineurs, des pleurnicheurs, et, globalement, des gens qui sont totalement dépourvus des qualités morales les plus élémentaires nécessaires à l'instruction des enfants -- ne parlons pas de leur éducation.

    La seule façon de réformer la France, c'est de construire de nouvelles institutions à côté.

    Il faut laisser les professeurs de l'Educ' naze se suicider tout seuls, comme les barges de France Télécom, et construire à côté une école privée, hors contrat, avec des directeurs et des professeurs volontaires, qui se donneront pour mission première d'instruire les enfants, et non de se livrer à d'interminables arguties en manipulant le sens des mots à l'infini, afin de bien faire voir à la population combien ce sont de pôv' victimes, combien elles sont courageuses et nobles de faire leur dur métier, et combien nous avons la chance de profiter de leur immense dévouement -- quasi bénévole.

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  117. Robert Marchenoir, vous êtes époustouflant quand vous faites semblant de tout comprendre avec nuance et que vous tirez des petits plans d'avenir radieux : que n'êtes-vous pas déjà Président ??

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  118. @La gerbille :

    - « Un chef d'établissement, un inspecteur, un DRH (au rectorat) »
    Auriez-vous l’amabilité de nous dire combien de fois dans sa carrière, en moyenne, un enseignant est inspecté et quelles sont les conséquences d’une inspection sur sa carrière ?
    Pourriez-vous également nous dire de quels pouvoirs dispose concrètement un chef d’établissement sur les enseignants et comment vous conciliez les termes « hiérarchie » et « liberté pédagogique » (celle dont parlait Nicéphore) ?

    - « Cela serait envisageable si l'instruction était non obligatoire, quoiqu'en matière d'éducation, l'obligation de moyens paraît plus réaliste (comme en médecine). »
    Vous confirmez donc que les enseignants n’ont pas d’obligation de résultat. Si vous ne comprenez pas en quoi cela constitue un avantage, je ne peux rien pour vous.

    -« Mais beaucoup d'heures effectuées à la maison »
    Est-il vraiment nécessaire de vous expliquer que, en règle général, travailler chez soi est beaucoup plus agréable que de travailler dans un open-space, ou exposé aux intempéries ?

    -« une heure de boulot dans la vente n'a pas la même densité qu'une heure de boulot devant une classe »
    N’ai-je pas dit qu’il n’était pas possible de passer 35h par semaine devant les élèves ?

    - « si le professeur choisit mal ses exercices, les élèves ne progressent pas et sèment la zizanie en cours, les parents se plaignent, on vous déconsidère et on vous fait une sale réputation. »
    Je vous repose la même question qu’à Nicéphore : seriez-vous prête à soutenir sérieusement qu’il existe un rapport direct, nécessaire, entre le fait de faire consciencieusement son boulot de prof - préparer sérieusement ses cours, etc. - et le fait de parvenir à tenir sa classe ? Seriez vous prête à soutenir sérieusement que les profs consciencieux ne sont jamais bordélisés et que les profs démagos le sont toujours, ou même simplement la plupart du temps ?
    Même question pour les parents d’élève.

    -« Oui, c'est assez vrai. Quelle délivrance ! Que de temps non perdu pour des tâches plus importantes ! »
    Est-il vraiment nécessaire de vous expliquer ce que sait tout salarié un peu chevronné, à savoir que, en général, le plus pénible dans le travail ce n’est pas le travail lui-même, ce sont les collègues ? Et ne me prenez pas l’exemple des mineurs ou des éboueurs s’il vous plait, nous parlons de gens qui exercent des emplois dits « intellectuels ».

    - « On emploie le mot « révocation » dans la fonction publique pour parler du licenciement, mais c'est la même chose. »
    Robert vous a déjà répondu. Que vous osiez employer un tel argument suffirait pour discréditer tout le reste. Mais continuons cependant.

    - « Ce n'est effectivement pas le métier d'un professeur »
    Vous ne contestez donc pas qu’un enseignant n’a pas d’adulte à commander. Contestez vous en revanche qu’avoir des adultes à commander soit une charge qui, toutes choses égales par ailleurs, rend un travail plus difficile ?

    - « Et la cours des comptes ? »
    Je veux croire que c’est une plaisanterie.

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  119. - « Oui, jamais de bonus, pas de parts sociales, pas de 13e ou 14e mois ».
    C’est vrai. Dois-je en déduire que votre rémunération vous semble insuffisante ? Si c’est le cas, pourquoi ne cherchez-vous pas d’emploi ailleurs ? Peut-être est-ce parce que tout bien compté - y compris donc les avantages non salariaux - vous auriez du mal à trouver mieux.

    - « 35,16 heures de boulot payé par semaine. Je trouve ça honnête. »
    On peut discuter des chiffres, qui de toutes façons dépendent évidemment de la conscience professionnelle de l’enseignant. Mais vous confirmez que les horaires - tout compris - des enseignants n’ont rien de démentiels, pour dire le moins. Et je ne vous demande pas comment vous avez fait vos calculs, même si j’ai toutes les raisons de penser que vous avez compté large. Voulez-vous que nous comparions avec les horaires d’un cadre, même dans la fonction publique ?

    Résumons-nous. La moitié de vos « arguments » ont confirmé mon affirmation initiale selon laquelle les enseignants, la plupart du temps, ne se rendent pas compte de la situation avantageuse qui est objectivement la leur. Je vous en remercie. Malheureusement la seconde moitié a confirmé, je le crains, toutes les critiques que Marchenoir ou XP adressent au monde enseignant. Croyez-le si vous voulez, j’aurais préféré qu’il n’en soit pas ainsi.

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  120. "Donc, je généralise et je fais des zamalgams"

    Je ne sais pas si ce sont mes fils qui commencent enfin à se toucher ou autre chose, mais je viens de me rendre compte que le Degauche s'indigne tout à la fois :

    (i) quand on amalgame ;
    (ii) quand on discrimine.

    Seulement, pour ne pas amalgamer il faut bien discriminer, et pour ne pas discriminer, il faut bien amalgamer.

    Mais que reste-t-il alors ? Je ne conçois pas une pensée qui ne soit ni généralisante, ni discriminante.

    (en fait, l'on peut encore faire des "amalgames discriminatoires", ou bien des "discriminations amalgamantes", si l'on dit, à la Zemmour, que les trafiquants de drogue sont principalement noirs et arables : on amalgame parce qu'on généralise à partir des cas particuliers de noirs et arabes trafiquants de drogue, et on discrimine par que l'on constate que la catégorie "arabe-noir" est présente plus de trafiquants que la catégorie "fds").

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  121. Aristide :

    1/ « quelles sont les conséquences d’une inspection sur sa carrière ? »
    Quelle carrière ?

    2/ Oui, je confirme vos propos, mais je les nuance un peu quand même parce qu'ils donnent vaguement l'impression que tout tombe tout cuit dans le bec du professeur qui serait naturellement un privilégié. Certaines nuisances sont écartées : c'est vrai, et alors ? Il faudrait donc tout niveler - par le bas de préférence (tiens, un discours de progressiste !) : tout le monde à 50 heures/semaine, dans un enfer humain (les collègues, les clients, le harcèlement hiérarchique), payé au gré des caprices de la roue de Fortune, sans vacances, avec faillite personnelle et procès à la clé.

    Excusez-moi, mais avez-vous travaillé un seul jour de votre vie ?

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  122. Non, bien sûr. En fait je suis un riche héritier qui ne sait pas comment occuper son temps. Et bien entendu ma fortune vient de l'exploitation de la veuve et de l'orphelin.
    Mais ça ne doit pas vous étonner. Puisque j'ose penser que la condition enseignante est objectivement - dans la plupart des cas - plutôt avantageuse, c'est que je suis un libéral, donc que je me réjouis de la souffrance humaine.
    Le renard libre dans le poulailler libre, tout ça.
    Mais brisons là. Il n'est pas utile de discuter plus longtemps puisque vous confirmez tout ce que je dis.
    Quant au fait que mes propos vous auraient donné "vaguement l'impression que tout tombe tout cuit dans le bec du professeur qui serait naturellement un privilégié", ce n'est pas de ma faute si vous ne savez pas lire.
    Qui sait, peut-être que ce sont vos professeurs qui en sont responsables ?

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  123. @R Marchenoir ,merci pour votre réponse.
    Vous confirmez donc ce qui me semblait : aucun candidat ne reprend vos idées. Je n 'en déduis pas qu' elles ne sont pas bonnes mais j 'en déduis que cette discussion ne débouche sur rien de pratique ou en tout cas sur aucun conseil pour ce que nous pouvons faire à court et moyen terme.
    Comme je suppose que les profs qui sont lecteurs de D Goux ne sont ni les plus stupides ni les plus cossards, on peut penser qu 'un statut de salarié leur irait tout aussi bien que celui de fonctionnaire ( sans compter que dans ce cas ils n 'auraient pas eu de concours à passer ).
    Bref, vos idées sont intéressantes, vos remarques non dépourvues de bon sens ... mais très légèrement blessantes pour certains de vos interlocuteurs sans que cela ne débouche sur autre chose que sur une polémique qui pour ce qui me concerne me désole.

    ps: Les remarques faites sur l' extrême susceptibilité des profs sont tout à fait bien vues. Cependant lorsqu' elles sont exprimées par certains mégalomanes (je ne parle pas de vous ici) cela donne un peu envie d 'éclater de rire...ou de fondre en larmes.

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  124. Bof, l'amateurisme en matière de lecture est une chose communément partagée. Rien de neuf dans cette idée.

    En revanche, je vous ai bien lu puisque je pointe cette idée présente chez vous qui consiste à faire passer pour un privilège non rémunéré ce que j'appellerais plutôt la possibilité d'être heureux au travail. Je trouvais l'idée bizarre, voilà tout.

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  125. C'est très curieux, ce que vous dites, dxdiag.

    Pourquoi tenez-vous un blog politique, si vous n'aimez pas la polémique ?

    En quoi cela vous pose-t-il un problème que mes remarques blessent certains de mes interlocuteurs ?

    Vous êtes-vous interrogée sur le point de savoir si le hold-up socialiste opéré depuis un demi-siècle, sur ce pays, n'est pas blessant pour moi ? Et pour beaucoup d'autres ?

    Vous ne croyez pas que je suis blessé, personnellement, avec beaucoup d'autres, par les milliards de mensonges, de leçons de morale, de sarcasmes et d'insultes, voire de menaces de mort, qui sont déversés à jet continu dans ma direction et dans celle des gens qui disent la même chose, par les socialauds connus ou inconnus, depuis le temps qu'ils détiennent le pouvoir de fait en France ?

    Qu'est-ce qui vous fait penser que moi, et des millions d'autres, devraient se laisser blesser tout seuls par des millions de connards, sans avoir le droit de les blesser à leur tour, et de leur dire en face leur quatre vérités que personne n'ose leur dire dans les milieux qui s'autorisent à dire des choses autorisées ?

    Vous trouvez que ce n'est pas profondément insultant de s'entendre dire, trois fois de suite, que la preuve qu'il n'y a pas de logements de fonction dans l'Education nationale c'est qu'il y a des logements de fonction dans l'Education nationale ?

    Par des gens qui sont professeurs ? Que vous payez avec le fruit de votre travail sous peine de prison ? Et qui, de surcroît, vous accusent de mentir ?

    Il est grand temps de rendre à ces gens-là la monnaie de leur pièce. Ce ne sont pas les bonnes manières qui sont susceptibles de leur faire changer d'avis.

    Si Monsieur Machin se fout du monde à ce point, c'est qu'il défend son pognon et sa place, tout simplement, sa place qui lui permet de "lire" et "d'écrire" tranquillement comme un "aristocrate" à mes frais, et que ce pognon il me le vole directement dans ma poche (et dans la vôtre aussi, je vous ferai remarquer).

    Ce n'est pas blessant, ça ? Vous croyez qu'on s'attaque à ce genre d'intérêts en faisant des ronds de jambe ?

    C'est une lutte de classes, tout simplement. Ils sont des millions, comme lui. Mon but est de montrer aux autres où est leur intérêt. Mon but est de montrer aux autres à quel point ils se font couillonner. Délibérément. Par des gens qui savent parfaitement ce qu'ils font.

    Par ailleurs, ce n'est évidemment pas parce qu'il n'y a pas de candidats libéraux à la présidence de la République qu'il n'y a pas de libéraux en France.

    De toutes façons, le socialisme ne peut que s'effondrer, comme il s'est effondré en URSS. Vous ne pouvez pas marcher sur l'eau indéfiniment. Les livres de comptes ne mentent pas.

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  126. Vous remarquerez que je n’emploie pas le mot de « privilège », pour éviter autant que possible les mots qui fâchent. Je parle d’avantage non salarial. Ce n’est pas réservé aux profs, beaucoup de professions en ont. Mais la profession d’enseignant en a beaucoup, vraiment beaucoup. Dans l’absolu cela ne me dérange pas. Contrairement à ce que vous pensez je n’ai rien contre le bonheur au travail.
    Le problème est que ce qui vous permet d’être heureuse au travail - pardon, vous n’avez pas dit que vous étiez prof - ce qui permet aux enseignants d’être heureux au travail selon vous a un coût. Un coût pour les contribuables et pour la société en général.
    Par exemple le temps de travail, disons, modéré des enseignants signifie qu’il faut toutes choses égales par ailleurs, embaucher plus d’enseignants. Ce qui augmente d’autant les dépenses publiques.
    De la même manière la sécurité de l’emploi dont ils bénéficient rend tout gestion des ressources humaines extrêmement difficile. Ce qui accroit les coûts et diminue la qualité du service rendu, encore une fois toutes choses égales par ailleurs.
    Je vous laisse faire l’application pour tout le reste.
    Dans la mesure ou l’éducation nationale est censée être au service de la nation, et non pas au service des enseignants, il ne me semble pas illégitime de discuter de ce sujet. Comme je l’ai déjà dit, une des choses qui rend l’éducation nationale irréformable, c’est que les enseignants - en général - n’ont pas conscience de la réalité de leur situation et n’ont qu’une conscience très vague, pour ne pas dire plus, des réalités économiques. Du coup ils se braquent dès que s’annonce de très, très loin tout ce qui pourrait ressembler à une velléité de réforme sérieuse de leur profession.
    Vous remarquerez que je ne dis pas qu’ils défendent égoïstement leurs intérêts corporatistes. Je dis qu’ils voient de l’injustice là où il n’y en a pas. Bien entendu je ne suis pas naïf. Mais je préfère partir de l’idée que les gens sont de bonne foi, jusqu’à plus ample informé.
    Marchenoir dirait peut-être que c’est de la sensiblerie moderniste.

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  127. Robert : Ce ne sont pas les polémiques qui me dérangent en soi mais celles qui font s 'affronter des gens qui font potentiellement partie du même camp, surtout quand celui ci n 'est pas majoritaire et a déjà peut être perdu la partie.

    Que l'organisation de la fonction publique, voire son existence même soit critiquable est une chose mais vous semblez accuser les fonctionnaires eux mêmes comme s 'ils avaient créé le système alors qu 'ils n 'y participent que parce que des concours leur ont été proposés et qu 'ils ont été reçus !

    Je ne suis pas prof mais j 'ai été un moment fonctionnaire (c'était donc ça ). Si les postes que j 'ai occupé m 'avaient été proposés avec les mêmes contrats de salarié que dans le privé, j 'aurai simplement postulé au lieu de concourir et je crois pouvoir affirmer que j 'ai effectué mon travail avec le même sérieux et fait les mêmes efforts que dans ma période libérale (si ce n 'est que je travaillais plus d'heures et gagnais plus d 'argent à cette époque).
    Je suppose donc que les profs sont comme moi.

    Les seuls fonctionnaires qui vous volent sont ceux qui font mal leur travail.
    Au risque de relancer la discussion je remarquerais que dans le privé c'est parfois l 'inverse.

    Bref, ai je entrainé mon pays dans le gouffre en effectuant des gardes à l 'hôpital pendant que des "agents immobiliers" redressaient la France?

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  128. "Je préfère partir de l’idée que les gens sont de bonne foi, jusqu’à plus ample informé. Marchenoir dirait peut-être que c’est de la sensiblerie moderniste." (Aristide)

    Dans le cadre d'un dialogue personnel, il faut évidemment partir de l'idée que les gens sont de bonne foi.

    La question est : à quel moment faut-il lâcher cette illusion ?

    Et la réponse pour moi est désormais : assez vite.

    L'autre partie de la réponse est : que veut dire mauvaise foi ? quelle est la différence entre mauvaise foi et stupidité ?

    Et la réponse est : a) il n'y en a pas vraiment, b) ça n'a pas vraiment d'importance.

    Au-delà d'un certain point, qu'il est assez facile de déterminer, ça revient au même. On voit assez vite si les gens sont ouverts, intellectuellement curieux et honnêtes, ou pas.

    Dans le cas de Monsieur Machin, ce fut assez vite vu. Si on fait partie du cercle personnel de Monsieur Machin, ou si on est son psychanalyste, c'est sûrement passionnant de se poser ce genre de question. Et on peut y passer des années.

    Dans le cas contraire, vous constatez la présence d'un mur. Est-il fait de parpaings ? de briques ? d'un mélange des deux ? La réponse est sûrement très intéressante pour le maçon, mais n'a aucun intérêt pour celui qui veut juste passer de l'autre côté.

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  129. "Ce ne sont pas les polémiques qui me dérangent en soi mais celles qui font s 'affronter des gens qui font potentiellement partie du même camp." (dxdiag)

    Qu'est-ce qui vous fait penser que Monsieur Machin était potentiellement du même camp ? Et quel camp, d'ailleurs ?

    "Que l'organisation de la fonction publique, voire son existence même soit critiquable est une chose mais vous semblez accuser les fonctionnaires eux-mêmes."

    Relisez ce que j'ai écrit à Monsieur Machin sur le sujet. J'ai très exactement répondu à cela.

    "Les seuls fonctionnaires qui vous volent sont ceux qui font mal leur travail."

    Avez-vous lu mon texte qui explique pourquoi ce n'est pas le cas ? Quelle est votre position sur cette explication ?

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  130. Tout va bien !
    Je viens d'entendre, entre deux hourras pour les otages libérés, que les CAPES passent à la trappe: "coup de tonnerre dans l'educ ex nationale!".
    C'est parfait. De cette façon, les nouveaux professeurs ne seront plus fonctionnaires. Tous précaires !
    Elle est pas belle, la vie, Robert Marchenoir ?

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  131. Je cherche l'info, je ne la trouve pas.
    Sur google, je vois que les CAPES sont supprimés en Tunisie. Les journalistes de RTL se seraient-ils pris les pieds dans le tapis (rouge) ?
    De toute façon, ne sommes-nous pas une succursale de la Tunisie ?
    A suivre ce jour.

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  132. C'est vrai Robert, je n 'ai pas tout lu attentivement et il est certain que vous connaissez mieux le sujet que moi...je vais relire et j 'arrête là pour le moment.

    Je pense qu'on pourra me faire évoluer sur ce sujet mais ça m 'étonnerait qu 'on puisse me convaincre que tous les gens qui bénéficient d 'un contrat particulier avec l 'état sont d'inutiles parasites...

    En ce qui concerne "le camp ": mon petit monde est malheureusement devenu très manichéen. Je distingue ceux qui s 'opposent au remplacement massif de population et ceux qui l 'acceptent ou l 'encouragent volontairement.
    Il me semble qu 'on s 'accroche sur des problèmes de recettes alors que ce sont les ingrédients qui se modifient.

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  133. Dxdiag:

    et sur ce terrain du manichéisme:
    http://droites-extremes.blog.lemonde.fr/2011/06/29/islamophobes-de-tous-les-pays-annulez-tout/

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  134. Je souscris assez à ce qu'à dit Dixdiag...

    Juste une remarque, pour en finir avec les privilèges des profs (et puis après on passera à la suite).

    Mes parents sont profs (de lettres classiques, ils se sont rencontrés à la fac en faisant du latin, et tout). Par choix, par passion pour la matière, et tout.

    Aussi parce qu'il y a des privilèges, si, si. On n'est pas bien payés, mais on a deux mois de vacances. Il se trouve qu'ainsi j'ai toujours, dans mon enfance, passé deux mois de vacances l'été avec mes parents et mes soeurs. On n'allait pas à Ibiza - mes parents eussent été bien en peine de payer des vacances de luxe - mais on passait deux mois chez papi-mamie et ça, c'est irremplaçable.

    Je suis professeur également, entre autre pour les mêmes raisons (sinon je ne me serais pas cassé le cul à passer l'agrégation). En particulier parce que je préfère être payée moins mais pouvoir aller chercher mes mioches avant 21h le soir.

    Libre à vous de me considérer comme une voleuse.

    Et pour finir je vous renvoie à un bel article de notre ami A moy que Chault.
    http://amoyquechault.over-blog.com/article-le-pouvoir-aux-maitres-77102428.html

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  135. « Dans le cadre d'un dialogue personnel, il faut évidemment partir de l'idée que les gens sont de bonne foi.

    La question est : à quel moment faut-il lâcher cette illusion ?

    Et la réponse pour moi est désormais : assez vite. »

    Robert, je n’ai évidemment pas de conseils à vous donner. Votre expérience du blogging est bien plus longue que la mienne, et si vous êtes parvenu à la conclusion que l’idée que les gens sont de bonne foi est « une illusion » qu’il faut abandonner rapidement vous avez sûrement des raisons pour cela.
    Mais puisque vous m’avez donné votre avis, je vais en retour vous exposer le mien.

    Tout d’abord, pour essayer de rendre aussi clair que possible ce qui va suivre, je vais vous dire la façon dont je conçois la mauvaise foi. Etre de mauvaise foi, pour moi, c’est savoir que votre interlocuteur a raison, que ses arguments sont meilleurs que les vôtres, ou du moins que vous n’avez rien de valable à lui répondre, et cependant refuser sa conclusion parce que cette conclusion va à l’encontre de vos intérêts ou de vos passions.

    Ceci posé, il me semble très difficile de déterminer si quelqu’un que vous n’avez jamais vu et avec lequel vous dialoguez pour la première fois est de mauvaise foi. Je ne dis pas impossible, je dis très difficile. Nous n’avons pas d’accès direct aux intentions de nos semblables. En revanche nous avons un accès direct à leurs discours, à leurs arguments.
    Par conséquent, je préfère, en général, agir le plus longtemps possible comme si mon interlocuteur était de bonne foi. Pour trois raisons principales :
    1) On peut avoir raison pour de mauvaises raisons. Autrement dit, il est possible de défendre une conclusion juste parce qu’elle sert vos intérêts personnels, et en même temps que cette conclusion soit correcte. Il me semble donc, en général, plus productif d’examiner les arguments qui me sont opposés comme s’ils étaient avancés de bonne foi, même si je pense très fort en moi-même que ce n’est pas le cas.
    Cela suppose bien sûr que l’on m’oppose des arguments. Sinon, game over.
    2) J’essaye de ne pas oublier que, si mon interlocuteur a des passions et des intérêts, j’ai moi aussi des passions et des intérêts qui pourraient m’amener à conclure que mon contradicteur est de mauvaise foi, juste parce que cela m’arrange.
    3) J’essaye également de ne pas oublier que le premier obstacle à la persuasion - en dehors du manque d’intelligence - c’est l’amour-propre. Je m’efforce donc, autant qu’il est possible, de ne pas enflammer l’amour-propre de mon interlocuteur, sachant cependant que l’on ne peut jamais être totalement sûr de ce que telle personne considérera comme blessant. Mais disons qu’il est peu de gens qui supportent patiemment de s’entendre dire qu’ils sont de mauvaise foi.
    Bien entendu cela n’implique absolument pas de s’écraser ou d’amoindrir ses arguments. Nous nous comprenons.

    Bien entendu aussi, ce que j’expose là n’est qu’une ligne de conduite générale, pas une recette à appliquer systématiquement. Cela ne m’empêche donc pas, parfois, de conclure très rapidement que mon interlocuteur est au-delà de toute persuasion et d’interrompre la conversation.
    Pour résumer, disons que j’ai été frappé par cette phrase de Bossuet (je crois) : « la défiance fait plus de dupes que la confiance ». Plus je vieillis, plus j’y réfléchis, et plus cela me semble vrai. J’essaye donc d’agir conformément à cela.
    Sans demander à personne d’en faire autant.

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  136. Dans le monde binaire de Bobby Blackwalk, il y a lagauche (beurk) et ladroite, je suppose (les gentils)...

    lagauche gasipille l'argent durement gagné par ladroite. Et donc Bobby, il fait un caca nerveux, son bon argent durement gagné.

    Et bien, son argent, il servira à ladroite à payer Douillet, super secrétaire d'état aux français de l'étranger... on avait besoin d'une administration comme ça, c'est sur. Bon, la réalité, l'année prochaine, 10 députés sont attribués aux français de l'étrangers (des binationaux essentiellement, ceux là même dont l'ump s'interroge) et donc le rôle de Douillet sera de faire campagne aux frais du contribuable.

    Un prof, ça sert à rien, ça enseigne le communisme ... mais je dois être con, je préfère un prof à Douillet, son chauffeur, son garde du corps, ses 5 assistants, sa secrétaire, et des locaux à 15 000 euros le m².

    Mais bon, dans l'imaginaire, ladroite, ça gère bien, lagauche, ça gaspille.

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  137. Eh bien par exemple, monsieur Gai Ducon me semble un excellent exemple d'exception à la règle générale que j'ai exposé.
    Pas besoin de se torturer longtemps l'esprit pour être certain qu'il mérite joliment bien le pseudo qu'il s'est lui-même donné.

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  138. @ Carine

    Lisez "L'Etat c'est toi", aux éditions L'Arche. Recueil de textes de Bastiat. Ca fait 100 pages, et vous aurez tout compris.

    Et ensuite, foutez-nous la paix avec vos "précarité", "on a besoin de fonctionnaires pour éduquer nos enfants", et autres conneries dignes du NPA.

    On a le plus grand nombre de fonctionnaires de l'educ nationale par élève. Le coût le plus élevé et les pires résultats. Et vous voulez quoi? Plus de MOYENS? Putain mais c'est quoi la différence entre Aubry et vous? Les muzzs? C'est tout? Et vous ne comprenez pas que leur présence ne s'explique que par notre politique SOCIALE?

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  139. bien sur aristide et les cons, ça vole toujours en escadrille, entre vous et bobby, on forme une jolie triplette.

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  140. Carine :

    "Je viens d'entendre, entre deux hourras pour les otages libérés, que les CAPES passent à la trappe: 'coup de tonnerre dans l'educ ex nationale!'.
    C'est parfait. De cette façon, les nouveaux professeurs ne seront plus fonctionnaires. Tous précaires ! Elle est pas belle, la vie, Robert Marchenoir ?"


    Pourriez-vous parler en français courant accessible à tous, je vous prie, et non en jargon fonctionnarial compréhensible de la seule secte ?

    Figurez-vous que tout le monde ne sait pas ce que c'est que "le CAPES". Et que le lien entre "suppression du CAPES" et non-fonctionnaires est pour le moins nébuleux.

    D'autre part, si vous pensez que ne pas être fonctionnaire signifie être "précaire", c'est une preuve de plus que les fonctionnaires (français) n'ont pas la moindre idée de ce qu'est la vie normale d'un salarié normal dans un pays occidental développé normal.

    Je ne vois pas comment la suppression du CAPES pourrait signifier que les professeurs ne seront plus fonctionnaires. Vous voulez dire qu'ils ne seront plus payés par l'Etat ? Vous voulez dire que toutes les écoles deviendront progressivement privées, et que tous les professeurs nouvellement embauchés seront payés par les parents ? Non ?

    Alors les professeurs seront toujours fonctionnaires.

    Conrtairement à ce que vous semblez croire (et quelques dizaines de millions de Français avec vous), un fonctionnaire, ce n'est pas quelqu'un qu'il est impossible de licencier, qui travaille 30 h par semaine, qui a le droit de prendre une ou deux semaines de congés maladie frauduleux par an (en plus de ceux que prennent les salariés du privé), qui n'a aucun compte à rendre sur son travail, qui est plus puissant que son ministre, qui peut se mettre "en grève" quand il veut en bloquant le pays, et qui peut dicter sa loi au gouvernement.

    C'est quelqu'un qui est payé par le gouvernement. Point barre.

    Cela dit, si les nouveaux professeurs cessaient d'être payés par le gouvernement, ce serait une excellente nouvelle (mais ce n'est évidemment pas le cas).

    Et si les nouveaux professeurs continuaient d'être payés par le gouvernement, mais avec un contrat de travail identique à celui du secteur privé, ce serait aussi une excellente nouvelle.

    D'autres questions ?

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  141. Aristide :

    "Si vous êtes parvenu à la conclusion que l’idée que les gens sont de bonne foi est « une illusion », etc"

    Vous m'avez mal compris. Ce que je disais, c'est que j'ai cessé de faire très longtemps crédit aux adversaires de blog sur leur bonne foi.

    Je décide rapidement s'ils méritent ce crédit que je leur donne, ou si cette confiance a priori n'est basée que sur une illusion.

    Concernant notre ami Nicéphore Niepce, qui a avoué d'emblée avoir choisi ce métier parce que c'est une sinécure (du temps pour lire et écrire, aristocratie, etc), il s'est très vite avéré qu'il était de mauvaise foi.

    Il s'est présenté de prime abord comme quelqu'un d'ouvert, prêt à critiquer les fonctionnaires, à admettre qu'il y en avait trop, mais il est vite devenu évident qu'il était surtout prêt à critiquer les autres corporations fonctionnariales, les autres fonctions que la sienne. Les privilèges, ce sont toujours les autres qui les ont.

    Il a suffi d'une ou deux remarques bien placées pour qu'il révèle son éclatante mauvaise foi : sa tactique fut de pinailler en occupant toute la bande passante sur un micro-détail (le syndrôme de la couleur du poil de cul de l'éléphant), et d'affirmer plusieurs fois de suite que la preuve que l'eau ne mouille pas, c'est que l'eau mouille.

    Sans oublier de donner des leçons de logique et de conseiller la lecture d'Aristote.

    Comment appelez-vous quelqu'un qui est capable de ça, sinon un fieffé menteur ?

    Dans ces cas-là, je ne perds pas de temps pour tirer la chasse.

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  142. Gai Ducon : le gouvernement actuel n'est ni libéral, ni de droite. Ne me dites pas que vous ne l'aviez pas remarqué.

    Quant à vous, vous continuez à confondre professeur et fonctionnaire.

    Bravo pour votre pseudonyme.

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  143. Aristide :

    « La défiance fait plus de dupes que la confiance ».

    Tûtafé, tûtafé.

    D'ailleurs, des études chiffrées montrent que la France est l'un des pays où la confiance règne le moins.

    De mémoire, elle est dans les profondeurs du classement, avec je ne sais quel pays africain où règne la loi de la jungle.

    Ca se voit à l'oeil nu.

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  144. Ajoutons que la confiance, la confiance possible, la confiance allant presque de soi, est une condition primordiale de la prospérité économique. Les pays où les gens n'accordent à leur propre parole qu'une valeur toute relative (j'ai vécu en Algérie…) sont des pays qui sont ou sombrent rapidement dans la misère, puisqu'il n'est plus possible d'y rien entreprendre, rien de solide sur quoi se baser.

    Et nous assistons, en France, à une perte rapide de cette valeur de la parole : tel artisan (et c'est désormais l'immense majorité) qui vous assure qu'il sera chez vous tel jour à tel heure non seulement ne se croit nullement tenu d'y être effectivement s'il a d'aventure autre chose à faire ce jour-là, mais pas davantage de vous avertir du contretemps.

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  145. Hey Marchenoir, allez chez Axa, BNP, Crédit Mutuel et allez lire leur convention collective ... on ne doit pas être loin des 9 semaines de congés payés et j'ai souvenir de ce qui ne reste qu'une anecdote mais bon, ça reste, je crois significatif :
    Projet informatique, bascule euro chez un assureur français (son président est de gauche, il est à l'ump), la chef de projet se met en congés le jour du basculement (ce qui fait un peu tache) .... réaction de son responsable sous mes yeux "si je lui refuse, elle va se foutre en maladie".... et la nana est toujours chef de projet à l'heure actuelle, enfin, elle a été placardisée en règle mais nullement virée.

    En tout cas, on ressent en vous toute cette pression du salarié de boite privée .. un vrai stress ce job de bloggueur à 150%.... vous dormez bien la nuit ? je me fais du souci.

    Sinon, l'ump est un parti de gauche, pourquoi pas ... mais alors pouvez vous me citer un ou deux pays qui appliquent une politique de droite, libérale ou les gens sont heureux, l'état pas endetté, les gens non plus, avec une espérance de vie supérieure à 50 ans, un taux d'alphabétisation décent sans aucune pression fiscale ou minimum ? C'est appliqué où vos fariboles ?

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  146. Je m'aperçois que j'ai oublié d'apporter une précision - j'avais prévu originellement de l'incorporer à mon message, mais au moment de rédiger je l'ai oublié - : je n'applique cette maxime "la confiance, etc." qu'en matière intellectuelle, pour les raisons que j'ai indiqué, et parce qu'il n'y a pas grand chose à perdre à se tromper.
    S'il s'agit de m'acheter une voiture ou de faire repeindre ma maison c'est autre chose. Dans ce cas là, la confiance c'est bien mais le contrôle c'est mieux.

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  147. "Sinon, l'ump est un parti de gauche, pourquoi pas ... mais alors pouvez vous me citer un ou deux pays qui appliquent une politique de droite, libérale ou les gens sont heureux, l'état pas endetté, les gens non plus, avec une espérance de vie supérieure à 50 ans, un taux d'alphabétisation décent sans aucune pression fiscale ou minimum ?"

    Suisse, Australie, Nouvelle Zélande, Canada...

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  148. Anonyme :

    La Suisse.
    La Nouvelle-Zélande.
    Les bays baltes et de l'Est.
    Le Chili.
    L'Australie.
    Et dans une certaine mesure (en tous cas plus que la France) :
    Les Etats-Unis.
    Le Canada.
    Israël.
    La Suède.
    L'Italie.
    L'Allemagne.
    La Belgique.

    Liste non exhaustive, bien entendu.

    J'adore les gens qui vous reprochent de passer trop de temps sur les blogs, sous prétexte qu'ils ne sont pas d'accord avec vos opinions.

    Et qui, pour bien vérifier que vous passez trop de temps sur les blogs... passent du temps sur les blogs.

    Mais c'est du temps de gauche, je suppose...

    Puisqu'on parlait de mauvaise foi... et de confiance...

    Dans un pays normal, les gens devraient vous remercier de passer du temps sur les blogs, pour transmettre votre savoir et expliquer des choses. Dans un pays normal...

    (Pour être tout à fait honnête, certains le font. Mais ce ne sont évidemment pas ceux-là qui hurlent le plus fort.)

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  149. Anonyme :

    Votre anecdote chez votre assureur prouve ma thèse, et non la vôtre : le socialisme a tellement contaminé la France que, même dans de grosses entreprises qui auraient, pourrait-on croire, les moyens d'imposer l'honnêteté à leurs salariés, c'est la tricherie qui l'emporte, et le chef ne peut rien dire.

    Vous devriez réfléchir un peu plus avant de poster.

    Et avoir la courtoisie de prendre un pseudonyme. Quand on discute avec des gens, il est poli de se présenter.

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  150. "Votre anecdote chez votre assureur prouve ma thèse, et non la vôtre"

    On pourrait ajouter que c'est avec le fric des actionnaires, et non des contribuables... Donc on s'en tape...

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  151. Pas d'accord, Heimdal. Le socialisme avec le fric des actionnaires, c'est toujours du socialisme.

    Ca crée du chômage, de la pauvreté et de l'oppression. Pour tout le monde, et pas seulement (ou même pas spécialement) pour les actionnaires.

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  152. Bobby, la différence entre vous et moi, c'est que je ne fustige pas la productivité de la ponction publique contrairement à vous. Ma productivité actuelle étant nulle (j'ai démissionné et pris un congés sabbatique d'une durée non connue), je ne vais pas critiquer un prof peu productif. Alors, que vous, vous avez un productivité nulle mais que vous vomissez celui dont la productivité est faible.

    Zebulon, ça vaut Robert comme pseudo, alors appelez moi Zebulon.

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  153. "Pas d'accord, Heimdal. Le socialisme avec le fric des actionnaires, c'est toujours du socialisme."

    Je suis d'accord... Mais je me sens moins floué quand un branleur végète dans une boite privée que lorsqu'il le fait dans le public...

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  154. Zebulon :

    C'est tout de même fantastique, cette propension des gauchistes à, dès le départ, placer leur nombril au centre du débat. Moi je fais ceci, moi je fais cela, etc.

    Mais on s'en fout, mon pauvre ami.

    Personne ne vous a demandé ce que vous faisiez dans la vie, et je vois mal ce que cela a à voir avec une discussion sur les mérites comparés du libéralisme et du socialisme.

    Vous pourriez être un stakhanoviste d'élite que cela ne changerait rien à la nocivité du socialisme.

    Et il est parfaitement ridicule de votre part de faire des suppositions sur ma vie privée, dont vous ne connaisssez rien, dont vous ne connaîtrez jamais rien, et qui n'est pas pertinente par rapport au sujet traité ici.

    Un peu de tenue, s'il vous plaît.

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  155. Pour revenir au sujet, j'ajoute, bien entendu, à la liste des pays libéraux ayant réussi :

    - L'Angleterre de Margaret Thatcher (une formidable réussite).
    - La France du général de Gaulle.

    Eh oui... Les socialauds chouinent à la "casse du service public" et au "manque de moyens" en faisant mine de regretter les Trente glorieuses, et en se prosternant rétrospectivement (ils en étaient loin, à l'époque !) devant le général de Gaulle qui, lui, représentait l'Etat Fort et Agissant, tenant en laisse ces salopards d'Intérêts Financiers.

    Mais c'est oublier que le nombre des fonctionnaires par rapport à la population active, et le pourcentage des dépenses publiques par rapport au PIB, étaient infiniment plus bas sous de Gaulle "copain avec les communistes", que sous Sarkozy "facho ultra-libéral".

    A l'époque de de Gaulle, on était, de mémoire et en ordre de grandeur, à 30 % de dépenses publiques dans le PIB. A comparer avec nos 56 % actuels !...

    Par rapport à la France contemporaine, la France des Trente glorieuses était un phare d'ultra-libéralisme !...

    Et, comme par hasard, cette modération des dépenses publiques s'accompagna d'un chômage bas et d'une croissance forte... Tiens donc... Exactement ce que prédisent les libéraux...

    Tandis que la France de 1975 à 2011, qui n'a jamais connu un seul budget à l'équilibre, et qui depuis 1981 et l'intronisation de Saint François II, a connu une explosion continue du nombre de ses fonctionnaires, est impuissante à se débarrasser du chômage de masse et de la croissance atone... Comme le prédisent les libéraux...

    Alors qu'à en croire les socialo-keynésiens, c'est précisément le déficit public provoqué par la dépense publique accrue, débridée et volontaire, qui aurait dû provoquer la "relance", la croissance et la baisse du chômage...

    A la lumière de cette comparaison historique, les socialauds feraient bien de nous la jouer un ton au-dessous, je trouve...

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  156. "Dans ces cas-là, je ne perds pas de temps pour tirer la chasse."

    C'est classe.

    J'imagine Léon Bloy écrivant dans des blogs...

    En fait non, je l'imagine pas.
    Et Keynes ?

    Non plus, mais Marchenoir, ça lui va bien.

    C'est sa juste place.
    Et la mienne aussi, il va sans dire. Mais se la pêter comme ça alors qu'on postillone devant un écran, pfou... Cest fou ce que la présence de deux ou trois flatteurs peut faire de vous.

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  157. C'était mieux avant ... ah sous le général, ce n'était pas la chienlit... un pays à reconstruire, un monde bipolaire, des matières premières qu'il ne fallait pas partager avec ces connards de chinois, de brésiliens, et le choc pétrolier de 74, surement d'aspiration communiste dicté depuis Moscou par le Kommintern.
    Un temps béni où on pouvait vendre des armes à tous nos amis africains complètement corrompus, en échange, ils nous achetaient quelques palais parisiens.

    Bobby, du temps de Vercingétorix, le chomage était inexistant, pas de ponctionnaires pour faire chier, et pas de deficit public... C'était le bon temps.

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  158. "Se la pêter comme ça alors qu'on postillone devant un écran, pfou."

    Bel autoportrait, anonyme.

    Le type qui n'a strictement rien à dire, qui vient le dire, mais qui n'oublie pas de laisser tomber les noms de Keynes et de Léon Bloy dans la conversation, pour faire croire qu'il les a lus, et qu'il appartient en conséquence à une race supérieure.

    Le snob illettré, bavard, agressif et hargneux, comme l'Education nationale en produit par brassées désormais.

    C'est gentil d'être venu partager vos immenses connaissances et vos profondes pensées sur la politique, l'économie, la fonction publique et l'Education nationale, anonyme.

    Vous nous avez merveilleusement éclairés. Merci de ramasser vos affaires en partant, d'essuyer vos crachats et d'éteindre la lumière du couloir.

    Bonsoir.

    (Accessoirement, oui, Keynes aurait un blog aujourd'hui, comme la plupart des universitaires de bon niveau aujourd'hui à travers le monde. Mais bon, on ne peut pas, à la fois, le savoir, et faire du name-dropping sur les blogs pour masquer son ignorance et sa médiocrité.)

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  159. Heimdal:
    Après avoir lu ce que dit Aristide sur la mauvaise foi, comment pouvez-vous oser me dire deci:
    "Et vous voulez quoi? Plus de MOYENS? Putain mais c'est quoi la différence entre Aubry et vous? Les muzzs? C'est tout? Et vous ne comprenez pas que leur présence ne s'explique que par notre politique SOCIALE?"
    Où avez-vous vu que je demande pour l'éduc ex nationale PLUSSS de moyens ? Alors que je me tue, dès que l'occasion m'en est donnée par les thèmes de blogs (même indirectement, parce que là, dans le cas présent, il était question des paysans), à réclamer la même chose que SOS Education, à savoir une vraie réforme, restaurant des programmes efficaces dans l'acquisition des connaissances, rompant avec la démagogie d'accueil de toutes les "cultures" de nos envahisseurs, et restaurant l'autorité des maîtres.
    Je suis sans doute transparente, mais à force, je pense qu'il est possible de se faire une idée sur ce que je pense.
    Alors arrêtez de falsifier, si possible.

    Par ailleurs, en quoi le fait de dénoncer la précarité de l'emploi des profs, comme des autres salariés d'ailleurs, fait-il partie d'une politique sociale aspirateurs de nos pépites ? Le concours à bac+5 attire les milliers de Tunisiens et de Libyens qui débarquent tous les jours en Grèce et en Sicile, en direction de la France et du Nord de l'Europe ? NON ? Alors c'est le fait de pouvoir enseigner sans ce concours, et donc de ne pas être titulaire, qui attire les pépites ? Cela participe d'une politique sociale d'aides ? J'avoue que je n'avais jamais envisagé la chose sous cet angle.
    Moi, je croyais bêtement que c'était vivre sans rien faire et en recevant des aides pour tout qui attirait le monde entier chez nous. Pas le fait de pouvoir être professeur non titulaire et non formé.

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  160. Robert Marchenoir:
    Ne vous faites pas plus ignorant que vous ne l'êtes.
    Je ne crois pas que c'est à vous que je vais expliquer ce qu'est le CAPES, ni aux gens qui lisent ce blog.
    En France, on entre dans la fonction publique sur concours. Les CAPES sont les concours de recrutement des enseignants. Ainsi que l'Agrégation qu'a passée et réussie Artémise.
    Si vous ne comprenez pas ce jargon sectaire, allez voir sur Google.
    D'autres questions ?

    "Et que le lien entre "suppression du CAPES" et non-fonctionnaires est pour le moins nébuleux."
    Pas d'accord. Il est évident:
    pas de concours, pas de fonction publique et on tire les sonnettes pour trouver un emploi de prof (si on veut être prof). On n'est pas fonctionnaire. Et c'est une très bonne nouvelle pour vous, comme je le pressentais.
    Pas pour moi, car quand je vois ce qui se passe quand l'état vend ou brade un de ses "fleurons" (je suis ironique quand j'utilise ce mot en pensant à l'éducation nationale), disons que j'ai des doutes quant à l'avenir. Je pense aux chantiers de l'Atlantique qui coulent en attendant d'être rachetés à terme par des Saoudiens, pourquoi pas, le PSG étant bien acheté par le Quatar (bien fait pour lui ! Bien fait pour le Quatar, je veux dire).

    "D'autre part, si vous pensez que ne pas être fonctionnaire signifie être "précaire", c'est une preuve de plus que les fonctionnaires (français) n'ont pas la moindre idée de ce qu'est la vie normale d'un salarié normal dans un pays occidental développé normal."
    Je pense que c'est vous qui n'avez aucune idée de la situation des salariés jeunes dans ce pays. Oui, c'est le CDD renouvelé pendant des années, ou non, avant de pouvoir espérer un CDI. Vous connaissez ces termes ou je les développe ?

    "Je ne vois pas comment la suppression du CAPES pourrait signifier que les professeurs ne seront plus fonctionnaires. Vous voulez dire qu'ils ne seront plus payés par l'Etat ? "
    Si, ils seront payés par l'état, pour un temps. Mais en "précaire", non-titulaire (tant pis pour Heimdal), donc non fonctionnaires. Puis l'état se déchargera de cette charge sur la région, puis la commune.

    Un dernier mot:
    Les fonctionnaires ne sont pas tous professeurs, certes. Heimdal et vous saurez maintenant que les professeurs ne sont pas tous fonctionnaires.
    Ca va ou je recommence ?

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  161. »Du temps de Vercingétorix, le chomage était inexistant, pas de ponctionnaires pour faire chier, et pas de deficit public... C'était le bon temps. » (Gai Ducon)

    Mon Dieu, quel défilé de punks à chien… Le sarcasme stupide, l’ignorance et le contentement de soi comme seule doctrine.

    Taux d’endettement 2012 projeté :

    Suisse : 36,2 %, en baisse constante depuis 2007 (43,4 %).

    France : 86,9 %, sur une tendance de hausse constante entre 2010 et 2014.

    Equilibre budgétaire :

    Suisse : en 2009, malgré la crise financière mondiale, le budget de l’Etat était encore en équilibre (0,4 % d’excédent). Léger déficit prévu en 2012 (0,15 %).

    France : PAS UN SEUL BUDGET A l’EQUILIBRE DEPUIS 1975. 7,1 % de déficit en 2010. 4,6 % de déficit prévu pour 2012.

    Chômage :

    Suisse : 4,4 % (1er trimestre 2011).

    France : 9,9 % (1er trimestre 2011).

    Salaire net :

    Zürich : indice 100.

    Paris : indice 58,6.

    Pouvoir d’achat (sur revenu net annuel):

    Zürich : indice 100.

    Paris : indice 57,4.

    Revenu annuel net d’un ouvrier qualifié dans l’industrie :

    Zürich : 42 600 €.

    Paris : 18 700 €.

    Régime politique :

    Suisse : le plus important parti du pays, l’UDC, se déclare adepte du libéralisme économique.

    France : aucun parti politique, de l’extrême-droite à l’extrême-gauche, qu’il soit au pouvoir ou dans l’opposition, ne se réclame du libéralisme économique.

    Maintenant, les gauchistes et les révolutionnaires à dreadlocks peuvent recommencer à tirer sur leurs joints.

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  162. « Ne vous faites pas plus ignorant que vous ne l'êtes. » (Carine)

    Un gauchiste finira toujours par utiliser cette expression. Je rappelle que la gauche est le défenseur des petits, des sans-grade, des pauvres, des opprimés, des défavorisés de l’argent comme du savoir, des ignorants, de ceux « qui ne possèdent pas les codes de la culture dominante ».

    Enfin, à condition qu’ils votent à gauche.

    « Je ne crois pas que c'est à vous que je vais expliquer ce qu'est le CAPES. »

    Non, bien sûr. C’est d’ailleurs pour cela que je vous ai demandé de me l’expliquer. Vous savez, mieux que moi, ce que je sais, et mieux que les autres, ce qu’ils savent. Vous êtes donc bien une Degauche.

    Cela peut vous étonner, mais quand je dis que j’ignore quelque chose, c’est que je l’ignore. Nous sommes comme ça, nous autres, à droite.

    Je sais bien qu’à gauche, il est très bien porté de jeter négligeamment dans la conversation Kierkegaard et Aristote, même quand on n’est pas capable de la capacité de raisonnement d’un enfant de dix ans, et de parler toujours au vingt-cinquième degré ; mais figurez-vous que nous, les réactionnaires, quand on dit blanc, c’est en général qu’on veut dire blanc.

    Oui, c’est d’un ennui… et d’un plouc… je dois le reconnaître.

    Je sais bien que les professeurs croient que la nation entière se passionne pour leurs bagarres entre agrégés et non agrégés, que tous les Français connaissent par cœur tous les sigles que leur administration produit à jet continu… Désolé de vous décevoir, la plupart des gens s’en foutent.

    Ce qu’ils veulent, c’est que leurs enfants apprennent à lire, écrire et compter, sans risquer de se faire tuer, sans qu’il y ait de grèves, et sans que cela leur coûte les yeux de la tête.

    Le reste, c’est à nos serviteurs, les fonctionnaires, de nous l’expliquer. Et avec le sourire, en plus.

    « Si vous ne comprenez pas ce jargon sectaire, allez voir sur Google. »

    L’immense dévouement pédagogique du professorat français trouve assez vite ses limites. Pourquoi ne suis-je pas spécialement surpris ?

    « Les CAPES sont les concours de recrutement des enseignants. »

    Merci bien. Voilà qui nous avance immensément. Vous avez dû, en effet, aller chercher la réponse sur Google. Vous n’expliquez nullement -- et vous ne le faites pas davantage dans la suite de votre commentaire -- en quoi la suppression de ces CAPES serait une catastrophe pour la nation (par opposition à une atteinte à vos intérêts particuliers).

    » Pas de concours, pas de fonction publique. »

    Comme quoi, je peux écrire tout ce que je veux, c’est comme si je pissais dans un violon. Je vous ai expliqué plus haut que la seule définition du mot «fonctionnaire», en français, c’est : personne salariée par l’Etat.

    Fonctionnaire n’est pas synonyme de «personne bénéficiant du statut de la fonction publique tel que défini par les communistes en France à la Libération, puis augmenté, au fil des décennies, d’une ribambelle de privilèges supplémentaires tous plus indus les uns que les autres, aboutissant à la création d’une classe protégée opprimant les Français et confisquant leurs richesses».

    Cela, c’est une contingence historique, politique et géographique.

    Cela a existé à un moment donné, dans une zone du monde très restreinte qui s’appelle la Franchouillardie inférieure, et dans un espace-temps très réduit, un demi-siècle, soit un clin d’œil à l’échelle historique.

    Rien ne dit que cela continuera toujours. Tout indique, au contraire, que cela s’arrêtera un jour. Un jour assez proche, désormais.

    En fait, il est impossible que cela continue. Pas plus qu’il n’est possible de faire couler de l’eau indéfiniment d’une bouteille que l’on vide. Les chiffres sont là. Que vous le vouliez ou non. (Les gauchistes adorent cette expression.)

    La comptabilité, comme la terre, ne ment pas. L’arithmétique existe. Même un fonctionnaire gauchiste -– et Dieu sait que son pouvoir est grand –- ne peut pas obliger 2 et 2 à faire 5.

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  163. »On tire les sonnettes pour trouver un emploi de prof. » (Carine)

    Euh… oui. Comme tout le monde, pour trouver n’importe quel emploi.

    C’est là qu’on se rend compte du fossé qui existe entre les fonctionnaires et tous les autres salariés. L’arrogance tranquille du fonctionnaire est à couper le souffle. Alors même que le pays nage depuis quarante ans dans un chômage endémique (par la faute du fonctionnaire, par son insistance à multiplier les emplois publics au détriment de l’investissement dans les emplois privés), il estime avoir le droit, lui, à ce qu’on lui apporte un emploi sur un plateau, à domicile, avec le café et les croissants.

    Sinon, cela devient un scandale. C’est la fin du monde. Le nazisme menace.

    »Je pense que c'est vous qui n'avez aucune idée de la situation des salariés jeunes dans ce pays. Oui, c'est le CDD renouvelé pendant des années, ou non, avant de pouvoir espérer un CDI. »

    Je connais très bien la situation des salariés jeunes, vieux et moyens-vieux «dans ce pays». Vous en êtes responsable. Vous, personnellement. En tant que fonctionnaire, et parce que vous revendiquez le maintien du statut communiste de la fonction publique, qui est, précisément, l’une des causes majeures du chômage de masse dans ce pays.

    Comme je l’ai démontré sur ce fil de discussion.

    Comme le démontrent à l’évidence les chiffres comparatifs que j’ai données sur la Suisse et la France. La Suisse, où les employeurs se battent pour trouver des salariés et pour les garder, tellement le pays est prospère, le chômage bas, et les salaires élevés.

    La Suisse, où les fonctionnaires n’ont pas ce que les Français appellent « la sécurité de l’emploi ». La Suisse, où les fonctionnaires sont en nombre restreint, et où, par la volonté populaire, exprimée démocratiquement par référendum, ils ont un simple contrat de travail de droit privé. Comme une bonne partie des fonctionnaires allemands.

    Il est stupéfiant de vous voir revendiquer l’emploi à vie pour les fonctionnaires, en utilisant comme argument le fait que, dans le secteur privé, de très nombreux salariés n’ont que des contrats à court terme.

    Vous revendiquez ouvertement un privilège, par rapport à un grand nombre de vos concitoyens, et vous n’en avez pas honte.

    Expliquez-moi en quoi un guichetier de la poste (ou un professeur) mériterait un emploi à vie, alors qu’un guichetier d’une banque, non.

    Vous vous obstinez à ne pas voir le rapport entre l’énorme ponction opérée sur la richesse nationale par un système socialiste et une fonction publique pléthorique et invirable, d’une part, et la précarité des emplois dans le secteur privé, d’autre part.

    Vous n’y êtes pour rien, vous les fonctionnaires. C’est la faute de l’Etat. Des patrons du caca-rente. De l’ultra-libéralisme.

    Mais si, dans le secteur privé, comme, désormais, dans le secteur public, il y a de plus en plus de contrats précaires, c’est bien pour compenser la masse gigantesque, et croissante, d’emplois publics inefficaces, inutiles et excessivement protégés !

    Et vous, au lieu de reconnaître le problème, et de dire : OK, essayons d’avoir des CDI pour tous, y compris les fonctionnaires, c’est à dire avec possibilité de licenciement en cas d’insuffisance professionnelle ou de motif économique, au lieu de dire : d'accord pour que le statut de la focntion publique soit remplacé par un contrat de droit privé, à condition que le secteur privé de son côté privilégie le CDI sur le CDD, vous dites : je veux un emploi à vie pour moi et mes copains, histoire d’échapper aux CDD à répétition du secteur privé !

    C’est ça, la « solidarité » de la gauche ?

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  164. "Puis l'état se déchargera de cette charge sur la région, puis la commune." (Carine)

    On s’en fout. C’est un détail de l’histoire du communisme. L’Etat ne se décharge de rien du tout. La région et la commune, ce sont aussi des rouages de l’Etat, et leurs fonctionnaires respectifs sont aussi payés par les impôts des Français.

    Ca chagrine les profs, parce qu’ils tiennent le ministère de l’Education nationale, et qu’ils craignent de moins bien tenir les échelons inférieurs, mais ça ne rend pas le mammouth moins socialiste.

    Cela le rend peut-être plus socialiste, d’ailleurs, puisque la «décentralisation» à la française a abouti à multiplier les fonctionnaires et à empiler les strates administratives, plutôt qu’à faire des économies et à diminuer le poids du pouvoir central.

    "Ca va ou je recommence ?"

    On décèle là toute la virtuosité pédagogique du professeur français, sa finesse, son talent à faire comprendre simplement, sans condescendance, à des néophytes, des notions compliquées.

    Je crois que c’est à vous de relire mes commentaires précédents, que vous n’avez visiblement pas lus, ou pas compris.

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  165. Mais oui, faisons de la France un paradis fiscal, et au lieu de taper sur Kaddhafi, abritons la fortune de cet enfant de salop ...
    La suisse ... c'est un pays avec un statut un peu particulier non ?
    Tous les enfants de salops de la planète y blanchissent leur fric, c'est vrai que la terre compte un grand nombre d'enfants de salops donc la suisse pourrait bien nous en refiler. Prenez une carte de l'europe de 1941, les boches ont annexé tous les peuples germaniques (même nos racines Francs ne nous ont pas préservé) ... mais la Suisse malgré sa communauté germanophone, pas touche ... Pays bien trop sympathique pour planquer tout ce qui pue.

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  166. Marchenoir:
    "il estime avoir le droit, lui, à ce qu’on lui apporte un emploi sur un plateau, à domicile, avec le café et les croissants."

    Non, non et pas du tout !
    Ce n'est pas un DROIT !
    Il prépare et passe des concours pour cela, souvent en bossant pour gagner un SALAIRE (pas des aides sociales). N'importe qui, à n'importe quel niveau d'études, peut les passer, ces concours. Ce qui implique moins d'heures de blog et plus de sacrifices personnels. Tout ça pour atteindre le nirvana de moins de 1000 $/mois en catégorie C, ce qui est Byzance, en effet.
    Je déplore qu'en France soit tombée en désuétude la clause de la nationalité française pour passer des concours d'état.
    Mais c'est ainsi, c'est élargi à l'UE. Je ne le VEUX pas, je le subis, comme vous.
    Bientôt sans doute, n'importe qui venant d'ailleurs pourra se mettre sur les rangs, ou mieux, sera engagé sans concours, donc non titulaire, donc non fonctionnaire (même si provisoirement encore, payé par l'état. J'ai lu, mais je ne suis pas d'accord. Ou alors, il faut remplacer "payé par l'état" par "payé par les collectivités locales: communales, régionales". On peut en effet être fonctionnaire national ou territorial depuis la réforme de la fonction publique et la décentralisation). D'ailleurs, cela se fait déjà (au risque de déplaire à Heimdal), comme je le dis depuis le bédut.
    Vous pouvez me traiter de gauchiste tant que vous le voudrez, ça me juste rire un brin.
    Et c'est bien bon par les temps qui courent. Continuez ^^

    ""Ca va ou je recommence ?"
    On décèle là toute la virtuosité pédagogique du professeur français, sa finesse, son talent à faire comprendre simplement, sans condescendance, à des néophytes, des notions compliquées."
    C'était juste en réponse à votre "d'autres questions?", que j'ai trouvé bien condescendant, comme tout votre discours d'ailleurs.
    Il y a des points où je suis d'accord avec vous (le CDI pour tous, sauf faute professionnelle ou incompétence). Mais tout ce que vous dites est entaché de hargne accusatrice et vous déplacez la responsabilité de la situation. Le jour où vous direz "plus de fonction publique mais un CDI pour tous", en disant ce que vous comptez faire pour y parvenir, je dirai d'accord, tentons le coup.
    Comme beaucoup ici vous l'ont dit, où est votre programme ?

    Degauche, moi ? Allez dire ça à mes collègues, vous allez les faire marrer ^^.
    Mais je m'en moque, ce n'est qu'une caractérisation à courte vue.
    C'est effectivement bien dommage qu'il y ait autant de fonctionnaires en France ("ce pays, oui"), la fameuse "crise" n'en serait que plus lourde à digérer, encore plus visible. Tout le monde irait à la soupe populaire, tout le monde à égalité (c'est moi la communiste ?) serait dans la merde et ce serait un beau spectacle libéral.
    Je préfère des emplois de fonctionnaires aux aides sociales au chômage (aspirateurs d'immigrés), mais j'ai sans doute tort. Tant pis, je maintiens.
    Je serai d'accord pour supprimer la fonction publique quand les entreprises seront obligées de se rapatrier et perdront la possibilité de se délocaliser. Ce qui ne se fera qu'avec un régime musclé et "burné".
    Et ce n'est pas demain la veille, sauf divine surprise…

    Donc, en attendant, continuons à nous empailler gaiement sur tout et à accepter sans sourciller le remplacement de population, la faute à ces salauds de fonctionnaires…

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  167. "ça me juste rire un brin."
    Ca me FAIT juste rire un brin. Mais vous aviez corrigé, car vous lisez attentivement, bien sûr.

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  168. Juste par curiosité, c'est quoi le métier de Marchenoir ?
    Parce qu'il aime démolir certains métiers, mais ion aimerait connaître le sien, pour savoir vraiment à quoi il sert dans la société. C'est un minimum, quand on juge le travail des autres.

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  169. Le minimum serait surtout de se présenter avant de soumettre les gens à la question.

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  170. d'après Marchenoir :

    "Accessoirement, oui, Keynes aurait un blog aujourd'hui, comme la plupart des universitaires de bon niveau aujourd'hui à travers le monde."

    Mais qui peut croire que Keynes ou ces universitaires perdraient leur temps à répondre à des anonymes qui les critiquent. Marchenoir ne discute pas avec Keynes, mais avec vous ou moi, c'est-à-dire des riens du tout, comme un autre rien du tout. Mais lui il l'ignore. Il croit qu'il sauve le monde en écrivant 10 000 commentaires sur un blog.

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  171. mais il s'est présenté Marchenoir ? C'est son vrai nom ?

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  172. Anonyme de 10h27, la Suisse a accueilli 700.000 réfugiés juifs pendant la guerre. Je dis bien sept cent mille, pour une nation qui comptait à l'époque 4,5 millions d'habitants ; vous repasserez pour les salauds faisant risette aux enfants de salauds.

    Et intéressez-vous à l'incroyable dynamisme industriel de la Suisse au lieu de balancer les clichés gauchistes sur les banques (et vous avez oublié le chocolat).

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  173. "Je préfère des emplois de fonctionnaires aux aides sociales au chômage (aspirateurs d'immigrés), mais j'ai sans doute tort."

    Vous avez raison de dire que vous avez tort. Cela revient exactement au même: on prend dans la poche de ceux qui bossent pour la foutre dans celle de ceux qui, dans une large mesure, n'en foutent pas une ramée (je généralise, hein!). Et l'Etat bien sûr se sert au passage!

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  174. "et vous avez oublié le chocolat"

    Et les montres!

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  175. monsieur Dom, si vous lisez quelques articles sur la seconde guerre mondiale et la Suisse, on verra tout l'ambivalence de ce pays ... certes, ils ont accueilli juifs, résistants et ... nazis ... et surtout le fric de ces bonnes âmes. La suisse commerçait pendant toute la guerre avec l'axe vendant notamment des armes. On peut dire qu'ils sont pragmatiques, ils sont sympas avec tout le monde, et donc engrange le fric quelque soit l'origine, le but, en brasser le plus possible.

    Plus recemment, quand les USA, l'allemagne ont des listes de contribuables indélicats, ça tape fort avec menace d'interdire UBS de travailler sur le sol américain. En france, rien, de rien ... pshitt et c'est là que je vais rejoindre marchenoir, avoir autant de ponctionnaires pour une inefficacité telle, c'est déplorable.

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  176. Le chômage (involontaire) n’est en rien dû à la pression fiscale, ni, donc, au poids financiers que représentent les traitements des fonctionnaires.

    La cause du chômage (involontaire) est à rechercher exclusivement dans le Code du travail ; c’est seulement une affaire de réglementation.

    En effet, le chômage (involontaire) ne survient que lorsque le coût du travail dépasse la productivité de ce dernier.

    Par exemple, un chercheur d’emploi dont la productivité est de 1000 ne pourra être employé que dans la mesure où il ne coûte pas plus de 1000 à son employeur potentiel.

    Or, un des objets du droit du travail consiste précisément à créer à alourdir le coût du travail.

    L’exemple le plus frappant est celui du SMIC : tous les travailleurs dont la productivité (telle qu’anticipée par leur employeur potentiel) est inférieure au montant de ce dernier sont condamnés au chômage. (En toute logique, les premières victimes du SMIC sont donc les jeunes et les travailleurs peu qualifiés, puisque ce sont les catégories dont la productivité est la plus faible).

    Mais il n’y a pas que le SMIC : il y a aussi toutes sortes de charges qui équivalent, du point de vue de l’employeur, à des compléments de salaire (en nature ou non) : les coûts d’un licenciement, des diverses institutions représentatives du personnel, des grèves…

    Sans oublier les coûts non-monétaires, comme le fait de risquer d’être toisé par un syndicaliste, de se voir exposé à la vindicte populaire en cas de licenciement massif, de recevoir des leçons de la part des juges prud’homaux, etc…

    A l’inverse, les impôts ou charges « sociales », à partir du moment où ils sont calculés sur la base du montant du salaire nominal versé au travailleur, n’accroissent pas le coût du travail pour l’employeur (en revanche, ils diminuent l’intérêt du travail pour le salarié –- mais je laisse de côté le chômage volontaire) ; en quelque sorte, ils sont calculés « en-dedans ».

    Un exemple évident du fait qu’il n’y a pas de corrélation entre le montant de la dépense publique et le taux de chômage (involontaire), c’est l’URSS. Il n’y avait ni SMIC, ni chômage, en URS (je simplifie).

    Ni le poids financier représenté par les salaires des fonctionnaires, ni, d’une manière plus générale, le niveau de la pression fiscale, ne sont donc responsables du chômage endémique qui règne en France.

    En revanche, la dépense publique est génératrice de pauvreté, dans la mesure où les fonctionnaires sont, au mieux, très peu productifs, et, au pire, destructeurs de richesse (il faut toujours garder à l’esprit qu’une grande part des fonctionnaires sont payés pour mettre des bâtons dans les roues aux gens normaux).

    Si le poids financier de la fonction publique est incontestablement source d’appauvrissement, il est en revanche parfaitement injuste de lui attribuer nos problèmes de chômage (involontaire).

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  177. Et pourquoi le chômage serait un problème ??? quand j'avais ma boite d'informatique, j'étais sur le seul creneau où le marché était porteur et donc ça me donnait grand souci de turnover, revendications salariales tous les 6 mois, de vrais casses couilles. Je n'ai pas testé les domaines où l'offre de travail est inférieur à la demande, mais j'imagine que cela aurait été plus simple à gérer.

    A votre avis, pourquoi Parisot et la droite patronale souhaite des immigrés ? Pour les aider à sortir de leur vie de merde ?

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  178. L'affaire DSK est un bel exemple du service public efficace bien géré à l'américaine.
    Le procureur doit faire économique, donc il ne traite que les dossiers surs et qui ne s'éterniseront pas à grand frais pour le contribuable.

    Prenons donc un président du FMI, connu pour sauter tout ce qui bouge, il ne résiste pas à se farcir une soubrette. Elle porte plainte ... on trouve du sperme partout mais ça reste paroles contre paroles car aucun témoin, ni caméra de surveillance.

    La victime se trouve être de moralité douteuse (drogue apparemment) donc Braftman va invoquer le manque de crédibilité de la victime.

    la procureur sait cela, l'affaire est perdue, qu'importe si le président du FMI à sauter la soubrette, affaire classée et hop, terminé. Que DSK soit un détraqué sexuel, on s'en fout finalement.

    Affaire suivante ....

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  179. Baraglioul :

    Entièrement d’accord avec vous sur la question du code du travail et du SMIC. En revanche je ne peux pas vous suivre dans votre conclusion, lorsque vous dites (à peu près) que le poids de la dépense publique n’a rien à voir avec nos problèmes de chômage.
    Vous dites vous-même : « la dépense publique est génératrice de pauvreté, dans la mesure où les fonctionnaires sont, au mieux, très peu productifs, et, au pire, destructeurs de richesse ».
    Je dirais les choses un peu autrement : la dépense publique génère presque toujours moins de valeur ajoutée que le même volume de dépense privée. Mais l’idée est la même (j’ajoute que, dans mon esprit, « peu productif » n’est pas synonyme d’inutile ou de paresseux).
    Or la dépense publique ce sont des impôts ou des emprunts, c’est à dire d’une manière ou d’une autre, un prélèvement sur le reste de l’économie. Schématiquement, 100 de dépense publique en plus c’est 100 de dépense privée en moins.
    Mais si, comme nous en sommes d’accord, la dépense publique est moins génératrice de richesse que la dépense privée, une augmentation des dépenses publiques signifie, toutes choses égales par ailleurs, une moindre croissance économique et donc moins de créations d’emplois. Et moins de créations d’emplois c’est plus de chômage.
    C’est le problème de la dépense publique en général : on voit très bien les emplois que cela crée - on peut facilement les compter - mais on ne voit pas les emplois que cela détruit dans le secteur privé et ceux qui ne sont pas crées du fait de cette ponction sur les ménages et les entreprises.

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  180. Baraglioul,

    Votre analyse se contredit elle-même.

    Vous avez raison de mettre l’accent sur le rôle générateur de chômage de la réglementation du travail : salaire minimum élevé, obligations et contraintes en tout genre (et notamment difficulté à licencier).

    Tout cela augmente le coût du travail, et aussi le risque financier de la création d’emploi : si je sais que la loi m’empêchera, ou rendra coûteux, un licenciement en cas de retournement de la situation économique, eh bien j’hésiterai fortement à créer un emploi dans une conjoncture où mon entreprise en aurait les moyens.

    En revanche, je ne comprends pas que vous niiez le rôle des charges sociales et de l’emploi public dans le chômage.

    Les charges sociales font bel et bien partie du coût du travail. La division administrative entre charges dites salariales et charges dites patronales est totalement artificielle et politique.

    Si je décide de créer un emploi, son coût sera bel et bien : salaire net + charges sociales dites salariales + charges dites patronales. Les charges sociales sont bien prélevées sur la valeur ajoutée créée par l’entreprise. A la seconde où je décide de créer un emploi, je m’engage à verser x euros par an à l’URSSAF (qui est très sourcilleux sur la question, comme vous le savez), plus x euros par an à mon employé.

    Par ailleurs, la présence d’une grosse fonction publique est bel et bien génératrice de chômage. Les fonctionnaires doivent bien être payés. Leur traitement ne peut être financé que par l’impôt (ou par la dette, mais on ne fait alors que retarder le problème). Cet impôt ne peut qu’être prélevé sur la richesse produite par les Français, c'est-à-dire, essentiellement, par les entreprises du secteur privé.

    Or, tout impôt payé par les entreprises diminue la part du chiffre d’affaires qui peut être consacrée aux salaires, et donc à l’emploi.

    Veuillez noter que l’effet est le même, quelle que soit la répartition de l’impôt entre les entreprises et les personnes physiques. Même si l’on diminue l’impôt sur les sociétés pour augmenter l’impôt sur le revenu, si l’on veut que les individus puissent payer cet impôt, il faut bien que les entreprises qui les emploient leur versent un salaire plus important, ce qui aboutit de toute façon à une ponction sur les profits de l’entreprise.

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  181. J’en profite pour pulvériser un argument qui revient immanquablement, en pareil cas, dans la bouche des fonctionnaires : nous aussi, on paye des impôts.

    Ben, heureusement, mon cochon. Il manquerait plus que ça, que vous soyiez exonérés d’impôts.

    D’ailleurs, c’est en partie faux, puisque, à prestations égales, les fonctionnaires payent nettement moins de cotisations sociales que les salariés du privé. Donc, au niveau de l’ensemble des prélèvements obligatoires (et c’est bien ce qui compte, indépendamment de l’étiquette qu’on met dessus : impôts, taxes ou cotisations sociales), les fonctionnaires payent bel et bien moins « d’impôts » que les autres.

    Cette stupéfiante objection a pour but de suggérer que la création de postes de fonctionnaires serait une bonne chose, puisqu’elle créerait autant de contribuables. Mais elle omet le fait suivant : si le fonctionnaire travaillait dans le secteur privé au lieu de travailler pour l’Etat, il paierait aussi des impôts !

    Or, il est évident que l’impôt payé par le fonctionnaire n’enrichit pas l’Etat : pour qu’il paye cet impôt, il a bien fallu que l’Etat crée auparavant, dans son budget, une ligne de dépense consacrée à son salaire ! L’Etat prend donc, dans la poche du salarié du privé, de quoi payer son fonctionnaire, puis ce dernier restitue, à son maître et complice, une partie de ce prélèvement via l’impôt. L’Etat ne fait ainsi que récupérer de la main droite ce qu’il vient de donner par la main gauche, en le volant à un tiers.

    Le socialiste dira : mais le fonctionnaire crée bien de la richesse, lui aussi.

    Justement non.

    Si les voitures étaient produites par des fonctionnaires (ne rigolez pas, cela a longtemps été le cas en France et ailleurs), ils participeraient bien à la création de richesses. Cependant, l’inefficacité qui caractérise le secteur public (ignorance des signaux du marché en ce qui concerne le niveau des prix, des salaires, ou les deux) fait que même lorsque le fonctionnaire concourt à une tâche apparemment aussi productive (un bien tangible et concret, demandé par les consommateurs), il serait beaucoup plus utile à faire la même chose dans le secteur privé.

    Bien entendu, un grand nombre de fonctionnaires ne servent pas à produire des voitures. Ils produisent du papier, des rapports, bref du vent.

    Un petit nombre de fonctionnaires ne produisent, eux non plus, aucune richesse, mais sont indispensables pour permettre au secteur productif de vivre dans l’ordre et la paix, et de créer de la richesse : policiers, juges, soldats, ministres…

    Leur improductivité apparente doit donc être tolérée, mais à condition que leur nombre soit limité au strict nécessaire.

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  182. Je trouve un peu curieux de classer les ministres parmi les fonctionnaires, alors qu'ils me semblent relever du politique.

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  183. La preuve de ce que j’avance, c’est que tous les pays qui ont fait des réformes libérales, et qui ont, en particulier, diminué fortement une fonction publique pléthorique, ont vu baisser leur chômage de façon spectaculaire.

    Je rappelle les chiffres suisses donnés ci-dessus. (La Suisse, à ma connaissance, n’a jamais connu de fonction publique pléthorique ; elle a constamment pris des mesures, depuis la fin de la Seconde guerre mondiale, pour maintenir de sages principes libéraux. Résultat : cela fait peut-être quarante ans que l’on a du mal à embaucher une secrétaire en Suisse, tellement l’économie se porte bien.)

    En Angleterre, Margaret Thatcher a ramené l’inflation de 26 % à 4 %, et le taux de chômage de 13 % à 5,8 %. Elle a augmenté la croissance annuelle de la productivité de 1,16 % à 4,4 %, et les revenus de 35 %.

    Comment ? En diminuant les impôts, en aumgentant la flexibilité du travail, en cassant le monopole syndical, en privatisant à tour de bras, en diminuant de 60 % la part de l’Etat dans l’économie.

    Bref, en appliquant les recettes libérales.

    On trouvera de nombreux exemples similaires dans d’innombrables pays qui ont fait, eux aussi, leur réforme libérale.

    D’innombrables pays, sauf un petit village, qui résiste encore, en Hexagonie inférieure, crispé autour de ses fonctionnaires et de son prétendu service prétendu public…

    Votre exemple de l’URSS, dans lequel il y aurait eu beaucoup de dépenses publiques et peu de chômage, n’est pas bon.

    La comptabilité nationale de l’URSS n’avait aucune crédibilité ; c’était un décor de théâtre, comme le reste. Une part disproportionnée des dépenses publiques était consacrée à l’armée ; c’était le seul secteur qui marchait à peu près (et encore ; avec une forte dépendance à l’espionnage et au vol de technologie). Une part importante de l’économie publique reposait sur le travail des esclaves : c’était le complexe industriel du Goulag.

    Enfin, un grand nombre de ceux qui, officiellement, "travaillaient", étaient réalité au chômage. Vous vous souvenez de la vieille blague soviétique : ils font semblant de nous payer, et nous on fait semblant de travailler.

    Quand des gens ont un "emploi", mais qu’ils ne peuvent ni acheter du saucisson, ni des pantalons, ni trouver à se loger, quand les usines "emploient" des travailleurs, mais ne peuvent fonctionner faute de matières premières, de transport, de machines en état de marche, on ne peut pas dire que les gens "travaillent".

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  184. "Je trouve un peu curieux de classer les ministres parmi les fonctionnaires, alors qu'ils me semblent relever du politique." (Dider Goux)

    Certes. Le fonctionnaire et l'homme politique sont deux races différentes. Mais ils font partie de la même espèce. Et surtout de la même classe sociale.

    - Leur traitement est payé par les citoyens.

    - Ils ont la possibilité de décider eux-mêmes de leur salaire, de leurs avantages, et de se créer de nouveaux postes pour augmenter leurs effectifs, donc leur pouvoir.

    - Le citoyen ne peut se soustraire au paiement de leurs traitement.

    - Le politique est un ancien fonctionnaire (souvent, il reste fonctionnaire pendant sa carrière politique, avec tous les avantages qui vont avec : cumul des retraites, etc.)

    - Le politique est un futur fonctionnaire : quand les électeurs le foutent dehors, directement ou indirectement, le système le recase confortablement, si nécessaire, dans un poste de fonctionnaire.

    - Les hommes politiques et les fonctionnaires sont complices, sur le dos de tous les autres, les Français ordinaires : les uns consentent aux autres la multiplication de leurs effectifs et le maintien de leurs avantages financiers, en échange de la perpétuation de leurs propres sinécures. C'est cela, le véritable "pacte républicain". Jamais énoncé ainsi, bien entendu...

    Deux preuves seulement (mais on pourrait en trouver des milliers d'autres) :

    - Les fameuses pantoufles doublées or du chef syndicaliste-fonctionnaire le Duigou, dont il a beaucoup été question sur ce fil.

    - Le fait que le ministre de l'Education a toujours été (depuis de Gaulle, au moins) un pantin, un acteur de théâtre, une marionnette aux mains de ses fonctionnaires-syndicalistes. (Il n'est d'ailleurs pas le seul, mais le pu-putsh est poussé à l'extrême dans ce ministère-là...).

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  185. Aristide, Robert Marchenoir,

    Juste une question, pour commencer :

    Est-ce que vous êtes d’accord avec moi quand je dis que la cause du chômage est à rechercher exclusivement dans le rapport coût/productivité du travail, de sorte que, si comme vous le soutenez, la dépense publique a un effet chomageogène, ce ne peut être qu’indirectement, i.e. en exerçant une influence négative sur ledit rapport ?

    Pour le reste, je vous répondrai de manière complète ce soir ou demain.

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  186. Baraglioul :

    "Est-ce que vous êtes d’accord avec moi quand je dis que la cause du chômage est à rechercher exclusivement dans le rapport coût/productivité du travail, de sorte que, si comme vous le soutenez, la dépense publique a un effet chomageogène, ce ne peut être qu’indirectement, i.e. en exerçant une influence négative sur ledit rapport ?"

    Je ne sais pas. Je serais intéressé de lire votre développement.

    La productivité, c'est déjà un rapport, non ? Donc, faut-il bien parler de rapport coût / productivité du travail ? N'est-ce pas ce que l'on appelle, vulgairement (et de façon probablement pas exacte), le coût du travail ? Qui joue en effet un rôle majeur dans la génération du chômage ?

    Par ailleurs, vous avez souligné vous-même que les questions de coût ne rentraient pas seules en ligne de compte.

    Vous disiez que les fonctionnaires avaient entre autres pour effet de mettre des bâtons dans les trous aux entreprises, ce qui n'a pas de rapport direct ou exclusif avec le coût du travail, ni même forcément avec des considérations financières.

    L'incertitude que cela génère est elle-même dissuasive de l'activité économique, et donc indirectement de la création d'emplois.

    Si, en vertu de réglementations kafkaïennes, excessives et arbitraires, je crains que l'activité de mon entreprise ne puisse un jour me conduire en prison, eh bien je serais conduit à refuser certains contrats, et donc à limiter délibérément les opportunités économiques de mon entreprise, et donc à restreindre la création d'emplois (je pense à des cas précis dont j'ai été le témoin direct dans le secteur du bâtiment).

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  187. "Vous disiez que les fonctionnaires avaient entre autres pour effet de mettre des bâtons dans les trous aux entreprises, "
    Pourquoi je pense à DSK, moi ?
    Qui disait qu'il ne fallait pas mettre les ministres ou anciens ministres dans la catégorie des fonctionnaires ?

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  188. Même réponse que Marchenoir.
    Je ne suis pas sûr de voir ce que vous voulez dire, donc si vous le permettez je réserve ma réponse en attendant vos explications.

    "Des bâtons dans les trous"
    Superbe lapsus très révélateur !
    (de ce que pense RM de la fonction publique, s'entend...)

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  189. Dans tout ça, j'aurais juste une question :

    Je sais bien qu'il n'y a pas que des professeurs dans la fonction publique mais... si l'on part du principe sous entendu par Robert Marchenoir, à savoir que la majorité des fonctionnaires sont nuisible parce qu'ils ne créent aucune richesse...

    J'aimerais bien savoir, par exemple, comment un professeur peut, en soi, créer de la richesse. Même un professeur du privé financé par les parents des élèves.

    Toute activité humaine devrait-elle absolument créer de la richesse, ou alors être rayée de la carte, si on suit votre raisonnement jusqu'au bout ?

    Je demande juste parce que je vois mal comment je pourrais créer de la richesse et résoudre le chômage en enseignant le latin médiéval :)

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  190. Je vous rassure, Artémise : la richesse, en termes économiques, n'est pas composée que de montres Rolex et de voitures BMW.

    Si vous proposez d'enseigner aux gens le latin médiéval, et qu'il se trouve suffisamment de gens suffisamment intéressés par cela pour vous acheter vos cours, eh bien vous avez créé de la richesse en leur vendant ce service.

    Pour que l'on soit sûr qu'il s'agit bien d'une richesse véritable, c'est à dire d'un service correspondant à une demande solvable, il faut un mécanisme de prix, seul arbitre possible.

    C'est pourquoi les étudiants devraient vous payer directement vos cours (ou les payer à votre université), au lieu de les faire financer par l'impôt.

    Sinon, le risque est grand (et c'est effectivement ce qui se passe...) que les étudiants viennent à vos cours (ou à ceux d'un autre, vous me comprenez) simplement pour avoir droit à la Sécu et ne pas être au chômage.

    Bien sûr, on peut imaginer (et c'est effectivement ce qui se passe dans de nombreuses universités prestigieuses à travers le monde) un système de bourses, qui permet à un petit nombre d'étudiants pauvres, mais doués, de se faire financer leurs études par les droits d'inscription des autres.

    En ce qui concerne l'école primaire et secondaire, si la société estime, mettons, que l'enseignement devrait être obligatoire pour tous jusqu'à l'âge de quatorze ans, à ce moment-là, un compromis efficace entre étatisme et libéralisme pourrait consister, pour l'Etat, à :

    - supprimer la gratuité de l'école ;
    - rétrocéder aux parents, sous forme de chèque-éducation, la part des impôts jugée nécessaire pour financer l'école ;
    - donner aux parents la liberté (et l'obligation !) de choisir leur école, publique ou privée, en donnant ce chèque à l'école de leur choix (sachant que l'école aurait, elle aussi, le droit de choisir ses élèves).

    C'est ce que proposent les libéraux.

    C'était aussi, pour l'anecdote, une proposition qui figurait au programme de Jean-Marie le Pen aux dernières élections présidentielles -- et qui sera probablement absente du programme de sa fille, vu le virage anti-libéral et socialiste du nouveau Front national.

    Cette formule du chèque-éducation existe déjà dans certains pays (en Suède, sauf erreur de ma part, pays pourtant très, très socialiste et étatisé).

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  191. "Des bâtons dans les trous"
    Superbe lapsus très révélateur !
    (Aristide)
    ***

    Ce n'était évidemment pas un lappe-suce...

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  192. Artémise, via le développement de Marchenoir en réponse à votre question, on comprend pourquoi les derniers grands latinistes et hellénistes se trouvent...aux Etats Unis, pays qui semble encore équilibrer ses désirs entre BMW et latin médiéval (mais pour combien de temps ?)

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  193. Aristide, Marchenoir,

    Je suis désolé, je ne vais pas pouvoir vous répondre ce soir (bien que mon commentaire soit déjà en cours de rédaction). J'essaierai demain.

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  194. Dom :

    Effectivement, l'avantage d'un système très décentralisé comme aux Etats-Unis c'est qu'il est possible de préserver des îlots d'excellence dans un océan de politiquement correct (je parle pour les humanités, les sciences, elles, résistent à peu près). Alors qu'en France, quand c'est gangrené, ça l'est du haut en bas.
    Principe d'égalité oblige !

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  195. "Si vous proposez d'enseigner aux gens le latin médiéval, et qu'il se trouve suffisamment de gens suffisamment intéressés par cela pour vous acheter vos cours, eh bien vous avez créé de la richesse en leur vendant ce service."

    Admettons que ce soit là une vraie création de richesse. Le problème c'est plutôt qu'on aura du mal à trouver suffisamment cde gens dans un espace donné forcément limité pour vouloir payer de leur poche des cours de latin médiéval. Les gens veulent bien s'instruire parce que toute la communauté paye, même si c'est seulement quelques-uns qui en profitent. Si tout être directement payé par le seul consommateur, ne peut on craindre que bien des activités disparaissent ? Le gars qui fait sa revue de critique de BD, qui a 350 abonnés et qui place l'abonnement à 30 euros (ça fait, euh... je suis nul en calcul), ne risque pas d'en vivre (et puis il faut l'imprimer, la revue). Alors il lui faut des subventions énormes (solution peu libérale, je crois), ou bien un autre métier qui rapporte, et du temps libre malgré tout. Je prends un exemple au hasard, vous pouvez prendre autre chose que la Bd, un truc qui vous paraît davantage valoir le coup, peu importe. Bref : n'y a-t-il pas beaucoup d'activités valables, utiles, voire nécessaires, qui ne peuvent être achetées ?
    Et peut-on prendre le risuqe de les perdre ? Que faire s'il n'y a pas assez de monde pour vouloir apprendre le latin médiéval ? Déjà qu'en lettres clasiques il n'y a plus personne...

    Autre problème : le chèque scolaire c'est bien, c'est la liberté. mais peut-être la porte ouverte à d'autres problèmes, avec des musulmans qui pourraient vouloir leur école à eux, payée par ce fameux chèque (de quel droit le refuser ?). La liberté, oui, mais jusqu'à quel point ?

    Conclusion provisoire : ne faut-il pas que la politique organise les choses, plutôt que de faire confiance aux seules règles du marché ?

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  196. Obsédé Textuel2 juillet 2011 à 09:49

    Jean Paul:
    "- le chèque scolaire c'est bien, c'est la liberté. mais peut-être la porte ouverte à d'autres problèmes, avec des musulmans qui pourraient vouloir leur école à eux, payée par ce fameux chèque (de quel droit le refuser ?). La liberté, oui, mais jusqu'à quel point ?"

    Il ne faut pas craindre la diffusion de la liberté car elle sera toujours opposable à celle des autres.
    Chaque décision apportant son lot de conséquences, les musulmans qui auront choisi une école coranique pour leurs enfants, personne ne sera surpris du résultat. Ces rejetons deviendront des radicaux et seront totalement inadaptés à vivre au sein d'une société occidentale du monde libre.

    A long terme celà servira notre dessein.
    Tant que les musulmans vivent entre eux, se parquent eux mêmes dans des cités homogènes dirigés par des gangs gravitant autour des Frères garantissant ainsi une pureté de culture islamique, c'est parfait !
    Ils resteront vraiment différents de nous.

    Il faut bien comprendre que le pire qui puisse nous arriver ce serait l'assimilation complète de ces Africains avec notre peuple européen.

    Le régime de dictature républicaine socialiste ne durera pas éternellement....
    En attendant notre devoir est de préserver les fondamentaux pour rendre possible un jour la renaissance....et l'éviction de ces populations vers leur terre d'origine.

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  197. Un avis:

    http://www.lepoint.fr/chroniqueurs-du-point/marie-sandrine-sgherri/quand-l-education-ne-sera-plus-nationale-01-07-2011-1348429_301.php

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  198. Merci à Marchenoir. L'article et les commentaires sont superbes.

    Mais j'en viens de plus en plus à considérer (pour faire vite), qu'on ne sait pas pourquoi et comment domine le libéralisme (le classique, le modéré, le conservateur) à un moment donné dans un pays. Qu'on ne peut pas l'amener (ou le ramener) en démontrant qu'il est dans le vrai, qu'il marche mieux que tout le reste.

    M.Goux et d'autres ont parlé de la confiance nécessaire dans les rapports humaines pour que naisse une économie saine (i.e. libérale), d'autres du combat desespéré de Marchenoir face à des gens (la majorité des Français ?) qui ne comprendront jamais etc.

    Mais le problème est qu'on ne peut pas créer les conditions favorables à l'épanouissement du libéralisme. Elles sont bien sûr liées à la culture occidentale (je dirais maintenant : à la race blanche) qui dominait l'Occident à la fin du XVIII/début du XIX.

    Avec la France actuelle, on voit qu'un pays occidental peut perdre la compréhension de sa propre culture (économique entre autre), et plus largement perdre "l'esprit" (en particulier la fameuse confiance, à tous les sens du terme : en soi-même, dans les autres) occidental.

    Bien sûr, le libéralisme crée lui-même de nouvelles conditions. Mais je crois -et c'est ce qui explique l'incapacité d'une grande partie du globe à s'approprier le libéralisme- qu'il naît d'abord de certaines conditions (principalement d'un état d'esprit, celui des Blancs), que personne n'a DÉLIBÉRÉMENT créé (1).

    Rien de neuf là-dedans... mais la question est : quand le terreau riche et mystérieux qui a fait naître le libéralisme occidental (pléonasme) est à ce point pourri (méfiance généralisée, mauvaise foi généralisée, immigration généralisée de gens qui ne peuvent comprendre ou simplement s'adapter au libéralisme, inculture économique généralisée, assistanat généralisé etc), du moins en France, que pourront y faire tous les Marchenoir du monde ?

    En résumé : on peut démontrer la validité du libéralisme. Mais on ne peut créer le terreau nécessaire à sa floraison. Même par la plus juste et la plus acérée des dialectiques.

    Comme le disait Ortega y Gasset, le libéralisme a été un incroyable miracle (et je crois qu'il ajoutait qu'il ne durerait pas éternellement).

    Qu'est-ce que je propose, alors ? De prier^^

    (1) Un ami me disait : donnons de l'argent aux Palestiniens, ils s'enrichiront et changeront de mentalité... c'est exactement le contraire : la mentalité doit d'abord changer pour qu'ils puissent s'enrichir. Bref : ce n'est pas la pauvreté qui est responsable de leur mentalité, mais le contraire. Je rajoute que je ne crois guère en cette possibilité de changement. L'esprit libéral est blanc, et seuls des gens intelligents et disciplinés aux grandes capacités d'imitation peuvent répéter le miracle (Japonais, Chinois).

    Bref, je m'aperçois que je deviens de plus en plus racialiste.

    (Le libéralisme est blanc, mais même les Blancs peuvent le perdre en trahissant leur spécificité.)

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  199. Je tiens à rajouter que l'article de RM est grand parce que son sujet n'est pas la "néo-agriculture idéologique" ni même l'agriculture en général : c'est de toute la France actuelle qu'il tire un portrait saisissant (une bien sale gueule en vérité : nous les réacs, nous sommes vraiment entre l'enclume et le marteau -sauver un pays qui en fait nous dégoûte- autre vieux débat).

    Gil

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