
Il y a une dizaine de jours, voulant sans doute calmer les bagarres qui surviennent périodiquement, bien malgré lui, sur son excellent blog, l’infortuné Fromage Plus a cru bon de faire un post consensuel, pacifique, plein d’amour et de charité chrétienne, exclusivement composé de photos de son (je suppose) pèlerinage de Lille à Chartres.
Sans le moindre commentaire de sa part.
Hélas, quelqu’un dans l’ecclesia (je veux dire l’assemblée) fit remarquer le caractère funeste d’une des photos, représentant l’un de ces fameux lotissements pavillonnaires qui défigurent le paysage de la France rurale et éternelle, tel un furoncle sur le beau visage d'Adriana Lima
Ce à quoi je répondis, en gros, qu’il fallait bien que les gens se logeassent.
Du coup, la baston générale a éclaté.
Elle dure sans doute encore à l’heure où vous lirez ces lignes.
Je vous résume le film. A ma gauche (je simplifie), le gang des catholiques traditionnalistes, paléo ou néo-ruraux, voire agriculteurs, décroissants, auto-suffisants, et, bien entendu, anti-libéraux. À ma droite (je caricature), la fine fleur des citadins libéraux-conservateurs, pour ne pas dire réactionnaires et nauséabonds – dont votre serviteur.
Nous étions donc entre amis.
Entre deux bourre-pifs, nous devisâmes civilement de maisonnettes, de maçonnerie et d’agriculture. Ce qui donna lieu, entre autres, aux déclarations suivantes (orthographe respectée) :
« Ça me fais bien mal de savoir que je trime pour nourrir des connards dans vôtre genre qui n’ont même pas conscience qu’ils ne sont rien sans nous. Ne rêvez pas la famine vous pend au nez, et ce jour la on vous verra dégueuler dans les campagnes quémander de quoi bouffer. »
« Je vois pas pourquoi jme casserai le derche à nourrir des gens comme ça. »
« Venez pas mendier : moi, j’aurai TOUJOURS de quoi bouffer. »
Formidable auto-radioscopie de la mentalité du “paysan” français, et, d'ailleurs, du Français en général. On voit tout de suite le fantasme : sous prétexte qu'il fait pousser des patates ou n'importe quoi d'autre, le type s'imagine qu'il nourrit les Français, alors que ce sont bien évidemment les Français qui le nourrissent.
Ben oui : ses patates, il ne les donne pas, comme ça, bénévolement, par charité. Il les vend. Ce sont donc bien ses clients qui, en acceptant de lui acheter ses produits, lui permettent de “bouffer”, c'est-à-dire de subvenir à ses besoins.
Y compris alimentaires, bien évidemment. Le “paysan”, il fournit un produit, peut-être quelques-uns, mais certainement pas tout ce dont il a besoin pour “bouffer”. Son sucre, il l'achète au supermarché, comme tout le monde. Son café, son poivre, ses bananes, il aurait un peu de mal à les faire pousser lui-même. S'il fait du fromage en montagne, il ne fait pas de blé. Et vice-versa. Son merlan, il ne le pêche pas dans l'étang derrière chez lui. Son bœuf, il a bien besoin d'un “connard” pour l'abattre. Il ne va pas lui prendre le filet sur pied pour le mettre au gril. Son pain, il a bien besoin d'un autre “connard” pour le cuire.
L'électricité, l'essence, la voiture, les machines et Internet, dont il a besoin pour “nourrir tous ces connards”, ce sont d'autres “connards” qui les lui fournissent. Dont certains, même, abomination de la désolation, habitent en ville.
Mais ça ne fait rien. Dès qu'on ne se prosterne pas devant lui, dès qu'on conteste un tant soit peu sa vision du monde et des choses, ses droizacquis et ses subventions, il se promet d'affamer ses contemporains.
Menace qu'il ne mettra jamais à exécution, naturellement.
Quand bien même il le ferait, les “connards” continueraient, bien évidemment, à “bouffer” sans s'apercevoir de rien. Car il y a des centaines de millions de “connards”, à travers le monde, qui ne demandent pas mieux que de “nourrir ces connards de Français”.
Et c'est bien ce qui emmerde le p'tit paysan qui est si sympa, si altruiste, si dévoué, si généreux de son temps et de sa peine, si respectueux des hommes et de la nature.
On peut se passer de lui.
Le monde ne tourne pas autour de son nombril et de son lopin de terre. Il serait même légèrement en surnombre que ça ne m'étonnerait pas.
C'est bien pour cela qu'il dit : « Vous êtes des connards, vous n'êtes rien sans nous. »
On voit bien quel est son rêve secret. Être un petit Hitler, un petit Staline, un petit Pol Pot. Tenir tous ces “connards” sous sa botte.
Et c'est bien pourquoi il est anti-libéral : il est contre la liberté.
D'ailleurs, un fonctionnaire ne peut qu'être anti-libéral. Il sait très bien où est son intérêt. Une profession dont la moitié des revenus provient de subventions est composée de fonctionnaires. Une profession dont l'outil de travail, la terre, est nationalisé, puisqu'il ne se vend qu'avec l'autorisation d'un organisme monopolistique et para-public, est naturellement portée à être socialiste.
Tout en cultivant son image d'individualisme buté et hargneux, comme le montrent à l'évidence les réflexions ci-dessus.
Les pires vices de l'individualisme alliés aux pires vices du socialisme : voilà le profil du pitit paysan franchouille, que le monde entier nous envie.
Et le pitit paysan franchouille, observant la crise financière mondiale, se frotte les mains en espérant le retour de l'Occupation : « Ne rêvez pas la famine vous pend au nez, et ce jour la on vous verra dégueuler dans les campagnes quémander de quoi bouffer. »
Ça, ça le fait positivement bander, le pitit paysan français. Il l’a vu dans les films, à la télé : les expéditions à la campagne pour le ravitaillement, le marché noir… Vivement que tout ça se casse la gueule, qu'on puisse enfin se faire des couilles en or sur le dos de ces “connards”.
Un grand humaniste, on vous le dit, contrairement à ces salopards de “rats des villes”. Le cœur sur la main, toujours prêt à rendre service. Le genre de type auquel on a envie de vouer une gratitude infinie, en temps normal, de bien vouloir être assez bon pour nous “nourrir”, nous autres les “connards”.
Évidemment, là aussi, le zentil pitit producteur se fourre le doigt dans l'œil, et nous raconte des histoires : l'agriculture française de 2011 n'est pas celle de 1940. Dans leur immense majorité, les agriculteurs seraient autant aux abois que les citadins, si le fameux cataclysme que certains ont la bêtise d'appeler de leurs vœux se produisait.
En 1940, le tracteur ou la voiture s'appelaient cheval, le congélateur n'existait pas, le cours des denrées n'était pas sur Internet… et il n'y avait pas de subventions.
Toutes ces menaces, ces insultes et ces rodomontades expliquent, rétrospectivement, bien des choses. On en comprend un peu plus sur les HLPSDNH, la collaboration, la permanence d'une certaine mentalité française : toute de “solidarité” et “d'humanisme” en façade, mais rêvant au jour où, enfin, surviendra l'occasion d'escroquer son prochain dans les grandes largeurs.
Bref : le socialisme, issu en droite ligne de la Révolution. La guerre civile de 1789 n'est pas terminée.
Remarquez que cette mentalité n'est pas circonscrite aux paysans. Les membres de toutes les professions s'imaginent qu'ils sont indispensables.
Cette profonde maxime : « Ça me fais bien mal de savoir que je trime pour nourrir des connards dans vôtre genre qui n’ont même pas conscience qu’ils ne sont rien sans nous », devrait être inscrite au fronton des monuments de la République. Elle en est, véritablement, la devise.
C'est ce que pensent, et disent, un nombre incalculable de gens dans toutes les strates de la société, du haut fonctionnaire le plus puissant à l'artisan le plus modeste.
C'est, bien entendu, au premier chef, la mentalité des fonctionnaires. Alors qu'ils devraient être les premiers à se sentir, et à se dire, au service de la population, ils se comportent, et ils le disent, comme si c'était la population qui leur était redevable. De lui fournir l'éducation, la médecine, les transports, de bien vouloir être assez bons pour lui soutirer 56 % de ce qu'elle gagne sous forme d'impôts…
Cette ahurissante inversion des valeurs et des responsabilités a contaminé toute la société, secteur privé compris. Le type qui fournit un bien ou un service sur le marché, en échange d'un paiement, est sincèrement persuadé non pas qu'il devrait remercier, tous les matins que Dieu fait, ses clients de l'avoir choisi, non pas qu'il participe à un échange équilibré où chacun rend service à l'autre, mais qu'il est bien bon “de trimer toute la journée pour rendre service à ces connards de clients” qui n'ont même pas conscience de leur chance que le roi du monde et de ses environs daigne s'intéresser à eux.
En somme, l'argent qui change de mains à cette occasion est une sorte d'impôt. C'est un dû.
Et quand, par le plus grand des hasards, il manque à se matérialiser, cela devient la faute du gouvernement. Ou de l'ultra-libéralisme. Et en général les deux.
La contradiction ne semble pas les gêner. Ils n'en sont plus à ça près.
Remarquez que toute cette construction économico-intellectuelle (il faut le dire vite…) ne tient que grâce à la dette publique, qui, contrairement à ce que prétendent certains à l'esstrêm' drouâte, n'est pas due aux Chouifs, ni aux banksters internationaux, ni à l'ultra-libéralisme, mais bien à l'ultra-étatisme.
En somme, au socialisme.
Rendez-vous compte que tous les Français de moins de 54 ans ont vécu toute leur vie de citoyens, c'est-à-dire à partir de l'âge de 18 ans, sans avoir jamais connu un seul budget public à l'équilibre.
Je répète : depuis 1975, la France a toujours été, année après année, en déficit. Si vous aviez 18 ans en 1975, l'âge auquel on a le droit de s'impliquer dans les affaires publiques aujourd'hui, ou si vous étiez plus jeune, ou si vous n'étiez pas né, eh bien vous n'avez jamais eu le droit de vote à un moment où la France ne dépensait pas davantage qu'elle ne gagnait. Quel que fût le parti au pouvoir.
Autrement dit, tous les Français de moins de 54 ans ont des raisons de trouver normal que l'argent pousse sur un arbre planté dans la cour de l'Élysée, puisqu'ils n'ont jamais connu autre chose de leur vie d'adulte, et que tout leur a semblé fonctionner normalement pendant ce temps.
Évidemment, ça ne peut pas durer.
Certains pensent pouvoir s'en tirer en affamant, le jour venu, leurs “connards” de concitoyens. Et ils s'imaginent que les “aigris”, ce sont les autres. Ils pensent que les insultes et le chantage vont suffire à leur garantir leur petit confort.
Ils se préparent de douloureux lendemains.
Ce que je voulais exprimer, par les lignes suivantes,
RépondreSupprimer« Est-ce que vous êtes d’accord avec moi quand je dis que la cause du chômage est à rechercher exclusivement dans le rapport coût/productivité du travail, de sorte que, si comme vous le soutenez, la dépense publique a un effet chomageogène, ce ne peut être qu’indirectement, i.e. en exerçant une influence négative sur ledit rapport ? »,
c’est que
(i) Un employeur ne versera jamais un salarié un salaire (au sens large, i.e. tous les coûts liés à l’embauche compris) d’un montant supérieur à la valeur ajoutée résultant de son travail
(ii) Par conséquent, si on fixe un salaire minimum, tous les travailleurs qui ne créent par leurs services qu’une valeur inférieure à ce montant seront condamnés au chômage
(iii) Au contraire (recherche du profit oblige), un employeur continuera à embaucher tant que la valeur ajoutée des services que pourraient rendre les chercheurs d’emploi sera supérieure au montant du salaire que ces derniers demandent et sont autorisés à demander. Dans cette hypothèse, les offres d’emploi sont donc illimitées.
(iv) Il résulte du (iii) que le (ii) est la cause exclusive du chômage
(v) Par conséquent, pour que les prélèvements obligatoires soient responsables du chômage, il faudrait qu’ils exercent une influence négative sur le rapport valeur ajoutée/montant du salaire, i.e., soit qu’ils augmentent les coûts du travail, soit qu’ils en diminuent la productivité.
J’ai bien noté la première objection de Marchenoir : à savoir que, contrairement à ce que j’affirme, les prélèvements obligatoires tendraient à augmenter le coût du travail, et qu’ils exerceraient donc bel et bien une influence négative sur le rapport mentionné au (i). J’y répondrai en détail plus tard.
Cependant, cette objection ne remet pas en cause le (iv) puisqu’elle s’inscrit dans le (v). Or, j’aurais précisément voulu savoir, avant d’aller plus loin, si tout le monde était d’accord avec mon (iv).
En effet, il me semble qu’Aristide et Marchenoir allèguent que le chômage peut également être dû à une autre cause, à savoir le siphonnage par les impôts des fonds consacrés à la création d’emploi.
Je trouve cette idée dans les commentaires suivants :
« une augmentation des dépenses publiques signifie, toutes choses égales par ailleurs, une moindre croissance économique et donc moins de créations d’emplois ». (Aristide)
«(par la faute du fonctionnaire, par son insistance à multiplier les emplois publics au détriment de l’investissement dans les emplois privés) » (Marchenoir).
Il est incontestable que les impôts siphonnent les fonds destinés à la production ou l’investissement. C’est bien pour ça que j’affirme que les impôts nous appauvrissent.
RépondreSupprimerLe problème réside dans le fait que les emplois n’ont pas à être « produits » et n’ont pas besoin de faire l’objet d’un quelconque « investissement ». Et pour cause, les emplois n’étant, ni des biens de consommation, ni des biens de production, mais le processus même de consommation ou de production.
(Je signale que je ne suis pas en train de jouer avec les mots).
Il ne pourrait en être autrement que si le gouvernement cherchait à remédier à l’ennui et à l’oisiveté de la nation en lui procurant des occupations. A ce moment, les emplois deviendraient des biens de consommation, et pourraient donc effectivement être produits. Ou bien, si Pierre éprouvait une satisfaction à voir Paul travailler (au lieu de vaquer à ses loisirs), l’emploi de Paul serait un facteur de production à l’égard de la satisfaction de Pierre.
En effet, il faut distinguer deux choses : d’une part, (a), la force de travail = le facteur de production, et d’autre part, (b) l’affectation de cette force de travail = le processus de consommation ou de production.
(a) est rare. Il convient de l’économiser, et, dans la mesure du possible, de le produire (par exemple en faisant des efforts de formation professionnelle ou en adoptant une politique nataliste).
(b) est potentiellement aussi abondant que la plus grande de ces deux quantités que sont la quantité de nos besoins et celle de la force de travail. C'est que je viens d'écrire est en fait un truisme : il est évident que le nombre d'emplois est limité, soit par l'offre de travail, soit par la demande de travail. Or, d'une part, nos besoins sont illimités. Par exemple, personnellement, j’aimerais bien engager un cuisinier, une femme de ménage, un chauffeur, etc…Il n'y a donc pas à s'inquiéter de ce côté-là. Et, d'autre part, si la force de travail n'est elle pas illimitée,ce ne peut pas être une source de chômage, puisque, par hypothèse, il n'y plus de chômage quand toute la force de travail est utilisée.
Or, quand vous parlez de « créer » ou d’« investir » dans un emploi, vous ne faites pas allusion à la nécessité de créer ou d’investir dans la force de travail. Vous n’êtes pas en train de dire qu’il conviendrait de faire des efforts en matière de formation professionnelle ou de fécondité. Vous êtes en train d’insinuer qu’il conviendrait de dépenser de l’argent pour trouver une affectation à ce travail.
En résumé, les expressions "produire des emplois" ou "investir dans l'emploi" ne recouvrent absolument aucune réalité.
Je crains que mes comm' ne soient un peu durs à comprendre (même moi, je dois m'y reprendre à plusieurs fois pour les relire). Le prochain (si entre-temps le tenancier de ce blogue ne m'a pas viré pour lourdeur) devrait être plus simple.
RépondreSupprimerGil:
RépondreSupprimer"une bien sale gueule en vérité : nous les réacs, nous sommes vraiment entre l'enclume et le marteau -sauver un pays qui en fait nous dégoûte- autre vieux débat)."
Attention, Gil, vous êtes un militant.
C'est mal !
oops !
RépondreSupprimerIl remonte à longtemps le commentaire de Gil.
Ils sont scindés entre récents et anciens. Je n'avais pas vu.
Non, non, Carine, il est tout récent^^ C'est juste que les comms, à partir du 201, vont à une nouvelle page.
RépondreSupprimerAu fait, j'ai donc écrit le 200º comm. Qu'est-ce que je gagne, M.Goux ?
Carine : sauver, dans mon cas, c'était beaucoup dire. Disons que je me préoccupe pour ce vieux pays de merde.
Gil
Gil
RépondreSupprimerNous sommes bien 4 ou 5 dans ce cas.
Tout n'est pas perdu !
Gil :
RépondreSupprimerle libéralisme est peut-être occidental dans son essence, mais est-il spécialement français ? Et l'occident est-il essentiellement libéral ? L'histoire peut nous en faire douter. L'étatisme est au moins autant lié à l'Europe et à la France que le libéralisme, et probablement plus. On peut survivre à l'absence de libéralisme (même si on y survit mal, c'est à discuter), mais on ne peut pas survivre à un changement radical de population. Notre essence, à nous européens, n'est pas liée à une doctrine économique. Elle est spirituelle, historique, anthropologique.
Le problème, avec les libéraux d'extreme drouate, si on a lu ici les commentaires, c'est qu'ils détestent bien plus les fonctionnaires et les paysans français pure souche que les zarabes, surtout si ceux-ci sont des winners, genre commerciaux. Lesquels sont donc beaucoup moins cons et moins voleurs que les profs qui citent Kierkegaard.
OT :
RépondreSupprimerIl ne faut pas craindre la diffusion de la liberté car elle sera toujours opposable à celle des autres.
Chaque décision apportant son lot de conséquences, les musulmans qui auront choisi une école coranique pour leurs enfants, personne ne sera surpris du résultat. Ces rejetons deviendront des radicaux et seront totalement inadaptés à vivre au sein d'une société occidentale du monde libre.
A long terme celà servira notre dessein."
à long terme, j'ai peur que nous ne soyons plus là. Et quel est l'auteur libéral qui défend, en tant que thèse libérale, l'idée du renvoi chez eux des immigrés ?
Parisot est-elle libérale ? Parce qu'elle les aime bien, elle, les immigrés. Elle en veut encore plus.
Baraglioul :
RépondreSupprimer« Un employeur ne versera jamais un salarié un salaire (au sens large, i.e. tous les coûts liés à l’embauche compris) d’un montant supérieur à la valeur ajoutée résultant de son travail. »
Sauf si c’est un employeur public, auquel cas, au contraire, il y a toutes les chances qu’il le fasse. C’est comme ça que les communistes ont coulé le paquebot France, les ports français et la marine marchande française en général (parmi d’innombrables exemples).
«Dans cette hypothèse, les offres d’emploi sont donc illimitées.»
Non. Pourquoi le seraient-elles ?
«Il résulte du (iii) que le (ii) est la cause exclusive du chômage.»
Non. Pourquoi exclusives ? Vous confondez implication et équivalence.
Votre description du rôle nocif d’un salaire minimum trop élevé est exacte. Mais je ne comprends rien à la suite de votre raisonnement.
C’est pourtant simple : l’emploi public est, par nature, inefficace. Pour financer l’emploi public, il faut taxer l’ensemble de la population, dont les employeurs et les salariés du privé. Qui sont plus efficaces.
Quand vous prenez aux employeurs du privé pour nourrir les salariés du public, vous ôtez à ces derniers une part des profits qu’ils auraient pu consacrer à une croissance qui aurait généré des emplois efficaces.
Donc, l’illusion socialiste est bien une illusion : on ne peut pas «créer de l’emploi» en créant des postes de fonctionnaires, car le bon emploi, celui qui rend un pays prospère et crée à son tour de bons emplois, c’est l’emploi privé. Car il est soumis aux règles de la concurrence et du marché.
Un emploi public crée lui aussi de nouveaux emplois par le biais du lobbying cancéreux des fonctionnaires, mais il augmente ce faisant l’inefficacité dans le pays, au lieu d’augmenter son efficacité.
C’est pourquoi, plus il y a de fonctionnaires, plus un pays s’appauvrit.
Il n’est pas bien compliqué de s’en apercevoir intuitivement. Les pays où la fonction publique est la plus développée, ceux, où, bien souvent, elle constitue la seule carrière disponible, ce sont les pays du Tiers-monde, qui nagent dans la misère.
Comme par hasard, ils nagent aussi dans un océan de dettes, qui sont (qui étaient) régulièrement annulées par les pays riches.
Comme par hasard, la France nage elle aussi dangereusement dans la fonction publique… et dans la dette. Jusqu’à présent, elle parvenait à s’en tirer, grâce à sa réputation, à sa «signature». Mais cette réputation est une illusion. Elle ne peut pas durer indéfiniment.
Vous pouvez avoir une réputation de vierge innocente, mais si vous commencez à vous laisser culbuter dans toutes les granges du village, ça va finir par se savoir.
Vous pouvez truander les prêteurs pendant trente ou quarante ans, sur la foi de vos performances passées, mais il y a un moment où ça va finir par se voir.
C’est comme le pipeau de la gauche. Ca commence à devenir gros. Ca commence à se voir.
Quand un type vous dit, dans la même phrase, qu’il n’y a pas de logements de fonction dans l’Education nationale et qu’il y a des logements de fonction dans l’Education nationale, ça finit par se voir.
Quand un type vous dit, dans la même phrase, qu’il est pour la liberté mais qu’il est contre la liberté, ça finit par se voir.
Et c’est à sens unique. Ce n’est pas réversible. La confiance est un fusil à un coup. La gauche, comme tous les Madoff et les DSK du monde, a cru qu’elle pourrait toujours tout se permettre parce que jusqu’ici ça avait toujours marché.
Mais les escroqueries ont toujours une fin.
Pierre-Robes-Roule et Gil : merci.
RépondreSupprimerEffectivement, ce n’est pas parce qu’on démontrera la validité du libéralisme qu’il s’instaurera. Il faut que les gens en veuillent, il faut qu’il corresponde à leur mentalité.
Carine : cet éditorial du Point est une caricature de la pensée Degauche. Ecrit par quelqu’un qui se présente comme un défenseur de l’Education nationale, il explique : l’autonomie, c’est mal ; la liberté, c’est mal.
RépondreSupprimerLes Degauche nous bourrent les oreilles avec l’Emancipation, la Rébellion, le soutien des Opprimés ; mais quand quelqu'un propose, réellement, de donner la liberté aux gens, alors, c’est la panique, et ils montrent leur vrai visage : le visage du communisme, le visage de la dictature.
«Les parents en général sont libres, eux aussi, de choisir leur école» (sous-entendu : partout, sauf en France), et c’est dit avec réprobation, dans un recul de dégoût. Quoi ? les gens deviendraient libres ? Mais quelle horreur !
"Rien n'est plus opposé à l'ADN de l'école française" . L’école française a un ADN ? Mais c’est raciste, ça, Madame !
Quand la droite veut instaurer des tests ADN pour les immigrés, c’est nazi. Mais lorsqu’il s’agit de refuser la liberté aux parents de choisir leur école, les mêmes appellent "l’ADN de l’école française" à la rescousse !
La gauche française n’a peur de rien. Elle étale sa malhonnêteté devant tout le monde, et elle s’imagine que personne ne voit ses minables petits tripotages, tellement elle s’est décérébrée elle-même avec sa propre propagande.
Jean-Paul :
RépondreSupprimer«Le problème c'est plutôt qu'on aura du mal à trouver suffisamment de gens dans un espace donné forcément limité pour vouloir payer de leur poche des cours de latin médiéval.»
Eh bien, dans ce cas, il ne faut pas de cours de latin médiéval à l’université. Pourquoi diable voudriez-vous qu'il y en ait ? Ou, plus exactement, si les professeurs de latin médiéval veulent bien donner des cours bénévolement, et qu’ils trouvent suffisamment d’élèves que cela intéresse (je vous signale que cette deuxième condition n’est pas du tout acquise), personne ne va les empêcher d’enseigner le latin médiéval...
Mais à côté, les professeurs de latin médiéval devront faire un métier vraiment utile à la société pour gagner leur pain, comme vendeurs d’assurances, garagistes ou assistants de vie pour personnes âgées.
Si personne n’attache suffisamment de prix au latin médiéval pour payer, de sa poche, un professeur d’université au prix que ce dernier réclame afin de le lui apprendre, pourquoi voudriez-vous, à plus forte raison, imposer à la nation entière de le faire, par le biais de l’impôt ? C'est totalement absurde !
Vous venez de démontrer que le système fonctionnarial n’est pas, contrairement à ce que nous bassinent ses promoteurs, établi dans l’intérêt de la population, mais dans l’intérêt des seuls fonctionnaires.
Je me doute bien qu’un professeur de latin médiéval, aujourd'hui fonctionnaire, a envie de continuer à être payé par l’impôt pour enseigner le latin médiéval ! Mais son désir n’a, évidemment, pas à rentrer en ligne de compte dans l’existence éventuelle de cours de latin médiéval.
Si vous demandez à un marteau s’il convient d’abolir les clous, que croyez-vous qu’il vous dise ? Mais on s’en fout, de l’avis du marteau. Si, un jour, un nouveau système de fixation voit le jour, qui rend les clous obsolètes, eh bien le marteau devra disparaître lui aussi ; on ne va tout de même pas le subventionner !...
Quant aux écoles coraniques, bien sûr, c’est un vrai problème. Vous demandez ce qu’il conviendrait d’en faire, dans le cadre du chèque-éducation. Eh bien, cela tombe sous le sens : les interdire, bien entendu.
De quel droit ? Mais du droit sacré de tout peuple, de toute nation, à défendre sa survie ! Il faut un mot d’excuse de l’ONU, pour ça ? Il faudrait demander la permission au Messie noir Obambi, pour refuser d’être asservi par l’une des idéologies les plus abominables, les plus sanguinaires, les plus intolérantes, les plus racistes et les plus arriérées que la terre ait jamais portées ?
«Quel est l'auteur libéral qui défend, en tant que thèse libérale, l'idée du renvoi chez eux des immigrés ?»
Je ne sais pas ce que veut dire «en tant que thèse libérale». Un libéral qui se lave les mains avant de passer à table ne le fait pas parce que le libéralisme le lui enjoint, mais parce que c’est mieux pour l’hygiène. Où est le problème ?
Hans-Hermann Hoppe, éminent penseur libéral, explique que le libéralisme est incompatible avec l’immigration débridée.
Milton Friedman, objet de haine des anti-libéraux, disait que l’immigration de masse était, bien évidemment, incompatible avec l’assistanat prévalant dans la plupart des sociétés occidentales.
La plupart des libéraux de la blogosphère mondiale qui se sont fait connaître sur Internet sont opposés à l’immigration de masse, opposés à l’intrusion de l’islam en Occident, et convaincus de la nécessité d’une séparation géographique des races (je ne parle pas là de la cabine téléphonique libérale française -- micro-partis et sites étiquetés libéraux --, qui semble davantage se placer dans l'héritage de mai 68).
C'est une prise de conscience récente, que j'ai moi-même pu observer.
Anonyme :
RépondreSupprimer«Le problème, avec les libéraux d'extreme drouate, si on a lu ici les commentaires, c'est qu'ils détestent bien plus les fonctionnaires et les paysans français pure souche que les zarabes, surtout si ceux-ci sont des winners, genre commerciaux. Lesquels sont donc beaucoup moins cons et moins voleurs que les profs qui citent Kierkegaard.»
Vous êtes un abruti. Ceci est une discussion sérieuse. Si vous ne voulez pas faire l’effort de vous mettre au niveau, allez faire un tour sur les Skyblogs.
Mais que va-t-on faire de tout ces punks à chien ?
RépondreSupprimer(L'air de rien ca n'est pas tant une plaisanterie que ca, la question...)
Robert, si je peux me permettre, mettez-vous des limites au libre echangisme ?
(Et lesquelles, et comment ?)
"Je ne sais pas ce que veut dire «en tant que thèse libérale». Un libéral qui se lave les mains avant de passer à table ne le fait pas parce que le libéralisme le lui enjoint, mais parce que c’est mieux pour l’hygiène. Où est le problème ?
RépondreSupprimerHans-Hermann Hoppe, éminent penseur libéral, explique que le libéralisme est incompatible avec l’immigration débridée."
ma question était pourtant simple : est-ce que le renvoi des immigrés est une thèse libérale, ou est-ce au contraire une thèse non libérale. Que des libéraux soient aussi anti-immigrés, je sais bien qu'il y en a, c'est votre cas, mais justement, toute la question est de savoir s'ils le sont en tant que libéraux, ou en tant que personnes qui aiment aussi avoir les mains propres; le sont-ils intrinsèquement ou extrinsèquement. Bref, sont-ils cohérents. Si le libéralisme enjoignait de ne pas se laver les mains avant de manger, celui qui le ferait serait dans une position délicate. Mais évidemment, comparer une question politique et économique, l'immigration, au fait de se laver les mains avant le repas, permet de ne pas voir le problème. Les préférences hygiéniques des libéraux nous indiffèrent, Marchenoir, mais leurs préférences en matière d'immigration, beaucoup moins. Si vous pouviez ne pas répondre à côté, merci.
Quant à l'interdiction des écoles coraniques (ou seulement "pour musulmans", le danger est là : ils ne sont pas obligés de tomber dans la caricature), je suis évidemment pour, mais s'il y a un, deux, trois libéraux pour le vouloir aussi (vous, par exemple), il me semble que le libéralisme est, par définition, plus ouvert au multiculturalisme. Cf l'Angleterre, par exemple.
OK, reprenons, et sérions.
RépondreSupprimerEst-ce que vous maintenez que les emplois sont des "biens" (au sens économique du terme) qui doivent être "produits"
concernant le problème du latin médiéval :
RépondreSupprimerVotre réponse est très claire : il faut abandonner l'enseignement du latin médiéval.
Avez-vous mesuré le poids de cette réponse ? Vous voulez abandonner notre civilisation, quoi. Les professeurs de latin médiéval, comme beaucoup d'autres, n'ont jamais été rentables, il ne s'agit donc pas d'abandonner, il aurait fallu, selon vous, ne jamais commencer. Même chose j'imagine avec la revue de Bd, et toutes ces sortes de choses... Le monde libéral est horrible. Ainsi, il ne s'agit de donner aux gens que ce qu'ils veulent, que ce qu'ils sont prêts à payer ? Du pain et des jeux ? Oui, car les conneries télés, elles, trouvent facilement des gens pour vouloir les payer. Et voici donc la limite de votre discours. En trente ans de ce régime, la France serait revenue à l'âge de pierre.
ça marche aussi pour les musées. à part deux ou trois musées parisiens, et encore, les musées sont des gouffres financiers, avec très peu de visiteurs (j'y suis presque toujours seul) et beaucoup de personnel, de frais d'entretien, de restauration, etc., bref, difficile de faire plus mange-fric que ça. Alors, on ferme ? On vend tout à des Américains ? Rien à foutre ?
Vous ne semblez pas imaginer que la culture générale, si elle ne rapporte rien directement, offre une ouverture d'esprit qui permet à ceux qui en jouissent d'être, aussi, plus performants dans leur métier. Sans parler du fait que c'est le seul moyen de maintenir notre civilsation, petit point de détail, j'imagine.
Ah, et tant que j'y suis, ne me dites pas qu'il y a des musées privés. Ou alors essayez de me trouver un acheteur potentiel pour Le Louvre et Orsay, et encore plus dur, pour le petit musée de Province qui voit défiler 157 visiteurs par an à 5 euros l'entrée.
Je le répète, ce monde est horrible. mais heureusement, les vrais libéraux ne vont pas aussi loin. Je n'en connais pas de sérieux qui aient proposé de telles choses. Ce que je veux dire, c'est qu'on ne peut pas tout évaluer dans les termes d'un marché, comme l'a très bien dit le libéral Durkheim (considéré comme tel par le très libéral Boudon) : le contrat marchand n'est qu'une trêve passagère dans la guerre que se font les égoismes; il ne peut fonder la société. Il ne peut pas non plus la perpétuer, comme vous venez de le démontrer par l'absurde. C'est pourquoi il faut du politique, du lien social réel non marchand. Et là je vous renvoie à Mauss ou Levi-Strauss, "essai sur le don", qui montrent qu'il s'agit là d'une constante anthropologique. Aucune société n'a pu et ne peut se contenter d'échanger des biens ou des services évalués en termes de prix.
"Vous êtes un abruti. Ceci est une discussion sérieuse. Si vous ne voulez pas faire l’effort de vous mettre au niveau, allez faire un tour sur les Skyblogs."
RépondreSupprimerça ne répond pas à l'objection.
C'est d'ailleurs le but, il semblerait.
On a 5 millions de mahométans moyennenemt productifs en France, mais le problème principal, c'est les fonctionnaires. Sûr que dans un vrai système libéral, on nn'aurait plus ces mahométants, n'est-ce pas ?
ça me fait penser à un cancéreux au dernier degré, qui chiale parce qu'il vient d'apprendre qu'il a un rhume.
"abruti" :
Quand toi plus savoir quoi répondre, toi y en a toujours faire ainsi ?
Selon marchenoir :
RépondreSupprimer"Effectivement, ce n’est pas parce qu’on démontrera la validité du libéralisme qu’il s’instaurera. Il faut que les gens en veuillent, il faut qu’il corresponde à leur mentalité."
Je ne comprends pas :
d'un côté vous dites que la France entière en a marre des fonctionnaires, de l'autre que les gens ne veulent pas du libéralisme, ou en tout cas pas massivement (c'est bien ça ?).
Moi, je ne suis pas sûr que les Français en aient marre de leurs fonctionnaires. Je crois qu'ils sont globalement apréciés, et d'ailleurs ils sont souvent défendus (ex. à La Poste), parce que les gens s'aperçoivent que, globalement, ceux-ci font bien leur travail. Personnellement, je suis très content de la poste, de la Sncf (qui est un peu chère, certes), et les profs de mes enfants sont plutôt des gens sérieux. D'ailleurs je viens d'en remercier chaleureusment quelques-uns, à l'occasion de la fin d'année.
Si les fonctionnaires sont si appréciés (globalement), c'est peut-être parce qu'ils ne sont pas si mauvais, et qu'ils rendent de réels services, surtout aux plus pauvres qui n'ont pas les moyens d'acheter des cours privés, par exemple.
Anonyme de 22:49 :
RépondreSupprimer"le libéralisme est peut-être occidental dans son essence, mais est-il spécialement français ? Et l'occident est-il essentiellement libéral ? ....... Notre essence, à nous européens, n'est pas liée à une doctrine économique. Elle est spirituelle, historique, anthropologique."
Oui, évidemment, je n'ai jamais dit le contraire. Mais justement, je disais que le miracle libéral n'a pu être possible que grâce à cette "essence" de l'Occident, et que cette essence en France semblait s'être bien diluée. Prenez si vous voulez le manque de libéralisme, son incompréhension, comme un symptôme.
"Le problème, avec les libéraux d'extreme drouate, si on a lu ici les commentaires, c'est qu'ils détestent bien plus les fonctionnaires et les paysans français pure souche que les zarabes"
La question que vous devriez vous poser est plutôt : quelle est la responsabilité des fonctionnaires (et des paysans fonctionnarisés) dans la présences massives des zarabes zen France ? Qu'est devenue la France en général pour qu'elle accepte sans rechigner cette invasion ? Quel est le lien entre l'hyper-anti-libéralisme et ce qu'il révèle de l'esprit français actuel et cette invasion pacifique ?
Gil
à Gil :
RépondreSupprimeril me semble que ce sont surtout les patrons dans la restauration bas de gamme qui font venir des pakistanais pour travailler en cuisine. Les fonctionnaires n'y sont pour rien. Strictement pour rien. Et ce n'est qu'un exemple. Ensuite, les fonctionnaires de gauche sont pour la régularistaion, le libre mouvement des populations, tout ça, oui, mais ils ne vont pas chercher les immigrés; ils sont "contents" de les recevoir et de s'enrichir de leur différence (ouarf...).
Ce n'est pas pour payer les salaires mirobolants des fonctionnaires (humour) qu'il faut sans cesse faire venir des immigrés, ou alors expliquez moi comment des gens qui sont massivement au chômage et touchent toutes sortes d'allocs peuvent servir à financer notre fonction publique.
Supprimez les patrons âpres au gain et sans foi ni loi, ou plutôt faites en sorte qu'ils ne soient plus les maitres de la politique d'immigration en France, et un grand pas sera fait. C'est Parisot qui veut des immigrés, toujours plus. Elle affirme que ça peut résoudre nos problèmes de chomage et de retraite. Parisot est-elle fonctionnaire ? Amie des fonctionnaires ? Non, elle veut seulement que quelques salopards puissent embaucher des étrangers à plus bas coût plutôt que de payer correctement des français. Le libéralisme n'a pas de patrie ni de morale. Le libéralisme, c'est les droits de l'individu, pas de la nation.
Imaginons, pour le plaisir de la conversation, que la fonction publique soit divisée par deux (3 millions au lieu de 6, pour faire large), et ainsi que l'on puisse faire baisser les impôts et taxes diverses. les restaurateurs vont donc payer moins à l'Etat, mais vont-ils pour autant embaucher des Français à la place de Pakistanais ? Oui, s'ils ont une morale et une nation. Mais tous les autres, la mojorité sans doute, n'ont qu'un compte en banque, et préféreront gagner encore plus. La seule motivation du plombier (en tant que plombier) c'est de gagner de l'argent, pas de réaliser des ouevres d'art, d'entrer à l'académie française ou de sauver la France.
Anonyme (ça vous écorcherait les doigts de prendre un pseudo, quel qu'il soit ?) :
RépondreSupprimerJe ne vais pas entrer maintenant dans le débat : qui a fait rentrer les immigrés, à qui profite le crime ?
Car je ne parlais pas de ça. Je parlais d'une nation où 1/3 de la population active est fonctionnaire ou para-fonctionnaire, et où une bonne partie du reste rêve de le devenir. Où l'État engloutit 56 ou 57 % de toutes les richesses crées par les Français. De l'assistanat, des subventions etc. Et ce qui s'ensuit.
Peu importe les sarcasmes sur le salaire des fonctionnaires : ils constituent à eux tous un pouvoir tentaculaire (d'ailleurs, Parisot n'est-elle pas, elle aussi, une fonctionnaire : elle est plus représentative du "capitalisme à la française", lié à l'État et aux syndicats, que du libéralisme) qui, avec les syndicats et les journaleux, donne le la aux politiques.
Je parlais d'une ambiance globale, d'une idéologie dominante, de type socialiste ou étatique, qui a fait des Français à la fois des assistés et des chouineurs professionnels qui veulent un "salaire correct" (kézako ?), toute sorte d'assistance et sont devenus incapables de se défendre (physiquement ou mentalement).
Pourquoi s'étonner, dans une telle ambiance déliquescente, du comportement des patrons ? Pourquoi se comporteraient-ils d'une manière morale et patriotique, alors que tout le reste ne le fait plus ? Alors que n'importe quel franchouille de base a abandonné toute dignité, toute identité, et critiquera un patron d'engager des étrangers tout en défendant le droit absolu de ces étrangers à s'installer en France ?
En ça vous avez raison : ce n'est pas que j'aime plus les Arabes, mais je les comprends : ils ne font que leur boulot d'envahisseurs, et ils ne font que s'adapter au climat général de chouinerie et d'assistanat qui règne parmi les Français de souche depuis déjà bien longtemps. Dans un pays normal, conscient de sa valeur et du droit à préserver son identité, patrons ou pas, ça ne se passerait pas ainsi.
Il n'y a plus de sentiment patriotique en France, il n'y a plus de sentiment de la "race", et en plus les patrons (les petits, les moyens : ceux qui font l'âme d'une nation libérale) sont confrontés en permanence à des lois absurdes, à une administartion tentaculaire, à un État qui les pompe, à des syndicats du crime : il ne leur reste en effet qu'à faire du fric, ou juste à sauver leur boutique, par tous les moyens.
(Ou plutôt : les patrons actuels sont tout aussi dégueulasses que le reste la population. Mais pas plus - dans un pays socialiste, tout le monde devient dégueulasse - moi y compris - sauf quelques purs)
Walt Kowalsky :
RépondreSupprimer« Robert, si je peux me permettre, mettez-vous des limites au libre echangisme ? »
Houlàlà, comme vous y allez... Je n’ai pas dans la poche le mode d’emploi de la société idéale, moi.
Donc, pour faire court :
1. Je suis plutôt contre les partouzes, mais pas spécialement incliné à les interdire par la loi.
2. Oui.
« (Et lesquelles, et comment ?) »
3. Ca dépend. Faut voir.
4. Lisez donc le programme de l’UDC, parti libéral, premier parti d’un pays fortement libéral. Il préconise à la fois une large ouverture de la Suisse au commerce international (ça tombe bien : la Suisse est le siège de nombreuses entreprises qui exportent dans le monde entier ; et la Suisse est un tout petit pays, sans ressources naturelles, qui a besoin d’importer une bonne partie de ce qu’elle consomme) ; il préconise aussi des mesures protectionnistes pour défendre, par exemple, l’agriculture suisse (ça tombe bien : la Suisse perçoit encore des droits de douane à ses frontières ; en Suisse, des épiciers du coin font de la contrebande de frites ou de bidons d’huile, et quand ils se font pincer, ça fait un titre dans le journal).
Le libéralisme est un pragmatisme.
Jean-Paul,
RépondreSupprimer1) Durkheim est un socialiste moralisateur (ce n'est pas une insulte) et universaliste, en aucun cas un libéral,
2) Personne, et certainement pas Marchenoir n'a prétendu que seul le contrat marchand fondait la société.
Le libéralisme marche (marchait) sur deux jambes - cf l'étiolement des purs dont parle Gil - la liberté individuelle et une morale en kevlar.
Bien qu'effectivement certains patrons, et non des moindres (comme André Daguin, ex président des fédé des métiers de la restauration) fassent pression pour régulariser en masse des clandos payés au lance-pierre, il ne faut pas incriminer le libéralisme, mais bien la mentalité de chouineurs décrite par Gil.
Même chose pour l'Angleterre, ce n'est pas au nom du libéralisme que ses dirigeants ont ouvert les vannes à l'immigration pakistanaise, c'est au nom du socialisme (Blair et son fameux "nous allons mettre les conservateurs le nez dans le multiculturalisme") et de la supériorité historique toute britannique, ripolinée aux couleurs du socialisme moderne. Le libéralisme n'a rien à voir avec ça.
Mentalité de chouineurs induite par une hyper-mutualisation, cad par un assistanat devenu l'alpha et l'oméga d'un pays comme la France. Mutualisation dénommée solidarité qui a tué l'élan individuel de la charité. Les mots ont un sens. Si chacun se sent obligé de verser au pot, il n'a qu'une envie : se rembourser sur la bête.
RépondreSupprimer"1) Durkheim est un socialiste moralisateur (ce n'est pas une insulte) et universaliste, en aucun cas un libéral,"
RépondreSupprimerevidemment ça se discute (cf. Boudon, qui est un vrai libéral, et qui prétend que Durkheim, l'un de ses maitres, en est un aussi).
Mais ça n'a pas d'importance. Durkheim a-t-il raison quand il affirme que le contrat marchand ne suffit pas à fonder la société ? C'est la thèse du capitalisme utopique, qui trouve sa source chez Adam Smith, et qui est proche du libertarisme. Si ça ne suffit pas, de quoi donc avons-nous besoin ?
"2) Personne, et certainement pas Marchenoir n'a prétendu que seul le contrat marchand fondait la société."
Je crois bien qu'il est question de cela, pourtant, quand il s'agit de ne plus enseigner le latin médiéval si personne n'est prêt à payer le prof de sa poche.
je ne comprends plus rien à ce qui s'écrit ici, qui écrit quoi, qui répond à qui. C'est le gros bordel.
RépondreSupprimerBon, Anonyme, j'avais rajouté quelque chose qui a soudain disparu du fil. Je ne sais si c'est le maître de maison qui l'a trouvé vraiment trop mal écrit et plein de fautes d'orthographe (j'avoue ne pas l'avoir relu avant postage).
RépondreSupprimerJe conclue juste sur ceci :
"Supprimez les patrons âpres au gain et sans foi ni loi, ou plutôt faites en sorte qu'ils ne soient plus les maitres de la politique d'immigration en France, et un grand pas sera fait."
Formule intéressante car elle montre ce qui nous sépare. Outre le fait que vous divisez la France entre bons et méchants, division en laquelle je ne crois pas, vous proposez là une "solution technique" qui méconnaît l'ampleur du problème qui se pose dans le France actuelle : problème idéologique, global, mental. Supprimez les patrons ou enlevez-leur leur supposée influence, ça ne changera rien. Ou ça sera pire.
Lire : " Supprimez les "mauvais patrons" "
RépondreSupprimer(Il va de soi que je ne demande la suppression de personne : je me mets dans la peau de l'anonyme)
""Mentalité de chouineurs induite par une hyper-mutualisation, cad par un assistanat devenu l'alpha et l'oméga d'un pays comme la France." (dom)
RépondreSupprimerOui. En fait, quand on y pense, l'arrivage massif d'étrangers chouineurs semble être la continuation naturelle de cet état de fait auquel est parvenu la France.
C'est à la fois un peuple de remplacement pour la gauche, un nouveau prolétariat, une espérance économique ("payer les retraites") pour les FDS avachis qui ne peuvent plus imaginer la retraite que "mutualisée", voire même l'espérance inconsciente d'une identité de remplacement pour un peuple qui ne se reconnaît plus.
Gil, j'avais aussi écrit quelque chose qui a disparu. Un bug sans doute.
RépondreSupprimerJean-Paul,
RépondreSupprimernon le contrat marchand ne fonde pas la société aux yeux de Smith. C'est l'empathie, le sens moral, le désir d'être utile aux autres par un mécanisme d'identification projective qui fonde le lien entre les hommes ; le contrat marchand est l'une des modalités de ce lien (la plus efficace et la plus juste) ; vous confondez les registres. Peut-être devriez-vous lire la théorie des sentiments moraux ?
Par ailleurs vous êtes d'une mauvaise foi insigne, Durkheim est-il libéral ou ça se discute ? Marchenoir veut-il supprimer l'enseignement du latin médiéval ou bien s'en remet-il au désir de chacun d'en explorer les trésors ?
Ca sent le gauchiste qui voyant le desastre advenir, veut se dédouaner de toute responsabilité en chargeant le libéral, tss, tss...
Jean-Paul : je ne réponds pas à côté. Il doit exister des milliers de posts de ma part où je prends position contre l'immigration. Et en particulier ici. Je ne sais pas comment faire plus clair.
RépondreSupprimerVous m'avez aussi demandé si "les" libéraux étaient contre l'immigration. Je vous ai répondu : certains oui (je vous en ai nommés), certains non. Ca dépend.
On n'est pas "pour" ou "contre" quelque chose. On est "pour" ou "contre" dans certains cas, dans certaines conditions.
Vous faites comme si "le libéralisme" était une machine, une théorie scientifique, un programme informatique. Ce n'est pas le cas.
C'est une opinion, une vision du monde, un état d'esprit, une proposition d'organisation collective.
Il n'y a que les communistes, ou les musulmans, pour se référer à "la" doctrine, qui contient tout, qui est exclusive et exhaustive.
Dans la vie réelle, les choses se passent autrement.
Jean-Paul :
RépondreSupprimerVous prétendez que selon moi, il faudrait supprimer l'enseignement du latin médiéval. Vous m'avez mal lu. Je vous ai demandé : comment décider s'il faut enseigner le latin médiéval ? J'attends toujours votre réponse.
Pour tout vous dire, avant ce jour, j'ignorais même qu'il existât un latin médiéval. Je vous soupçonne fortement d'être dans le même cas que moi, à moins que vous ne soyez vous-même un prof de latin médiéval (nous aurions donc les deux profs de latin médiéval de toute la République sur ce modeste blog ? quel honneur !...), ou que vous n'en ayez un dans votre entourage.
Vous allez même plus loin : il est absolument indispensable que l'impôt des Français subventionne l'enseignement du latin médiéval et la bande dessinée.
Le latin médiéval, parce qu'il est à la base de notre culture, et la BD... heu... vous n'allez tout de même pas me dire que la BD est un pilier millénaire de notre culture ?
Vous n'allez tout de même pas me dire que la BD, qui est l'un des secteurs les plus juteux de l'édition et qui est, pour le moins, un art vulgaire, a besoin d'être subventionnée au même titre que le latin médiéval ?
Ne me dites pas que vous travaillez dans la BD, j'aurais du mal à le croire...
D'ailleurs, pourquoi le latin médiéval et la BD ? Pourquoi pas le solfège dans la musique grecque de l'Antiquité et l'informatique quantique ? Ou la métempsycose chez les moines bouddhistes du VIIème siècle avant Bramaputra-Petaramesh et la dilatation des métaux dans le vide sidéral ?
Hein ?
Qui va décider ?
Et comment ?
Je vous rappelle que le pognon qui sert à fournir une "légitime et juste rémunération" aux nobles enseignants qui vont sauver le latin médiéval et notre civilisation (car vous voulez en plus, je suppose, qu'on ne paye pas des salaires de misère aux profs ?...), eh bien ce pognon ne pousse pas sur un arbre planté dans la cour de l'Elysée, sur lequel le président de la République grimpe tous les matins pour cueillir des liasses de biftons par poignées, puis les répandre en une pluie bienfaisante sur le bon peuple...
(Quoique ces jours-ci, très confidentiellement, c'est un peu comme ça que ça se passe... et, non, ça n'a rien de spécialement rassurant...)
"Par ailleurs vous êtes d'une mauvaise foi insigne, Durkheim est-il libéral ou ça se discute ? Marchenoir veut-il supprimer l'enseignement du latin médiéval ou bien s'en remet-il au désir de chacun d'en explorer les trésors ?"
RépondreSupprimerDom, quand je dis "ça se discute", c'est uniquement pour constater que vous le discutez, et que ça m'intéresse peu, comme je le dis ensuite : "Mais ça n'a pas d'importance. Durkheim a-t-il raison quand il affirme que le contrat marchand ne suffit pas à fonder la société ?"
vous vous arrêtez à un détail. Oui, je pense que Durkheim est un libéral, mais ce qui m'importe c'est de savoir s'il a raison. Où est la mauvaise foi ? je remarque que la question de fond (a-t-il raison ?) n'est pas abordée.
"non le contrat marchand ne fonde pas la société aux yeux de Smith"
ah bon ? et l'exemple du mendiant, que montre-t-il d'autre ? et la main invisible ? Je cite de mémoire : ce n'est pas de la bienveillance du boulanger que nous attendons notre pain, mais de sa volonté de gagner sa vie.
"Marchenoir veut-il supprimer l'enseignement du latin médiéval ou bien s'en remet-il au désir de chacun d'en explorer les trésors ?"
A vous de relire la réponse de Marchenoir. Celui-ci nous dit qu'il ne faut pas payer des profs pour ça, et qu'ils peuvent le faire si à côté ils ont un vrai métier (là on peut imaginer ce qu'on veut : prof de latin le week-end, et charcutier la semaine, par exemple). je prétends qu'il n'y aura plus d'enseignement du latin médiéval, c'est tout, et ça n'a pas l'air d'effrayer grand monde, en tout cas pas Marchenoir : "Eh bien, dans ce cas, il ne faut pas de cours de latin médiéval à l’université. Pourquoi diable voudriez-vous qu'il y en ait ?". Moi je pense que ce serait très dommage, et même catastrophqiue, pour les raisons déjà dites sur lesquelles personne n'est revenu, je crois.
"Ca sent le gauchiste qui voyant le desastre advenir, veut se dédouaner de toute responsabilité en chargeant le libéral, tss, tss..."
je prends ça comme une saillie humoristique, donc je ne me vexe pas. Mais attention : traiter les gens de gauchistes parce qu'ils ne sont pas libéraux, c'est oublier qu'il a toujours existé une droite non libérale et même anti-libérale (ce qui n'est pas non plus ma position).
et je réponds à Marchenoir par la même occasion : le libéralisme peut très bien devenir une idéologie, comme n'importe quoi (le christianisme, par exemple), et j'ai peur que certains cèdent à ce penchant, en analysant tout à cette aune, comme par exemple l'intérêt de financer des musées ou des cours de latin médiéval avec de l'argent public. Le libéralisme devient sectaire quand il refuse de laiser exister ce qui doit lui échapper, comme la culture, par exemple.
Marchenoir :
RépondreSupprimerComment décider s'il faut enseigner le latin médiéval ? Il le faut, parce que ça c'est toujours fait et que ça fait partie de notre culture. Ainsi, depuis x siècles on aurait enseigné le latin médiéval à l'université, et aujourd'hui il faudrait arrêter ? Mais pourquoi donc ? C'est avec ce genre de choses que l'on transmet une civilisation, pas avec des chiffres d'affaires d'entreprise. Evidemment, si on était un pays pauvre, je comprendrais qu'on ne paye pas une dizaine de profs à faire ça, mais on n'en est pas là quand même, ou alors on me cache des choses.
je ne suis pas prof de latin médiéval, mais j'y suis très attaché. J'aime beaucoup Thomas d'Aquin par exemple, et la scolastique en général, si décriée. Je ne dis pas ça pour faire mousser, mais pour expliquer que l'exemple m'a "tapé dans l'oeil" !
pour la bd, je parlais je crois d'une revue critique sur la bd, pas des bd elles-mêmes, qui peuvent se suffire et qui se vendent très bien. Mais une revue critique sur la bd, c'est autre chose, comme les musées dont vous ne parlez pas.
"Le libéralisme devient sectaire quand il refuse de laisser exister ce qui doit lui échapper, comme la culture, par exemple." (Jean-Paul)
RépondreSupprimerJe parie les oeuvres complètes de Bastiat en pdf contre un préservatif usagé que vous travaillez dans la "culture".
Je parie aussi que si vous aviez été plombier, ou calibreur de trous dans l'emmental, vous auriez dit que la plomberie, ou le calibrage de trous dans l'emmental, "doivent" échapper au libéralisme.
Expliquez-nous donc ce que signifie ce "doit échapper au libéralisme" (enfin, si cela signifie autre chose que "doit être financé à fonds perdus, sur la simple demande des intérêts particulierrs concernés, et sans le moindre contrôle, en piquant le pognon dans la poche des contribuables").
Expliquez-nous aussi, tant qu'à faire, quelle est la légitilmité de ce "dû", que vous proclamez d'une façon aussi elliptique, péremptoire et unilatérale.
Il me semble que quand il s'agit de piquer du pognon dans la poche de 60 millions de personnes pour financer vos causes favorites à vous, pour ne pas dire votre gagne-pain personnel, c'est bien la moindre des choses, non ?
Ou bien est-ce qu'être généreux avec l'argent des autres c'est un truc qui vous vient naturellement, comme ça, sans forcer ?
Mais non, Marchenoir, je ne travaille pas dans la culture. Mais pourquoi voulez-vous toujours savoir ce que font les gens qui discutent avec vous ? ça vous faciliterait vraiment la tâche ? Vous croyez que je veux maintenir le latin médiéval parce que c'est mon gagne pain ? Je répète donc, encore et encore : ce sont là les éléments de notre civilisation, et notre devoir est de les transmettre. marchenoir, vous écrivez en français, et je vous en félicite. Dites vous que c'est parce que les paysans et les artisans de jadis ont payé des impôts à l'Etat et à l'Eglise que vous connaissez cette langue.
RépondreSupprimerla culture ça ne se négocie pas. je n'ai pas envie de vivre dans un monde plein de fric mais sans musée, par exemple. D'autant qu'encore une fois, la culture générale n'est pas un gadget, mais le moyen d'être plus performant dans tous les domaines, parce que plus ouvert, etc.
Et vous, Marchenoir, vous travaillez dans une banque, c'est ça ? Ou alors recruteur dans une grosse entreprise ?
Aucune malice dans ma question, mais c'est bizarre cette obsession de savoir le métier des autres.
"Comment décider s'il faut enseigner le latin médiéval ? Il le faut, parce que ça c'est toujours fait, etc." (Jean-Paul)
RépondreSupprimerHé bien voilà, je crois que la messe est dite.
Demandez aux étatistes pourquoi ils soutiennent les thèses qu'ils soutiennent, et ils vous répondront :
Passke.
Et si vous insistez vraiment, ils vous diront :
Parce qu'on a toujours fait comme ça.
Bon, d'accord.
Alors, les hommes ont toujours commercé entre eux en s'entendant librement sur les prix (ça s'appelle le marché et l'ultra-giga-hyper-libéralisme) : je propose qu'on continue.
Parce qu'on a toujours fait comme ça.
Les hommes ont toujours aimé l'argent, et cherché à en amasser : je propose qu'on continue.
Parce qu'on a toujours fait comme ça.
Il y a toujours eu, parmi les hommes, des riches et des pauvres, des cons et des génies, des beaux et des laids, et tout le monde a toujours eu l'air de trouver préférable la richesse à la pauvreté, l'intelligence à la connerie, et la beauté à la laideur : je propose qu'on continue.
Parce qu'on a toujours fait comme ça.
Il y a toujours eu, parmi les hommes, des races distinctes, et les hommes ont toujours préféré vivre avec ceux de leur race, et se sont méfiés des autres races : je propose qu'on continue.
Parce qu'on a toujours fait comme ça.
Dois-je poursuivre ?
et je ne suis pas non plus critique BD dans une revue confidentielle...
RépondreSupprimer"La culture ça ne se négocie pas." (Jean-Paul)
RépondreSupprimerMon Dieu, mais vous n'avez pas honte d'écrire des conneries pareilles ? On n'est pas dans une réunion de cellule du NPA, ici.
Vous n'avez toujours pas répondu à ces questions fondamentales :
- Qui va décider si l'impôt ira plutôt au latin médiéval, à la plomberie ou au calibrage des trous dans l'emmental ?
- Et sur quelles bases ?
Vous pouvez éluder ces questions simples à coups de slogans imbéciles et creux, ou bien essayer de réfléchir et de fournir une réponse argumentée.
A vous de choisir. On est dans un pays libre.
Ah mais non, Marchenoir, vous êtes pris en flagrant délit de mauvaise foi !
RépondreSupprimerAinsi j'aurais la stupidité sans nom de dire qu'il faut faire quelque chose simplement parce qu'elle se serait toujours faite ?
Ridiculiser le propos d'autrui n'est pas une saine méthode, il me semble. Je précise donc :
Il faut le faire parce que notre devoir est de transmettre la civilisation. Voila, c'est tout. Et jusqu'à présent on y a réussi, alors je pense que ce serait dommage d'arrêter, sous prétexte que 99,8 % des Français s'en foutent.
Même topo sur les musées.
J'ai lu les commentaires, Marchenoir, et je vous trouve un peu sec dans les réparties. Est-il possible de ne pas partir du point de vue que tous ceux qui ne sont pas entièrement d'accord avec vous sont forcément des imbéciles ?
Et arrêtez de citer en coupant les phrases des autres là où ça vous arrange, on est pas là pour savoir qui a la plus grosse.
Qui va décider qu'il faut financer les musées ? Mais notre histoire, tout simplement, la fidélité à notre culture, à nos ancêtres, et la volonté de léguer à nos enfants ce que nous avons nous-mêmes reçu, en espérant y ajouter notre touche personnelle.
RépondreSupprimerJe ne vois pas trop ce que vous proposez. On arrête les musées, le latin médiéval ? on se contente de permettre aux gens de gagner autant d'argent que possible, en sacrifiant des pans entiers de notre culture, parce qu'ils ne peuvent subsister sans l'impôt ?
et vous croyez vraiment qu'au NPA on s'intéresse au latin médiéval ?
RépondreSupprimerà l'arabe médiéval, je dis pas...
- Qui va décider si l'impôt ira plutôt au latin médiéval, à la plomberie ou au calibrage des trous dans l'emmental ?
RépondreSupprimer- Et sur quelles bases ?
Reponse possible:
le peuple, par le biais d'un vote democratique
Walt, vous m'effrayez : vous voulez vraiment tous la mort de la culture ?
RépondreSupprimerMais qui va voter pour le latin médiéval ?
(Quand je parlais des punks à chien, je pensais à l'antiliberal primaire. Faire comprendre que le "patron voyou" n'est pas un liberal, c'est extremement difficile)
RépondreSupprimerJe connais Oskar Freysinger et l'UDC, mais est-ce que vous imaginez ca en France, vieille monarchie centralisée...Freysinger a plus d'espoir de voir la democratie directe adoptée en Allemagne.
Federaliste et avec une population plus "civique".
Je pense que l'argument du liberalisme inherent à la culture est pertinent.
Walt, vous m'effrayez : vous voulez vraiment tous la mort de la culture ?
RépondreSupprimerMais qui va voter pour le latin médiéval ?
Il ne s'agit pas de vouloir la mort de la culture, il s'agit de legitimité.
Si ca n'est pas le peuple qui decide ?
Walt, je pense que la légitimité est dans la durée, et qu'il ne faut changer les lois et les situations qu'avec crainte et tremblement. Un peu comme en matière de morale. Qui va décider qu'il faut autoriser le mariage gay ? à mon avis, on ne devrait pas en décider. Une civilisation se maintient parce qu'on respecte ce qui en fait son essence. Nous sommes monogames, par exemple, eh bien je propose qu'on le reste. Imaginez ce qui se passerait si on soumettait ça au vote.
RépondreSupprimerJe comprends bien, mais, a ce moment là, comment decide-t-on de changer quelque chose ?
RépondreSupprimerCa veut dire qu'il ne faut absolument jamais rien changer ?
Au niveau legitimité, seul le vote me semble correct, ou alors on passe en autocratie ou que sais-je.
Pour les lois fondamentales, on a en théorie la constitution, et ca ne se change pas tout les 4 matins...
Oui, Walt, mais on ne doit pas tout soumettre au vote. La loi sur la Burka est un terrible constat d'échec, parce que normalement, il devrait y avoir consensus sur la façon de s'habiller. On ne peut pas voter pour tout, simplement pour des raisons pratiques, déjà. Donc, un certain nombre de choses doivent se faire par tradition (comme les fringues, et, à mon humble avis, l'enseignement du latin médiéval).
RépondreSupprimerQue pensez vous de l'initiative populaire de l'UDC sur les minarets ?
RépondreSupprimerC'est precis et legitime.
La democratie directe qui fonctionne parce que la Suisse, justement est attaché a sa tradition, et a une tradition democratique qui fonctionne.
D'autant plus que, selon Freysinger, la Suisse tiens grace a ses lois, si on les denature, la Suisse explose.
La loi sur la burqa est un gadget ineficace en comparaison.
En fait, pour vous repondre plus precisement, le peuple se doit de lui meme de defendre ses traditions.
RépondreSupprimerSi les francais n'y arrivent pas, il y a un probleme a mon avis, a la fois democratique et interne.
(Enfin avec un solide coup de main externe...).
Cela dit rien n'est ineluctable, du moins semble-t-il.
La Suisse est aussi un pays plus petit, qui peut multiplier les votations, mais pas sur tout non plus.
RépondreSupprimerImaginons que les Suisses aient voté oui sur les minarets, eh bien ça ne faisait pas des minarets quelque chose de légitime pour autant, non ? Attention : je suis démocrate, mais je pense qu'il ne faut pas tout soumettre au vote.
Et oui, Callahan, nous devrions défendre nous-mêmes nos traditions.
Il se dit des choses intéressantes ici.
RépondreSupprimerLes humanités, même si elles ne sont pas "rentables" et directement produtrices de richesses doivent continuer à être enseignées et valorisées.
Je ne peux pas imaginer notre civilisation sans latin médiéval, pholosophie, littérature, histoire, sciences physiques et sciences de la vie. Et warum nicht théologie.
Bref, tout ce qui est dans le collimateur et qui ne survit, surtout les premiers de ma liste, que par l'acharnement de quelques-uns.
Ce qui ne veut pas dire négliger l'étude des grands économistes. Mais sans perdre de vue ce qui fait notre civilisation.
Sinon, nous finirons par ne plus étudier que le coran.
Merci à Jean-Paul et à l'anonyme de 12h30.
Harry Callahan, c'est vous zici ?
Et la musique ? Et la danse classique?
RépondreSupprimerNous parlions des humanités, pas de la culture dans sa globalité.
Cette discussion est surréaliste, Jean-Paul. Vous ne lisez aucune de mes réponses, ou alors vous ne comprenez pas le français.
RépondreSupprimerVu ce que vous écrivez ("c'est l'histoire qui décidera"...), j'inclinerai plutôt vers la seconde hypothèse.
M'est avis que ce n'est pas le latin médiéval qu'il serait le plus urgent d'enseigner, mais le sens des mots en français.
Je pense que quelqu'un a décidé de faire un pari :
-- On va aller sur le blog à Goux défendre la thèse que le plus urgent, dans le service public, c'est d'exiger le maintien des cours de latin médiéval.
(Qui n'ont jamais été menacés, ou alors j'ai manqué un truc fondamental dans l'actualité...).
-- Naaan... c'est trop gros... ça passera jamais... Y'a les enfants qui sortent des écoles sans savoir lire et écrire, les gens qui arrivent pas à se loger, le financement des retraites... tu vas te ridiculiser.
-- Sisi, tu vas voir, je vais défendre la cause du latin médiéval, tout le monde va prendre ça très au sérieux...
Quand les instituteurs, les éboueurs, les policiers et les gardiens de prison arrêteront de travailler parce qu'ils ne seront plus payés, comme aux Etats-Unis en ce moment, vous me reparlerez des cours de latin médiéval...
La capacité des Français à se mettre la tête dans le cul, et à trouver qu'il fait beau à l'intérieur, est tout de même stupéfiante.
Oui Carine , je passe parce que quelqu'un qui defends le liberalisme, ca m'interesse vu le niveau de diabolisation de ce liberalisme en France.
RépondreSupprimerDefendre les traditions je suis d'accord mais Marchenoir a raison, avant de parler de latin, il faut avant tout etre capable de maitriser le francais. Et il y a un plus serieux problème a ce niveau là.
Mais il y a une chose: un etat inefficient et surendetté peut s'effondrer.
A ce moment là on risque d'etre tous etre "liberaux", de gré ou de force.
Robert, si vous n'avez pas d'arguments c'est pas de ma faute.
RépondreSupprimerJe lis toutes vos réponses, mais franchement, ce n'est pas un cadeau. Vous changez de sujet tout le temps, vous citez les gens n'importe comment (ou plutôt comme ça vous arrange), ça commence à bien faire. Vous avez le génie de la réponse à côté et de la formule qui n'a rien à voir avec le sujet.
Il se trouve simplement que vous ne m'avez pas convaincu. J'espère que vous ne m'en voudrez pas trop.
Les profs de latin médiéval, ce n'est pas moi qui en ai parlé en premier (enfin je crois, c'est loin tout ça, et je ne vais pas me refarcir toutes les tirades), mais c'est surtout un symbole.
Et puis vous faites comme si je n'avais parlé que des profs de latin...
Et les musées ? et la culture en général ? la civilisation ? Ce sont des grands mots, oui, mais il faut savoir pourquoi on se bat : pour niquer les fonctionnaires, ou pour sauver la France ?
Mais je suis ravi de voir que vous regretterez la disparition des instituteurs. Comme quoi vous évoluez aussi vers un peu plus d'humanité !
Un mot sur mes compétences en français. En quoi dire que notre histoire doit décider de ce qui mérite d'être étudié peut-il vous choquer ? Dire que l'histoire décidera, ce n'est pas moins français que de dire "l'histoire jugera". C'est français ça, non ? Vous faites trop le malin, c'est dommage. On a trop vite envie de vous humilier, et ce n'est pas une bonne chose.
Carine, merci pour votre bon sens. Quand l'enseignement étatique du Coran sera obligatoire, payer des impôts sera encore beaucoup plus douloureux, et on mesurera avec nostalgie l'importance du latin médiéval.
inspecteur harry :
RépondreSupprimermoi aussi je prône le libéralisme, mais à sa juste place. Quand il s'agit de détruire des activités fondatrices de notre civilisation, sous prétexte qu'elles ne sont pas rentables, je pense que c'est aller trop loin.
Pourquoi le privé ne pourrait-il pas enseigner ces activités ?
RépondreSupprimerJe suis pas assez clair: Si le probleme est l'inefficience de l'enseignement public, si on passe tout au privé, ce sera peut etre enseigné, mais surtout le probleme fondamental n'est-il pas que ces elements de la culture, le peuple a perdu la volonté de les defendre ?
RépondreSupprimer" D'ailleurs, un fonctionnaire ne peut qu'être anti-libéral. Il sait très bien où est son intérêt. "
RépondreSupprimerToujours le sens de la mesure et ce soucis de ne rien caricaturer, ce brave Robert Marchenoir ...
signé un bibliothécaire (fonctionnaire territorial) libéral, qui vit avec une petite commerçante poujadiste.
2 plombes pour lire le post et les commentaires, mais vraiment très intéressant! De vrais oppositions sans trop d'insultes, finalement.
RépondreSupprimerMerci à Robert Marchenoir. Magnifique qualité d'argumentation!
Tout le plaisir est pour moi, Pulcino. Vous avez bien du mérite de vous être appuyé tous les commentaires.
RépondreSupprimerDès que je pourrai m'acheter une imprimante à chocolat, je vous offrirai une médaille du même métal.
Dixit Marchenoir
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On ne leur invente rien du tout. Vous me dites : les logements de fonction existent bel et bien, mais moi je n'en profite pas. Ah, OK. Donc les "privilèges des fonctionnaires" existent. C'est simplement que celui-là en particulier, vous personnellement vous n'en bénéficiez pas.
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Pour parler de ce que je connais bien, les seuls logements de fonction à l'éducation nationale sont les appartements des fonctionnaires d'autorité (proviseurs, principaux et adjoints) qui sont tenus d'y résider, et d'y être présents durant leurs astreintes. Certes, l'appartement de fonction du proviseur du lycée Henry IV est sans doute sympathique...
Cela nous fait donc une proportion extrêmement faible des personnels de l'éducation nationale qui ont un logement de fonction. Compte-tenu de ce que l'educnat représente la plus grosse part des fonctionnaires en France, et sans offenser la logique, on peut étendre ce calcul à toute la fonction publique et conclure que :
logements de fontion = peanuts.
Dans le vocabulaire des idéologues fanatiques tels Robert Marchenoir, cela devient un "privilège des fonctionnaires". Mais bon, qui s'étonnera de cette absence totale de lien entre le discours et la réalité chez ce type ? Pas ceux qui ont lu Jean-Pierre Faye et Georges Orwell, et qui savent que la propagande commence par le langage ...
Ce qui est légitime est qualifié de privilège, ce qui est est rare est présenté comme une vérité générale etc.
Bernard Cohen
Mon Dieu, ce fil n'est pas encore mort et enterré...
RépondreSupprimerIl y a vraiment des fonctionnaires qui n’ont rien à foutre de leurs journées pour vouloir encore me chercher une mauvaise querelle avec cette histoire de logements de fonction, sur laquelle j’ai pourtant amplement prouvé, sur-prouvé et re-prouvé ici même la mauvaise foi des anti-libéraux et autres vermines socialistes…
Alors, allons-y.
Le dernier payé par mon pognon pour raconter des conneries s’appelle Bernard Cohen. Il dit :
» Cela nous fait donc une proportion extrêmement faible des personnels de l'éducation nationale qui ont un logement de fonction. Compte-tenu de ce que l'educnat représente la plus grosse part des fonctionnaires en France, et sans offenser la logique, on peut étendre ce calcul à toute la fonction publique et conclure que : logements de fontion = peanuts. Dans le vocabulaire des idéologues fanatiques tels Robert Marchenoir, etc, etc. «
J’espère que le dénommé Bernard Cohen n’est pas professeurs de maths. En tous cas, il vient de faire la démonstration qu’il n’a même pas la qualification professionnelle nécessaire pour faire instituteur. Car un instituteur, aux dernières nouvelles (remarquez, je n’ai pas vérifié récemment, les « réformes » vont si vite…) est censé apprendre aux enfants à compter.
Donc on va faire simple, genre arithmétique pour les nuls. Et on va partir des affirmations de Monsieur Bernard Cohen, dont rien ne dit qu’elles sont vraies, d’autant qu’il ne cite pas un seul chiffre ni une seule source (ce qui demanderait un certain travail).
«Une proportion extrêmement faible des personnels de l’Education nationale qui ont un logement de fonction» x un nombre absolument pléthorique de fonctionnaires à l’Education nationale = un nombre tout à fait significatif de logements de fonction à l’Education nationale.
Voilà, recalé pour le passage en classe supérieure, ne me remerciez pas, le niveau baisse.
Monsieur Bernard Cohen ne se contente pas de nous faire une «démonstration» de merde qui serait fausse concernant la seule Education nationale, il l’étend subrepticement à l’ensemble des focntionnaires : «On peut étendre ce calcul à toute la fonction publique et conclure que : logements de fontion = peanuts».
Bah oui, quand on est malhonnête, on peut étendre n’importe quel mensonge à n’importe quel périmètre, on n’est plus à ça près.
A part ça, c’est moi qui suis un «idéologue fanatique», pas Monsieur Bernard Cohen qui ne sait pas compter, qui a décidé d’avance et indépendamment des faits que les fonctionnaires ne disposaient d’aucun privilège particulier, et qu’il est urgent de le «démontrer», afin que son idéologie de voleurs prétentieux qui pillent la France et abrutissent ses enfants continue à prospérer.
Bien entendu, Monsieur Bernard Cohen fait semblant de ne pas comprendre que le problème ne se résume pas aux logements de fonction de l’Education nationale, que des privilèges comme ça, il en existe des milliers, que le nombre de mots de ce fil interminable ne suffirait pas à les recenser, que certains privilèges seraient scandaleux même s’ils concernaient un seul fonctionnaire dans la France entière (cf. l’oligarque cégétiste le Duigou 24 698 commentaires plus haut), etc.
Mais ça n’empêche pas Monsieur Bernard Cohen de ramener sa fraise sur un fil clos, sur «un sujet qu’il connaît bien». Qu’est-ce que ça doit être, les autres…
Ah et puis aussi, je ne sais pas compter, mais ça ne m’empêche pas de laisser tomber négligemment dans la conversation des noms de «penseurs», pour faire croire que je suis cultivé. Et de citer, à l’appui de mes thèses socialistes, Georges Orwell, dont l’oeuvre est un réquisitoire contre le socialisme.
Cuistre jusqu’au bout.
La grandiose mauvaise foi de Marchenoir. C'est beau.
RépondreSupprimerJe sais bien que j’interviens « en léger différé », mais j’aurais quelques remarques d’intérêt général et de salut public à formuler (car oui oui, j’ai tout lu tout seul comme un grand).
RépondreSupprimerRobert Marchenoir (30 juin 2011 19:24) :
« Pour revenir au sujet, j'ajoute, bien entendu, à la liste des pays libéraux ayant réussi :
- L'Angleterre de Margaret Thatcher (une formidable réussite). »
Là, vous exagérez : http://analyseeconomique.wordpress.com/2011/06/08/reaganisme-et-thatcherisme-entre-legende-et-realite.
Certes, Maggie a fait de bonnes choses, mais tout n’est pas rose (ou plutôt bleu) dans son bilan, loin s’en faut.
En fait, les politiques d’inspiration libérales contemporaines n’ont pratiquement jamais réussi à être appliquées en Occident autant qu’il l’aurait fallu et ont non pas réduit mais simplement ralenti la progression de l’étatisme. Hélas.
Robert Marchenoir (1 juillet 2011 15:43) :
« En Angleterre, Margaret Thatcher a ramené l’inflation de 26 % à 4 %, et le taux de chômage de 13 % à 5,8 %. Elle a augmenté la croissance annuelle de la productivité de 1,16 % à 4,4 %, et les revenus de 35 %.
Comment ? En diminuant les impôts, en aumgentant la flexibilité du travail, en cassant le monopole syndical, en privatisant à tour de bras, en diminuant de 60 % la part de l’Etat dans l’économie. »
Il y a là-dedans des choses fausses, comme le montre le lien que j’ai donné plus haut (exemple : les impôts ont augmenté).
Déprimant, hein ?
Et ne parlons pas de Ronald Reagan, pour qui le tableau est presque aussi noir que le poil de cul de l’éléphant précité. Je ne plaisante pas.
Robert Marchenoir (1 juillet 2011 18:44) :
« C'est [le chèque-éducation] ce que proposent les libéraux. »
Détrompez-vous : c’est ce que proposent des libéraux ; cette mesure ne fait en effet pas l’unanimité.
Je vous soumets cette contre-argumentation libérale (l’idée centrale en étant que le chèque-éducation risque de se transformer en cheval de Troie de l’interventionnisme à l’école) : http://herve.dequengo.free.fr/Autres/education1.htm.
Le jeu en vaut-il la chandelle en France ? Voilà une fort bonne et pertinente question que je laisse à l’appréciation de chacun.
Gil (2 juillet 2011 12:53) :
« Mais le problème est qu'on ne peut pas créer les conditions favorables à l'épanouissement du libéralisme. […]
Qu'est-ce que je propose, alors ? De prier^^ »
Solution matérialiste : Pinochet. XD
Malheureusement, si la politique échoue, alors ce sera la force ; et d’ailleurs, rien ne dit que ce sera un Pinochet qui sortira bien du chapeau — surtout quand on voit le bordel duquel sont constituées les forces de résistance politique françaises…