mardi 15 janvier 2013

Le chien fouisseur et le lapin nain (histoire vraie)


Les humains méritent parfois ce qui leur arrive, tant ils sont puérils voire lâches. Par exemple, cette histoire, dont je garantis l'authenticité.

Dans un hôpital de province un homme demande à une de ses collègues si elle accepterait de venir, durant sa semaine de vacances, arroser ses plantes. La collègue dit oui. Le vacancier possède également deux lapins nains, chacun dans sa cage, mais tout va bien, il n'y a pas du tout à s'en soucier : seules les plantes comptent.

Quelques jours plus tard, la collègue envoie son mari arroser les plantes en question, le mari y va, avec son chien. Cependant qu'il arrose, le cador arrive à ses pieds. Avec, en travers de la gueule l'un des deux lapins nains – mort, évidemment. Monsieur flippe, il appelle Madame : Médor a réussi à ouvrir une des cages et a tué le lapin ! C'est alors que celle-ci prouve qu'elle est une âme sans principe, puisqu'elle dit à son mari quelque chose comme : « Refous-moi ce bestiau mort dans sa cage, referme celle-ci et barre-toi. » Ce que le mari fait, prouvant que les hommes sont tout de même de sacrées couilles molles, prêts à obéir à n'importe quelle épouse légitime – mais bon.

Là-dessus, évidemment, les patrons des lapins et des plantes reviennent. L'homme téléphone à sa collègue et lui dit quelque chose comme : « Merci pour les plantes, mais il y a quand même quelque chose de très bizarre… »  Elle comprend bien, à ce moment, que le lapin nain va surgir ; elle s'y prépare. Mais elle ne peut évidemment prévoir la forme que va prendre le coup. Car, alors, elle entend ceci :

« Il se passe un truc incompréhensible : la veille de notre départ en vacances l'un de nos deux lapins nains est mort. J'ai creusé un trou dans le jardin, je l'y ai enterré. Revenant, je retrouve le trou vide, et le lapin mort dans sa cage, laquelle cage était fermée. Tu y comprends quelque chose ? »

Là, évidemment, la courageuse et son mari pigent illico que leur chien a simplement déterré le lapin nain mal enseveli et l'a apporté à son maître (occupé à arroser les fleurs…) ; le digne couple a choisi de répondre qu'il n'en savait rien. Que vouliez-vous qu'il dît, à ce stade de l'imbroglio ?

À l'heure où je vous raconte cette savoureuse histoire, personne n'y a rien compris. En tout cas, chez les propriétaires de lapins nains et de plantes vertes. Il est à souhaiter que ce lapin zombi ne trouble pas trop leur sommeil depuis.

32 commentaires:

  1. Ce pauvre lapin est mort de rire…

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  2. Pfffffff
    'tention, vl'a la mère rabat-joie...

    On retrouve cette histoire dans un court-métrage très réussi.

    (en cherchant les références dans Google, je suis tombée sur ça…)

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  3. ... Mais un bon conteur doit toujours garantir l'authenticité de ses histoires. "Dis vrai, dis faux, on s'en fout, mon histoire est dans l'pot" dit-on par chez moi.

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    1. Vous croyez que la collègue de ma sœur serait une vile menteuse et qu'elle se serait attribuée une histoire fausse ? Mince alors… On peut plus se fier à personne… c'est la faute à Hollande !

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    2. Ah, non, pas menteuse. Raconteuse.

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    3. On se souviendra davantage de l'histoire si elle fait référence à du vécu et/ou des personnages réels.
      Pour les histoires, ici je suis gaté,
      la mere me dit qu' on retrouve les mêmes à des époques et lieux differents
      Fidel

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  4. Mais que fait la police?

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    1. Je crois que les cages étaient dehors…

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    2. Se serait-il agi de clapiers, alors ?

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  6. Excellente histoire !

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  7. Variation sur le thème de http://www.programme-tv.net/programme/series-tv/r370-h/109818-une-vie-de-chien/, où le gros chien de Jamel déterre le petit chien mort du professeur, mais personne ne le sait... la suite est du même tonneau que votre histoire mais en rigolo, c'est la série H quand même.
    Hier à 13h sur D8 ! Voilà qui a sans doute réveillé la mémoire de la collègue (qui regarde la télé à 13h, du coup).
    Cela dit, un cadavre dedans et une cage fermée de l'extérieur, Rouletabille ou Poirot pour le moins.

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  8. Moi je trouve que les collègues venus arroser les plantes ont eu parfaitement raison. Ils rendent service gratuitement, alors pourquoi devraient-ils en plus passer pour des salopards à cause de leur clebs ? Bien sûr, ils auraient pu dire la vérité, mais quand on y songe, ils seraient quand même passés pour les fautifs, pour ceux qui ne savent pas surveiller leur chien et qui sont infichus de rendre service sans commettre de catastrophe, et eux-mêmes auraient dû assumer une forme de culpabilité.
    Non, plus j'y réfléchis, plus je me dis qu'ils ont fait la seule chose à faire. Il aurait été scandaleux que la gentille personne qui rend service doive en plus s'excuser.

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  9. Bon sang , c'est les même connard qui on voté flamby 1er !

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  10. C'est avec satisfaction que j'apprends que le gouvernement socialiste a enfin décidé de taper sur le grand capital et ceux qui, toute honte bue, font de l'argent en dormant:
    Le taux de rémunération du livret A passe du scandaleux 2,25% au raisonnable 1,75%.

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    1. C'est d'une ignominie !

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    2. N'est-ce pas ?
      De même les retraités, ces rentiers aux privilèges exorbitants, verront leurs pensions ne plus être indexées sur le coup de la vie.
      Y'a pas à dire: à gauche on a le sens de la justice et de l'équité.

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  11. Une bonne occasion pour les animaux de se foutre de la bettise Humaine et de sa faiblesse.
    une anonyme qui regrette de ne plus vous voir bouquiner entre Midi et deux heures.

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    1. Que voulez-vous : mon rempotage d'Oméga à Europa a été fatal à mon heure de lecture !

      De plus, maintenant que mon vénéré directeur de la rédaction m'autorise à travailler chez moi plutôt qu'à Levallois, vous pensez si j'y j'y fais de vieux os…

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    2. Tiens, j'en bégaie, du coup !

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  12. Pour ce qui est de l'anecdote racontée dans le billet, je me demande si on n'aurait pas abusé de ma crédulité, finalement…

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    1. Ben oui...
      Légende rurale que tout ça.
      Ca m'en rappelle une autre:
      Un couple vient dans sa maison de campagne et constate qu'ils ont été une nouvelle fois cambriolés sans effraction. Ils en parlent à leur maçon venu toucher à l'heure de l'apéro son salaire pour quelques menus travaux.
      -c'est simple, qu'il leur dit, votre voleur passe par le conduit de cheminée. Si vous voulez je peux vous arranger ça.
      Le couple dit OK.
      A l'automne ils reviennent pour la Toussaint et madame demande à monsieur de bien vouloir allumer un feu vu qu'on se les caille méchant et qu'en plus la baraque est passablement humide et pue le moisi. Le mari s'exécute et très rapidement la maison se trouve envahie de fumée. On ouvre les fenêtre en espérant un meilleur tirage mais peau de balle. C'est alors que monsieur a l'idée de regarder dans le conduit et aperçoit, sur deux barres d'acier fraîchement scellées en travers du conduit.... un cadavre.
      Le maçon avait fait le necessaire contre les voleurs.....

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  13. C'était le maçon de madame Husson.

    Je crois.

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  14. Vous en avez avalé bien d'autres et plus graves!

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  15. Robert Marchenoir15 janvier 2013 à 20:29

    En tous cas, cette histoire a le profil typique du hoax. Si ce n'en est pas un, c'est bien imité.

    Trois caractéristiques de la légende urbaine (ou rurale) :

    - Elle est censée avoir une morale ;

    - Elle comporte un rebondissement inattendu ;

    - Elle est toujours accompagnée d'une mention garantissant son authenticité en raison de son origine : c'est Microsoft qui fait circuler ce mail, c'est la gendarmerie qui prévient les populations, je tiens cette histoire d'une amie, qui elle-même, etc.

    Ici, en fait, le récit est tout à fait invraisemblable d'un point de vue psychologique. La mort d'un lapin, même nain, n'est vraiment pas une affaire. On ne voit donc pas pourquoi l'homme tenterait de dissimuler le forfait supposé de son chien. Au contraire : il a la conscience d'autant plus tranquille qu'il est en train de rendre service à la collègue de sa femme. Il n'a donc pas la moindre raison de monter un bobard.

    Bobard qui serait d'ailleurs lui-même hautement suspect : un lapin qui meurt dans la gueule d'un chien, ça n'a, je suppose, pas le même aspect qu'un lapin qui meurt tout seul dans sa cage.

    Quant à la femme du lapinicide, si elle est suffisamment amie avec sa collègue pour accepter de lui arroser ses plantes, pourquoi aurait-elle l'idée d'échafauder un mensonge pareil, qu'elle devrait assumer année après année, en côtoyant sa collègue au boulot, sans jamais se trahir ?

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  16. C'est un court métrage présenté il y a qqs mois sur arte?, où le cadavre d'un chat remplace celui du lapin. Le jeune couple qui garde la maison dissimule le chat, déterré par leur chien, sous les coussins quand les propriétaires reviennent.
    Ils découvrent le cadavre, s'en étonnent pour les mêmes raisons que le lapin.
    Les autres bredouillent. Fin du court métrage.
    Film inutile.


    Majeur

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  17. Hier j'étais dans une soirée mondiale et j'ai raconté cette histoire comme étang mienne vécue (mon lapin à moi) et tout le monde de vouloir faire la peau de mes "amis" (les menteurs), Tout le monde a pleuré. Nul n'a ri.

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  18. Suzanne Ussart - Thiffyssiel16 janvier 2013 à 11:02

    Sûr qu'il faut être passablement couillon pour confondre une charogne de plusieurs jours avec une dépouille de trois minutes.

    Bande de citadins mal dégrossis !

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  19. j'ai gougueulé et :ce court métrage (excellent) s'appelle "Le Coup du lapin", date de 98 et a été réalisé par Raphaël Riva. Le brave homme qui nettoie le lapin mort, le passe au sèche cheveux et le remet dans sa cage est Charles Schneider.

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  20. Pourtant elle tourne.

    Majeur

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