lundi 13 septembre 2010

Les hommes n'existent que par ce qui les distingue

Je comptais ce matin tenter de répondre à l'intéressant commentaire laissé hier soir par Georges à mon billet du jour (pas besoin de lien : il est juste sous celui-ci...). Peut-être d'ailleurs m'y essaierai-je plus avant dans la journée. Mais en attendant le hasard a voulu que, parcourant le numéro 50 de la Nouvelle Revue d'Histoire, je lise un entretien avec son fondateur-directeur, Dominique Venner (pages 10 & 11), qui me semble entrer en résonance avec ce qui se disait hier. Lorsque la personne qui mène le jeu lui demande ce qu'il pense de sa propre réputation d'optimisme, Dominique Venner répond ceci :

« Je pense d'abord que l'espoir mène plus loin que les idées noires. Mais je sais surtout que rien n'est écrit, que rien n'est inéluctable. Il s'est écoulé huit siècles entre le début de la conquête arabe de l'Espagne et la fin de la Reconquista. L'histoire est toujours le lieu de l'inattendu. En 1910, personne n'aurait imaginé l'explosion de 1914 et ses incroyables conséquences sur la longue durée. Il n'y a que deux véritables constantes dans l'histoire : la géographie et ce que Braudel appelait les “civilisations”, c'est-à-dire une permanence ethnique et spirituelle qui survit aux accidents historiques et donne un sens à la vie de chacun. Les hommes n'existent que par ce qui les distingue, clans, peuples, nations, cultures, civilisations, et non par leur animalité, qui est universelle. C'est pourquoi l'un des enjeux de l'histoire sera toujours l'âme des peuples. »

7 commentaires:

  1. C'est pourquoi l'un des enjeux de l'histoire sera toujours l'âme des peuples. »

    Elle est bien malmenée l'âme des peuples, tout comme la "permanence ethnique" et ça ne date pas d'hier.
    Enfin...puisse-t-il avoir raison ce brave homme. J'aimerais ne pas avoir à attendre 8 siècles pour voir s'inverser la fâcheuse inclinaison que nous connaissons.

    RépondreSupprimer
  2. Permanence ethnique?
    Ame des peuples?

    RépondreSupprimer
  3. On se demande vraiment pourquoi il y a eu une Reconquista en Espagne, alors que la tolérance et l'harmonie les plus parfaites y régnaient à l'époque des qualifats... C'est pas moi qui le dis, c'est la télé!

    Laurent l'Anonyme

    RépondreSupprimer
  4. "Ich bin gegen alles". Telle était la conclusion que Thorsten Schimpf a donné à son essai sur les "rollback" (ou les grands mouvements de reconquête) à travers l'histoire. Huit siècles de plis et de replis (deleuziens) ont conduit à cette extrême radicalité mais où se logeait encore tout entière l'âme du peuple ibère prête à se redéployer dans toutes les nuances et particularismes locaux qui s'étaient renforcés depuis la défaite de Guadalete.

    RépondreSupprimer
  5. 8 siècles ! if fait chier cet historien !
    ON n'a pas les moyens de financer de telles retraites.

    PS : je vous recommande FORTEMENT l'article de Bruneteau dans cette NRH (cf "Hitler pour mille ans" )

    RépondreSupprimer
  6. PRR : c'est lu ! C'est même grâce à vous que je me suis souvenu que je devais aller acheter la NRH...

    RépondreSupprimer
  7. NRH en cours de lecture chez nous...
    Samedi, l'homolectorus s'est acheté le dernier D. VENER que nous n'avons d'ailleurs trouvé qu'à FRANCE LIVRES ( pub gratuite pour des gens biens pensants)
    intitulé " le siècle de 1914" et il se régale...

    RépondreSupprimer

Les commentaires anonymes seront systématiquement supprimés, quel que puisse être leur contenu, voire leur intérêt.