samedi 18 septembre 2010

Sont parfois pénibles, ces filles...

Déjà je n'appréciais que très modérément que l'Irremplaçable ait pu connaître ma propre mère avant moi. Mais alors là...

Hier soir, nous recevions Isabelle G., Québécoise de souche, pour qui j'ai éprouvé une passion absurde et violente aux alentours de ma vingt-troisième année, c'est-à-dire vers 1978-1979, avec un léger débordement sur 1980 – passion non réciproque, comme il se doit dans les belles histoires de la vie réelle.

En dehors d'un croisement fugitif il y a douze ans, alors qu'elle était enceinte jusqu'aux dents, je n'avais pas revu Isabelle depuis lors. Je me suis trouvé face à elle comme Verlaine à la femme de son rêve étrange : ni tout à fait la même ni tout à fait une autre, et la soirée – fort agréable – a passé sans que je parvienne à faire coïncider tout à fait ces deux images. Fort sentiment d'étrangeté.

Lequel s'est encore renforcé lorsque Catherine et elle se sont avisées qu'elle s'étaient trouvées au même endroit, à Québec, le 14 juillet de l'année 1975, à l'occasion de la fête donnée par le consulat de France – soit trois ans avant que je ne fasse moi-même la connaissance d'Isabelle. Peut-être se sont-elle parlé, ce soir-là, ces deux femmes de ma vie ? En tout cas, je me plais à le penser. Même s'il m'énerve un peu que Catherine, cette fois encore, soit passée avant moi...

10 commentaires:

  1. Didier, votre galanterie vous perdra.

    RépondreSupprimer
  2. De qui est ce joli dessin ?

    RépondreSupprimer
  3. Un "croisement fugitif" avec une "Québécoise de souche", je me demande, tout bien considéré, si ce n'est pas vous l'irremplaçable...

    RépondreSupprimer
  4. Elle était donc sur vos traces, déjà, en ce temps là...

    RépondreSupprimer
  5. Jolie sanguine, l'éternel féminin...

    RépondreSupprimer
  6. Par ce billet au parfum de nostalgie propre au retour d’âge M. Goux souhaite sans doute s’inscrire dans la journée du Patrimoine.
    (merci pour la sanguine…)

    RépondreSupprimer
  7. Comme je le disais avant hier à quequ'un d'autre, à propos d'autres : Paris est petit, ce qui voulait en fait dire la France est petite, et le monde, pas grand ...

    Aujourd'hui on rencontre des connaissances communes croisées à Rio, Bei-Jin, Alger, ou Tokio, comme si toutes ces villes étaient dans le même département ... Alors qu'autrefois, la Ferté Saint Aubin, Romorantin, Bracieux, Lamothe-Beuvron, Vendôme! paraissait à des milliers de kms les unes des autres

    RépondreSupprimer
  8. d'où l'interêt de vivre avec une chinoise au fin fond du Mozambique. Là, on a quand même plus de chance de vivre peinard.

    RépondreSupprimer
  9. Ces hasards, aussi surprenants puissent-ils être, ne sont pas si rares.

    Quelque chose de commun les unissaient, ainsi que vous!

    Accent Grave

    RépondreSupprimer

Les commentaires anonymes seront systématiquement supprimés, quel que puisse être leur contenu, voire leur intérêt.