lundi 4 juillet 2011

Le Monde.fr se fait prendre à la hussarde


On lit ceci, dans un articulet du Monde.fr :

« Ils s'appellent French Carcan, Zentropa, I like your style, Fromage plus, Didier Goux habite ici ou Hoplite. Ils adoptent un ton souvent railleur et méprisant. Une misogynie assumée. Un racisme chic et élitaire. On y célèbre souvent Pierre Drieu LaRochelle, Ernst Jünger mais aussi Frédéric Dard, Antoine Blondin ou encore Jean Yanne.

« On y trouve fréquemment un extrait du film Un idiot à Paris, dialogué par Michel Audiard, où Bernard Blier sermonne ses bouchers grévistes en ces termes: "Finie la petite auto, finies les vacances au Crotoy, fini le tiercé." Nous les avons surnommés les "Hussards bruns de la Toile", en référence au groupe d'écrivains des années 1950 et 1960 dit des "Hussards" qui se caractérisaient par leur antigaullisme de droite, leur goût du style, leurs positions à contre-courant de leur époque. Et leur fascination pour les causes perdues et les réprouvés. »


La bouse modernœuse en son entier est ici

159 commentaires:

  1. Je sens que Ilys va être très flatté.

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  2. Les causes perdues et les réprouvés... la référence à Ernst von Salomon aurait quelque chose d'un compliment...

    Nicolas Gomez Davilà écrit que "Les livres les plus intelligents disent la même chose que les livres les plus bêtes, mais leurs auteurs ne sont pas les mêmes." ; c'est manifestement vrai aussi de certaines formules journalistiques.

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  3. Marine le Pen n'a cas aller se coucher

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  4. Ils ont oublié de citer Céline, Benoît XVI et surtout votre cher Renaud Camus.
    Quel manque de tact !
    A part ça, comme dit Nicolas, c'est la gloire.
    J'en connais qui vont être jaloux : suivez mon regard !

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  5. Ils ont une belle carte où vous figurez en curieusse position, tache marron plantée dans une sorte de no man's land bleu.
    C'est ici :

    http://www.lemonde.fr/election-presidentielle-2012/visuel/2011/07/04/la-cartographie-de-la-blogosphere-politique_1544714_1471069.html#ens_id=1544709

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  6. oui c'est la gloire, mais ces enflures auraient tout de même pu mettre les liens...

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  7. "Un idiot à Paris" effectivement un summum de la perversion néofasciste. Peut être faudrait il envisager le pluriel pour tous ces plumitifs incultes de notre nouveau paysage journalistique."il n'y a pas de vanité intelligente".LFCéline.

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  8. Zentropa reprend également cette nouvelle, mon cher Didier:

    http://zentropa.splinder.com/post/24877419/zentropa-dans-le-journal-le-monde

    LE blog néo-fasciste parfaitement assumé du fameux mouvement italien CasaPound. Votre réputation est foutue, j'en ai bien peur...

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  9. Formidable !
    Si je n 'avais pas connu ce blog, j 'aurais lu l 'article du monde, j'aurais eu envie d 'aller voir de plus près, je serais arrivée ici, j 'aurais trouvé ça vraiment bien, j 'aurais lu l'article avec les Municois, j 'aurais dit "mais c 'est exactement ça ! " et je serais revenue régulièrement...
    Didier : Vous pourriez préparer un mot d 'accueil pour les nouveaux !

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  10. Ces journaleux sont prêts à toutes les bassesses pour salir Ilys.
    Nous lister avec Didier Goux, très bien, mais nous foutre dans le même sac qu'un tas de blogs dont je n'ai jamais entendu parler, ça dépasse tout.

    French Carcan, Zentropa, Fromage plus Hoplite... Qu'est-ce que c'est encore que ça?

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  11. David, El Camino,

    Vous fréquentez les blogs nazis maintenant ?

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  12. Nicolas

    c'est Monsieur Goût qui fréquente les blocs socialiste
    et puis peut-être qu'il offre une bière ...

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  13. Goux (avec un x) nne fréquente pas. Il trolle. Un accord réciproque. Mais je n'arrive pas à suivre mes engagements. Lire les nazis... Didier est un saint !

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  14. XP:
    Quand j'ai lu ceci:
    "French Carcan, Zentropa, Fromage plus Hoplite... Qu'est-ce que c'est encore que ça?"
    Je me suis dit, XP plaisante, bien sûr. Même si ce n'est pas dans ses habitudes.

    Puis j'ai vu sur Ilys:
    "Pour tenter de nous rabaisser, ils nous ont listés avec des gens dont je n’ai jamais entendu parler et dont j’ai déjà oublié le nom (à part l’excellent Didier Goux, évidemment)."

    Là, je ne sais plus quoi penser.

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  15. On en reparle demain. Pour l'instant, je suis heureux de mon carillon…

    Et, même, peut-être bien qu'on n'en reparlera pas : j'emmerde absolument ces abrutis du Monde, qu'ils soient “point fr” ou pas.

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  16. Dire les mérites de From + et Hoplite ne vous retire rien à vous, vous savez !
    Même si je ne suis pas certaine que ce soit le but de l'article du Monde Diplomatique.

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  17. Mais je persiste à penser que c'était de l'humour, ici et sur Ilys.

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  18. Vous verrez, Didier, Golo ira se cacher sous les meubles chaque fois que Big Ben sonnera.
    Tous les chatons le font.

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  19. Écoutez Carine, bordel ! C'est une spécialiste de l'humour.

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  20. @Nicolas

    Je n'en doute pas. La finesse d'esprit et l'humour vont souvent ensemble, vous savez...

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  21. Tiens, je viens d'entendre sonner Big Ben !

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  22. "La finesse d'esprit et l'humour vont souvent ensemble, vous savez..."
    sans déconner ?

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  23. Carine,
    En plus, vous entendriez des voix ?
    J'ai regardé le Tour, j'ai cherché une jolie cochonne sur le bord de la route, mais je n'en ai pas vu !

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  24. Cher Didier,

    permettez que je vous félicite ! La consécration, enfin ! La gloire, le pinacle ! À quand l'Académie ?

    Avez-vous cependant remarqué votre sinistre* éloignement, dans ce nuage de blogs, bouton brun perdu au milieu des bleus. Ne seriez-vous pas un peu tête de pont, par hasard ?

    * Sinistre, politiquement parlant s'entend : vers la gauche, que eux placent à droite, visuellement, allez savoir pourquoi. Ah, ça, ce sont de fins analystes politiques, mais de piètres synesthètes.

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  25. Évidemment ils parlent de Drieu mais pas de Céline!! Qu'ils veulent pas regarder en face... Ni des BM => hahaha ... Et je dis rien sur leur sélection amalgamo-beuark... Oui il manque Renaud C qui doit les gêner pas mal aux entournures!!! Sainte Rita, priez pour nous!!!

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  26. XP,

    Tiens ! C'est vrai ! Elle est spécialiste des deux.

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  27. Tiens ! Sans Z est là aussi. Soigne ton orthographe chez les nazis, bordel.

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  28. Désormais, nous allons hésiter avant d'y mettre nos commentaires, dans ce repère de gens mal famés. Des hussards bruns, nous dit même le Monde.fr. La caillera se sera infiltrée dans tous les interstices de la société et de l'Internet.

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  29. Tiens , en plus des nauséabonds... on a aussi des puants ( et ils ont l 'air de s 'entendre )

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  30. Aide-toi et le ciel t'aidera mon bon saigneur ! ô Didier .. mais quel monde !

    Embrassez-bien Catherine et puis Igor tiens ! et le chat, le chien, la tourterelle, le fils, la fille, la soeur, la mère et le grand-père..
    j'ai dû en oublier je suis sûre..

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  31. Didier, je suis plus réac que vous puisque leMonde ne parle pas de moi parce qu'ils veulent me censurer ! Un coup des franmac, des juifs et de Sarkozy réunis.
    Vive moi !

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  32. Au fait, le pseudo philosophe Gai Luron qui était le maitre à penser de ces bloggueurs, il est devenu quoi ? Il est mort, j'espère.

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  33. Imaginer que les blogs de gauche peuvent se revendiquer de Le Luron est amusant mais je "dois" une explication à propos du blog des "gais lurons". Heu non je ne dois rien. C'est un peu comme le blog des mâles feteurs qui est parti en couilles pour des raisons débiles (Didier pourrait vous en parler, il est "victime"). Alors qu'il parte en couilles, j'en reste le dernier administrateur comme la plupart des machins créés par des gauchistes instables. Le gros est là.

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  34. Ils auraient pu signaler que vous étiez en lien au bas de Marianne.fr ...
    Ca relativise un peu les choses.

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  35. Quant à Ilys, sans les pin-up c'est rien du tout. Juste un ramassis de crottes prétentieuses.

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  36. Ça y est, je suis encore largué, moi ! On est très handicapé, sur les blogs, quand on passe bêtement sa nuit à dormir…

    Sinon, Nicolas : l'allusion à Gai Luron ne vous concernait pas. Il s'agit d'un blogueur très brillant, dont nous sommes quelques-uns à regretter la disparition.

    XP : ne t'énerve pas comme ça, c'est mauvais pour ta tension. Et puis, Hoplite et Fromageplus sont des gens très bien, tu sais ! Quant à ceux que je ne connais pas, je n'en puis rien dire, pour cette raison même.

    Sinon, le chat n'a absolument pas peur du carillon, lequel a enchanté ma soirée en fonctionnant impeccablement, malgré ses soixante et quelques années de service.

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  37. Soixante ans ans ? C'est tout ?
    Big Ben, lui, ça fait plus de cent cinquante qu'il fonctionne !

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  38. Oui oui, Gai Luron était le maitre de cette clique de bloggueurs insolents de droite ... un type super brillant, école normal sup, donc de ce fait, sa parole était forcement vraie. Il arrivait même à faire admettre que 1/16 divisé par 1/16 faisait 1/2... et ces adorateurs bêlants (Xp, Didier Goux, Fromage plus, jusmorandini, toute la clique brocardée par Le Monde) le croyaient (puisqu'il a fait normal sup).
    Un type prétentieux à l’extrême qui ferma son blog après avoir sombré dans la folie quand il réalisa qu'il était effectivement une grosse bille en statistiques ... son orgueil ne supporta pas la critique et il saborda son blog.

    Le gourou est mort (chouette) mais ses disciples sont aussi frappadingues.

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  39. Gai Ducon,
    Ah oui ! C'est passionnant tout ça !
    Parce que finalement 1/16 divisé par 1/16, ça fait combien, au juste ?

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  40. Didier,

    Oui, mais j'ai écrit ça à 23h30... alors, hein...

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  41. Bien, j ai encore des progrès à faire, je ne suis pas cité par Le Monde !

    Et d'où sort-il ce Gai Ducon ?

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  42. Didier:
    "Et puis, Hoplite et Fromageplus sont des gens très bien, tu sais !"
    C'est bien de les rétablir dans leurs mérites. Merci pour eux.
    Sinon:
    "Sinon, le chat n'a absolument pas peur du carillon".
    C'est que les précédents propriétaires du carillon l'ont bien élevé. Merci à eux.

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  43. @Didier

    Je ne m'énerve pas, je fais semblant. Je m'amuse, quoi. Et puis j'ai une sale réputation à tenir, que veux-tu...

    Sinon, le titre "des mots noirs et blancs, comme des armes noires et blanches", c'est du Léo Feeré, dans "Il n'y a plus rien"? J'ai un doute, très longtemps que je n'ai pas écouté ça.

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  44. XP : presque gagné ! Sauf que c'est une citation inversée car Ferré dit : “des armes noires et blanches comme des mots noirs et blancs”, et que c'est dans Le Chien et non dans Il n'y a plus rien.

    Du coup, tu ne gagnes pas la caisse de chablis premier cru, mais juste un pack de 1664…

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  45. Ce qui est délicieux dans la dénomination de "hussards bruns" sous la plume de modernoeud c'est que ça rassemble le côté perdant des hussards (qui ont effectivement perdu vu qu'ils se sont tous foutus en l'air et que plus personne ne sait qui ils étaient) et le côté infâme du brun. Une espèce d'insulte ultime quoi.
    Moi mon hussard préféré c'est Kleber Haedens, même si on peut ergoter sur son appartenance à ce mouvement inventé par la gauche par cataloguer des plumes de droite... Ca me rappelle quelque chose ça...

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  46. De toute façon le blogueur de droite ou d'extrème droite n'existe pas. Le réac serait plutôt un libre penseur allergique à la pensée unique et s'il fallait donner un exemple ce serait Denis Tillinac qui est tout sauf un extrèmiste.
    Mais comme beaucoup il refuse d'avaler des couleuvres et pense que l'on peut dire à bon droit et de manière objective "c'était mieux avant".

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  47. Encore une fois je suis oublié...

    Damn' pourtant je fais des effort d'intégration...

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  48. @Skandal
    C'est beau l'Austalie...

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  49. Opportunément réhabilitées par Régis Debray, les frontières seront plus relatives, plus incertaines et moins infranchissables. La dialectique du même et de l’ailleurs exigera des maniements plus subtils. Pour autant, rien ne nous condamne au cosmopolitisme spirituel, mental, esthétique, politique. Soyons sans complexe ce que nous sommes, en l’occurrence des Français civilisés par Athènes, Jérusalem, Rome et leur suite fastueuse. Chérissons nos héritages au lieu de les renier ou de les dénigrer. Si nous battons notre coulpe de Français, d’Européens, d’Occidentaux christianisés, si nous bradons notre mémoire pour épouser la “modernité” sans clause de divorce, mondialisation rimera effectivement avec banalisation et nous serons les orphelins inconsolables d’un paradis perdu. Mais si nous gardons le bon cap identitaire – sans crispation et sans autisme – , nous saurons identifier, hiérarchiser et harmoniser nos appartenances. Alors nous n’aurons plus peur de devenir les esclaves de MacWorld et les sectateurs de la “démondialisation” nous feront rigoler.

    Denis Tillinac

    Ca ne plait pas au Monde ça ?
    On s'en fout n'est-ce pas ? Nous ne lisons plus "Le Monde" que si nous le trouvons abandonné sur une banquette de métro.

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  50. Ah l'Australie! Le pays des ornythorynques!!

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  51. fredi maque,
    "Nous ne lisons plus "Le Monde" que si nous le trouvons abandonné sur une banquette de métro."
    Et encore !

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  52. Dans la mesure où ce sont toujours les mêmes quatre ou cinq commentateurs sur tous ces blogs, quelle peut bien être leur influence réelle ? Un blog, est-ce autre chose qu'une façon de se mettre en scène, d'exister, quand par ailleurs on est incapable d'écrire de vrais livres ?
    Simple question, à partir d'une impression d'ensemble. Je ne voudrais chagriner personne.

    J'avoue que ce qui m'énerve un peu, c'est l'esprit de sérieux de bien des bloggeurs. On le voit par exemple ici, avec ceux qui sont cités et ceux qui ne le sont pas. Didier Goux n'aime pas Le Monde et ses listes, mais ne manque pas de nous signaler qu'il est cité.
    La gloire, c'est d'être cité dans un obscur article de 5 lignes ?

    Internet, c'est vraiment la fin des hiérarchies.

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  53. A propos de la réacosphère, qu'est donc devenu Ivan et son blog "au milieu des ruines" ?
    L'aurait-on fait taire ?

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  54. Dans la mesure où ce sont toujours les mêmes quatre ou cinq commentateurs sur tous ces blogs, quelle peut bien être leur influence réelle ?


    Elle est voisine de zéro nous sommes bien d'accord.
    Malgré tout nous devons refuser toutes classifications ou étiquettes où modernoeud voudrait nous assigner.
    -Vous fréquentez tel blog ? vous êtes donc...
    -Fuck you !! Je fréquente et je lis qui je veux quand je veux.
    Mieux: je pense donc je suis.
    Mais modernoeud n'aime pas que l'on refuse sa pensée en barquette prête à l'emploi, à réchauffer deux minutes au micro-ondes.

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  55. Ben si le patrimoine et-ou l'espoir (pas clair) c'est la prose gâteuse de Tilinac on est mal barré. Au fait, c'est pas lui qui a ciré les babouches de Chirac le serial-repenteur pendant des lustres et qui continue de le défendre aux sons de son accent de merde ?

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  56. la prose gâteuse de Tilinac

    Moi je la trouve séduisante.
    Je désespère de faire un jour un aussi beau gateux que lui.

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  57. marco polo,
    Soyez gentil de bien vouloir me communiquer votre bibliographie.
    Merci !

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  58. @Marco Polo

    On peut difficillement se tromper davantage que vous venez de le faire.

    On a intérêt à "exister" en trouvant un éditeur quand on est incapable d'écrire de vrais textes sur Internet et de trouver de vrais lecteurs, pas des abrutis qui achètent parce qu'ils ont 3vu à la télé".

    l'exemple de Tillinac est assez éclairant: imaginons que ce type très médiocre se voit lancé le défi suivant; se constituer un lectorat et "exister" en signant simplement "DT", en écrivant de vrais textes qui renconteraient de vrais lecteurs.... Allons même plus loin, en signant Denis Tillignac. Il n'y arriverat évidemment pas.
    L'important ce n'est pas d'être édité (support papier où support électronique, peu importe) mais d'avoir un lectorat.

    Or, ne serait-ce parce qu'ils sont en phase avec leurs temps, ceux qui choisissent le support électroniques sont meilleurs, et leurs lecteurs sont meilleurs. Ce sont les faits.

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  59. Allons même plus loin, en signant Denis Tillignac

    En signant ainsi je penserais à un pastiche...

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  60. Par ailleurs, détrompez-vous sur le nombre de lecteurs. Un bon bloggueur en a plus que l'écrivaillon qui tire à trois milles exemplaires dont les neufs dixièmes sont déstinés à finir à la poubelle.

    C'est de l'éphémère, le papier, ça jaunit et ça finit dans un bac chez Giebert, à 0,5€. L'éléctronique, c'est sérieux. Ca s'archive, Ca ne vieillit pas.

    On ne va pas citer de nom pour ne pas être cruel, mais combien d'écrivains édités sur du papier rélèvent qu'ils n'ont pas de vrais lecteurs, quand ils publient sur le net, à part trois vieillards radotant.

    Et puis le jeune lectorat va sur le net, il n'achète pas de livres. Et c'est le jeune lectorat, qu'il faut avoir, quand on écrit.
    Sans compter que gagner sa vie avec sa plume quand on tire à trois mille exemplaire, ca fait crêve la faim.

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  61. Sans compter que gagner sa vie avec sa plume quand on tire à trois mille exemplaire, ca fait crêve la faim.

    C'est élégant...
    Le jeune lectorat qui lit encore Stefan Zweig et La Cousine Bette,trouvés dans un bac à 0,5€ chez Giebert, fréquente facebook mais méconnaît Ilys appréciera ce jugement de haute volée...

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  62. Ilys par-ci, Ilys par-là : ça commence à être gonflant !
    J'ai cherché et j'ai trouvé : I love your shoes !

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  63. "Le jeune lectorat qui lit encore Stefan Zweig et La Cousine Bette,trouvés dans un bac à 0,5€ chez Giebert"

    Espèce en voie de disparition. Il lit Stephan Sweig sur le support papier parce qu'il ne peut pas encore le télécharger. Mais c'est une question d'année.

    En attendant, ceux qui ont le talent pour écrire de vrais textes les publient déjà sur Internet et pas sur du papier. C'est là qu'ils trouvent de vrais lecteurs.

    Je le répète: imaginons ce pauvre Tilinac qui publierait anonymement sur le net, arriverait-il à se constituer un vrai lectorat, à l'instar par exemple de mes amis Lounès ou Xyr? Arriverait-il comme eux à trouver des lecteurs qui archiveraient ces textes seulement parce qu'il les trouve bon? Non, certainement pas.

    Internet permet d'éviter deux choses; la petite notoriété bidon qui fait vendre à des faux lecteurs et le snobinard qui n'aime rien d'autre dans la lecture que de poser le livre papier sur une étagère. Ne reste que la qualité du texte.

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  64. Ilys : je lis... mais je sais que je ne devrais pas : " ne nous i-lysez pas ", ont ils ( presque ) titré.

    Au fait il parait qu 'ils ont fait du "nettoyage", je n 'ai pas vérifié mais je dois être bannie, normalement.

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  65. XP:
    "Or, ne serait-ce parce qu'ils sont en phase avec leurs temps, ceux qui choisissent le support électroniques sont meilleurs, et leurs lecteurs sont meilleurs. Ce sont les faits."

    Certes ! mais c'est dommage qu'on ne puisse pas choisir ses lecteurs comme on peut choisir ses commentateurs.
    Etre lu par quelqu'un qui n' a pas le niveau, ça déclasse.

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  66. "Il lit Stephan Sweig sur le support papier parce qu'il ne peut pas encore le télécharger. Mais c'est une question d'année. "

    Un comble: je sens que je vire ma cuti et que je ne vais pas tarder à approuver la loi Hadopi…

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  67. Les blogs qui se piquent de "faire du texte qui sera archivé par les happy few" vont ont un de ces petits côté secte ou clan qui n'est pas pour me déplaire.
    Après tout, c'est une co-optation comme une autre.
    Comme chez les trotskystes.

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  68. "Un comble: je sens que je vire ma cuti et que je ne vais pas tarder à approuver la loi Hadopi…"

    Pourquoi?

    je ne vois pas pourquoi on ne pourrait pas télécharger en payant. Parcontre, ce serait moins cher, c'est sûr.

    Mais l'intérêt, ce sera d'avoir toute sa bibliothèque dans sa poche, dans le train, en vacance, à l'hotel, chez des amis, etc... Sans compter la facilité d'annoter, de consulter les notes qui sont en fin d'ouvrage...

    Et puis surtout, on en aura fini avec l'objet livre, le fétichisme de l'objet livre.
    Ca aura encore un peu de charme, alors on ara des livres comme on a encore des 33 tours avec de jolies pochettes cartons... Mais comme ça, une exentricité.

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  69. "c'est dans Le Chien et non dans Il n'y a plus rien"
    En fait, c'est plutôt dans La Violence et l'Ennui.

    François

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  70. Au temps pour moi, c'est vous qu'aviez raison c'est dans Le Chien. Sorry.

    François

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  71. XP
    "Et puis surtout, on en aura fini avec l'objet livre, le fétichisme de l'objet livre."

    Pourquoi voulez-vous en finir avec le livre ?
    Avez-vous été éduqué dans la haine du livre ? Ou au contraire, vous a-t-on trop forcé à lire ?
    C'est dommage pour vous et j'en suis très triste.


    D' autres les aiment, les achètent, les lisent, les prêtent, les perdent (un livre prêté…), les offrent, apprennent la lecture à leurs enfants, feuillettent, les revendent, les rachètent.
    J'ai le sentiment que sur ce blog, on aime plutôt les livres, jusqu'à en parler, en discuter et même à les photographier sur des étagères…

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  72. Dites-moi, Carine, Vous le faites exprès?

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  73. Jean-Baptiste Noé, professeur d'histoire, réclame moins de moyens pour l'école, ainsi que l'instauration du chèque-éducation.

    C'est sans doute par haine des professeurs, de la culture et des fonctionnaires.

    Note : je n'ai remarqué aucune revendication sur le latin médiéval, dans son texte. Un oubli, je suppose.

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  74. XP :
    je peux comprendre votre envie de trimballer votre bibliothèque dans votre poche comme d'autres la musique sur un MP3.
    Mais ne parlez-pas du "fétichisme" du livre en transformant en malades les lecteurs de livre en papier d'arbre en bois.

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  75. XP:
    "Dites-moi, Carine, Vous le faites exprès?"
    Pardon
    Qu'est-ce-que je fais exprès ?
    Vous parler ?
    Je ne suis pas digne de vous parler ?

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  76. Pour ce qui concerne l'article du Monde, je suis très circonspect (à mon avis, c'est Didier qui dû payer une tournée générale quelque part, mais bon...)
    Par contre, l'image du hussard (cavalier d'élite qui vient dans la mêlée de la droite comme de la gauche, surtout quand on ne l'attend pas, c'est assez bien vu. Mis à part la couleur (brune) qui sent le nauséabond les HLPSDNH (mais c'est l'Immonde)
    Par ailleurs, mettre dans le même panier de requins nazis, faschos, réac, Goux, ILYS, et Hoplite, c'est n'avoir rien compris au film, effectivement (mais c'est l'Immonde)
    Hoplite en dandy, ça doit lui plaire !
    Enfin, sur le coup du livre (futur) et donc de la littérature de demain — voire de deux mains et plus, je suis en parfait accord avec ce que XP a écrit.
    Rompez.

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  77. Ce commentaire a été supprimé par l'auteur.

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  78. Pauvre Drieu, il n'avait vraiment pas besoin de ça...

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  79. Sans parler de la Rochelle.

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  80. Lucien de Lacvivier6 juillet 2011 à 01:30

    XP,

    La différence entre un livre et un blog, même de qualité, c'est qu'un livre est le dernier mot de quelque chose. Le format-livre est une manière de signifier que l'oeuvre est finie, que pas un mot ne dépare : qui lui donne un air d'autorité, déplorable lorsqu'il s'agit d'un pitoyable écrivaillon, mais louable et peut-être nécessaire quand il s'agit de Cormac McCarthy ou Bret Easton Ellis. Vous vous imaginez des commentateurs en train de corriger Nietzsche ou Shakespeare ? Il me semble qu'une parole coûte plus, et vaut plus cher, quand elle est le fruit d'une longue maturation qui finit par être officialisée, au prix du fameux fétichisme que vous déplorez tant - et à juste titre - au prix aussi de la souveraine imbécillité des éditeurs français - qui n'est peut-être qu'actuelle et passagère. Mais l'autorité des grands esprits, les formes, tout cela ne vous parle pas ?
    Et le livre ne doit-il pas être l'enfant chéri de Son Créateur, toujours en voie de perfectionnement, et qu'il lâche dans le monde au bout du compte, après avoir pris une grande inspiration, et avec le sentiment de le marquer (le monde) d'une trace indélébile, qu'on ne peut pas retrancher ou biffer d'une touche ?
    (Tout ce que vous dites sur Tillinac, sur le fait que de toute façon la littérature d'aujourd'hui n'est plus le dernier mot de rien - dans sa grande majorité - je suis évidemment d'accord avec vous : passons.)

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  81. Les e-books, c'est sûrement très bien, les blogs, c'est très bien, mais se prévaloir de leurs qualités pour dénigrer les livres, c'est du snobisme à rebours.

    Je ne saurais trop conseiller à ceux qui veulent se constituer une collection d'e-books de se pencher sur la question de leur compatibilité avec les équipements de lecture dans le futur.

    L'informatique a une capacité fabuleuse d'archivage et de recherche ; hélas, la contrepartie, c'est que les documents stockés sont voués à devenir illisibles très vite, pour cause d'obsolescence accélérée des appareils et des logiciels qui permettent de les lire, constamment remplacés par des techniques nouvelles.

    La seule façon d'être sûr de pouvoir lire, d'ici quelques décennies, un e-book acheté aujourd'hui, c'est de se préparer à le transférer de nombreuses fois d'une génération de lecteur à la suivante (à condition que cela soit techniquement possible, que l'éditeur le permette, que vous sachiez le faire, que vous disposiez du temps nécessaire...).

    Les e-books sont moins chers que les livres, mais ils ne sont pas donnés pour autant. Si c'est pour constituer une collection qui sera illisible d'ici quelques années...

    En revanche, si vous voulez léguer des livres à vos enfants, vous serez sûrs qu'ils pourront les lire.

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  82. Comme avec moi c'est souvent le dernier qui a parlé qui a raison, j'aime bien ce qu'à dit Robert Marchenoir.
    Et personne n'a souligné que les e-books on ne pourrait pas les foutre sur la gueule de qui que ce soit. Et ça c'est un vrai problème.

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  83. D'accord avec Marchenoir aussi. D'ailleurs notre bibliothèque est déjà léguée.
    Carine, d'accord avec vous aussi.

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  84. Sinon, pour toutes ces histoires de bibliothèque que l'on transporte intégralement avec soi, je recommande chaudement, et une fois de plus, l'extraordinaire roman d'Élias Canetti : Auto-da-fé.

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  85. Oui, sans compter qu'on ne peut pas faire de dédicace sur des e-books !

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  86. "marco polo,
    Soyez gentil de bien vouloir me communiquer votre bibliographie.
    Merci !"



    Mildred : vous ne connaissez pas mon fabuleux récit de voyage ?

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  87. "Jean-Baptiste Noé, professeur d'histoire, réclame moins de moyens pour l'école, ainsi que l'instauration du chèque-éducation.
    C'est sans doute par haine des professeurs, de la culture et des fonctionnaires.
    Note : je n'ai remarqué aucune revendication sur le latin médiéval, dans son texte. Un oubli, je suppose." (marchenoir)

    c'est fou cette volonté d'avoir toujours le dernier mot. Encore un problème qu'on évite quand on fait de vrais livres : on n'en rajoute pas une couche toutes les cinq minutes, en croyant qu'on a crucifié son adversaire.

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  88. Et à part être vexé de ne pas avoir eu le dernier mot vous-même, Anonyme, vous auriez quelque chose d'intéressant à dire sur le fond du sujet ?

    Vous avez lu le texte de Jean-Baptiste Noé ? Vous en pensez quelques chose ? Que vous inspire le fait qu'un professeur prenne la peine de donner une interview pour dire que l'Etat consacre trop d'argent à l'Education nationale aujourd'hui ?

    Vous êtes bien mal placé pour parler de livres. Votre mode d'intervention montre que vous ne savez guère ce que c'est.

    Voilà ce qu'on appelle un fétichiste du livre : un type qui invoque l'existence de ce mode de transmission du savoir humain pour tenter de faire taire des points de vue qui lui déplaisent.

    Oui, nous avons les livres et les blogs, et c'est heureux. Cela permet de court-circuiter les verrouilleurs de l'opinion et les faussaires du savoir, qui aimeraient bien, seuls, avoir le monopole de la vérité.

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  89. C'est sur que vu le temps et les efforts fournis et le pognon que ça coûte, les gamins devraient au moins sortir de l'école en étant des ninjas capables de parler 10 langues. Un résultat moindre équivaut à du vol.

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  90. Ne nous énervons pas, Marchenoir. Je ne suis nullement vêxé, je ne fait que mettre le doigt sur un gros défaut des blogs (quand ils proposent des commentaires). Je pourrais bien vous répondre que j'ai publié huit livres, mais vous auriez sans doute le toupet de ne pas me croire ! Et encore, je ne compte pas les nombreux articles dans des revues spécialisées...
    Mais tout ça n'a aucune importance dans un commentaire de blogs, et c'est bien ça le problème.
    Quant à cet enseignant, dont j'ai lu le texte, il me semble qu'il ne répond que très imparfaitement à l'objection du prix et au problème de l'enseignement à deux vitesses, qui existe déjà, mais qui serait peut-être lourdement aggravé avec le système qu'il prône.
    L'avantage majeur des livres par rapport aux blogs a déjà été dit par d'autres intervenants, donc je n'insiste pas. Vous avez raison de dire que les deux sont utiles et jouent un rôle, mais il faut hiérarchiser quand même.
    Et puis cela reste vrai, Marchenoir : vous avez la mauvaise habitude de revenir à la charge jusqu'à ce que l'autre se décourage. C'est sûrement dans votre caractère, que je ne me permets pas de juger (car j'ignore tout de vous, et vous êtes peut-être, dans la réalité, un chic type !).

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  91. "L'avantage majeur des livres par rapport aux blogs a déjà été dit par d'autres intervenants"

    Non, justement, c'est l'inverse qui a été démontré. Et c'est le problème des blogs qui ne sont pas modérés: des commentateurs dans votre genre peuvent répéter sans arrêt la même ânerie en espérant que leurs contradictaurs se lassent et que leur sophisme devienne une vérité.
    Du trollage, on appelle ça.

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  92. XP, vous avez dû oublier de lire certains commentaires, qui, il me semble, tentent bien de montrer la supériorité du livre sur le blog, ou les avantages du premier sur le second, si vous préférez.
    Quant à l'accusation de troller, vraiment, de votre part, c'est trop laid.

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  93. "Je pourrais bien vous répondre que j'ai publié huit livres, mais vous auriez sans doute le toupet de ne pas me croire ! Et encore, je ne compte pas les nombreux articles dans des revues spécialisées..."

    Et c'est signé : Anonyme. Sans honte...

    Si vous tenez à employer l'argument d'autorité, si voulez vous prévaloir des livres et des articles que vous avez pu écrire, signez donc de votre vrai nom : comme cela, on pourra vérifier si c'est vrai, lire vos livres et vos articles, et juger de leur intérêt.

    Vous savez, il y a d'innombrables "livres" et "articles" qui ne valent pas le papier sur lequel ils sont imprimés...

    Mais sur les blogs, il semble que, pour certains, "j'ai écrit un livre" soit un argument valable.

    Le niveau baisse...

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  94. Marchenoir, cette fois-ci on en a la preuve : vous n'avez aucune espèce d'humour...

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  95. C'est pour les gens comme vous qu'on a inventé les smileys, mais j'ai jamais su les faire.

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  96. @Anonyme

    On est mort de rire. Jamais, pour ma part, je n'avais croisé un tel bout-en train sur la toile... Et poutrant, j'en ai vu passer, des trolls^^

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  97. Ah oui, c'est vrai, on peut faire comme ça : ^^
    Merci XP !

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  98. Et je crois qu'on écrit "boute-en-train"...
    Mais merci quand même !

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  99. Ah, oui : truc du gauchiste n° 2785 bis. Quand on est à bout d'arguments, prétendre qu'on est un humoriste méconnu.

    Bon, je vois que nous serons privés à jamais du puits de sagesse que constituent les huit livres et les innombrables "articles spécialisés" de Monsieur l'Anonyme, qui tient à le rester.

    Pour l'instant, la contribution de Monsieur l'Anonyme au débat, c'est : a) je vous demande de vous arrêter (de parler du financement de l'école), b) j'ai écrit huit livres.

    On remercie bien fort Monsieur l'Anonyme pour sa participation.

    Pendant ce temps-là, chez Objectif Liberté, l'ancien ministre de l'Industrie de Nouvelle-Zélande explique comment ce pays a fortement amélioré les résultats scolaires de ses enfants en diminuant le nombre des fonctionnaires de 66 %, et en adoptant le chèque-éducation.

    Mais c'est sûrement pour me permettre d'avoir le dernier mot.

    Je vous encourage à lire son article dans son intégralité : c'est un véritable catalogue de mesures ultra-libérales. Comme dans l'Angleterre de Margaret Thatcher, elles n'ont pas tardé à produire des effets spectaculairement positifs.

    Exemples : suppression totale des subventions à l'agriculture, résultat : le revenu des agriculteurs explose, le prix de vente d'un agneau passe de 12 dollars à 115 dollars.

    Diminution des effectifs du ministère des Transports : avant, 5 600 ; après... 53.

    Diminution des effectifs du ministère de l'Industrie : avant, 28 000 ; après... 1. Le ministre. Qui a fini par se virer lui-même, je suppose.

    Part des dépenses publiques dans le PNB : avant, 44 % ; après... 27 %. (France : 56 %.)

    Dette publique : avant, 63 % du PNB ; après, 17 %.

    Taux le plus élevé de l'impôt sur le revenu : avant, 66 % ; après, 33 %. Résultat : 20 % de recettes fiscales supplémentaires pour l'Etat.

    Etc, etc.

    Mais à part ça, les stato-gauchistes vous expliquent à longueur de colonnes que le libéralisme est une utopie, que les principes libéraux n'ont jamais été pleinement appliqués nulle part, que s'ils l'étaient ce serait d'ailleurs une catastrophe, etc.

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  100. "Et je crois qu'on écrit "boute-en-train"...
    Mais merci quand même !"

    Un troll, ça parle d'autorité et ça surveille l'orthographe de ses contradicteurs.
    Tout est en ordre.

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  101. Il y a aussi des stato-droitiers.

    Eh oui! le monde est compliqué ! Faut plus de deux cases, genre
    - "les bons" (moi);
    - "les cons" (les autres).

    Maintenant, aligner 5 ou 6 chiffres, c'est moyennement convaincant. Sinon, la Terre entière devrait se convertir au libéralisme après avoir lu vos cinq lignes et vos six chiffres. Qu'est-ce qui coince alors ? C'est parce que les gens sont trop bêtes ? C'est parce que vous êtes un génie incompris ?

    la Nouvelle-Zélande, c'est un peu loin. Je n'ai pas envie d'aller vérifier sur place dès ce soir si ce que dit Monsieur Bidule, ancien ministre de l'industrie, est vrai. Dois-je le croire sur parole ? Le système scolaire soviétique marchait très bien aussi, d'après les ministres de l'éducation de l'URSS. Et en plus il n'y avait pas de chômage.

    Franchement, s'il faut croire les politiciens, où va-t-on ? Toute cette morgue, toute cette prétention pour nous présenter comme une preuve définitive les résultats mirobolants d'un élu qui fait son bilan, c'est un peu triste.

    Marchenoir, si on ne vous demande pas de donner votre vrai nom, c'est parce qu'on sait que vous n'avez écrit aucun livre.

    Et après ça, on nous fera croire que les blogs font avancer le monde...

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  102. XP, il y a une définition plus simple encore du Troll :

    "Est un Troll celui que je désigne comme tel".

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  103. et puis, crier au Troll, ça fait pas un peu gamin ?

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  104. "Ah, oui : truc du gauchiste n° 2785 bis. Quand on est à bout d'arguments, prétendre qu'on est un humoriste méconnu."

    Un humoriste qui a écrit huit livres, sans compter les articles dans les revues spécialisées!

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  105. Et si c'était des livres de blagues, hein ?

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  106. Bon maintenant, pour la correction orthographique, je reconnais que c'est petit. C'est sorti trop vite du clavier, désolé. Mais je suis sûr que vous en avez vu d'autres.

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  107. l'enseignement à deux vitesses, qui existe déjà, mais qui serait peut-être lourdement aggravé avec le système qu'il prône.

    1-Ainsi que vous le dites, c'est peut-être.

    2-Il y aurait ceux qui se fichent de l'instruction de leurs enfants et qui continueraient à les inscrire dans le collège/lycée poubelle de leur ville, et ceux qui s'y intéressent et qui les inscriraient dans les établissements performants. Les deux vitesses existeront toujours, mais il sera plus facile de choisir la sienne.

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  108. - La preuve que j'ai raison, c'est que j'ai écrit des livres.

    - Cela dit, je ne vous dirai pas lesquels.

    - J'ai écrit des livres, c'est la preuve qu'il faut me prendre au sérieux.

    - En fait, il ne fallait pas me prendre au sérieux, je faisais de l'humour.

    - Vous n'avez aucun argument, vous n'intervenez que pour avoir le dernier mot.

    - En fait, je n'ai pas envie d'aller lire les arguments auxquels vous renvoyez.

    - D'ailleurs, ils proviennent d'un homme politique, c'est bien la preuve qu'ils sont faux.

    - J'ignore totalement qui vous êtes, mais je sais que vous n'avez pas écrit de livres.

    Effectivement, l'Anonyme, si l'on devait juger les blogs en fonction du niveau de vos interventions, il n'y aurait pas grand'chose de bien à en dire.

    Je comprends que vous préfériez ne pas nous dire quels sont ces fameux "livres" que vous auriez écrits.

    Les blogs servent aussi à démasquer les fumistes dans votre genre. Car je suis persuadé qu'hélas, vous avez probablement, comme vous avez l'imprudence de vous en vanter, écrit huit "livres", et publié "de nombreux articles spécialisés"...

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  109. @RM

    Il le reconnait lui-même:

    "Je pourrais bien vous répondre que j'ai publié huit livres, mais vous auriez sans doute le toupet de ne pas me croire ! Et encore, je ne compte pas les nombreux articles dans des revues spécialisées...
    Mais tout ça n'a aucune importance dans un commentaire de blogs, et c'est bien ça le problème"

    Je suis un gros nul, et ce que je n'aime pas dans le support électronique, c'est que ça ce voit. Avec le support papier, j'arrive à faire illusion".

    Ca me fait penser à ce pauvre Jérôme Leroy, dont la toile a démontré qu'il a en réalité trois lecteurs de 70 ans,mais qui écrit en gros sur sa page d'accueil "écrivain français", un peu comme notre ami nous dit "j'ai écrit huit livres".

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  110. XP, j'ai quand même trouvé Leroy dans une librairie, hein... Je l'ai pas acheté, faut pas déconner, non plus.

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  111. Lucien de Lacvivier6 juillet 2011 à 23:10

    Didier Goux,
    Me conseillez-vous Masse et Puissance de Canetti ? Je suis tombé dessus en librairie, mais le prix excédait un peu mon grotesque pécule.
    Tenez, et si vous pouviez confirmer mes épouvantantes craintes, quand XP dit "un troll, ça parle d'autorité" c'est à mon attention ? Je n'ose lui demander, l'homme a un sacré caractère !

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  112. mais non Lucien, le Troll, c'est l'Anonyme qui a écrit huit livres.
    Car voyez-vous, le plus extraordinaire dans l'affaire, c'est qu'ils croient vraiment que j'ai écrit huit livres. Pour eux, ça colle avec le fait que je n'ai pas d'arguments et que je suis un Troll. Leur haine des vrais auteurs va jusque là : se servir de la "réussite" supposée de leur adversaire dans le monde livresque pour le déconsidérer. Pour ces gens là, mon cher, avoir écrit des livres est une preuve de nullité, alors que répondre dans un blog à un anonyme qui affirme avoir écrit huit livres, c'est au contraire une marque de puissance d'esprit.
    Pour eux, on peut faire illusion quand on écrit des livres, alors que le commentaire de blog,lui, ne trompe pas.
    Et voilà comment on montre, par l'exemple, les limites très étroites du bloggisme. En définitive, c'est juste un repère d'ennemis de la culture qui se la pètent en se vantant de ne pas écrire de livres.
    Vous noterez, chers lecteurs, que faire éclater le fond des coeurs n'est pas très difficile. Le bloggeur moyen répond tellement vite et tombe si facilement dans tous les panneaux qu'on a vite fait de savoir exactement ce qu'il a dans le froc.

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  113. Lucien de Lacvivier : Masse et puissance est un formidable livre, en effet. Canetti le considérait comme le grand œuvre de sa vie d'écrivain. Mais c'est un livre théorique (pour faire court) alors qu'Auto-da-fé est un roman (roman de jeunesse mais d'une maturité stupéfiante).

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  114. Anonyme de 6h23:
    "En définitive, c'est juste un repère d'ennemis de la culture qui se la pètent en se vantant de ne pas écrire de livres."
    D'accord, mais il existe bien une bonne dizaine d'exceptions.
    Allez, une vingtaine.

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  115. Anonyme : Je suis toujours fasciné par des cerveaux comme le votre, qui fonctionnent sans la moindre logique, même la plus élémentaire.

    Vous commencez par dire que vous avez écrit huit bouquins et qu'il est triste que ça ne vous donne pas une supériorité dans les commentaires d'un blog. Marchenoir vous rétorque que si vous avez écrit des bouquins, vous devriez donner votre nom, qu'on puisse aller vérifier de quoi il en retourne. Ni une ni deux, vous vous foutez de sa gueule "haha Robert, vous êtes idiots, c'était de l'humour". On vous répond alors qu'utiliser l'acte d'écriture comme preuve d'autorité (que vous ayez écrit les bouquins ou pas), tout en n'apportant rien de concret, est pathétique. Vous en déduisez que Marchenoir (ou XP) ont une haine des "véritables" écrivains (on est sur le blog d'un écrivain, si vous n'avez pas remarqué). Alors que bien évidemment, il vous a au contraire été demandé de fournir les références des bouquins pour pouvoir les juger sur pièce.

    Réalisez-vous à quel point tout ce que vous dites n'a pas le moindre sens ? Vous affirmez tout et son contraire, essayez d'embrouiller sans succès les gens qui vous répondent, et fantasmez leurs réactions, car leurs réponses ne correspondent pas à ce que vous espériez.

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  116. Les écrivains pourris sont exactement ce que vous avez essayé (involontairement) d'incarner. Le type qui pense qu'avoir réussi à faire publier huit torchons est une preuve suffisante de son importance. Et qui pense que les gens qui n'ont aucun respect pour ces huit torchons sont des ennemis de la littérature.

    Vous croyez une seule seconde qu'un Houellebecq viendrait débattre en mettant en avant son statut d'écrivain, tout en faisant attention à ne pas se dévoiler ? Le fait même que vous jouiez à ce jeu démontre la vacuité de votre pensée. Pas besoin de savoir si vous les avez effectivement écrits ou pas. Le résultat est le même.

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  117. un gars qui dit ça :
    "Je pourrais bien vous répondre que j'ai publié huit livres, mais vous auriez sans doute le toupet de ne pas me croire ! Et encore, je ne compte pas les nombreux articles dans des revues spécialisées..."

    en employant le mot "toupet", moi, à priori, je ne le prends pas complètement au sérieux, parce que justement il n'est jamais question de dire la vérité sur soi dans ce genre de commentaires. Par exemple, qui est au courant que Marchenoir, qui veut remettre la France au travail, est en fait un retraité qui a profité à fond de notre système socialiste ?

    Nous sommes tous des imposteurs.

    Les blogs ne sont qu'une immense imposture.

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  118. Guillaume, vous n'avez pas compris : ils détestent vraiment les livres !

    la preuve :
    "Je suis un gros nul, et ce que je n'aime pas dans le support électronique, c'est que ça ce voit. Avec le support papier, j'arrive à faire illusion". (XP, faisant parler l'Anonyme)

    Ce gars là (XP) croit vraiment qu'on peut faire illusion avec le "support papier", tandis que les blogs permettent approfondissement et dévoilement de la vérité. C'est l'alètheia electronique contre l'obscurantisme du papier.

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  119. 3000 ans de "support papier" (j'inclus les tablettes d'argile et les papyrus, d'ac ?) pour en arriver là : les deux plus grands philosophes politiques français, XP et Bobby, écrivant sur la toile et essayant de prouver à un anonyme qu'il est con.

    Est-ce que quelqu'un va enfin s'apercevoir du côté ridicule de la situation ?

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  120. Dites moi si je me trompe, mais l'Anonyme n'a jamais prétendu avoir écrit huit livres :

    "Je pourrais bien vous répondre que j'ai publié huit livres"...

    ce qui signifie qu'il pourrait le dire, mais ne le dit pas, tout en le laissant seulement imaginer.

    Je ne vois pas trop ce qu'on lui reproche, du coup.

    Tout ça est parti du fait qu'on a exigé de ceux qui critiquaient le web au nom de la sacralité du livre d'aligner les titres de leur biblio, comme si c'était en effet pertinent.

    Comme dit l'autre, on est tous des non-écrivains ici.
    (Enfin sauf moi, bien sûr, cf. mon fabuleux récit de voyage, et Didier Goux, qui est écrivain en bâtiment).

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  121. Je vois beaucoup de gens, ici, qui prétendent connaître ma vie privée, qui savent absolument si j'ai écrit des livres ou pas, qui connaissent mon métier, etc, alors que je n'ai jamais donné aucune indication sur le sujet, qu'ils ne savent même pas qui je suis, et qu'eux-mêmes sont anonymes.

    Quant à l' "anonyme" (lequel ? c'est pratique !...) qui prétend avoir démontré quelque chose, il n'a rien démontré du tout, sinon sa malhonnêteté, et son refus persistant à parler du sujet : le financement de l'école, et les mérites comparés du libéralisme et du socialisme.

    Mais bavasser à côté en ne disant rien, ça, il sait faire.

    Je vois aussi beaucoup de gens qui pérorent sur la valeur des livres, mais qui, apparemment, ne savent même pas signer de leur nom (enfin, d'un pseudonyme, je m'entends).

    Politesse élémentaire pour qui s'invite dans une conversation.

    Mais ils n'ont pas besoin d'être polis. Ils sont "cultivés". Enfin, c'est ce qu'ils veulent faire comprendre.

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  122. Marco Polo, LE Marco Polo ?
    Je viens de vérifier sur Wikipédé...incroyable...un vrai voyageur en bâtiment qui commente chez Monsieur Goux !
    Je trouve qu'il vaudrait mieux dire voyageur en navire, par exemple, ça ferait moins mec qui se la pète, mais bon.
    J'avais déjà entendu ce nom en cours d'histoire-géo mais je croyais que Marc Opolo ça s'écrivait comme Pascal Obispo.

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  123. "Ce gars là (XP) croit vraiment qu'on peut faire illusion avec le "support papier", tandis que les blogs permettent approfondissement et dévoilement de la vérité. C'est l'alètheia electronique contre l'obscurantisme du papier."

    Bien évidemment qu'on peut faire illusion avec le support papier. Ca ne veut pas dire pour autant que tous les livres papiers sont merdiques. Ni XP ni Marchenoir n'ont bien évidemment dit ça.

    Le support électronique est intransigeant. Si vous n'intéressez personne, votre blog est perdu dans les méandres de la toile, tout le monde s'en fout de vous, et vous n'aurez aucune autorité en disant "j'ai un blog !". Quand on lit un texte sur internet, on s'attache purement et simplement à la qualité du texte, sans concession.

    Un livre a de par sa nature le bénéfice du doute. Comme la personne a été publiée, et même s'il saute aux yeux que le bouquin est merdique, il existe toujours ce statut d'écrivain, ce fantasme du livre qui protègent "l'oeuvre". Contrairement au texte sur Internet qui ne bénéficie d'aucune protection (je dirais même que c'est l'inverse, il est souvent victime d'une présomption de non-pertinence de la part des inconditionnels des livres), même le bouquin le plus insignifiant, lu par vingt personnes et oublié de tous, va conférer à son auteur un sentiment et une réputation d'autorité. La publication adoube l'écrivain.

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  124. Guillaume, je comprends bien votre point de vue, qui est pertinent à un certain niveau de généralité. Il y a, en effet, des livres merdiques et des billets de blog excellents, mais en même temps la publication d'un livre est une façon de s'inscrire dans une sorte d'éternité, d'abord parce qu'on ne peut pas corriger après coup, que "l'écrit reste", comme on dit. Le livre est bien un tout fini, clos, ce que Socrate justement refusait, certes, arguant du fait que la pensée évolue, qu'il faut être capable de changer d'opinion, etc., et je conçois que le blog peut donner l'impression de mieux coller aux circonvolutions de la réflexion, d'être plus souple et donc plus près de ce dialogue intérieur qu'est la pensée. Mais en même temps, le livre oblige à clore, donc à construire, à architecturer le discours, de sorte qu'il tienne debout. Je n'imagine pas Kant écrire la Critique de la raison pure sur un blog. Et attention : je ne dis pas qu'il faut absolument être du niveau de kant pour mériter d'être lu, j'aimerais qu'on ne fasse pas semblant de ne pas me comprendre (pour une fois) : je dis seulement qu'une réflexion profonde réclame le papier et la publication, parce que pour être sérieuse, elle doit être assumée et rendue publique, et même, en quelque sorte, rendue éternelle. Enfin, le livre affronte le feu de la critique beaucoup plus que le blog. Il peut y avoir des bloggeurs très critiques et très méchants, et même très cons (j'espère ne pas donner seulement cette impression...), mais au fond tout le monde s'en fout, parce que ça s'efface presque aussitôt. Il n'y a pas d'enjeu. Tandis qu'un livre, même peu lu, est un engagement solennel, un risque éperdu. Et c'est d'ailleurs pour cela que si peu écrivent des livres, alors que tout le monde fait un blog.

    je reconnais que le livre, comme vous le dites, peut tromper, au sens où il bénéficie d'une présomption de sérieux, alors qu'il peut être nul à pleurer. Mais songez que ce n'est là que le défaut d'une qualité, l'hommage du vice à la vertu, et tout ça. Rien, je crois, ne remplacera le livre.

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  125. Et comme je ne suis pas l'anonyme qui prétend que Marchenoir est un retraité, je prends un pseudo pour me distinguer (c'est vrai que c'est plus pratique).
    Cependant, au passage, on aimerait vraiment savoir si c'est vrai.

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  126. Eh oui, cher Kévin, je reviens sept siècles après pour répandre la vérité sur les blogs, nouveaux lieux de l'intelligence. Mes voyages m'ont permis une certaine ouverture d'esprit, dont j'espère faire profiter l'humanité grace à ces nouveaux moyens de communication. J'ai déjà noté une extraordianaire montée du niveau général, en Europe, depuis l'expansion d'internet. Il y a beaucoup moins d'imbéciles, et même la façon d'écrire des gens gagne en qualité et en pertinence.
    Jusqu'ou va-t-on monter ?

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  127. Le culte imbécile du livre en France est l’une des choses les plus étonnantes révélées par les blogs.

    J’ai connu un professeur retraité du secondaire, qui avait créé un blog sous son vrai nom, dans le seul but de parler de sa vie (inintéressante), et de faire subtilement savoir « qu’il avait écrit un livre » (ou deux, ou un et demi, je ne me souviens plus).

    Evidemment, il en donnait des extraits de temps à autre. Evidemment, c’était d’une nullité affligeante. De la mauvaise littérature adolescente.

    Et il s’en vantait tout à fait au premier degré, comme une poule qui a pondu un œuf : regardez, j’ai écrit un livre, je suis un véritable écrivain. On en était gêné pour lui.

    Quand d’autres lui faisaient remarquer que son « livre » était imprimé chez l’Harmattan, l’éditeur qui ne publie pas que des conneries, mais qui cible tout de même en priorité précisément ce genre d’auteur : le type qui n’a pas le talent nécessaire pour être retenu par un véritable éditeur, mais qui préférerait être surpris en train d’aller au bordel plutôt que d’avouer qu’il se fait publier à son compte, l'honorable professeur se mettait dans une colère noire : non, non, l’Harmattan est un véritable éditeur, etc.

    Bouvard et Pécuchet en direct.

    Il a fini par fermer son blog assez vite.

    Plus récemment, j’ai croisé, sur Causeur, un autre énergumène, dont le seul argument, pour défendre sa position (d’extrême-gauche) sur n’importe quel sujet, était : « J’ai écrit une thèse ». Tel que.

    Non pas, bien entendu : j’ai écrit une thèse sur le sujet qui nous préoccupe, et je peux vous dire que A, B et C, mais bien : j’ai écrit une thèse.

    Point barre et va chier.

    Le type qui fait comme si des millions d’abrutis, avant et après lui, n’écrivaient pas des «thèses», et comme si cela le faisait appartenir à une race supérieure (sachant, bien entendu, que l’un de ses principaux sujets de querelle consistait à se revendiquer d’un anti-racisme rabique).

    Il disait aussi : je suis professeur. (Dans le secondaire.)

    L’essentiel de sa contribution au débat consistait à débiter des considérations pseudo-philosophiques sans queue ni tête, et, surtout, à insulter ses interlocuteurs de la façon la plus ordurière qui soit.

    Ah, et il intervenait sous son vrai nom, aussi.

    Il est théoriquement possible qu’il ait usurpé l’identité d’un autre, mais enfin, si cela avait été le cas, sur Causeur, ce repaire de demi-intellectuels mondains, cela serait immanquablement venu aux oreilles de l’intéressé, qui se serait empressé de faire connaître la supercherie.

    Donc, le type était bel et bien un «intellectuel» «connu». Il avait une émission régulière sur France-Culture. Il avait publié un torchecul incompréhensible et ordurier, diffamant Benoît XVI, chez un éditeur gauchiste parisien raisonnablement célèbre, dont les opuscules bénéficient d’une bonne mise en place chez tous les libraires «indépendants» (c'est-à-dire de gauche).

    Et ce personnage somme toute assez dérangé semblait considérer comme contribuant à sa réputation, comme propre à établir sa valeur, intellectuelle et morale, de s’inviter dans n’importe quel débat, sur Causeur, dans l’unique but de déverser des tombereaux d’insultes sur ses interlocuteurs (à dominante scatologique et sexuelle), enrobées d’un galimatias à prétention philosophique, et ponctuées de proclamations sans cesse répétées, selon lesquelles il avait écrit une thèse, et qu’il était professeur (dans le secondaire ; plus précisément, je crois, dans l’enseignement professionnel).

    Sachant fort bien que ses élèves pouvaient le lire, et qu’il se présenterait, le lendemain (ou quelques jours plus tard), devant eux.

    Partout, sur les blogs, des aigrefins, pour couper court à toute discussion, disent : allez lire un livre, sans s’inquiéter de ce que, peut-être, leur interlocuteur leur écrit depuis sa bibliothèque garnie de cinq mille volumes.

    C’est peu de dire que le niveau baisse : nous sommes en pleine décadence de l’Empire romain.

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  128. Ce qui, dans le Web, fait enrager les thuriféraires du "livre" (remarquez les guillemets, les mêmes qui encadrent le mot "république"), c'est qu'ils sont immédiatement confrontés au jugement de leurs lecteurs.

    Satisfaire au népotisme et au conformisme du milieu éditorial, intellectuel, médiatique, universitaire, n'est plus suffisant pour se faire adouber.

    Ceux qui étaient, auparavant, passé sous ces fourches caudines, pouvaient, en cas d'insuccès public, se réfugier dans la dénonciation du "capitalisme", des "affairistes du circuit de distribution", des "pieuvres de l'édition qui ne sont que là pour faire du fric", de la coupable inattention portée aux "auteurs indépendants", aux "petits éditeurs", etc.

    Sur Internet, on est confronté à ses lecteurs. Dans l'impitoyable égalité que procure l'anonymat.

    Les snobs Degauche sont donc pris à leur propre piège. L'égalité, qu'ils revendiquent sous tous les tons et au degré le plus déraisonnable, leur revient dans la figure sous sa forme la plus authentique.

    D'où leur insistance à revendiquer "j'ai écrit huit livres", "j'ai écrit une thèse", "je suis publié chez l'Harmattan", etc. C’est le même réflexe chez les journalistes français, qui semblent considérer l’existence même des blogs comme un affront personnel.

    Internet dégonfle automatiquement les prétentieux de ce genre, qui avaient auparavant "la carte" sans devoir rien prouver (sinon leur asservissement aux mandarins). C'est évidemment cela qu'ils ne peuvent supporter.

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  129. Marchenoir, ce que vous dites est vrai, mais il faut convenir que le blog uniformise trop, égalitarise tout, et en même temps brouille les cartes, comme j'ai essayé de le dire, sans doute maladroitement, dans mon post d'anonyme de 15:44.
    Ce que je reprocherais essentiellement au blog, c'est d'être beaucoup plus une vitrine d'égos qu'un lieu de réflexion, surtout ceux qui sont ouverts aux commentaires. J'aime bien Stalker, par exemple, mais il faut reconnaître qu'une fois sur deux il se contente de faire le malin. Et cela, il le fait beaucoup moins dans ses livres. Pourquoi ? Je crois avoir répondu à cette question.
    L'une de vos remarques apporte de l'eau à mon moulin. Au bout d'un moment, dans une conversation avec quelqu'un qu'on ne connaît pas, et qu'on ne connaîtra jamais, il y a une frustration. Le gars se moque d'un de vos arguments, répond de façon sophistique ou hargneuse, et on a envie de lui dire : "prends moi un peu au sérieux, je suis un vrai intellectuel; tu ne peux pas m'avoir avec des trucs de bloggeurs, etc." Mais c'est en disant une chose pareille qu'on devient ridicule. Eh bien je vois que vous aussi vous auriez envie de dire, parfois, que vous écrivez depuis votre bibliothèque de 5000 livres, et c'est tout à fait naturel. Pour que la conversation soit intéressante, il faut connaître un minimum son interlocuteur, savoir pourquoi ça vaut la peine de le prendre au sérieux. Le blog ne permet pas cela, hélas !
    Si ça trouve, et j'espère que vous ne prendrez pas ça comme une fantaisie, on pourrait s'entendre comme cochons. Et même se respecter.
    Mais on ne le saura jamais.

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  130. Blablator, la réponse à vos objections coule de source : tout dépend de l'éthique des participants au débat.

    Et rien ni personne n'oblige qui que ce soit à respecter les principes simples qui sont nécessaires. Cela relève entièrement du libre arbitre de chacun.

    Cependant, je vous rassure, il existe des blogs, des pays et des cultures où ces principes sont généralement respectés.

    C'est, par exemple, le cas aux Etats-Unis.

    Ce n'est pas le cas en France.

    (Veuillez noter que je généralise et que je fais des zamalgams. Nous sommes bien d'accord : iadéconpartou, iannadébien, etc.)

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  131. Je sens que tout ça va encore se terminer par une gigantesque beuverie…

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  132. Marchenoir : Oui, d'accord avec votre dernier propos. Mais quand on est nul en anglais comme moi...

    Didier Goux : malheureusement, la beuverie virtuelle et à distance...

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  133. "Le culte imbécile du livre en France est l’une des choses les plus étonnantes révélées par les blogs."

    Voilà ce qui s'appelle trancher dans le vif.
    Caltez, volailles.

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  134. "Il disait aussi : je suis professeur. (Dans le secondaire.)"

    Il n'avait peur de rien, celui-là. Quel aveu !

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  135. Je n'ai pas écrit de livre et je n'ai pas de blog.
    C'est donc en toute indépendance que j'affirme mon accord avec ce que dit Blablator.
    D'autant qu'il le dit avec finesse, humour et modestie.

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  136. je vous engage à faire un tour chez la crevette, y a du lourd, et une version du christianisme étonnante (je vous laisse deviner laquelle).

    http://oralaboraetlege.blogspot.com/2011/07/socialistecriminel-2.html

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  137. Ce commentaire a été supprimé par l'auteur.

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  138. Je vous recommande Ce grand écrivain, sans blague, on passe des moments inoubliable sur son blog. Moi, quand je suis d'humeur maussade, hop un p'tit tout chez Louis, j'en pleure de rire un bon coup et tout va mieux.
    C'est ICI.

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  139. c'est pas gentil de se moquer...

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  140. Mais je ne me moque absolument pas. Louis Vachon me met de bonne humeur, me fait rire, je le trouve génial !

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  141. Et au fait, je connais deux personnes qui l'ont rencontré. Ils n'en reviennent toujours pas, il est encore mieux en "vrai" !

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  142. Bon, je vais voir ça de plus près. Mais vous lui trouvez quoi, au juste, à part son sourire, qui est en effet excellent ?

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  143. À lire absolument : la biographie. Un chef-d'œuvre !

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  144. Oui, j'aime beaucoup ce passage :

    "Volonté, détermination, ténacité coulent dans ses veines. Rêveur mais réaliste à la fois, il est polyvalent et ambitieux."

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  145. @blablator:
    Quel beau pseudo : j 'adore.
    Et , vous faites quoi dans la vie? apprivoiseur de tigres ? parce que sur ce coup ci, vous avez été étonnant. Pour vous dire, moi même je n 'ose pas poster sous mon vrai-pseudo tellement j 'aurai peur de déclencher robert Marchenoir contre moi.
    signé Noguts

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  146. Cher Noguts,

    J'ai étudié la bête durant une assez longue période : ses habitudes alimentaires, son comportement nocturne, ses faiblesses aussi, bien sûr, et son mode si particulier de reproduction (car il a une nombreuse descendance). Pour cela j'ai dû épuiser deux ou trois pseudos et quelques salves anonymes, mais désormais blablator semble avoir gagné ses galons. Je considère une passe d'armes avec Marchenoir comme une sorte de rite de passage, un peu une façon de passer de l'adolescence à l'âge adulte.
    Mais je reste frustré sur un point. J'aimerais vraiment savoir s'il est à la retraite.

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  147. Holà on voit que c'est les vacances!!!
    Juste une rectif ( moi aussi j'ai écrit UN livre ;-))) => 5000 volumes pour une bibal c'est tout petit: espace: trois bibliothèques anglaises 4 portes... pas de quoi fouetter un chat donc, et pas une bibal d' universitaire qui conserve non plus. En fait on tourne plutôt autour de 20 000 volumes de base...

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  148. Exact. Moi-même j'ai 38 547 livres dans ma bibliothèque, sans compter les magazines pornos, alors respect !

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  149. Blablator : attention tout de même, rien n 'est acquis et les grands fauves qui semblent adoucis peuvent brusquement montrer les crocs. Nul ne peut les caresser dans le sens du contre poils si ce n 'est quelques élus.
    signé : madame Noguts ( née Noballs)

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  150. merci du conseil, Madame Noguts.

    "Nul ne peut les caresser dans le sens du contre poils si ce n 'est quelques élus."


    On peut se faire élire, ou c'est de naissance ?

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