dimanche 31 juillet 2011

Modernœud est-il un señorito satisfait ?

On le dirait bien. Mais un señorito satisfait (enfant gâté, héritier privilégié s'imaginant que tout lui est naturellement dû – c'est-à-dire chacun de nous) rendu presque au terme de sa putrescence.

Je suis depuis avant-hier plongé dans La Révolte des masses, le livre le plus connu de José Ortega y Gasset, œuvre d'une actualité stupéfiante si l'on veut bien mettre en regard son homme-masse avec le petit bourgeois désormais quasi universel dont Renaud Camus a dressé l'implacable portrait. Bien que n'ayant pas encore atteint la moitié de l'ouvrage, je brûlais de l'envie d'en parler, par une prétention qui me consterne moi-même. Et voilà que, cherchant une photographie du philosophe, j'ai atterri sur le blog de La Crevette, laquelle reproduit une conférence d'Alain Laurent, un affreux libéral qui mange les petits enfants du Tiers-Monde dès qu'il en a l'occasion, mais qui a également republié en 2010 La Révolte des masses aux éditions des Belles Lettres. Par conséquent, m'effaçant (pour l'instant…) modestement devant lui, je me contenterai pour aujourd'hui d'un petit extrait apéritif. Que voici :

« Être de gauche ou être de droite, c'est choisir une des innombrables manières qui s'offrent à l'homme d'être un imbécile ; toutes deux, en effet, sont des formes d'hémiplégie morale. De plus, la persistance de ces qualificatifs ne contribue pas peu à falsifier encore davantage la “réalité” du présent, déjà fausse par elle-même ; car nous avons bouclé la boucle des expériences politiques auxquelles ils correspondent, comme le démontre le fait qu'aujourd'hui les droites promettent des révolutions et les gauches proposent des tyrannies. »

Ce paragraphe est extrait de la Préface pour le lecteur français, qu'Ortega y Gasset écrivit au moment de la sortie de son livre à Paris. Il n'est évidemment pas indifférent que cette préface date de 1937, La rebeliòn de las masas ayant paru à Madrid sept ans auparavant. Et comme je vois que certains en redemandent, voici pour terminer :

« Le politicisme intégral, l'absorption de tout et de tous par la politique, n'est que le phénomène même de la révolte des masses, décrit dans ce livre. La masse en révolte a perdu toute capacité de religion et de connaissance, elle ne peut plus contenir que de la politique – une politique frénétique, délirante, une politique exorbitée puisqu'elle prétend supplanter la connaissance, la religion, la “sagesse”, en un mot les seules choses que leur substance rend propres à occuper le centre de l'esprit humain. La politique vide l'homme de sa solitude et de sa vie intime, voilà pourquoi la prédication du politicisme intégral est une des techniques que l'on emploie pour le socialiser.

« Lorsque quelqu'un nous demande ce que nous sommes en politique ou – prenant les devants, avec l'insolence inhérente au style de ce temps – nous inscrit d'office dans une politique déterminée, nous devons, au lieu de répondre à l'impertinent, lui demander ce qu'il pense qu'est l'homme, et la nature, et l'histoire, ce que sont la société, l'individu, la collectivité, l'État, la coutume, le droit ; mais la politique s'empresse de faire la nuit pour que tous ces chats soient gris. »

Pour ce qui est de la politique “frénétique, délirante et exorbitée”, je crois que Modernœud est parvenu à une sorte d'achèvement splendide. Même pas besoin de vous mettre de liens…

28 commentaires:

  1. Ce n'est pas mal cette glorification de la société libérale (et assez drôle), celle qui stigmatise l'assistance, les droits sociaux, les aides diverses, la solidarité, par des chantres qui, à en croire votre journal de juin, sont en quête pour l'un de retraite anticipée payée par la communauté (à 55 ans, tout de même!) et pour l'autre (Yanka) du RSA belge!Belle mentalité: Marchenoir ne viendra plus écrire sur votre blog!

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  2. "Etre de gauche ou de droite, c'est choisir une des innombrables manières qui s'offrent à l'homme d'être un imbécile..."
    Mais, à tout prendre, je préfère être "un homme de droite".

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  3. J'eusse dû écrire :
    Mais, à tout prendre, je préfère être une imbécile de droite.
    C'est raté, tant pis !

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  4. Luc : touché ! Enfin, pour ce qui me concerne, car voir Ortega comme un simple glorificateur de la société libérale est foutrement réducteur – pour ne pas dire à côté de la plaque.

    Mildred : ah mais on a le droit d'avoir chacun ses préférences ! Mais en sachant que, ce faisant, on se condamne toujours à une certaine forme d'imbécillité…

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  5. La découverte, pour moi, de cette race d'homme, celle d'Ortega et de quelques autres, est une terrible sentence. On nous avait prévenu !

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  6. J'ajoute que dans chaque page, je vois Bernanos ? C'est forcé, à lire les mêmes livres, je sombre dans le même alcool.

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  7. Quant à moi, je m'ébahis de ce que les thèses de Renaud Camus (soi-mêmisme, dictature de la petite bourgeoisie, déculturation, etc.) prolongent admirablement bien (ou horriblement bien, selon le point de vue) celle d'Ortega.

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  8. "on se condamne toujours à une certaine forme d'imbécillité..."
    C'est bien ce que j'avais déjà remarqué, et particulièrement ici, chez les commentateurs patentés de ce blog, qui ne sont pas encore arrivés, mais qui ne vont sans doute pas tarder.

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  9. Mais oui Mildred : vous devriez d'ailleurs nous faire votre (petite ?) liste. XP et Nico feraient de même, ensuite Didier publierait ça , sous forme d'ensembles et de sous ensembles. Bien entendu ceux qui appartiendraient aux trois listes en même temps seraient bannis, faut pas déconner.
    Pour ceux qui n'appartiendraient qu'à une ou deux listes ça se discuterait... mais vous auriez un droit de véto , en tant que "Mildred".

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  10. Bien. Je vais faire mon chieur, mais chacun son boulot, hein.

    Je remarque que la société des lecteurs de Renaud Camus renvoie vers Amazon pour acheter le livre. Normal.

    Ce qui est moins normal, c’est le verbiage jemenfoutiste et agressif dont elle enveloppe cette fonction.

    En dessous du lien «Commander à Amazon.fr», figure un autre lien, intitulé «Avertissement». Pourquoi «Avertissement» ? Pourquoi pas «Aide», «Explications» ou «Pour en savoir plus» ?

    Après tout, on est chez les lecteurs de Renaud Camus, n’est-ce pas ? Ce sont des gens qui savent lire et écrire ? Qui connaissent la signification des mots ? Qui font partie de l’élite éclairée et in-nocente ? Qui estiment que «la courtoisie et le tact ne sont pas des luxes inutiles» ?

    On n’est pas chez le trou du cul moyen, n’est-ce pas ? On n’est pas dans le commissariat de police du quartier, où le flic de permance vous menace de vous fourrer en garde à vue si vous lui cassez les couilles ?

    Ben si, justement.

    Car derrière cet «Avertissement», figure ceci :

    "Partenariat avec Amazon.fr"
    "Liens vers d’autres sites"

    «Afin de vous permettre de vous procurer facilement les livres de Renaud Camus — ou d’autres qui nous semblent pertinents pour apprécier et connaître les précedents —,nous vous proposons, sur certaines pages, un lien vous permettant de passer directement commande à notre partenaire Amazon.fr.»

    «Nous ne gérons pas les commandes, ni leur facturation qui sont sous la responsabilité d’Amazon.fr. Nous n’avons pas connaissance du détail de vos commandes.»

    «D’une façon générale, nous ne sommes en aucun cas partie aux relations que vous pourriez nouer avec les sites, commerciaux ou non, vers lesquels nous établissons des liens — et nous ne saurions donc être concernés par les conséquences de ces relations .»

    «De même, nous ne sommes pas responsables des contenus mis à disposition par les sites vers lesquels nous établissons des liens.»

    En d’autres termes :

    Nous avons envie que vous lisiez nos sublimes propos sur Renaud Camus.

    Nous vous incitons à acheter les livres géniaux de Renaud Camus.

    Nous vous incitons à aller les acheter chez Amazon.

    Mais ne venez surtout pas nous casser les couilles avec vos éventuels problèmes chez Amazon.

    On ne connaît pas ces gens-là. On vous les recommande, on vous conseille d’y aller, on vous fournit même le lien, mais attention : on ne vous a rien dit. Si jamais vous venez vous plaindre de quoi que ce soit, nous nierons avec la dernière énergie vous avoir conseillé quoi que ce soit à ce sujet.

    Nous revendiquons le droit de vous dire absolument n’importe quoi, sans encourir la moindre responsabilité consécutive à nos agissements.

    D’ailleurs, on vous prévient : il est fort possible que vous ayez les pires emmerdements avec votre commande, qu’Amazon se foute ouvertement de votre gueule au moment de la facturation.

    C’est d’ailleurs probable : ce sont des Américains, et ils ne possèdent pas de château du XIVème siècle à Plieux. Nous vous conseillons Amazon, mais nous savons que ce sont des ploutocrates apatrides, qui vont probablement pirater votre compte en banque et poster votre numéro de carte bleue sur tous les sites de hackers de la planète.

    Riennafout’. Démerdez-vous.

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  11. D’ailleurs, pour conserver notre tranquillité, ça ne nous dérange pas de vous mentir ouvertement à la face. Ca ne nous dérange pas de vous dire que «nous ne sommes en aucun cas partie aux relations que vous pourriez nouer avec les sites, commerciaux ou non, vers lesquels nous établissons des liens», alors que cinq lignes au-dessus, nous vous disions que nous avions «un partenariat avec Amazon.fr».

    Ca ne nous dérange pas, simultanément, de vous inciter à acheter les bouquins de Renaud Camus via le lien posté sur notre site, de gagner une commission à chaque fois que quelqu’un achète l’un de ses livres par ce biais, et en même temps de prétendre que nous n’avons absolument aucun lien commercial avec Amazon.

    Ca ne nous dérange pas, alors que nous prétendons être de purs esprits uniquement préoccupés de discuter culture avec nos contemporains dans un esprit de radicale "in-nocence", de brandir à la gueule de nos lecteurs, qui ne faisaient que demander quelques éclaircissements de bonne foi, un verbiage d’avocat cynique stipendié par des monopoleurs du caca-rente.

    Et tout ça, pour prévenir les conséquences juridiques, sur notre pomme, d’un éventuel conflit commercial planétaire portant tout de suite sur, euh… 18 euros.

    J’ignore ce qu’est «la dictature de la petite-bourgeoisie» selon Renaud Camus, mais je trouve que ce délire de mesquinerie agressive la définit assez bien.

    Il n’y a qu’en Fraônce socialiste qu’on voit ça.

    Bien entendu, ce n’est nullement limité à la société des lecteurs de Renaud Camus. C’est le réglage par défaut de toute la société française. C’est le paramétrage d’usine du Français standard.

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  12. Juste pour donner la mesure de l’exception culturelle française, voici comment ça se passe dans la quasi-totalité du monde civilisé, celui auquel on accède quand on franchit les frontières de l’Hexagone dans le sens de la sortie.

    Des millions de blogs et de sites de bénévoles, à travers le monde, postent des liens de partenariat avec Amazon pour inciter à acheter des bouquins à partir de chez eux. Cette pratique est d’une banalité à pleurer. Tout le monde le fait.

    Amazon est très commode, c’est l’un des e-commerçants les plus fiables et les plus honnêtes de la planète. En tous cas, les sites qui postent des liens de partenariat avec Amazon le font, en général, parce qu’ils le croient. Parce que leur administrateur, comme tout le monde, a déjà commandé chez Amazon, et qu’il en est globalement satisfait.

    Quel genre de trou du cul irait conseiller à ses lecteurs d’acheter des livres chez un commerçant en qui il n’a pas confiance ?

    Les blogs linkent aussi vers Amazon dans l’espoir de gratter quelques pépètes. Oh, c’est trois fois rien, ça paye à peine les cigarettes, mais enfin ça ne mange pas de pain.

    Moyennant quoi, quel est le langage que tiennent les sites normaux à leurs lecteurs ?

    Leur disent-ils : aventurez-vous chez Amazon si vous voulez, mais c’est à vos risques et périls, bien fait pour votre gueule si vous vous faites arnaquer ?

    Non, évidemment. Ils leur disent : nous avons établi un lien de partenariat avec Amazon pour vous rendre service. Ce sont des gens bien, nous avons-nous-mêmes acheté chez eux, et nous en sommes pleinement satisfaits. Nous avons envie de vous faire partager cette agréable expérience, car, puisque vous nous faites l’honneur de nous lire, vous êtes nos amis.

    De plus, à chaque fois que vous cliquez sur un lien Amazon de notre site, et que vous leur achetez un livre, nous touchons une petite commission, sans aucune augmentation de prix pour vous.

    Donc, s’il vous plaît, si vous appréciez ce site et que voulez acheter des livres de Renaud Camus, ou d’Adolf Hitler, ou de Karl Marx, faites-le de préférence en cliquant sur les liens qui sont chez nous, ça nous aidera à améliorer ce site que nous voulons à votre service.

    Merci.

    Evidemment, ce serait trop simple. Autant demander à un Français de parler chinois. Il faut toujours qu’un Français vienne faire son petit flic, à la moindre occasion.

    Après, on vient nous parler de «lien social» (à gauche) et d’ «in-nocence» (à droite).

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  13. Ahaha ! Très bon Marchenoir.

    Les Français : je discutais il y a quelque temps avec certains d'entre eux, qui ne comprenaient pas que des pays comme l'Irlande ou la Suisse (immenses pays dont dépend la prospérité de la France, comme chacun sait) fassent payer moins d'impôts aux entreprises qu'en France... "tout le monde devrait payer pareil dans l'UE, l'Irlande et la Suisse devraient faire comme les copains !"

    "Les copains", ça veut dire la France. La France, le modèle absolu, le paramètre incontestable, sur lequel le monde entier doit s'aligner.

    Il ne leur viendrait jamais à l'idée que c'est la France qui pourrait baisser ses taux, qui pourrait faire comme "les copains" que sont l'Irlande et la Suisse.

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  14. Mais quel mauvais coucheur, ce Marchenoir, alors ! Bon, cela dit, je suis à peu près d'accord : ce genre de langage plus ou moins flicard est dommageable à l'humeur.

    Je préciserai tout de même que, contrairement à celui de l'In-nocence, ce site ne dépend nullement de Renaud Camus, mais bien d'une société de ses lecteurs, tout à fait indépendante de lui, tout au moins pour ce qui est de l'établissement et de la maintenance du site.

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  15. Gil,
    Vous ne comptez tout de même pas la Suisse parmi "les copains" de l'"UE ?

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  16. J'espère qu'un jour Robert Marchenoir nous fera des commentaires tout aussi brillants sur les arnaques des banques. Parce que finalement les arnaques d'Amazon, si ça se résume à 18 euros par ci, 20 euros par là c'est du pipi de chat à côté de ce que peut vous réclamer une banque prétendant que vous êtes redevable d'un emprunt que vous n'avez jamais contracté.

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  17. Mildred : à vous de bosser, un peu.

    Vous avez des tuyaux sur les arnaques des banques ? Une banque vous réclame le remboursement d'un emprunt que vous n'avez jamais contracté ? Eh bien, allez-y. Vous n'atttendez tout de même pas que je raconte l'arnaque dont vous avez été victime ? Vous ne poussez pas l'assistanat et le socialisme jusque-là, tout de même ?

    Par ailleurs, vous me faites dire le contraire de ce que je dis. Précisément, Amazon est une entreprise honnête. Précisément, ils ne vous arnaquent pas.

    Les entreprises qui m'ont arnaqué, sur Internet, sont essentiellement des entreprises françaises.

    Les entreprises américaines ont plutôt tendance à aller bien au-delà de leurs engagements. En tous cas, c'est mon expérience.

    Vous n'avez rien compris à mon propos. Mon propos est de dire que l'honnêteté n'est pas une question de pauvreté, de richesse ou de statut social. C'est une question de culture. C'est une question de nationalité.

    Les Français sont malhonnêtes et irresponsables. Voilà ce que j'ai dit. Qu'est-ce que vous venez me parler des banques ? Les banques françaises ne sont pas françaises, peut-être ?

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  18. "Les Français sont malhonnêtes et irresponsables."

    Il est Camerounais, ce Marchenoir, non?

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  19. Vu ses scarifications rituelles, je dirais plutôt togolais…

    (Putain d'Adèle : je me casse le tronc à essayer de les intéresser à un des plus grands livres du XXe siècle, et voilà à quelles gaudrioles on aboutit ! Parfois, je me demande si vous me méritez, les uns et les autres…)

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  20. Non, je suis français, pourquoi ? On n'a pas le droit de critiquer les Français, quand on est français ? Ou alors, simplement pour leur reprocher de n'être pas suffisamment de gauche ?

    On a seulement le droit de critiquer les Américains, les Suisses et les Anglais, quand on est français ? La Propagandastaffel du Net vérifie les cartes d'identité, pour s'assurer que les Français ne profèrent pas d'insultes à la France (de gauche) ?

    Ce sont précisément les nègres qui placent au-dessus de tout l'appartenance tribale, et qui sont incapables d'un recul critique sur leur propre communauté.

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  21. Robert Marchenoir,
    "Vous n'avez rien compris à mon propos..."
    Ben oui ! Mais vous en dites tellement aussi qu'on finit par s'y perdre et ce d'autant plus quand on est une imbécile de droite.
    Quant aux arnaques des banques qui vendent des bordereaux de créances litigieuses à bas prix à des FCC (Fonds commun de créances) dont le siège est souvent à l'étranger et qui tout à coup vous tombent dessus et vous harcèlent, oui, vous avez raison, un de ces jours quand toute l'histoire sera terminée, j'écrirai là-dessus.

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  22. Mildred : oui oh bah, c'est tout comme.

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  23. Arrêtez de vous plaindre ! On dirait que vous ne les connaissez pas tous ces loustics qui fréquentent votre blog pour le seul plaisir de se rentrer dans le chou sans se faire mal.

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  24. Ah, oui, il est bien Français, le Marchenoir. Raciste donc, français, moi aussi je sais généraliser.

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  25. N'achetez rien au Marchenoir, il est impayable même s'il a fondamentalement raison.

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  26. "Parfois je me demande si vous me méritez les uns et les autres..."
    Bien sûr que non, que nous ne vous méritons pas. Mais avec vous c'est toujours la même chose lorsque vous vous enthousiasmez lyriquement sur un livre que vous êtes en train de lire mais que nous, nous n'avons pas lu.
    Après vous avoir fait grand compliment de votre beau billet, nous retournons à nos petites affaires mesquines.
    C'est humain, non ?

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  27. Mais non mais non, Didier on s'y intéresse à votre livre. Même moi. Je jure que vous me donnez envie de le lire...mais bon, je vais d'abord finir mon Howard Jacobson (merci Amazon) parce que maintenant que j'ai trouvé cet écrivain aux ambiances woodyallenisantes je ne le quitte plus.
    extrait :
    "Dad's been mugged. Did you know that?"
    "Everyone gets mugged, "Rodolfo said. "this is London""

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  28. L'émission de Fink est excellente. La Bérénice est juste. On apprend en début de chronique que Camus (Albert mais ça aurait pu être le vôtre) souhaitait la publication d'Ortega chez Gallimard qui a refusé (la mafia sartrienne veillait !).
    Hannah Arendt a connu quasi le même phénomène, sa traduction en français avait été reculée pendant plus de 10 ans.

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