dimanche 26 juillet 2009

Je ne suis pas méchant (hommage à Franssoit)

Tout à l'heure, en allant à Pacy chercher deux baguettes “tradition” (« Bien cuites, s'il vous plaît... »), j'ai d'abord constaté que la boulangère avait profité de ses trois semaines de vacances pour mettre bas. Et déjà au boulot : on croirait Rachida. En sortant de là, je me suis dit : « Tiens ! et si j'en profitais pour acheter le Vieil Observateur ? » (J'ai une vie passionnante et des lectures hebdomadaires teintées de masochisme...)

Ni une ni deux. Maison de la presse, au rayon voisin de celui des “news”, je tombe en arrêt devant la couverture du Magazine littéraire. Un dossier consacré à la méchanceté, aux délices de la polémique, aux haines d'écrivains : vous auriez fait quoi, à ma place ? J'ai cassé ma tirelire et je vais illico aller m'y plonger, les glandes salivaires déjà tout en émoi. Du coup, l'éditorial soporifique et bla-blateux de Jean Daniel attendra.

30 commentaires:

  1. Les glandes salivaires en émoi ? Drôle d'endroit pour émoustiller sa méchanceté...

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  2. "mettre bas"...
    Pas besoin d'aller lire le magazine littéraire!!!

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  3. Ah oui, je l'ai sous la main. Bon, il ne casse pas trois pattes à un canard. Remarquez, depuis que c'est Macé-Scaron qui en a repris la direction, succédant ainsi à feu l'énorme Jean-Jacques Brochier, le "Magazine" a perdu de sa superbe.
    En revanche, "Le Magazine des Livres" emmené par le brillant Joseph Vebret, quant à lui, ne cesse de se bonifier (excellent dossier sur Céline dans sa dernière livraison, avec, en ouverture, et comme par hasard, un hommage dudit Vebret à Brochier).

    Ceci posé, pardonnez-moi d'être hors-sujet, et, tant que j'y suis, vive Jean Daniel au mot et à la virgule près...

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  4. Tant qu'à être hors sujet : vive Jean Daniel, ce pompeux robinet d'eau tiède ?

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  5. Didier : sans avoir feuilleté le magazine, au vu de la couverture, j'imagine qu'il doit y avoir un article ou une critque à propos d'un essai de deux jeunes journalistes QUI ONT ÉCRIT UN ESSAI sur les haines d'écrivain. Je les avais entendus en parler à la radio, et j'avais pensé à vous (je me demande même si je n'en avais pas parlé sur votre blog) Les extraits et citations qu'ils offraient ridiculisaient votre soi-disant méchanceté, et même celle de boxeurs du verbe ou de mitrailleurs d'anathèmes come le Stalker, en comparaison de celle des écrivains du siècle dernier.(Et on ne cause pas de ces peaux de vache des frères Goncourt.)
    La plupart des blogueurs ne réagissent pas à la critique ou à l'ironie. Ils ne répliquent pas. Ils censurent, ils insultent piteusement mode Toto traite ta mère ou pire ils chouinent, ils sanglotent, ils vous reprochent de briser leur bonheur, leurs facultés créatrices, la confiance qu'ils ont en l'être humain, ils ne savent plus comment exprimer leur douleur d'albatros touché à l'aile et que la vie serait belle et le monde beau si vous n'étiez pas coupable d'avoir déversé à leur propos votre prose rance, moisie, votre haine délétère, vos moqueries mortifères, et pour quoi, quel bénéfice? Juste pour FAIRE LE MAL.

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  6. (pardon pour les majuscules, erreur clavier)

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  7. Puisque vous parlez de ce magazine,retrouvez donc à l'occasion leur publication sur les écritures du Moi. (en lien avec votre billet précédent)

    Et je suis d'accord avec je ne sais plus quel autre commentaire disant qu'une rubrique "Je suis gentil" complèterait fort bien votre blog. Juste histoire de voir ce que ça peut donner.

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  8. Francis : je suis assez bizarrement foutu...

    La Bacchante : Ah ? Pourquoi donc ?

    Chr. Borhen : je sais, je sais, on est alléché par le dossier et à chaque fois on se dit que ça ne valait vraiment pas le coup de balancer 5 ou 6 euros là-dedans.

    Je vais tester le magazine de Vebret.

    Francis-bis : on est d'accord...

    Suzanne : on en crèvera, de cette douceur et de cet angélisme. Au moins d'ennui...

    Cohendy : je veux bien essayé, mais je manque dramatiquement d'entraînement.

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  9. les cons sont pléthore. Les méchants plus rares, quant aux écrivains.....

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  10. J'ai bien peur que ce truc imprimé vous déçoive. À dégoûter de la littérature. Une ceinture de chasteté apostrophoïforme.

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  11. Quelle idée, aussi, d'acheter ce magazine... (comme si Le nouvel obs' ne suffisait pas à votre peine...)

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  12. Aie, cher Didier, j'ai commis l'erreur de vous ajouter à la liste des bloguers pêchés par moi hebdomadairement et que je roule dans le miel et les pétales de rose. Vous allez vous sentir très mal. Tant pis pour vous.

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  13. Et il sait y faire, en plus, ,notre Didier, avec les gonzesses !...

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  14. Je suis curieux de savoir si cette lecture ne vous aura pas endormi. Je n'ai jamais réussi à lire plus de deux pages d'affilée de ce magazine sans bâiller devant tant de fidélité aux idées reçues.
    Henri B.

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  15. Les uns et les autres : vous avez raison : je viens de le lire, c'était une connerie.

    Zoë : non, non, faites comme vous le sentez...

    Emma : la réponse ici.

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  16. Ça oui, tout le monde est au courant que Didier sait y faire avec les gonzesses ! Est-il bien nécessaire de le rappeler ?

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  17. Catherine, le monde ne répètera jamais assez quels sont les mérites de Didier Goux. Prenez-en votre parti.

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  18. http://ruinescirculaires.free.fr/index.php?2009/06/25/518-charite

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  19. Le lien donné par Ruines circulaires.

    Cher Tlön : oui, en arrivant à cette page (du magazine), je me suis souvenu avoir lu ce billet... mais incapable de me rappeler où ! Je pense que Linda Le a dû être un peu furieuse, en ouvrant son exemplaire. Car, forcément, les lecteurs non avertis vont penser que c'est elle qui a commis la bourde.

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  20. Pluton, vous avez gardé le tournevis ?

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  21. Suzanne, je dois vous dire que notre époque est à la judiciarisation à tout crin... Vous seriez ainsi peut-être étonnée de savoir que, récemment, mon hébergeur a reçu 6 ou 7 par recommandé lui enjoignant, dans des termes je vous l'assure comminatoires, de supprimer tel ou tel contenu jugé affreusement insultant.
    L'époque n'est pas si lointaine, que je regrette amèrement où, au lieu de courges, nous avions des hommes face à nous.
    Devant la pertinence de certains arguments physiques, celle de l'esprit a parfois, curieusement, tendance à s'effacer.
    Et encore, Stalker a de la chance parce que, à bien le lire, on pourrait penser que j'ai un tonneau entier rempli de menaçantes LRAR !
    Même pas : cela coûte de l'argent et, en cas de fausse accusation, pif-paf, les euros sont déboursés par la belle âme pour engraisser les fins de mois de l'affreux et réactionnaire polémiste, la loi (LCEN) est ma meilleure alliée !
    Changeons de sujet. Effectivement, depuis M-S, le ML ne vaut plus grand-chose et je ne comprends pas trop la politique de ce grand gaillard tatoué (rien de personnel, cela traîne sur ses photos Facebook, l'homme doit apparemment aimer son corps qu'il exhibe fièrement).
    Amitiés, tiens, à ceux que je connais, y compris Joseph Vebret, pour lequel j'ai écrit un temps.
    Didier, j'attends votre avis sur Les Hauts-Quartiers, vu comme vous m'avez collé de pression pour que je publie mon texte...

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  22. Manque un mot, pardon : 6 ou 7 lettres...

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  23. Juan : Pour espérer avoir deux ou trois choses intéressantes à dire, à propos des Hauts-Quartiers, il faudrait que je commence par le reprendre : ma première lecture remonte à plus de 25 ans...

    En tout cas, votre article sur le sujet m'a précisément donné envie de le faire.

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  24. Didier, merci de cette dédicace, et désolé du retard, mais vous savez que ceci celà, je ne suis pas en ce moment des plus rapides.
    Je suis assez d'accord avec votre remarque sur les dossiers alléchants qui font assez vite regreter leurs 6 euros, mais je me permettrais juste de l'étendre à la plus grande partie de la presse magazine.

    Emma : comme l'indique le titre de mon blog, je ne suis pas méchant. Je ne l'ai jamais expliqué nulle part et vous en avez donc la primeur : il annonce la couleur, et permet aux mères de jeunes filles de ne pas s'inquiéter des lectures de leur charmante progéniture, de plus je ne suis réellement pas méchant, et enfin je me méfie des gens qui revendiquent une méchanceté qui n'est qu'
    une façade déguisant un fond sirupeux, voir diabétique.

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  25. Emma, vous avez vraiment in prénom de salope, que faites vous ce soir ?

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  26. Didier, vous m'avez tout de même donné envie de les claquer, mes cinq euros, et comme j' ai justement promis à une de mes colocataires de l'escorter à lamaison de la presse, ...
    J'ai fait une reconnaissance du chemin hier, j'ai choisi le bosquet où elle va reprendre goût à ces choses là.

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