samedi 18 juillet 2009

Voie lactée ô sœur lumineuse des blancs ruisseaux de Chanaan

Ce matin, le ciel est dégagé, le vent balaie les miasmes humains et les restes de pensées noires. Un voisin taille sa haie, mais, étrangement, son vacarme ne me gêne pas. Les invités sont repartis aux aurores (enfin, n'exagérons rien...), l'existence est rentrée dans son lit naturel.

J'ai remisé André Gide et sa Petite Dame pour me replonger dans le cycle miquelonnesque d'Eugène Nicole, hautement recommandable. Le vent souffle aussi dans ces pages, le brouillard atténue les éclats de voix.

Je finirai sans doute par ne plus parler. Du tout. Et je n'ouvrirai les yeux que pour relire des livres déjà connus, et de longue date. S'il se peut, je me ferai interdire d'existence comme on se fait interdire de casino : pour me désaccoutumer en douceur. Ainsi, nulle solution de continuité entre ma vie présente et ma mort prochaine.

Et si l'océan engloutit mon île, il me poussera des palmes : Dieu me doit bien ça.

3 commentaires:

  1. Je venais justement aux nouvelles...
    Dieu ne vous doit rien du tout ! Mais l'amour ne se mérite pas, il se reçoit. Je suis tombée sous le charme de l'irremplaçable le jour où elle a énoncé cette évidence. Une balade dans le vent avec Bergotte et la baguette tradition bien cuite à pied pour une fois. Et faudra qu'on se rencontre.

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  2. je ne sais pas si vous allez à la peche des com sous d'anciens billets. j'en ai laissé un sous celui du 12

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  3. Christine : je sais bien, c'estfaçon de parler...

    Olympe : oui, j'ai vu et j'ai même rétabli votre lien.

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