mardi 30 août 2011

Monsieur Cui-Cui découvre le journal et piaille un petit coup


Dans mon journal de juillet, publié hier, j'ai reproduit un échange de commentaires sur le blog intitulé Cui cui fit l'oiseau.  Le tenancier de ce dernier – que l'on appellera désormais “Monsieur Cui-Cui”, pour lui apprendre –, sans doute alerté par un ami-qui-me-veut-du-bien, a aussitôt débarqué pour lire le passage le concernant.  À la suite de quoi il laisse un commentaire que l'on pourra lire in extenso au cul du billet d'hier, ici même. On passera rapidement sur ce pont aux ânes de mes détracteurs qui consiste à feindre de croire que je ne suis entouré que d'une cour de vils flagorneurs, tout confits en dévotion devant mon auguste personne, alors qu'une lecture même rapide et très distraite suffit pour s'apercevoir que nul n'est plus malmené que moi dans son propre blog. Non, ce qui m'a le plus amusé c'est ceci (c'est moi qui souligne) :

« Mais comme seul, tout ce qui se rapporte à vous et votre petit monde étriqué est essentiel, on en revient systématiquement à votre petit ego, vos œuvres, vos lectures.
Alors que le sujet portait sur des évènements autrement plus douloureux que nos petites personnes, mon cher Monsieur Goux !

« Je maintiens mon opinion : votre "univers" (le terme est un peu fort) se révèle infiniment étroit, centré sur vous, fermé. Cela se lit, cela se ressent. »

Ce n'est pas la première fois que j'ai la surprise de lire ce reproche étrange, relatif à l'ego supposé envahissant, boursouflé, de l'auteur. Que l'on n'aime pas le journal, le genre journal, la forme journal, je le conçois fort bien, connaissant moi-même plusieurs personnes, grands lecteurs par ailleurs, qui sont dans ce cas. Que l'on trouve sans intérêt ce journal-ci, le mien, je le conçois encore mieux, ne lui trouvant pas moi-même de qualités particulièrement saillantes.

J'admets aussi très bien la critique finale : il est fort possible en effet que mon “univers”, comme dit Monsieur Cui-Cui, soit étroit, fermé, étriqué – c'est même assez probable. Il est tout aussi exact que je m'intéresse davantage à la tourterelle qui niche au-dessus de mon volet qu'aux famines qui peuvent survenir en Afrique (puisque c'était le sujet du billet de Monsieur Cui-Cui) ou ailleurs : je ne m'en vante pas, n'en ai pas honte non plus. De toute façon, la question n'est pas là : quel que soit mon univers, le but que se propose le journal est de tenter d'en rendre compte, c'est tout. Mais enfin, j'accepte que mon “petit monde” puisse paraître mesquin à un valeureux baroudeur humanitaire tel que Monsieur Cui-Cui.

En revanche reprocher à un journal de se préoccuper beaucoup de l'ego de son auteur, d'être centré sur lui, de le prendre comme principal éclairage du reste, voilà qui me laisse sans voix (enfin, non, la preuve…). C'est comme si j'entendais qu'on se plaigne de ce que les romans ne mettent en scène que des personnages fictifs, ou que les psaumes sont excessivement occupés de Dieu. Ça n'a pas de sens ; c'est faire du bruit avec sa bouche – ou plutôt avec le bout de ses doigts, ce qui est le lot commun des blogueurs. C'est faire cui-cui, en somme.

58 commentaires:

  1. "Nul n'est plus malmené que moi dans son propre blog."

    Seriez-vous de Marseille, Didier ?

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  2. "Nul n'est plus malmené que moi dans son propre blog."

    Seriez-vous de Marseille, Didier ?

    A part ça, l'égo du blogueur est un vaste sujet : je le sais, j'en prends plein la gueule en tant que numme beurre ouane.

    A la fin, ça finit par m'amuser...

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  3. Pourquoi ? Vous vous considérez comme un béni-oui-oui béat d'admiration, lorsque vous venez commenter ici ?

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  4. Vanessa Taprendra30 août 2011 à 12:24

    Il y a une bonne équipe de lèche-bottes (Dorham, Suzanne, Geargies, etc.) comme sur presque tous les blogs, mais il serait difficilement justifiable de les empêcher d'exercer tant que cela ne tourne pas à la méthode écossaise.
    Par contre, il m'est assez souvent arrivé de me dire: si j'étais à sa place, je crois que j'aurais viré tel ou tel commentaire.

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  5. Vaness', Vous sous attendez sans doute à un commentaire dans le genre : "oh mais non, mais non, en 1997, j'ai eu une engueulade avec Didier, d'ailleurs, j'ai les preuves".

    Allons, allons, vous allez vous faire une rupture de fatigue si vous continuez sur ce rythme !

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  6. Du reste, Monsieur Dorham, et puisqu'on en parle, je trouve que vous pourriez faire l'effort d'un peu plus de louanges et d'admiration béate, lorsque vous venez ici vous enrouler voluptueusement dans le drapé Grand Siècle de ma prose.

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  7. Je vais essayer mais j'ai un agenda de lèche hyper chargé !

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  8. Il y a quelques années, vous étiez mon modèle obstacle (à détruire), aujourd'hui, vous êtes mon icône (à lècher) : c'est ce qui s'appelle vieillir ; c'est moche !

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  9. C'est simple moi je n'aime que les journaux, et InTimes de surcroît.

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  10. Vanessa Taprendra30 août 2011 à 13:37

    Qu'est-ce que je disais ? On attend encore impatiemment Suzanne et Geargies.

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  11. Et moi, personne ne m'attend, moi ?

    Pourtant, j'aime beaucoup Didier Goux. Il est très joli et porte élégamment les bretelles, accessoire totalement inutile puisqu'il n'est pas gros.

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  12. Oui, c'est vrai ça, Vaness', qu'est-ce que vous disiez ? On ne s'en souvient déjà plus...

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  13. Je ne sais pas. J'ai déjà oublié.

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  14. C'est vrai que ce blog est nul à chier (et en plus tenu par un ivrogne nazi) : on y vient mais on ne sait même plus pourquoi.

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  15. Ce commentaire a été supprimé par l'auteur.

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  16. Moi je sais pourquoi je viens : parce que Balmeyer n'en rame pas une...

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  17. Tiens, Vanessa a planté sa tente et fait le portier.

    Moi, je louange à donf. Je ne vois pas pourquoi je m'en priverais, puisque je suis sincère et que je trouve que ce blog est un des mieux écrits de la blogosphère. J'l'ai dit dès que j'ai mis les premiers commentaires dessus.
    Je pense que les trois quarts des reproches qu'on adresse à Didier, c'est juste pour ça. Il écrit bien, il écrit vite, il lit beaucoup et il ne se la pète pas.

    Après, être d'accord tout le temps ou pas... C'est secondaire.
    Surtout pas d'accord avec les vieux commentateurs mous du bide et chauves du crâne qui hurlent et gémissent tour à tour quand ils prennent la défense de l'occident blanc et de la Sainte Eglise Catholique (rite tridentin only) tout en se répandant en commentaires égrillards sur les petites putes de quinze ans, mais ça... Tu vois, Vanessa, comme je suis prévisible en mère la vertu ? Content ?

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  18. "Je vais essayer mais j'ai un agenda de lèche hyper chargé !" (Dorham)


    ... (non, rien).

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  19. Sur ce coup là, je me suis clairement autocensuré.

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  20. Enfin, quand même, monsieur Cui-Cui a raison. Comment peut-on tenir un journal égoïste alors qu'il faut recommencer qu'on meure en Afrique. On ne peut pas. Et tenir un blog, on peut ?

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  21. Merde alors !

    Cuicui le mal nommé, gros ego devant l'Éternel, "valeureux baroudeur humanitaire" d'opérette, combattant opiniâtre des claviers, maquisard gauchiste d'internet, ce théâtre d'opération d'où on ne ressort jamais blessé si ce n'est dans son amour propre a osé toucher, que dis-je, effleurer la Statue du Commandeur des Croyants de la droite nationaliste adulé par une cohorte de donzelles énamourées !

    Quel prétentieux !

    Ce ridicule personnage affublé d'un pseudo encore plus grotesque que son avatar, ose affirmer que le Maître de ces lieux n'a qu'une préoccupation : encore et toujours se mettre en scène.

    Une petite parenthèse pour remarquer qu'on peut commenter les malheurs du monde dans son propre journal : il me semble qu'il ne s'agisse pas là d'un crime de lèse-majesté

    Ce cuicui mérite le fouet jusqu'à ce que mort s'ensuive.

    Bordel ! L'ego me monte à la tête : je parle de moi à la 3ème personne du singulier. Bah ! Tant que je n'emploie pas la première personne du pluriel...

    Comme dirait en fin de Ramadan, mon pote Jamel, camelot comme moi, paraphrasant Descartes : "coïto ergo sum."
    Cela vaut tous les billets de blog du monde...

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  22. Voilà, c'est toujours la même chose : dès qu'on arrive en retard, ça a déjà tellement tiré dans tous les coins, qu'on a du mal à retrouver le fil de ses idées.
    J'ai tout de même bon espoir d'être comptée parmi "les groupies qui à force de vous lécher en deviennent grotesques", ce qui ne m'empêchera nullement de vous dire que les pages de votre journal que j'apprécie le plus sont les plus personnelles (ah ce 16 juillet !)
    Tandis que celles où il est question des billets de votre blog, je m'en tamponne le coquillard.
    On doit déjà se farcir Cui-cui et consorts tout le long du mois, alors pitié, épargnez-nous dans le journal !

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  23. Mildred,

    Je journal de Didier n'a qu'à un seul intérêt : quand il parle de moi en bien.

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  24. Cui-cui: ah, ça, ceux qui parlent d'eux à la troisième personne, c'est qu'ils sont mal barrés.
    "Pensez Bibi", Pensez Cui-cui"...

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  25. Monsieur Cui-Cui, vous êtes une fois de plus totalement à côté de la plaque : qui s'en est pris à votre ego ? Il me semblait, au contraire, que c'est vous qui vous en prîtes au mien : ne renversez pas les rôles.

    Sinon, bien entendu que l'on peut parler de ce que l'on veut, dans un journal. C'est même un peu le principe de la chose.

    Enfin, vous ne méritez nullement le fouet : juste un petit billet de blog.

    Mildred : mais ça aussi c'est inhérent à la forme journal ! Chacun a ses “morceaux” préférés et ceux qui le font bâiller d'ennui. Mais comme ce ne sont jamais les mêmes d'un lecteur à l'autre, le diariste continue sa petite route sans trop s'en préoccuper.

    Nicolas : je songe à faire un journal spécial rien que pour ça.

    Suzanne : vous faites bien de me le rappeler, il y a longtemps que je n'ai pas asticoté le ridicule Bibi. Je baisse, je baisse…

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  26. Vanessa Taprendra30 août 2011 à 16:51

    Je me disais aussi qu'il manquait un passage en rase-motte (mot compte triple) de Mildred (clin d'oeil aux mouettes de l'aviation civile).
    J'espère qu'il n'est rien arrivé de facheux à Geargies.

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  27. Quand je pense que personne n'a remarqué que Didier avait illustré son billet sur monsieur Cui-Cui par un tableau de monsieur Poussin...
    (Et quel tableau ! Certains pensent même qu'il est une des clefs du fameux trésor de Rennes-le-Château...)

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  28. Très beau le Poussin… non je ne parle pas de Monsieur CuiCui, je parle du peintre qui a fait la toile plus haut, Nicolas Poussin (Les bergers d'Arcadie)

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  29. Ah Mildred !

    Suzanne a du talent, Dorham, n'en parlons pas, Nicolas est pétri d'humour...

    Mais Mildred ?

    La courge des commentateurs de ce blog...

    Comme dans ce blog il faut 5 fruits et légumes par jour pour équilibrer vos commentaires, vous noterez j'ai eu l'élégance et la bonté de ne point nommer les 4 autres.

    Je vous laisse cet honneur, Goux !

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  30. Cui-cui,
    Le mépris vous va si bien comment vous en vouloir ?
    Signé la courge de service.

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  31. Vanessa Taprendra30 août 2011 à 18:07

    j'ai eu l'élégance
    Ce n'est pas le premier mot qui me viendrait à l'esprit pour qualifier QI-QI l'oiseau-mouche du coche.

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  32. Vanessa Taprendra30 août 2011 à 18:26

    J'ai encore perdu. Comment faites-vous, Mildred ?
    Serait-ce dû à une éducation au Couvent des Oiseaux, à l'influence de votre cousin qui pousse la perversion jusqu'à conduire lui-même sa Rolls ?

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  33. Une pseudo "donzelle" répond à Cuit-Cuit que la chasse est ouverte et qu'il ferait bien d'être accompagné de son copain Camelot du Roi ( je suppose )s'il (ou elle) continue de vouloir sortir à découvert comme un grand.Sinon rien de neuf l'été se meurt comme une certaine France.

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  34. Vanessa, ça vous dirait de tirer un petit coup vite fait bien fait à l'hôtel ?

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  35. Georges, si jamais ça marche, pensez à prendre des photos – surtout si vous tombez sur une vraie poilue.

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  36. Didier, votre stratégie de victimisation de votre ego ne marche pas ! Par contre, nous sommes bien obligés de constater que ce Monsieur Cui-Cui a, lui, un égo énorme de sauveteur du Monde.

    Et puis j'aime votre journal, il dévoile un petit coté père peinard plutôt sympathique. Je ne suis pas sur pour autant que je sortirais les poubelles du soir avec vous, hein ?

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  37. Vanessa Taprendra30 août 2011 à 20:27

    Monsieur Goux, si c'est une référence à 14-18, c'est très drôle.
    Cela dit je suis à cheval sur les principes et je ne suis pas selle que vous croyez.

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  38. PRR : en effet, Monsieur Cui-Cui, comme tous les gens de gauche qui ne servent à rien, pense qu'il va sauver le monde – lequel ne lui demande évidemment rien.

    Mais Monsieur Cui-Cui, qui tout comme moi ne sert absolument à rien, pense qu'il est sur terre pour changer… Pour changer quoi ? Rien, évidemment, il le sait très bien, au fond. Il ne faut pas le bousculer : il se croit révolutionnaire, il pense que c'est bien d'aller “sur le terrain”, etc.

    Bref : il n'existe pas plus que vous ou moi, mais lui, il croit que le monde va changer juste parce qu'il a ouvert un blog.

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  39. "surtout si vous tombez sur une vraie poilue" : celle-là, elle est magnifique, tiens !

    Didier, je ne sais pas quel mystère vous a momentanément parasité le cerveau, car je ne vois pas comment une femme peut être une fausse poilue au bas du ventre - à moins qu'il existe des moumoutes à frifri ? Très franchement, je manque d'expertise sur cette question. En revanche, je parierais fort que vous avez songé à une couleur ("si c'est une vraie blonde, pensez à prendre des photos"). Me trompé-je ?

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  40. ah! voualàt'y pas qu'on s'inquiète pour ma santé! c'est vraiment trop gentil, ah beh non c'est l'autre folle qui perd ses neurones quand elle secoue ses cheveux!! pas de veine...
    comment dire (Georges, faites des photos, genre au piano, si je me souviens bien ;-)
    donc, comment dire? d'abord le journal: y'en a qu'on pas lu Léautaud.. ni Gide , d'ailleurs ( et je dis rien de Chateuabriand, ou du Général de Gaulle, si on veut bien considérer les Mémoires comme une extension littéraire du journal.. ce qui l'air de rien me permet de "dropp the name" de Michel de Montaigne, non seuelemnt notre père à tous en matière d'écrire (et d'amitié, merci de suivre) mais aussi le chantre de la sensibilité subjective; que dis je le fondateur du Sujet Moderne ! voualà; je crois que j'ai oublié peresonne.. (on constate que j'ai récupéré une connection (connexion?) qui marche et un clavier de même métal..
    Evidemment que je viens sur ce blog parce que je suis d'accord avec DG; que j'aime son style (sisi y'ena ) ses idées (sisi y'en a aussi) son âge 'on a le même; et le loir et cher de notre enfance.. mais, je me pose subitement une question, pourrez vous comprendre, que me cognant des connes majuscules, genre total sublime indépassables, dans mon boulot, pourrez vous comprendre que je ne visite que les blogs qui m'oxygènent? avec des gens intelligents, drôles, tout ça, et y'a même un vrai créateur incompris? (DG dit:"génial"!)
    En quoi ça vous gène que je fasse ainsi quelque chose qui me plaît et qui m'est agréable? vous êtes une crétine imbuvable ou un imbécile caché ou les deux à la fois... être du même avis qu'un auteur, aimer ce qu'il écrit, c'est "être un lèche bottes" ??? quel esprit étroit et sans imagination ...geargies

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  41. Vanessa Taprendra30 août 2011 à 21:29

    j'aime son style
    C'est vrai que j'aurais pu mettre XP dans ma liste, mais il ne passe pas assez souvent.
    Geargies va bien et il ne sait toujours pas cliquer sur Nom/URL, l'univers est stable, tout est pour le noeud dans le meilleur immonde.

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  42. Ouais ouais ouais....
    Sinon il y a ça chez Malika Sorel, un petit bout de texte du jeune Tocqueville qui nous aide à mesurer la longueur de notre laisse, son élasticité. En ces périodes pré-électives, j'aime beaucoup la chute:

    Dans ce système, les citoyens sortent un moment de la dépendance pour indiquer leur maître, et y rentrent.

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  43. Jacques Etienne31 août 2011 à 07:31

    Pourquoi lire le journal de M. Goux ? Parce qu'on est confit d'admiration pour sa chatoyante personnalité ? Parce que la futilité de ce qui le préoccupe nous détourne de l'insupportable spectacle des terribles misères de ce monde ? Parce qu'il dit du bien de M. Number Wanne ?

    Si je le lis, en général de la première à la dernière ligne (enfin presque, j'y reviendrai) dès sa mise en ligne, c'est parce qu'il est LISIBLE. J'entends par là d'un style agréable qui fait que plutôt que se dire "qu'est-ce que je fous là à lire ces conneries indigestes ?" on se laisse emporter de ligne en ligne, de paragraphe en paragraphe, de jour en jour, de mois en mois et qu'on en tire du plaisir.

    Ça ne veut pas dire qu'on adhère à tout ce qui est dit. Loin s'en faut. Bien des opinions du digne M. Goux m'agacent. Ses passages sur la musique, je les saute (comme Mouchette, je n'aime pas la musique). Ses critiques littéraires me lassent vite. Le bonhomme n'aime pas Céline et place Proust au firmament : c'est tout dire !

    Ce qui à mes yeux fait l'intérêt de ce journal et peut-être de tout journal (je n'en sais rien, n'en lisant jamais) c'est qu'au fil des lignes se dessine le portrait d'un homme avec ses obsessions, ses aspirations, ses jeux de chat et de souris avec ses petits vices, ses côtés émouvants, agaçants, son intérêt pour les tourterelles ou les chiens et toutes ces broutilles qui font une personne.

    Ça devient une sorte de rencontre, une rencontre médiatisée, sans les inconvénients inhérents à celles de la vraie vie : un "ami" comme ça ne téléphone pas le soir quand on a envie d'être au calme, il ne s'invite pas pour des apéros intempestifs. De plus, l'écriture lui donne une densité que n'aura jamais la conversation...

    Alors, oui, c'est l'"ego", la subjectivité qui m'intéresse. Imaginons que M. Goux se mette à parler des malheurs de l'Afrique (pourquoi pas? Il me bassine bien avec "son" Israël !)ce serait toujours son style, sa manière, sa sensibilité qui feraient l'intérêt de son propos. Si on veut des informations sur ce fascinant sujet, il n'y a qu'à lire la collection complète du "Petit Gaulois" des années 70 !

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  44. Je suis sérieux quand je propose un rendez-vous à Tapendra. Elle m'est sympathique, ce qui est un exploit ici. Nicolas, mon gros, oui, je bande encore et certainement plus que tu n'as jamais bandé dans ta triste vie, pauvre abruti loin-du-clavier. Et si je prends des photos de Vanessa, ce n'est certainement pas à toi que je les montrerai.

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  45. Bon j'attaque tôt ce matin, eh ben oui le vilain fonctionnaire que je suis, revient s'écraser mollement la raie sur son fauteuil de glandeur patenté.

    Quoique, j'ai osé reprendre le travail Lundi, et là; scandale, j'étais encore officiellement en repos car comme tout le monde un fonctionnaire ne travaille mais fonctionne.

    Maintenant que j'ai largement flatté mon ego, je vais faire du lèche babouche.

    Le merveilleux, le sublime Didier Goux lit la NRH, a des goûts musicaux sublimes, etc,etc....

    Voilà je m'arrête car sinon je vais avoir la langue râpeuse.

    Quant à Cui-cui, je vais bientôt ressortir mon drilling et puis ça tombe bien , j'aime pas Titi.

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  46. Jacques Etienne,
    "...au fil des lignes se dessine le portrait d'un homme avec ses obsessions, ses aspirations, ses jeux de chat et de souris avec ses petits vices, ses côtés émouvants, agaçants, son intérêt pour les tourterelles ou les chiens et toutes ces broutilles qui font une personne."
    Comme tout cela est bien vu et bien dit !
    Je maintiens que si Didier pouvait éliminer "les blogs" de son journal
    en faisant une plus plus grande place aux "broutilles" notre plaisir serait augmenté.
    Mais cela demande plus de travail d'écrire sur des "broutilles" que de recopier les commentaires des uns et des autres.

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  47. Mildred,

    Didier passant une partie de sa vie dans les blogs (comme moi d'ailleurs) les exclure du journal n'aurait aucun sens.

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  48. Ah merde ! Georges bande plus que moi. Toujours aussi brillant, lui...

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  49. Vanessa Taprendra31 août 2011 à 10:07

    Georges, si cela peut vous consoler, nos goûts musicaux sont incompatibles et j'apprécierais que nous en restions là.

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  50. Nicolas,
    Je comprends ce que vous dites et en même temps, il me semble que les blogs se suffisent largement à aux-mêmes. Les éliminer du Journal serait l'ouvrir sur autre chose qui pourrait être une surprise et pour Didier et pour nous. Pour cela il lui faudrait "creuser" dans un sens que jusqu'à présent - quoiqu'on en dise et quoiqu'on en pense - il n'a fait qu'ébaucher.

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  51. Mildred,

    Je ne suis pas le porte parole de Didier et je ne connais de lui que ce qu'il veut bien que je connaisse, alors je vais parler de moi...

    Quand je me lève, le matin, je lis les mails que j'ai reçu (pour la plupart des commentaires sur mes blogs ou des réponses à mes commentaires sur les blogs des autres), ensuite, je vais faire un tour sur les blogs des copains (lire les billets du matin, je lis ceux de la veille plus tard). Ensuite, si j'ai le temps, je consulte les sites d'information. Ensuite, je vais au bureau et fais mon billet politique (sauf ce matin, incident dans le métro) et ensuite, je plonge dans la vraie vie, avec ma messagerie ouverte en permanence, ce qui me pousse à replonger dans les blogs. Pendant mes vacances, j'ai été voir des copains blogueurs (dont Didier). Une ou deux fois par mois, j'organise des soirées avec des blogueurs...

    Ainsi, si je tenais un journal, les blogs seraient nécessairement au centre. Et il me semble que, pour Didier, c'est un peu pareil.

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  52. Vanessa,

    Où j'ai mal lu mais Georges ne veut pas parler musique avec vous seulement des photographies un peu coquines dignes du magazine Union.

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  53. Nicolas,
    Ce que je voulais dire c'est qu'un bagnard des blogs ne peut pas espérer mieux - et c'est déjà beaucoup - que d'être un "écrivain en bâtiment".
    Mais le jour où il décidera de lâcher la truelle pour le stylo...

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  54. "A moins qu'il existe des moumoutes à frifri ?"

    Eh bien oui, figurez-vous, cela existe. C'est même un accessoire indispensable à Hollywood.

    En effet, la mode actuelle étant à l'épilation, les actrices doivent se déguiser pour tourner des scènes de nu dans des films d'époque. Et un film censé se passer dans les années 70 est déjà, à cet égard, un film d'époque.

    Le professionnalisme des accessoiristes américains ne néglige aucun détail.

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  55. Je confirme ce que dit Marchenoir. Au tout début des années quatre-vingt, lorsqu'ele, déjà fort âgée, elle avait posé nue pour Playboy (je crois), Gloria Lasso avait exigé qu'on lui fournît ce type de postiche pubien. qu'elle appelait : la pétite perrouque

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