jeudi 15 octobre 2009

Autoportrait du taulier en monstre

C'est moi. C'est mon portrait. Très ressemblant. Multiphobe. Je suis ignoble, c'est lui qui le dit. Je dois donc l'être, forcément. M. Oh ! 91, homosexuel revendiqué, est persuadé que je suis “homophobe” : ça l'aide à vivre, ce moyennement jeune crétin. Il va de soi que cette accusation ne peut que faire rire à gorge déployée les gens qui me connaissent un peu, mais peu importe.

Il a décidé cela : je suis ----phobe multi-cartes. Lui, non, ce gentil imbécile. Il n'est “phobe” de rien, vous pensez. Les femmes les plus stupides l'adorent. Elles trouvent très “fort” que, sur son blog, on tombe constamment sur des hommes occupés à s'enculer, à se sucer la queue, etc. Imaginez donc ce que ces jeunes femmes penseraient si, sous prétexte d'être hétérosexuel, j'illustrais chaque billet de cramouilles fort ouvertes, de chattes dégoulinantes, and so on. Je serais un immonde phallocrate, potentiellement violeur, etc. Oh ! Machin, lui, faisant la même chose, est une sorte de libellule post-moderne : les filles rient, le trouvent tellement libéré.

Il n'est évidemment libéré de rien. Il ressemble à ces camionneurs qui affichent des posters de grosses blondes à poils dans leur cabine. Mais, bien sûr, la différence est que les routiers sont de GROS CONS de droite, alors que notre libellule est délicatement de gauche. Et c'est bien parce qu'il est délicatement de gauche qu'il sanglote sur Fidel Castro, ce démocrate que rien ne fatigue, oubliant quel est le sort des homosexuels cubains. Pour la même raison qu'il crache son petit venin clairet sur Renaud Camus qui, depuis une bonne trentaine d'années, écrit pour que des connards dans son genre puissent vivre leur sexualité à peu près correctement.

Néanmoins, c'est moi qui suis homophobe, bien entendu. M. Oh ! 91, lui, aime beaucoup Cuba. Du coup, il déteste forcément Renaud Camus, puisque ce Camus-là – mais je peux me tromper – n'a pas grande sympathie pour les régimes qui ont fait plusieurs dizaines de millions de morts, et maintiennent en prison des gens dont le seul tort est finalement de coucher avec qui ils ont envie.

La preuve est faite, finalement : qu'on soit homo ou hétérosexuels, il semble préférable de lire Renaud Camus que de connaître des Oh ! Machin.

27 commentaires:

  1. Didier, cette image est horrrrible!

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  2. Monsieur Goux, j'adore vous lire, c'est jubilatoire :-)
    Mort aux cons d'où qu'ils viennent.

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  3. Didier, comment vous envoyer "la première fois"?
    Orage

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  4. Je préfère quand même votre Bonnet d'âne. A ma connaissance, ce dernier n'encule personne.

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  5. Il y a une chose que je ne m'explique pas, cher Didier, quant à votre organisation et à votre fonctionnement.
    Voici : pourquoi faire de la pub, même à l'envers, à l'endroit de celles et de ceux qui médisent de vous ?
    Notez, sans doute maîtrisez-vous mieux que moi les arcanes et les méandres d'une "communication opérationnelle".

    (Ah oui, s'agissant des droits de l'hommiste qui prennent fait et cause pour la veuve (et/ou le veuf) et l'orphelin tout en paradant à Cuba, ou bien de celles et de ceux qui combattent les méfaits et les horreurs de l'islamisme en gambadant dans les grands magasins climatisés de Dubaï, pas la peine de nous faire un dessin Didier - même si une piqûre de rappel est toujours bonne à administrer : ça pullule... !)

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  6. Oui... Qu'est-ce que c'est que cette histoire de grosses blondes à poils ?

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  7. Orage : oui, mais c'est moi : homophobe, xénophobe, crétinophobe, etc.

    ElleN : Merci bien !

    Orage : en mail, peut-être, et je vous crée un billet juste pour vous ?

    PRR : je suis pour que tout le monde encule qui il ;veut. Y compris cet abruti de OH ! Machin dont je cause...

    Christophe : je ne maîtrise rien. Il se trouve que j'aime bien claquer deux ou trois beignes aux gens qui me semblent vraiment très cons. Or, il de trouver que ce OH Machin me semble vraiment très con : donc, je cogne.

    Du reste, cher Christophe : vous semble-t-il vraiment normal qu'un pédé soutienne un régime qui met en prison systématiquement... les pédés ?

    Personnellement, non. Mais, ce petit con, lui, il trouve ça très bien, visiblement. De même qu'il trouve très bien d'être COMMUNISTE. Enfin, bon, je ne vais pas passer ma vie à parler de ce genre de petite vermine.

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  8. Chieuvrou : ben... je ne sais pas trop. Personnellement, je préfère les grosses brunes, à poils.

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  9. Orage fait des propositions scabreuses maintenant !

    Didier : votre chouchou du moment sonne creux. Il y a une expression en espagnol: "con comme un ouvrier de droite". "Con comme un pédé castriste", ce n'est pas mal non plus.

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  10. Non Didier ! Que vous soyez un gros con, on n'en a jamais douté.

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  11. La seule question qui vaille dans ce genre d'histoire, comme dans le bac à sable, c'est : "qui a commencé ?"

    En fait plutôt que "phobe multi-carte" il faudrait dire "omniphobe" ,comme il y a des omnivores :-)

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  12. Auriez-vous donc explosé en vol, Monsieur Goux ?

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  13. Merci, Monsieur Goux, de la précision apportée (je ne sais pourquoi, j'avais cru que vos blondes pour cabines de routiers pouvaient être les filles de quelque yéti scandinave insoupçonné du Jotunheimen ou du Hurrungane).

    Sinon, pour ce qui est de votre copain, je me rappelle avoir naguère posté chez lui, et je dois dire que son accueil fut ma foi très sympathique. Il n'en reste pas moins que je m'étais quand même demandé pourquoi il y avait chez lui tant de photos de types musclés à poil, glabres comme des sacristains (je ne dirai pas comme des boxeurs thaï, c'est bien trop polémique).

    On ne m'explique jamais rien.

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  14. Marf, en même temps, monsieur Goux, si vous tenez impérativement à lire les conneries qu'écrivent ces gogos-là... Non, parce que parmi vos potes degôche, il y en a quand même deux ou trois qui se laissent lire (tant que ça ne devient pas une habitude). Mais là, non, pitié, tout de même. La bite au poing à côté des âneries antiracistes pro-islamiques, ça va bien cinq minutes. Que quelqu'un leur suggère de lire autre chose que le bulletin de l'EHESS ! Pour certains, ce sera peut-être une question de survie... Et ça ne me réjouit vraiment pas.

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  15. Trouvé sur le blog de Oh!91 - ce billet qui est apparemment celui qui vous est resté en travers de la gorge. J'en recommande la lecture à vos lecteurs, car je trouve que le castrisme de ce monsieur est beaucoup plus nuancé que vous voulez bien nous le dire. Vous avez l'obsession obsédante, mon cher Didier, il faudrait voir à changer de psy, peut-être...
    Ça date du 4 juillet 2008 : je le leur copie in extenso :
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    Il y a une chose, parmi d'autres dans lesquelles j'ai grandi, une chose au nom un peu barbare mais qui permet de vivre et de penser dans l'équilibre, et souvent aussi de comprendre le sens du monde sans en désespérer : c'est la dialectique.

    Cette notion n'est plus trop en odeur de sainteté, trop associée au marxisme, peut-être. On préfère aujourd'hui l'enfermement dans les deux termes d'une équation. Il te faut aimer, ou il te faut haïr, tu dois être pour ou tu dois être contre, tu dois choisir entre le camp du bien et celui du mal.

    Mais quand on a appris à analyser les choses en en recherchant les contradictions, c'est dur d'être constamment ramené à ce mode de pensée binaire. Surtout quand on l'exècre, et que comme moi, on pense qu'il mène le monde à un état d'avilissement.

    Évidemment, ce serait plus simple. Un homme serait forcément ou un criminel ou un non criminel, dans le premier cas, il devrait être définitivement écarté de la société, dans le second, ce serait une victime potentielle qui devrait être surprotégée. Ça permettrait de se consacrer en entier à la répression et de renoncer à l'aide à la ré-insertion.

    Un enfant serait forcément ou un délinquant en puissance ou un petit ange. Ça permettrait de faire des économies sur les valeurs éducatives. Une œuvre d'art serait ou belle ou moche. Ça permettrait de s'affranchir du devoir de médiation.

    Appliqué au vaste champ dit sociétal, ce mode de pensée est conservateur. En politique, il est réactionnaire. Mais appliqué à l'histoire, et à l'histoire des grands hommes, qu'est-ce que ça donne ? Ça donne qu'on n'a plus le droit de reconnaître l'œuvre d'un homme, et d'en contester les dérives. Ses contradictions personnelles, les intérêts contradictoires avec lesquels il doit composer, qui sont pourtant objectivement le moteur de l'histoire, doivent être sortis de l'analyse.

    Gandhi fut un incontestable leader pacifiste, qui a fait avancer l'indépendance des peuples et la cause pacifiste comme nul autre, pourquoi essayer de comprendre, alors, l'origine de son nationalisme hindou ? De Gaulle fut un incontestable chef de guerre dans la résistance à l'occupation, pourquoi alors interroger son rôle dans la question coloniale ? et quant aux dirigeants des pays dits socialistes de la fin du XXè siècle... alors n'en parlons même pas. Tous des vendus au bolcho-totalitarisme stalinien, fermez le ban !

    (suite dans le commentaire suivant)

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  16. (suite...)
    J'ai parfois l'impression d'être rendu à ce stade où l'expression de toute nuance est inaudible.

    Tiens, par exemple, j'ai parlé une fois dans un billet de Fidel Castro. Une seule fois, c'était le 25 février. C'était ici, et j'écrivais cela :

    "J'ai du respect pour cet homme et son œuvre, mais je ne le porte pas aux nues. J'ai eu la chance de le rencontrer, et je suis lucide sur ses profondes dérives totalitaires. Je ne méconnais pas, en particulier, la façon dont les homosexuels sont parfois traités (je te recommande la lecture d'Avant la nuit, livre autobiographique de Reinaldo Arenas, et le film qui en a été tiré...).

    Mais tout sclérosé qu'il puisse être, ce régime n'a jamais pu empêcher la société d'avancer dans le débat, la parole, que j'ai toujours trouvée étonnamment libérée, et au fond un vif pluralisme de fait".

    Dans ces mots, il y a "profonde dérive totalitaire", il y a la répression contre les homosexuels, il y a la "sclérose" d'un régime. Mon billet était d'ailleurs illustré d'une photo du film Avant la nuit, dont la lecture du livre m'avait profondément bouleversé.

    Mais rien n'y fait, je suis forcément l'adorateur d'un dictateur, puisque je me refuse à considérer que ces dérives signifient la supériorité absolue et définitive des régimes capitalistes, l'insignifiance des injustices profondes qu'ils génèrent ou la dangerosité de leurs propres gangrènes fascisantes. Ou qu'elles étaient forcément inscrites par avance dans l'aventure révolutionnaire du début. Peut-être aussi parce que je crois qu'elle a libéré les Cubains d'un joug néo-esclavagiste, et qu'elle a incarné (qu'elle incarne même souvent encore, en de nombreux endroits d'Amérique latine) un vrai espoir émancipateur (oups ! un autre gros mot...). Et parce que je ne passe pas non plus par pertes et profits la vivacité du débat dont la société cubaine reste capable, envers et contre tout, ainsi, mais c'est un autre sujet, que son rapport excessivement décomplexé au sexe, s'agisse-t-il d'homosexualité.

    Aujourd'hui encore, dans le Monde, une jeune auteure cubaine, Wendy Guerra, raconte comment son dernier roman "Tout le monde s'en va" interdit à la vente à Cuba, circule en photocopies partout dans l'île, et lui est régulièrement soumis pour une dédicace, au vu et au su de tout le monde. Cette société est obstinément vivante.

    La dialectique, ce n'est pas une pirouette pour trouver des circonstances atténuantes au crime. Il y a ce qui n'a pas lieu d'être discuté : les Staline, Hitler, Pol-pot, Mussollini ou autres Pinochet sont d'obscures dictateurs, point. Il y a ce qui se discute : jusqu'à quel point le modèle occidental de la démocratie est-il vraiment universel, peut-on laisser des peuples donner à leur société d'autres règles démocratiques, qu'ils lui jugeront plus adaptées ? Et puis il y a tout le reste, tout ce qui se cherche pour tenter de sortir notre monde et nos peuples des ornières où ils sont, écrasés par l'argent.

    Cuba a été le symbole de la résistance à cet impérialisme financier, c'est sans doute aujourd'hui ailleurs que s'expérimentent des voies plus prometteuses. La gauche européenne n'est malheureusement pas la plus audacieuse de ce côté-là...

    Ah ! Tiens, il paraît même que ça s'arrange à Cuba sur le front des droits de l'homme : l'Union européenne vient pour cette raison de lever ses sanctions économiques...

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  17. Suzanne : con comme un ouvrier de droite, j'adore !

    Nicolas : vous me rassurez !

    Polluxe : l'honnêteté m'oblige à reconnaître que c'est moi qui ai commencé...

    Chieuvrou : ah, mais je suis persuadé qu'il est en effet très sympathique ! Mais la sympathie, c'est comme la mayonnaise : un peu ça va, mais avalées à la louche, ça gave.

    Hank : oui, oui, je sais, c'est ce que tout le monde me répète (y compris chez mes amis de gauche) : "S'il vous énerve, arrêtez de le lire, bon sang !" Mais c'est comme arrêter la cigarette : j'ai un mal, mais un mal !

    Anonyme : le castrisme, même "nuancé", ça ne passe pas. Je dois être une petite nature, au fond.

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  18. Quel plaisir...de montrer la vraie nature des cuistres...néanmoins, vous avez une vraie âme de martyre...en effet, j'ai été visité très rapidement son blog...Pas besoin d'y passer des heures pour lire la nullité à hauteur d'homme...en revanche, vous, vous lisez beaucoup d'articles, regardez les photos, les vidéos pour ensuite nous en livrer la susbantifique moelle...Et bien ça c'est du courage... mais je ne puis que vous mettre en garde...à force de fréquenter les connards du blog... ne risquez-vous pas la contamination?? Question légitime, mais je pense que non... vous devez avoir assez d'expérience pour éviter tel écueil... je vous aurai mis en garde cher Didier...

    Cordialement...

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  19. Cherea : ah, mais je prends des petites pilules bleues tous les matins, pour éviter la contagion ! Facho peut-être, mais pas fou...

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  20. Didier,

    Les petits pilules bleues n'évitent pas la contagion (de quoi que ce soit)...ça vous refilera juste la trique !

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  21. Mieux vaut refiler la trique que le trac !

    Si vous vous en prenez à tous les pro ou compatiblo-islamistes antiracistes (c'est contradictoire, islamiste et antiraciste, quand on est islamiste on porte, on promeut les pires des racismes, vous n'avez pas fini de vous énerver pour rien. Ce monsieur là, il fait partie de ceux (j'ai lu ça sur je ne sais plus quel blog) qui veulent me "décoloniser l'imaginaire". L'imaginaire des autres, moi je ne me permettrais pas d'y toucher, même en pensée. Il y a bien assez de choses tristes dans cette vie, mon imaginaire, je le garde le plus farouchement et secrètement possible.

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  22. Allez savoir, d'ailleurs, ce qui se passe dans la tête d'un merle.
    :D

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  23. Si je continue, Nicolas va gueuler que je ne commente plus chez lui, allez, j'y vais voir.

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  24. Dieu que je vous aime en "multi-phobe" ... ;-)
    Cela dit, portrait assez ressemblant, non ?!

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  25. je regrette cette méchanceté gratuite, cette jouissance même à se moquer d'autrui, à essayer de lui nuire (dirait-on). D'où cela te vient-il ?

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